Contenu principal

Message d'alerte

Catalina Devandas Aguilar Rapporteur special des Nations Unies sur les droits des personnes handicapeesDes experts de l'ONU ont publié hier un communiqué condamnent le placement d'un jeune autiste Timothée D., âgé de 16 ans, au sein de l'hôpital psychiatrique pour adultes Le Vinatier de Lyon, où il a été assujetti à des traitements médicamenteux sans son accord ni celui de sa mère. Une situation dont les experts que cette situation constitue une atteinte grave aux articles 7, 14, 17, 19 et 24 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées ainsi que des articles 3 et 9 de la Convention relative aux droits de l'enfant.

Des experts de l'ONU qui ont annoncé avoir informé l'État français de leurs préoccupations quant à la situation de Timothée D. et demandent qu'il soit mis un terme de toute urgence à son hospitalisation psychiatrique ainsi qu'à l'administration de médicaments altérant sa santé, tels que les neuroleptiques. « Il est indispensable que des mesures adéquates soient prises au plus vite afin de faciliter son retour au sein de son milieu familial et afin que son droit à une éducation inclusive et à l'inclusion sociale soit enfin respecté », ont-ils déclaré. Les experts se sont déclarés à la disposition des autorités françaises afin de leur prêter toute assistance nécessaire sur ce sujet.

Un placement sans justification...

Selon la famille, et le communiqué des experts de l'ONU, ce placement est intervenu quelques jours seulement après son placement dans un Institut Médico-Educatif (IME). Jusqu'alors l'adolescent bénéficiait d'une inclusion scolaire en milieu ordinaire et vivait au sein de sa famille. Les raisons de ce placement en hôpital psychiatrique ne sont, à ce jour toujours pas connues de sa mère, qui avait été interdite de le voir.

« L'institutionnalisation de Timothée D. en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale », a déclaré la Rapporteuse spéciale1) sur le droit des personnes handicapées, Catalina DEVANDAS AGUILAR. Précisant que cette situation « viole également les droits de cet adolescent à l'autonomie et à l'inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant ».

« Il est particulièrement grave que l'intérêt supérieur de cet adolescent, qui n'a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant, ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille », conclut Mme DEVANDAS AGUILAR.

La France ne cesse de violer les droits autistes...

La situation de Timothée D. est d'autant plus préoccupante que dès février 2014, précise le communiqué que le Conseil de l'Europe concluait à la violation des droits des enfants autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun et à l'absence de prédominance d'un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées prenant en charge les enfants et les adolescents autistes. Une situation qu'avait également rappelé le commissaire au droit l'homme lors d'une visite en France en décembre 2014..

Mme DEVANDAS AGUILAR qui reprend également une partie du rapport paru en X, par le Commissaire européen, tout comme certaines décisions du Conseil d'État, en rappelant qu'« Aucun élève ne peut être exclu du système d'enseignement général sur le fondement de son handicap et seuls les systèmes éducatifs de type inclusif peuvent offrir aux personnes handicapées à la fois un enseignement de qualité et la possibilité d'améliorer leur situation sociale »,

Des soins psychiatriques un « impact négatif »

Dès son institutionnalisation en IME, la santé physique et mentale ainsi que le bien-être de l'adolescent se seraient dégradés menant à son hospitalisation psychiatrique d'urgence où il a été assujetti à de fortes doses de neuroleptiques selon le communiqué.

« Comme nous l'avons déjà fait savoir aux autorités, nous sommes beaucoup préoccupés par l'impact négatif que la décision de placer Timothée D. dans un IME pourrait avoir sur son droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, aussi bien que sur son bien-être », a souligné le Rapporteur spécial sur le droit à la santé, Dainius PURAS.

« Afin de garantir le droit à l'éducation inclusive, en particulier des enfants autistes, nous encourageons fortement la désinstitutionnalisation et la création d'alternatives au placement institutionnel. Il faut dépasser le modèle médico-social de prise en charge et s'engager dans un modèle des droits de l'homme basé sur la non-discrimination, l'inclusion, et la participation ainsi que sur le renforcement des liens familiaux et des structures sociales et communautaires », conclut M. PURAS.

Stéphane LAGOUTIERE

À l'occasion de la Journée m mondiale de prévention du suicide qui a lieu ce jeudi 10 septembre 2015, l'Association S.O.S Amitié espère se mobilise pour le challenge proposé par l'International associationPanneau indication illustrant celle du suicide for suicide prévention afin de lutter contre ce mal du siècle. Petit événement en soi, la France participera pour la première fois, celle-ci se joint au Bangladesh, Canada, Danemark, Etats Unis, Inde, Irlande, Italie, Nouvelle Zélande, Royaume Uni et Thaïlande pour relever ce défi ce défi. Un vrai plus pour l'association qui se bat au quotidien depuis 55 ans pour inverser ce chiffre de près de 11 000 suicides par an.

