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Message d'alerte

Cache d arme illegaleAlors que comme a chaque rentrée Handicap internationale a lancé un appel a la générosité publique, le Comité international de la Croix Rouge (CICR) à Genève a déclarer sa très grande préoccupation par l'implication de nombreux pays dans des transferts illégaux d'armes, invitant ces pays qui se sont engagés à respecter le traité international afin de réglementer la circulation de ces armes a mettre en œuvre ce traité.

Le CICR qui un communiqué affirme que des centaines de milliers de civils sont tués, blessés ou déplacés de force dans des conflits attisés par ces transferts. « Je suis inquiet par l'écart ... entre l'obligation d'assurer le respect du droit international humanitaire dans les transferts d'armes et les pratiques effectives de transferts de trop nombreux États », déclare le président du CICR, Peter MAURER, dans une vidéo présentée aux États parties au Traité sur le commerce des armes, réunis à Mexico du 24-27 Août 2015.

Le CICR est directement confronté à cet écart dans de nombreux pays, « où nous voyons les conséquences terribles que la disponibilité généralisée et l'utilisation abusive des armes ont sur les civils », précise M. MAURER. Il s'agit de la première conférence chargée de l'examen du Traité entré en vigueur en décembre 2014. Réunis à Cancun au Mexique, les gouvernements se sont prononcés sur des mécanismes de mise en oeuvre du Traité.

« Si les États adhérent au Traité, mais continuent de transférer des armes à des belligérants ayant commis des crimes de guerre ou des violations graves des droits de l'homme, cela compromettra gravement l'objectif humanitaire du Traité et sa crédibilité », précise le président du CICR.

Le CICR s'est dit vivement préoccupé par les menaces que ces armes font peser sur l'assistance médicale et humanitaire dans les zones touchées par des conflits ou situations de violence, comme la République centrafricaine, la Syrie, l'Irak et le Soudan du Sud.

M. MAURER  a appelé à un niveau élevé de transparence dans le commerce des armes et à des régimes de contrôle rigoureux au niveau national afin de réduire la disponibilité des armes et de stopper leur détournement vers des marchés illicites. Le Traité, signé par 59 États et ratifié par 72 États, couvre, entre autres, les armes légères et de petit calibre, les munitions, les chars de bataille, les avions de combat et les navires de guerre.

Les prochaines années seront un enjeu essentiel

C'est en voyant comment le Traité sur le commerce des armes comblera cet écart et changera la vie des populations dans les années à venir que l'on pourra véritablement mesurer son succès. Si les États adhérent au Traité, mais continuent de transférer des armes aux belligérants en commettant des crimes de guerre ou des violations graves des droits de l'homme, cela compromettra gravement l'objectif humanitaire du Traité sur le commerce des armes et sa crédibilité.

La Rédaction

Journee Mondial_contre_l_hepatite_B_ou_CCe 28 juillet 2015, la Journée mondiale de lutte contre les Hépatites virales, est l'occasion pour que chacun d'entre nous puisse convaincre une personne de se faire dépister et une autre de se faire vacciner. Durant cette journée, le combat contre l'hépatite C, qui est guérissable dans les pays riches, et B continue pour sauver de plus en plus de vies dans le m onde. Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande une vaccination universelle...

En 2015, ce sont 400 millions de personnes qui vivent avec une hépatite B ou C à travers le monde, soit beaucoup plus que la population des USA ou la moitié de la population du continent européen.

Aujourd'hui encore, aucune de ces deux  épidémies n'est sous contrôle. Prévention, vaccination, dépistage, accès aux soins, vivre avec et guérisons s'articulent différemment pour chacune d'elle.

Le traitement de l'hépatite C connaît une vraie révolution 

Cette année, le traitement de l'hépatite C connait une véritable révolution avec la découverte et la commercialisation de médicaments antiviraux à action directe puissants et efficaces permettant de faire disparaitre le virus dans plus de 90% des cas.

Mais avec des coûts de 40 000 à 135 000 euros (prix en France) ces traitements ne sont accessibles que dans les pays riches, posant des questions majeures d'accès aux soins et d'équilibre des systèmes d'assurance maladie.

En 2015, tout décès liés à l'hépatite C est évitable

L'hépatite C reste donc une maladie chronique pour la plupart des personnes infectées dans le monde alors qu'elle devient une maladie guérissable dans les pays développés.

