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Message d'alerte

La Journée mondiale de la santé mentale qui a eu lieu le 10 octobre a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique aux problèmes de santé mentale. Cette journée permet de parler plus ouvertement de la maladie mentale et vise à obtenir des investissements en faveur des services et de la prévention. Selon l’OMS 154 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression, de troubles mentaux, neurologiques ou comportementaux. Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, a plaidé, dans le présent message, pour « des services de santé mentale au sein des structures de soins primaires, afin de lutter contre les préjugés et les hospitalisations inutiles »..

La santé mentale fait l’objet d’un large éventail d’activités qui relèvent directement ou indirectement du « bien-être », tel qu’il figure dans la définition de la santé établie par l’OMS comme étant « un état de complet bien-être physique, mental et social, et [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». La santé mentale englobe la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux, le traitement et la réadaptation des personnes atteintes de ces troubles.

Dans certains territoires où des conflits armés sévissent depuis des années comme la Palestine, les soignants sont confrontés à la fois à d’énormes besoins en santé mentale et à des patients craignant une forte stigmatisation sociale, comme le souligne Médecins du Monde. En Palestine, « dans le domaine de la santé mentale, nous manquons de professionnels formés et de structures »,. Pour Noorani Khalfan, qui coordonne les programmes en santé mentale de MDM à Naplouse et à Jénine (Cisjordanie). « Nous avons un seul psychiatre pour chacun de nos deux centres spécialisés et comme les besoins sont énormes ici, chacun voit en moyenne 40 à 50 patients par jour, ce qui représente une charge de travail très importante », poursuit-elle.

Malgré tout cinq obstacles fondamentaux peuvent développer les services de santé mentale. Il y a d’énormes inégalités dans la répartition des personnels qualifiés dans le monde. Les pénuries de psychiatres, d'infirmiers spécialisés, de psychologues et de travailleurs sociaux, font partie des principaux obstacles s'opposant aux traitements et aux soins de santé mentale dans les pays à faibles revenus et à revenu intermédiaire. Dans les pays à faibles revenus, on compte 0,05 psychiatre et 0,16 infirmier spécialisé pour cent mille habitants, alors qu'il y en a deux cents fois plus dans les pays à revenu élevé.

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, « Les troubles mentaux contribuent davantage au poids de la maladie et au handicap dans les pays en développement que toute autre catégorie de maladie non transmissible. Et pourtant seule une petite minorité de gens ayant des troubles mentaux dans ces pays a accès au service de santé mentale. Le besoin est énorme et les soins sont inappropriés », a-t-il dit dans un message. « Les gouvernements et les organismes de santé publique, la société civile, les agences multilatérales et les donateurs, doivent s'unir pour rendre cela possible », a-t-il ajouté, soulignant que des traitements efficaces existaient pour toute une série de troubles mentaux. Ban Ki-Moon, appelant les donateurs, a apporté leur soutien au traitement des troubles mentaux dans les pays en développement et chez les plus pauvres.

Toujours selon le Ban Ki-Moon, en raison de ressources humaines et financières limitées, les centres de santé au niveau communautaire doivent être impliqués dans les soins pour les troubles mentaux. En outre, fournir des services efficaces dans ces centres aiderait à réduire le stigmate associé aux troubles mentaux et pourrait empêcher une hospitalisation inutile et la violation des droits de l’homme des personnes ayant des troubles mentaux.

« Une telle stratégie fait sens d’un point de vue économique (…) Les troubles mentaux affectent la capacité des enfants à apprendre et la capacité des adultes à fonctionner dans leurs familles, au travail et dans la société en général. C’est aussi une stratégie en faveur des pauvres. La recherche montre que les troubles mentaux sont concentrés principalement dans les groupes à faibles revenus. La pauvreté et les stress associés, qui comprennent le chômage, la violence, l’exclusion sociale et l’insécurité permanente, sont étroitement liés au déclenchement de troubles mentaux », conclut-il !

La Santé mentale avec Notre Médecin !

F.H.I — Qu’est-ce que la santé mentale ?