Une course pour la prévention...

Pour la première fois, la France se joint au côté de nombreux autres pays du monde pour relever ce défi. Chacun peut participer, il suffit de disposer pour l'occasion d'un vélo de tourisme, de course, de cross ou même d'appartement. Les kilomètres peuvent s'effectuer en intérieur ou en extérieur. Peu importe le rythme de pédalage, seule compte la distance parcourue.

S.O.S Amitié souhaite que tous les Français et les Françaises se mobilisent pour cette action et partagent leurs photos, selfies, commentaires ou autres impressions. L'Association, qui est en première ligne depuis 55 ans sur le territoire national, appelle tous ceux qui sont préoccupés par cet enjeu de santé publique à participer au challenge proposés par l'International association for suicide prevention (Iasp) afin de battre les 198 000 kilomètres parcourus à vélo en 2014.

Cartographie des suicide dans le mondeRappelons que selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 800 000 suicides ont été recensés en 2014 dans le monde, soit une personne toutes les 40 secondes. En France, le suicide est la cause de près de 11 000 décès par an. Il est considéré comme la première cause de mortalité chez les 25-34 ans et la deuxième chez les 15-24 ans. C'est pour cette raison que S.O.S Amitié, pour cette journée mondiale de prévention du suicide afin de lutter contre le drame ce mal du siècle.

Plus 700 000 appel chaque année...

S.O.S Amitié qui eçoit chaque année en France près de 700 000 appels.avec les 1 600 bénévoles qui se relaient 365 jours par an, 24h/24. Les deux premières causes d'appel sont les souffrances psychiques (42%) et la solitude (38%). 87 % des appels proviennent de la tranche d'âge dite active (25-65 ans).Les jeunes ne représentent que 4% des appels au téléphone mais 52% des appels sur le tchat, dont 20 % évoquent le suicide. En Île-de-France, S.O.S Amitié ne répond qu'à 1 appel sur 7, faute d'écoutants.

La Rédaction

Cache d arme illegaleAlors que comme a chaque rentrée Handicap internationale a lancé un appel a la générosité publique, le Comité international de la Croix Rouge (CICR) à Genève a déclarer sa très grande préoccupation par l'implication de nombreux pays dans des transferts illégaux d'armes, invitant ces pays qui se sont engagés à respecter le traité international afin de réglementer la circulation de ces armes a mettre en œuvre ce traité.

Le CICR qui un communiqué affirme que des centaines de milliers de civils sont tués, blessés ou déplacés de force dans des conflits attisés par ces transferts. « Je suis inquiet par l'écart ... entre l'obligation d'assurer le respect du droit international humanitaire dans les transferts d'armes et les pratiques effectives de transferts de trop nombreux États », déclare le président du CICR, Peter MAURER, dans une vidéo présentée aux États parties au Traité sur le commerce des armes, réunis à Mexico du 24-27 Août 2015.

Le CICR est directement confronté à cet écart dans de nombreux pays, « où nous voyons les conséquences terribles que la disponibilité généralisée et l'utilisation abusive des armes ont sur les civils », précise M. MAURER. Il s'agit de la première conférence chargée de l'examen du Traité entré en vigueur en décembre 2014. Réunis à Cancun au Mexique, les gouvernements se sont prononcés sur des mécanismes de mise en oeuvre du Traité.

« Si les États adhérent au Traité, mais continuent de transférer des armes à des belligérants ayant commis des crimes de guerre ou des violations graves des droits de l'homme, cela compromettra gravement l'objectif humanitaire du Traité et sa crédibilité », précise le président du CICR.

Le CICR s'est dit vivement préoccupé par les menaces que ces armes font peser sur l'assistance médicale et humanitaire dans les zones touchées par des conflits ou situations de violence, comme la République centrafricaine, la Syrie, l'Irak et le Soudan du Sud.

M. MAURER  a appelé à un niveau élevé de transparence dans le commerce des armes et à des régimes de contrôle rigoureux au niveau national afin de réduire la disponibilité des armes et de stopper leur détournement vers des marchés illicites. Le Traité, signé par 59 États et ratifié par 72 États, couvre, entre autres, les armes légères et de petit calibre, les munitions, les chars de bataille, les avions de combat et les navires de guerre.

Les prochaines années seront un enjeu essentiel

C'est en voyant comment le Traité sur le commerce des armes comblera cet écart et changera la vie des populations dans les années à venir que l'on pourra véritablement mesurer son succès. Si les États adhérent au Traité, mais continuent de transférer des armes aux belligérants en commettant des crimes de guerre ou des violations graves des droits de l'homme, cela compromettra gravement l'objectif humanitaire du Traité sur le commerce des armes et sa crédibilité.