En 2015, tout décès lié à l'hépatite C est évitable. La  généralisation du dépistage sera une étape essentielle pour vaincre la maladie, en reconnaissant en France comme à l'étranger les TROD (Test Rapide d'Orientation Diagnostique) permettant le dépistage de tous pendant que l'on organisera l'accès aux soins.

La bataille de l'hépatite B est la bataille  de la vaccination.

La France doit rester un laboratoire pionnier des stratégies innovantes et montrer le chemin ... alors commençons par dépister largement et nous mettre en ordre de bataille : Etat, médecins, soignants, paramédicaux, associations, médias, laboratoires... pour réussir et mieux accompagner les malades.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande une vaccination universelle : pourtant celle-ci peine à se mettre en place. Nous ne pouvons nous satisfaire des progrès  des traitements qui permettent, en les prenant à vie, de bloquer la multiplication virale !   Nous  attendons depuis 40 ans-date de la découverte du vaccin en France - que la vaccination soit organisée et coordonnée au niveau international.

En 2015, toute nouvelle contamination de l'hépatite B est évitable.

Dépister et vacciner

Au-delà des hépatites virales, ce sont les maladies du foie qu'il faut entendre. Le dépistage  de toutes les maladies du foie doit être coordonné, en commençant par le contrôle de la maladie alcoolique et de l'obésité, deux grands pourvoyeurs de cirrhose et de cancer du foie. L'expérience acquise dans l'accompagnement des malades doit également permettre de  répondre plus largement aux défis majeurs de l'accompagnement des personnes atteintes de l'ensemble des maladies du foie.

Ce 28 juillet 2015, la Journée mondiale de lutte contre les Hépatites virales, doit être une journée d'appel, pour que chacun d'entre nous puisse  convaincre une personne de se faire dépister et une autre de se faire vacciner. Alors parlez-en ! Incitez au dépistage et à la vaccination.

La Rédaction

Affiche presentation du dossier presse de l APBChaque 22 octobre est, depuis 18 ans, une occasion donnée aux personnes qui bégaient de se faire mieux entendre, lors de la Journée mondiale du bégaiement, et et permet également à toute personne qui se sent concernée de mieux connaître ce trouble de la parole et de la communication.

Cette année le thème de cette 18e JMB sera « Éducation coopération, communication, faites passer le mot ». Ce qui permettra de changer le regard sur le bégaiement qui fait partie de ces handicap invisible et qui concerne 650 000 personnes en France. 

Le bégaiement touche plus de 70 millions dans le monde, ce qui représente près d'1% de la population mondiale. En France, Belgique et Suisse, 850 000 personnes sont atteintes de cette pathologie. Ce trouble a des répercussions sur la vie sociale et professionnelle. C'est pour cette raison que l'Association Parole-Bégaiement (APB) se fait le relais de cette journée mondiale afin d'informer les parents, éducateurs et personnes concernées sur car ce trouble peut s'avérer comme un véritable handicap.

« Nous avons besoin plus que jamais d'informer les éducateurs qui sont au contact des jeunes enfants, les médecins qui les suivent, les parents qui les entourent et les thérapeutes qui les accompagnent pour sortir du bégaiement », explique la présidente de l'APB, Sylvie-Elisabeth BRIGNONE

Un sujet qui avait été aborder pour la premiere fois il y a quelques mois lors de la sortie du films le discrours d'un roi, celle de Georges VIII en l'occurence pendant la second guerre mondiale. Un sujet qui dans lequel plusieurs livre son sortie le dernier en date en 2013, au édition Milan, Dans lequel l'auteur Élisabeth Vincent, s'interroge sur le bégaiement reste un sujet peu évoqué. Qu'est ce que ce trouble de la parole qui ne se manifeste que dans les situations de communication ? Comment faire avec ce handicap si lourd de conséquences pour celui qui le vit, et qui provoque souvent rire, gêne et même rejet ?

Les personnes bègues veulent faire passer leurs mots

Devant le succès de l'édition 2014, cette année encore cet événement rappellera et honorera nos trois valeurs essentielles d'éducation, de coopération et de communication. Des valeurs qui font écho au thème de cette 18e édition de la JMB : « Éducation coopération, communication, faites passer le mot ». Et les personnes qui bégayent auront un parrain de prestige en la personne de Yoann FREGET afin de porter au mieux leurs espoirs.