Dr Christine Harris :La réponse en elle-même et très vaste, ont cependant dire en résumé que la santé mentale n’est pas simplement l’absence de troubles mentaux. Elle se définit comme un état de bien-être dans lequel chaque personne réalise son potentiel fait face aux difficultés normales de la vie, travaille avec succès de manière productive et peut apporter sa contribution à la communauté.

Dans la plupart des pays et, en particulier, dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, les services de santé mentale manquent cruellement de ressources, humaines comme financières. La plupart des ressources disponibles sont actuellement dépensées pour les traitements et les soins spécialisés des malades mentaux et beaucoup moins pour développer un système de santé mentale intégré. Au lieu de soigner ces troubles dans de grands hôpitaux psychiatriques, les pays devraient intégrer la santé mentale dans les soins de santé primaire, assurer ces soins dans des hôpitaux généralistes et développer des services de santé mentale dans un cadre communautaire.

Il y a encore moins de fonds disponibles pour la promotion de la santé mentale, terme générique recouvrant les diverses stratégies visant à développer les soins de santé mentale. Parmi les stratégies auxquelles on fait appel, on relèvera l’encouragement à développer les ressources et compétences individuelles et l’amélioration du milieu socio-économique.

La promotion de la santé mentale suppose une action plurisectorielle, impliquant un certain nombre d’organismes publics et des organisations non gouvernementales ou communautaires. L’accent doit être mis sur la promotion de la santé mentale tout au long de la vie et la prévention des troubles mentaux à l’âge adulte et pendant la vieillesse

F.H.I — Quels sont les premiers signes des troubles mentaux?

Dr Christine Harris :Un trouble mental ou comportemental se caractérise par une perturbation de la réflexion, de l’humeur ou du comportement qui ne rentre plus dans le cadre des normes ou des croyances culturelles. Dans la plupart des cas, les symptômes s’accompagnent d’une détresse et interfèrent avec les fonctions personnelles. Les troubles mentaux entraînent des symptômes dont s’aperçoivent ceux qui en souffrent ou leurs proches. Parmi eux on observe notamment :

·des symptômes physiques (céphalées, troubles du sommeil par ex.)

·des symptômes émotionnels (tristesse, peur, angoisse par ex.)

·des symptômes cognitifs (difficulté à raisonner normalement, croyances anormales, troubles de la mémoire par ex.)

·des symptômes comportementaux (comportement agressif, incapacité à exécuter les activités de la vie courante, usage abusif de substances, par ex.)

·des troubles de la perception (perception visuelle ou auditive de choses que les autres ne voient ou n’entendent pas par ex.).

La Rédaction

2009.04.10.sante-et-vie-au-travailOrganisée chaque année par le Bureau international du travail (BIT) rattaché auprès de l'ONU, l'année 2009 sera-t-elle consacrée sur le thème « Santé et vie au travail est un droit humain fondamental » Le BIT estime que chaque année, quelques 2,3 millions d'hommes et de femmes meurent d'accidents du travail ou de maladies professionnelles, dont près de 360 000 d'accidents mortels et environ 1,95 million de maladies professionnelles incurables.

La France une situation inquiétante ?

Cette journée du 28 avril sera-t-elle marquée en France par l'installation du nouveau conseil d'orientation sur les conditions de travail le 30 avril prochain ? Si l'Europe à l'exception des pays du nord arrive en tête malgré de nombreuses lacunes, le résultat est loin d'être satisfaisant ! Espagne, Italie ou Angleterre, faisant toujours partie des mauvaises élèves. Si, de son côté, la France dispose depuis de longues années d'un dispositif législatif comme la loi de 1898, cette dernière ne répond plus aujourd'hui au risque industriel et technologique et de la société qui a considérablement évolué.

Association et ONG et OMS semblent toutes d'accord sur l'aggravation du manque de sécurité provoquant chaque année de nombreux accidents de travail et de maladie. Pays asiatique en voie de développement et Amérique du Sud arrivent en tête des pays et pour lequel cela ne semble pas une préoccupation majeure.