La Rédaction

Journee Mondial_contre_l_hepatite_B_ou_CCe 28 juillet 2015, la Journée mondiale de lutte contre les Hépatites virales, est l'occasion pour que chacun d'entre nous puisse convaincre une personne de se faire dépister et une autre de se faire vacciner. Durant cette journée, le combat contre l'hépatite C, qui est guérissable dans les pays riches, et B continue pour sauver de plus en plus de vies dans le m onde. Par ailleurs, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande une vaccination universelle...

En 2015, ce sont 400 millions de personnes qui vivent avec une hépatite B ou C à travers le monde, soit beaucoup plus que la population des USA ou la moitié de la population du continent européen.

Aujourd'hui encore, aucune de ces deux  épidémies n'est sous contrôle. Prévention, vaccination, dépistage, accès aux soins, vivre avec et guérisons s'articulent différemment pour chacune d'elle.

Le traitement de l'hépatite C connaît une vraie révolution 

Cette année, le traitement de l'hépatite C connait une véritable révolution avec la découverte et la commercialisation de médicaments antiviraux à action directe puissants et efficaces permettant de faire disparaitre le virus dans plus de 90% des cas.

Mais avec des coûts de 40 000 à 135 000 euros (prix en France) ces traitements ne sont accessibles que dans les pays riches, posant des questions majeures d'accès aux soins et d'équilibre des systèmes d'assurance maladie.

En 2015, tout décès liés à l'hépatite C est évitable

L'hépatite C reste donc une maladie chronique pour la plupart des personnes infectées dans le monde alors qu'elle devient une maladie guérissable dans les pays développés.

En 2015, tout décès lié à l'hépatite C est évitable. La  généralisation du dépistage sera une étape essentielle pour vaincre la maladie, en reconnaissant en France comme à l'étranger les TROD (Test Rapide d'Orientation Diagnostique) permettant le dépistage de tous pendant que l'on organisera l'accès aux soins.

La bataille de l'hépatite B est la bataille  de la vaccination.

La France doit rester un laboratoire pionnier des stratégies innovantes et montrer le chemin ... alors commençons par dépister largement et nous mettre en ordre de bataille : Etat, médecins, soignants, paramédicaux, associations, médias, laboratoires... pour réussir et mieux accompagner les malades.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande une vaccination universelle : pourtant celle-ci peine à se mettre en place. Nous ne pouvons nous satisfaire des progrès  des traitements qui permettent, en les prenant à vie, de bloquer la multiplication virale !   Nous  attendons depuis 40 ans-date de la découverte du vaccin en France - que la vaccination soit organisée et coordonnée au niveau international.

En 2015, toute nouvelle contamination de l'hépatite B est évitable.

Dépister et vacciner

Au-delà des hépatites virales, ce sont les maladies du foie qu'il faut entendre. Le dépistage  de toutes les maladies du foie doit être coordonné, en commençant par le contrôle de la maladie alcoolique et de l'obésité, deux grands pourvoyeurs de cirrhose et de cancer du foie. L'expérience acquise dans l'accompagnement des malades doit également permettre de  répondre plus largement aux défis majeurs de l'accompagnement des personnes atteintes de l'ensemble des maladies du foie.

Ce 28 juillet 2015, la Journée mondiale de lutte contre les Hépatites virales, doit être une journée d'appel, pour que chacun d'entre nous puisse  convaincre une personne de se faire dépister et une autre de se faire vacciner. Alors parlez-en ! Incitez au dépistage et à la vaccination.

La Rédaction

Affiche presentation du dossier presse de l APBChaque 22 octobre est, depuis 18 ans, une occasion donnée aux personnes qui bégaient de se faire mieux entendre, lors de la Journée mondiale du bégaiement, et et permet également à toute personne qui se sent concernée de mieux connaître ce trouble de la parole et de la communication.

Cette année le thème de cette 18e JMB sera « Éducation coopération, communication, faites passer le mot ». Ce qui permettra de changer le regard sur le bégaiement qui fait partie de ces handicap invisible et qui concerne 650 000 personnes en France. 

Le bégaiement touche plus de 70 millions dans le monde, ce qui représente près d'1% de la population mondiale. En France, Belgique et Suisse, 850 000 personnes sont atteintes de cette pathologie. Ce trouble a des répercussions sur la vie sociale et professionnelle. C'est pour cette raison que l'Association Parole-Bégaiement (APB) se fait le relais de cette journée mondiale afin d'informer les parents, éducateurs et personnes concernées sur car ce trouble peut s'avérer comme un véritable handicap.