Le 22 octobre prochain de nombreuses manifestations seront organisés en France, en Belgique et en Suisse afin de mieux communiquer autour de ce trouble et d'informer dans les médias sur les avancées thérapeutiques. Par exemple, cette journée sera l'occasion, sur l'ensemble du territoire, de poser vos questions ou encore pour apporter votre témoignage sur ce trouble. Il faut donc faire passer le message afin que les personnes bègues puissent faire passer leurs mots. Et peut-être que demain, on aura un autre regard sur le bégaiement...Un rendez a noter des maintenant dans vos agenda et dans lequel notre reviendrons en ocotbre prochain avec notre un reportage avec la Fédération Nationale des Orthophonistes.

La Rédaction

 

Erik Sorto, arrive a bouger un bras artificiel a la seule force de sa pensee et de son imaginationImplantée dans le cerveau, une nouvelle puce électronique sous forme d'une neuroprothèses, permet depuis quelques mois à un tétraplégique d'actionner un bras artificiel, avec aise, par la seule force de la pensée. Une première donnant un espoir de mobilité à des amputés ou des paralysés et qui vient confirmer d'autre expérience !

Des chercheurs qui avaient jusqu'alors testé différentes approches de contrôle d'une prothèse par la pensée dont le bras myoélectrique actionné par le muscle ou attaché à des implants insérés dans la partie du cerveau contrôlant les mouvements mêmes, mais qui produisaient des mouvements saccadés ce qui n'est pas le cas avec cette technique.

Décoder les intentions du sujet

Maintenant Erik Sorto, 34 ans, tétraplégique depuis une dizaine d'années à la suite d'une blessure de la colonne vertébrale, peut se servir d'un bras artificiel sans effort par la seule force de sa pensée et de son imagination, expliquent les chercheurs dont les résultats de cet essai clinique dont les résultats ont été présentés le 21 mai dernier dans la revue publiée dans la revue américaine Science.

« Le cortex pariétal postérieur se situe en amont dans le processus aboutissant à un mouvement ce qui fait que les signaux sont plus en rapport avec l'intention d'agir qu'à l'exécution même du mouvement », explique le Dr Richard ANDERSEN, professeur de neurologie à Caltech qui a dirigé cette recherche.

« Quand on bouge le bras, on ne pense pas vraiment quel muscle activer et au déroulement détaillé du mouvement par exemple le fait de lever le bras, de l'étendre, de saisir une tasse et de refermer sa main autour », poursuit-il. Au lieu de cela « on pense au but du mouvement, à savoir l'intention par exemple de pendre un verre d'eau », explique le neurologue.

Dans cette expérience clinique, ces chercheurs indiquent avoir réussi à décoder les intentions du sujet en lui demandant simplement d'imaginer l'ensemble du mouvement, mais pas ses multiples et différentes séquences.

« Nous avons pensé que les signaux provenant du cortex pariétal postérieur seraient plus faciles à utiliser pour les patients, produisant un processus de mouvements plus fluides », relève le Dr ANDERSEN à l'AFP

Les implants reliés au bras artificiel ont été posés en 2013 à l'Hôpital Keck de Los Angeles. Depuis Érik SORTO s'est entraîné avec les chercheurs du Caltech et d'autres personnels médicaux pour contrôler le curseur d'un ordinateur et le bras télémanipulateur avec sa pensée.

Il est parvenu à produire des mouvements intuitifs de la prothèse, exactement ce qu'espéraient les chercheurs.

« J'ai été surpris par la facilité avec laquelle je pouvais contrôler le bras », a dit Érick SORTO. « Je me souviens d'avoir eu comme une sensation de sortir de mon corps et je voulais serrer la main de tout le monde », a-t-il ajouté.

La Rédaction/avec l'AFP

MICI mal_au_ventre_douleur_abdominale_les_symptomes_son_nombreux

Une étude publiée a l'occasion de la journée mondiale des Maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) qui a lieu ce 19 mai 2015 et réalisée par l'Association François-Aupetit (Afa) et le CHU de Nancy, sur le sujet de la qualité de vie de ceux qui souffrent de maladie de Crohn ou de recto-colite hémorragique (RCH). Une étude qui tend notamment a démontré les qualités de vie très détériorée en raison des fatigues, handicaps et anxiétés qui accompagnent ces pathologies. Une de ces nombreuses maladies qui fait partie de ces handicaps invisible mais pourtant bien présent.

