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2011.02.25.Rapport adolescence age de tous les possiblesTout est possible, le meilleur certes, mais aussi le pire, dans un monde mondialisé là où pauvreté et richesses n'ont pas encore trouvé les moyens d'une juste répartition. L'enfants, l'adolescents qui continue à subir à une période de sa vie où ils ne peuvent encore décider de leur destin. Un rapport qui met aussi en avant toutes les difficultés pour ses jeunes quelles soient les souffrances psychiques et physiques portant sur l'apparition d'une déficience sont confrontées. C'est au final les principales analyses que vient de rendre l'UNICEF dans ce dernier document.

Des jeunes se sentent concernées et veulent être entendues comme Laure et Pauline qui nous exprime leurs visions du monde à travers quatre questions.

Une situation difficile, qui s'améliore, mais où la vigilance est le maître mot

Avec une population mondiale de près de six milliards d'habitants, la terre compte un taux de natalité et une jeunesse relativement bien répartie, malgré certaines différences notables à prendre en compte. Ils sont ainsi 1,2 milliard d'adolescents âgés de 10 à 19 ans, traversent la frontière difficile entre l'enfance et le monde des adultes. Neuf sur dix d'entre eux vivent dans un pays en développement et sont confrontés à des problèmes d'une extrême gravité, allant des difficultés de scolarisation à la survie pure et simple. Et ses obstacles sont encore plus difficiles pour les filles et les jeunes femmes.

Au cours des 20 dernières années, le nombre d'enfants de moins de cinq ans qui meurent chaque jour de causes évitables a diminué d'un tiers, passant de 34 000 en 1990 à environ 22 000 en 2009. Pourtant, certains chiffres donnent à réfléchir : au Brésil, la baisse de la mortalité infantile entre 1998 et 2008 a sauvé la vie de plus de 26 000 enfants, mais au cours de la même décennie, 81 000 adolescents entre 15 et 19 ans ont été assassinés.

Le présent rapport recense, avec des détails déchirants, l'éventail des dangers qui guette les adolescents : la violence, qui tue 400 000 d'entre eux chaque année, les grossesses et les accouchements à un âge précoce, une des principales causes de décès des adolescentes, les pressions qui empêchent la scolarisation de 70 millions d'adolescents, l'exploitation, les conflits violents et les sévices les plus atroces infligés par les adultes.

Les multiples exemples qui émaillent le rapport. La situation des enfants dans le monde en 2011 démontre clairement qu'un progrès durable est possible. Ce document s'appuie également sur des études récentes qui montrent que des progrès plus rapides et plus efficaces sont possibles si l'on s'atteler en priorité aux problèmes des enfants les plus pauvres, vivant dans les régions les plus difficiles à atteindre.

Comment en sommes-nous encore à tergiverser ? Se pose comme question, Anthony Lake Directeur général, UNICEF. En ce moment même, en Afrique, une adolescente soupèse les sacrifices qu'elle doit consentir si elle veut poursuivre sa scolarité, tandis qu'un garçon essaie désespérément d'échapper aux groupes armés qui menacent de l'enrôler de force. En Asie du Sud, une jeune femme enceinte attend avec terreur le jour de son accouchement, qu'elle vivra dans la solitude.

Malgré l'absence de véritable chiffre précis, hormis la sexualité, contrairement aux idées répandues dans l'opinion publique, les adolescents d'aujourd'hui sont généralement en meilleure santé que ceux des générations précédentes. Si la survie des enfants en bas âge est menacée sur de multiples fronts – complications à la naissance, maladies infectieuses et sous-nutrition, entre autres – le taux de mortalité chez les adolescents entre 10 et 14 ans est plus bas que dans toute autre tranche d'âge. Chez les jeunes entre 15 et 24 ans, le taux est légèrement plus élevé, mais reste cependant relativement bas. Pourtant, en 2004, près d'un million d'enfants de moins de 18 ans sont décédés des suites de blessures.

Adolescence et handicap et discrimination : Une periode de vie souvent mal vécu !

Un jeune enfant haïtien handicapé aux mains des ONG treize mois après le tremblement de terre la pauvreté et la santé sont au plus mal (Archives) ©Handicap InternationalPersonne ne sait combien d'adolescents souffrent d'un handicap physique ou mental. Les adolescents handicapés sont susceptibles de subir plusieurs formes de discriminations, d'exclusion et de stigmatisation, similaires à celles endurées par les enfants plus jeunes, courent donc plus de risques de basculer dans la pauvreté une fois adultes. Ils sont souvent ségrégués de la société et considérés comme des victimes passives ou des bénéficiaires de la charité. Ils sont également vulnérables à la violence physique et à des abus de toute sorte. Ils ont moins de chances d'être scolarisés et lorsque c'est le cas, il est probable qu'ils sont moins nombreux à accéder au cycle d'études suivant. Ce manque de possibilités éducatives contribue sans doute à la pauvreté à long terme.