Le directeur de l'OIT M. Somavia, à lui déclarée « Nous devons veiller tout particulièrement à ce que les stratégies d'ajustement et de reprise économique n'empruntent pas une voie peu sûre en bradant la vie humaine et la sécurité sur le lieu de travail ». Avant de conclure que « Le travail dangereux est une tragédie humaine (...), une bonne partie de cette tragédie, qui touche chaque année des millions de travailleurs, se déroule à notre insu, car il n'en est jamais fait mention à l'un des journaux. Pourtant, tant de choses pourraient être évitées ».

Selon la FNATH la France connaît même un rebond préoccupant avec + 2,8 % d'augmentation des accidents ou les chiffres des morts non cessés de progresser entre 2006 et 2007 passants de 537 à 622. L'association organisera en octobre prochain une campagne d'information et prévention sur les cancers ou maladies professionnelles souvent laissées de côté !

Une étude réalisée par l'équipe SUMER en 2003 et qui devrait être remise à jour en 2009 le démontre. Selon l'OMS, chaque année dans le monde, ce sont au moins 200 000 personnes qui décèdent de cancers liés à leurs lieux de travail. Mais l'OMS assure aussi que les risques de cancers professionnels sont aussi très souvent évitables. La FNATH qui demande ainsi au ministre du Travail Brice Hortefeux une explication précise et claire de sa position sur une véritable réforme de la loi de 1898 et sur les questions liées à la prévention, la réparation des accidents de travail et des maladies professionnelles.

Justice, Reconnaissance et Solidarité

Sante au travail, beaucoup de pays sont encore loin de respecté ce droit fondamentale du salariéSanté au travail, beaucoup de pays sont encore loin de respecter ce droit fondamental du salarié. Des pays qui comme la Chine prétendent défendre le droit du travailleur ! Si l'association lance aujourd'hui un cri d'alarme, elle n'est pas la seule, salariée, syndicats estime aussi que le système actuel comme injuste, des femmes et enfants, abandonne. Une justice qui malgré l'encombrement de ses tribunaux les TASS* annoncé le 9 janvier dernier prévoyant une disparition de 44 d'entre eux sur 115 alors que les délais d'attente sont parfois de 10 ans pour obtenir une indemnisation. Le parcours du combattant des victimes pour faire reconnaître la faute inexcusable de l'employeur, l'exemple d'AZF où celui des essais nucléaires, où un procès vient de s'ouvrir en, est la preuve flagrante.

Cette difficulté réduit alors les salariés à indemnisation automatique et l'attribution d'une rente ou d'un capital, laissant celui-ci et sa famille face aux difficultés quotidiennes dues au préjudice corporel et les frais importants qu'ils provoquent comme l'aménagement d'une voiture ou d'un appartement. Frais qui ne seront pris en charge totalement que, lorsque la faute inexcusable de l'employeur a été établie.

Salariés, Syndicats et la FNATH demandent notamment la mise en place d'une solution d'équité dont les rentes constituent souvent la seule source de revenus ; l'annonce par le gouvernement et M. Brice Hortefeux la mise en place des taux majorés veufs et orphelins quelques soit la date du décès ou encore la mensualisation du payement de ses rentes.

Autre fait à ne pas négliger et qui nécessite d'autant plus une refonte de la loi de 1898 celle des tentatives ou suicides au travail en France. Quel que soit le sexe, les agriculteurs sont les moins touchés par les TS (0,4 % des hommes, 4,1 % des femmes), mais les plus concernés par les décès par suicide. Les ouvriers (3,9 % des hommes, 12,5 % des femmes) sont les plus concernés par les TS voire l'ensemble des résultats. Ceux-ci traduisent l'urgence d'intervenir sur l'environnement psychosocial et sur les pratiques de gestion des ressources humaines pour diminuer les contraintes dans un objectif de prévention des problèmes de santé mentale.

Si la France connaît certes des injustices criantes, mais demeure néanmoins un pays ou la sécurité reste contrôlée et des obligations législatives importantes, mais qui plus d'un siècle après il convient obligatoirement d'apporter de nouvelle réponse à une société et industrie et des métiers qui ont considérablement évolué. Sachez que si vous étiez victime d'un accident voici quelques indications pour sa déclaration

La Rédaction