Maladie de Crohn ou de recto-colite hémorragique (RCH), tous deux regroupées sous le terme Mici, et touchant près de 200 000 personnes en France, pour lequel 6000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

Une vie quotidienne fortement dégradée, pour un tiers d'entre eux

L'étude qui vient d'être publiée a été réalisée notamment par le Pr Laurent PEYRIN-BIROULET, gastro-entérologue au CHU de Nancy pour « évaluer l'impact sur leur maladie sur la qualité de vie », auprès de 1.211 patients. D'après ce travail, 53,1 % des malades rapportent une faible qualité de vie, 46,8 % déclarent souffrir de « fatigue sévère » et 48,9 % de syndromes dépressifs.

Des affections se caractérisent par des inflammations de la paroi d'une partie du tube digestif, généralement l'intestin, le côlon ou le rectum, se traduisent par des douleurs abdominales, diarrhées, fatigues voire pertes d'appétit et amaigrissements.

Des malades qui doivent souvent faire face lors d'une poussée inflammatoire qui peuvent parfois associées à des diarrhées profuses pouvant parfois dépasser 30 selles sanglantes par jour. Les traitements ne permettent pas toujours de moduler ces poussées. Difficile d'avoir, dans ces conditions, une vie de couple ou une activité professionnelle.Affiche campagne association AFA

Environ un tiers des malades interrogés déclarent souffrir d'anxiété et « près d'un tiers se disent handicapés par leur Mici dans leurs activités quotidiennes », selon le Professeur, « Certains patients modifient leur parcours professionnel à cause de leur maladie, et doivent aménager leurs horaires dans l'objectif de pouvoir travailler le plus normalement possible » souligne l'Association François Aupetit (Afa).

Une prévention impossible...

Si l'association de délivre de nombreux message à destination du grand public à travers des campagnes, il n'en reste pas moins difficile. En effet ces deux maladies qui peuvent toucher l'ensemble de la population et souvent d'origine multifactorielle (génétique, environnementale), Il n'existe aucun moyen de prévenir l'apparition de la maladie. Celle-ci condamnant le malade à de lourds traitements à long terme, subissent parfois des chirurgies importantes allant jusqu'à l'ablation complète du système digestif.

« Ils méritent d'être au premier plan ! »

À l'occasion de la Journée mondiale des MICI, ce 19 mai, l'Afa lance une campagne de communication de soutien aux malades à travers une série de trois affiches, ainsi que des et spots à la radio, pour mettre en lumière les difficultés quotidiennes endurées par les personnes souffrant de ces maladies chroniques souvent méconnues. Une campagne intitulée « Ils méritent d'être au premier plan ! » qui mettra en scène des témoignages aussi réels qu'exemplaires de patient disponible sur le site de l'association.

Des témoignages comme celui d'Alexandre, qui a réussi à terminer la course du tournoi des « Secondes » avec ses copains du lycée en dépit de ses crampes intestinales ? Pas de première place sur le podium c'est vrai, mais une médaille d'or toute personnelle partagée avec ses parents et ses proches.

« Ma maladie m'empêche souvent de sortir avec mes potes le week-end. Parfois je ne peux pas partir en vacances chez mon père parce qu'il y trop de trajet en avion et que je ne suis pas rassuré. Je n'en parle pas vraiment, parce que ce n'est pas top glamour et que les gens ne connaissent pas de toute façon, mais à chaque fois que j'arrive à faire un truc que je ne suis pas censé réussir à cause de ma maladie, j'ai vraiment l'impression de prendre le dessus, de ne pas la laisser me pourrir la vie » précise, Alexandre.

Une application smartphone...

Afin d'être au plus proches des malades et de leurs familles, l'association a créé une application smartphone pour repérer les toilettes les proches par un système de géolocalisation. Une carte "Urgences Toilettes" est téléchargeable gratuitement sur le site de l'association et qui permet aux personnes atteintes de MICI de disposer prioritairement des toilettes dans les lieux publics en cas de besoin pressant. Une situation qui pourrait faire sourire, mais qui reflète aussi les importantes souffrances de ces personnes dans leur vie quotidienne !