Beaucoup sont également victimes de violences et de maltraitance. En développant une approche du handicap basé sur l'équité, on a des chances de réussir à modifier les perceptions et éliminer certains des obstacles auxquels se heurtent les enfants et les adolescents de ce groupe. L'accès aux transports, aux bâtiments, aux établissements d'enseignement et aux autres ressources, est fondamental pour permettre à ses toutes les jeunes de bénéficier de mêmes chances

L'approche du handicap axée sur l'équité – ainsi que les campagnes actives des organisations en faveur des droits des handicapés – a conduit à un profond changement des perceptions. Cette approche, fondée sur les droits de l'homme, met l'accent sur les obstacles et les goulets d'étranglement qui excluent les enfants et les adolescents souffrant d'un handicap. Parmi les obstacles figurent les attitudes rétrogrades, les politiques gouvernementales, la structure des institutions publiques et l'accessibilité insuffisante des transports, des bâtiments et d'autres ressources qui devaient être disponibles pour tous.

Cette évolution des comportement exerce un effet de plus en plus marqué sur la politique et la pratique dans presque tous les pays du monde, scellé par la Convention relative aux droits des personnes handicapées, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en décembre 2006. Il n'en reste pas moins que les adolescents handicapés font encore trop souvent l'objet de discrimination et d'exclusion. Au lieu d'être considérées séparément, les questions liées au handicap doivent être prises en compte dans toutes les actions concernant les adolescents.

Plus de 40 % des jeunes handicapés se sentent victimes de pratiques discriminatoires en France

Une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) révèle que plus de 40 % des jeunes handicapés estiment avoir subi au moins une fois une discrimination, soit huit fois plus souvent que les jeunes du même âge sans handicap. Si insultes et moqueries sont ressenties presque à égalité par les jeunes sans handicap (90 %) ou avec (86 %), la mise à l'écart est déplorée par 62 % des handicapés, contre 35 % chez les valides. Le refus d'un droit toucherait 13 % des handicapés contre 1 % seulement des personnes valides.

Les troubles cognitifs (troubles du comportement, de l'apprentissage, du langage ou de la compréhension) entraînent des discriminations pour 31 % des 25-54 ans et 45 % des 10-24 ans. Dans le cas des handicaps moteurs (paralysie, amputation, gêne dans les articulations...), les discriminations sont ressenties par 40 % des jeunes et 26 % des adultes. Pour les handicaps d'ordre sensoriels (cécité, surdité), le sentiment de discrimination est partagé par 33 % des jeunes et 19 % des adultes.

A noté que parmi les 25-54 ans, les situations sont plus contrastées, si l'on compare les adultes qui travaillent à ceux qui sont au chômage. La moitié des chômeurs déclarent en effet avoir subi une discrimination ou ont le sentiment d'avoir subi une injustice liée à leur santé ou à leur handicap, contre un quart des actifs ayant un emploi. Selon le dernier rapport de la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), le handicap ou l'état de santé constituent la deuxième cause de discrimination (18,5 %), derrière l'origine (28,5 %)

La Santé mentale des adolescents : un problème urgent 

L'UNICEF qui semble souligner à nouveau son inquiétude sur l'état de la santé mentale des enfants et des jeunes dans le monde et souhaitent un véritable investissement et d'étude pour tous les pays du monde. Selon les estimations, près de 20 % des adolescents de la planète y sont confrontés. Si la dépression occupe une large place dans la liste des maladies qui frappent les jeunes âgés de 15 à 19 ans, le suicide est l'une des trois causes principales de mortalité dans le groupe des 15 à 35 ans. Un rapport qui préconise que l'une des tâches les plus urgentes pour lutter contre les problèmes de santé mentale chez les adolescents consiste à améliorer et à élargir le niveau de connaissances factuelles,

Des problèmes de santé mentale non traités chez les adolescents peuvent avoir des conséquences multiples : mauvais résultats scolaires, chômage, consommation de stupéfiants, comportements à risque, criminalités... Alors que les facteurs de risque sont bien connus, c'est-à-dire notamment les sévices, violence dans la famille, l'école et le quartier, la pauvreté, ou l'exclusion sociale sont autant de causes. Auquel il faut évidemment ajouter les maladies psychiatriques et la consommation de stupéfiants, ainsi que la violence au sein du couple augmente également les risques pour les adolescents.

Dans de nombreux pays, seule une petite minorité des jeunes souffrant de problèmes de santé mentale fait un bilan de santé et reçoit des soins de base. Les problèmes de santé mentale chez les jeunes mettent donc à l'épreuve les programmes de santé publique partout dans le monde. Une meilleure sensibilisation du public aux questions de santé mentale et un soutien social aux adolescents est des ingrédients indispensables à une prévention et une aide efficaces.

Dans le domaine international, un certain nombre d'instruments et d'accords ont été adoptés pour promouvoir la santé et le développement des adolescents, en particulier la Convention relative aux droits de l'enfant et la Convention relative aux droits des personnes handicapées. L'intégration de la santé mentale dans systèmes de soins de santé primaire contribue largement à combler le retard en matière de traitement des troubles de santé mentale. l'Organisation mondiale de la santé et ses partenaires ont élaboré à ce titre, le Cadre des 4 S*, qui a fourni une structure aux initiatives nationales.

Scolarité, une question non résolue encore aujourd'hui


Chiffre de la population des adolescentes âgées de 10 à 19-ans par région en 2009©UNICEFSi dans le rapport la scolarité des enfants où adolescent en situation de handicap n'est pas à proprement mise en avant, ce que l'ont peu regretté ! La question reste connue de tous, encore plus dans les pays riches notamment. La France loin d'être un exemple en la matière avec l'absence d'une prise en charge largement déficitaire notamment par l'absence et le manque des accompagnants de vie scolaire (AVS) et plusieurs milliers d'enfants toujours en absence de scolarisation. Une situation qui se reflète aussi bien dans les pays comme les États-Unis, l'Angleterre où celle-ci a été « privatisée » privant les familles les plus pauvres d'une aide. Seul point positif, les pays du nord de l'Europe : Suède, Danemark ou Norvège ou cette question a été abordée il y a déjà plusieurs années. Des pays comme l'Afrique du Nord (Algérie, Tunisie ou Maroc) restent encore très en retard malgré la ratification de la convention internationale des personnes handicapées.

Dans la plupart des pays ayant une éducation primaire universelle ou quasi universelle et des systèmes éducatifs bien développés, de nombreux enfants accèdent à l'éducation secondaire dans les premières années de l'adolescence. Cependant, l'éducation primaire universelle à l'échelle internationale n'est pas encore une réalité, malgré les progrès considérables enregistrés dans ce sens au cours des dix dernières années. Il est essentiel d'atteindre des taux plus élevés de scolarisation dans le primaire afin d'accroître le nombre de jeunes adolescents prêts à franchir le pas et à accéder à l'éducation secondaire à un âge pertinent. Le taux de scolarisation net dans le primaire entre 2005 et 2009 s'est maintenu à 90 % pour les garçons et 87 % pour les filles. Cependant, l'Afrique subsaharienne, la région la plus défavorisée, affichait à cette même période des taux bien plus bas, soit respectivement 81 % et 77%. L'enseignement secondaire est crucial au développement des filles. L'existence d'écoles secondaires a généralement pour effet non seulement d'augmenter le taux de scolarisation dans le primaire, mais aussi d'améliorer l'enseignement qui y est dispensé.

Chômage, crise économique, font partie des inquiétudes de la jeunesse mondiale

La crise économique mondiale a engendré une vaste population de jeunes chômeurs (81 millions dans le monde en 2009). Les jeunes qui travaillent ont rarement un emploi décent : en 2010, les jeunes entre 15 et 24 ans représentaient environ un quart des travailleurs pauvres dans le monde. Une enquête menée récemment auprès de sociétés internationales présentes dans des pays en développement a révélé que plus de 20% d'entre elles considérait le niveau d'éducation inadaptée de la main-d'œuvre comme un obstacle significatif à l'augmentation des investissements des entreprises et à l'accélération de la croissance économique. Une situation qui se reflètent aussi en France, ou avec un taux de chômage de 19,3% chez les travailleurs handicapés, ou 48%s sont des jeunes âgés de 15 à 24 ans. Une situation qui se confirme dans l'ensemble de l'Europe même si la moyenne retombe à 34%. Le manque de qualification souvent véritable de ses jeunes n'est aussi que le résultat d'une politique qui confirme le manque de oyens accordé à ses jeunes alors qu'ils sont en âge de scolarité.

En conclusion...

Des adolescents qui doivent faire face pour l'avenir à de nombreux défis mondiaux alors même que d'autres se profilent à l'avenir. On peut citer par exemple, le marasme économique actuel, le changement climatique et la dégradation de l'environnement, l'urbanisation galopante et la migration, le vieillissement des sociétés, la hausse des coûts des soins de santé, et l'escalade des crises humanitaires. Pour permettre aux adolescents de bien gérer ces problèmes, il est impératif de réaliser des investissements ciblés dans les domaines clés suivants. L'amélioration des informations pour améliorer le respect de leurs droits, investir dans l'éducation et la formation, élargir les possibilités qu'ont les jeunes de participer et d'exprimer leur opinion, enfin intensifier la lutte contre la pauvreté et les inégalités par le biais de programmes adaptés aux enfants et des adolescents.

Le Directeur de l'UNICEF qui conclut « Des millions de jeunes du monde entier attend que l'on en fasse davantage pour eux. En donnant à tous les jeunes des outils dont ils ont besoin pour améliorer leur propre vie, on favorisera l'arrivée d'une génération de citoyens économiquement indépendants qui participent à part entière à la vie civique et contribuent activement à la vie de leurs communautés ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

* Réunir et d’utiliser des informations stratégiques; d’élaborer des politiques de soutien fondé sur des faits; d’élargir la mise à disposition et l’utilisation de services et de produits de santé; et de renforcer les liens avec d’autres secteurs gouvernementaux. Cette intégration aura l’avantage d’améliorer l’accessibilité aux services et de lutter contre la stigmatisation liée aux troubles mentaux.

 

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