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : AFP / Communiqué

Nepal equipe_handicap_internationalAlors que le Népal, pays situé près de l'Inde et de la Chine vient de connaître un important nouveau séisme le 12 mai dernier, d'une amplitude de 7.4 après celui du 25 avril 2015. Ont comptabilise désormais plus 8000 morts et plus 18 000 blessés, dont certains parfois définitivement handicapées. Une situation exposée lors d'une conférence de presse, par le Dr. Bérangère GOHY, pour Handicap internationale, après deux semaines, dans la capitale. Une situation qui ne s'améliore pas au vu de la multitude des répliques. Si peu de blessé auront nécessité une amputation inférieure ou supérieure des membres, beaucoup de fractures complexe vont nécessité de la rééducation.

Amiante-signaletiqueIls seraient 225 millions, soit un tiers des 900 millions d'habitants de la zone européenne de l'OMS, a vivre dans l'un 16 pays sur 53 n'interdisent toujours pas l'utilisation de toutes les formes d'amiante, auquel ces personnes peuvent être exposées dans leur milieu de travail et dans l'environnement, selon un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé. Il s'agit pour la plupart d'anciennes républiques soviétiques, comme l'Ukraine et le Kazakhstan. Les autres disposent de réglementations plus ou moins exigeantes. Une situation dont l'OMS met en garde et appel les pays à remplir les engagements pris en 2010 a déclaré Zsuzsanna JAKAB, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe dans un communiqué, lors de la clôture de la réunion de haut niveau sur l'environnement et la santé à Haïfa (Israël).

Des promesses rapidement oubliées ?

Un bilan bien pessimiste pour l'avenir, ou les promesses de 2010 dans le cadre de la cinquième conférence ministérielle sur la santé et l'environnement organisée à Parme (Italie), semblée avoir disparu ou a défaut mis de côté. Un bilan que détaille le dernier, rapport publié le 30 avril 2015 (en anglais) par la branche Europe de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Certes ce rapport montre une évolution du comportement, pour 37 des 53 États membres de la Région aient interdit l'utilisation de toutes les formes d'amiante, les 16 pays restants1), pour la plupart étant d'anciennes républiques soviétiques, comme l'Ukraine et le Kazakhstan, l'utilisent toujours, surtout pour les matériaux de construction, et certains continuent à en produire et à en exporter. Un produit qui comme le démontre les nombreux procès en France, même lorsque l'on a cessé d'utiliser l'amiante, il reste présent dans l'environnement pendant plusieurs décennies.

Même parmi les pays ayant interdit l'amiante, la situation est loin d'être idéale: seuls 62 % de ceux l'ayant interdit disposent de plans pour mettre fin aux maladies liées à ce matériau, objectif principal de l'OMS pour 2015. Et 32 % ont mis en place des mesures pour empêcher l'exposition du public lors du désamiantage des bâtiments, du transport et de la gestion des déchets.

Un risque lors de conséquence et encore trop ignoré...

Une exposition dont l'OMS rappel qu'il est générateur de nombreux cancer des poumons, des ovaires et du larynx, un mésothéliome et l'asbestose. « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre près de 15 000 vies chaque année en Europe, surtout des travailleurs, en raison des maladies causées par une exposition à l'amiante. Chaque décès de ce type est évitable », indique le Dr. Zsuzsanna JAKAB, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe.

« Nous exhortons tous les pays à remplir les engagements pris en 2010, et à élaborer pour la fin de l'année des politiques qui permettront d'éliminer les maladies liées à l'amiante en Europe. Il reste très peu de temps pour cela », précise la directrice.

Aucun des pays continuant à autoriser l'amiante ne dispose de tableaux des maladies professionnelles: dès lors, le mésothéliome ne peut y être reconnu comme tel. Pire, aucun d'entre eux ne distingue cette maladie des autres cancers dans ses registres cancers. Mais même parmi les pays interdisant l'amiante, 23 % ne reconnaissant pas officiellement le mésothéliome comme une maladie professionnelle. Un fardeau réel pour les États: parmi les 15 plus pays les plus peuplés de l'Union européenne, l'OMS estime qu'il coûte à lui seul plus de plus 1,68 Mds€ par an.

Début mai, le Comité d'étude des produits chimiques de la Convention de Rotterdam envisagera de répertorier le chrysotile, ou amiante blanche (la forme la plus courante de l'amiante), parmi les substances pour lesquelles les pays importateurs devront donner leur consentement à l'exportateur pour que la transaction puisse se produire.

Stéphane LAGOUTIERE

1) Liste des 16 Pays  : l'Albanie, Andorre, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Bélarus, la Bosnie-Herzégovine, la Fédération de Russie, la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, Monaco, l'Ouzbékistan, la République de Moldova, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ukraine.