« Nous avons besoin plus que jamais d'informer les éducateurs qui sont au contact des jeunes enfants, les médecins qui les suivent, les parents qui les entourent et les thérapeutes qui les accompagnent pour sortir du bégaiement », explique la présidente de l'APB, Sylvie-Elisabeth BRIGNONE

Un sujet qui avait été aborder pour la premiere fois il y a quelques mois lors de la sortie du films le discrours d'un roi, celle de Georges VIII en l'occurence pendant la second guerre mondiale. Un sujet qui dans lequel plusieurs livre son sortie le dernier en date en 2013, au édition Milan, Dans lequel l'auteur Élisabeth Vincent, s'interroge sur le bégaiement reste un sujet peu évoqué. Qu'est ce que ce trouble de la parole qui ne se manifeste que dans les situations de communication ? Comment faire avec ce handicap si lourd de conséquences pour celui qui le vit, et qui provoque souvent rire, gêne et même rejet ?

Les personnes bègues veulent faire passer leurs mots

Devant le succès de l'édition 2014, cette année encore cet événement rappellera et honorera nos trois valeurs essentielles d'éducation, de coopération et de communication. Des valeurs qui font écho au thème de cette 18e édition de la JMB : « Éducation coopération, communication, faites passer le mot ». Et les personnes qui bégayent auront un parrain de prestige en la personne de Yoann FREGET afin de porter au mieux leurs espoirs.

Le 22 octobre prochain de nombreuses manifestations seront organisés en France, en Belgique et en Suisse afin de mieux communiquer autour de ce trouble et d'informer dans les médias sur les avancées thérapeutiques. Par exemple, cette journée sera l'occasion, sur l'ensemble du territoire, de poser vos questions ou encore pour apporter votre témoignage sur ce trouble. Il faut donc faire passer le message afin que les personnes bègues puissent faire passer leurs mots. Et peut-être que demain, on aura un autre regard sur le bégaiement...Un rendez a noter des maintenant dans vos agenda et dans lequel notre reviendrons en ocotbre prochain avec notre un reportage avec la Fédération Nationale des Orthophonistes.

La Rédaction

 

Erik Sorto, arrive a bouger un bras artificiel a la seule force de sa pensee et de son imaginationImplantée dans le cerveau, une nouvelle puce électronique sous forme d'une neuroprothèses, permet depuis quelques mois à un tétraplégique d'actionner un bras artificiel, avec aise, par la seule force de la pensée. Une première donnant un espoir de mobilité à des amputés ou des paralysés et qui vient confirmer d'autre expérience !

Des chercheurs qui avaient jusqu'alors testé différentes approches de contrôle d'une prothèse par la pensée dont le bras myoélectrique actionné par le muscle ou attaché à des implants insérés dans la partie du cerveau contrôlant les mouvements mêmes, mais qui produisaient des mouvements saccadés ce qui n'est pas le cas avec cette technique.

Décoder les intentions du sujet

Maintenant Erik Sorto, 34 ans, tétraplégique depuis une dizaine d'années à la suite d'une blessure de la colonne vertébrale, peut se servir d'un bras artificiel sans effort par la seule force de sa pensée et de son imagination, expliquent les chercheurs dont les résultats de cet essai clinique dont les résultats ont été présentés le 21 mai dernier dans la revue publiée dans la revue américaine Science.

« Le cortex pariétal postérieur se situe en amont dans le processus aboutissant à un mouvement ce qui fait que les signaux sont plus en rapport avec l'intention d'agir qu'à l'exécution même du mouvement », explique le Dr Richard ANDERSEN, professeur de neurologie à Caltech qui a dirigé cette recherche.

« Quand on bouge le bras, on ne pense pas vraiment quel muscle activer et au déroulement détaillé du mouvement par exemple le fait de lever le bras, de l'étendre, de saisir une tasse et de refermer sa main autour », poursuit-il. Au lieu de cela « on pense au but du mouvement, à savoir l'intention par exemple de pendre un verre d'eau », explique le neurologue.

Dans cette expérience clinique, ces chercheurs indiquent avoir réussi à décoder les intentions du sujet en lui demandant simplement d'imaginer l'ensemble du mouvement, mais pas ses multiples et différentes séquences.

« Nous avons pensé que les signaux provenant du cortex pariétal postérieur seraient plus faciles à utiliser pour les patients, produisant un processus de mouvements plus fluides », relève le Dr ANDERSEN à l'AFP

Les implants reliés au bras artificiel ont été posés en 2013 à l'Hôpital Keck de Los Angeles. Depuis Érik SORTO s'est entraîné avec les chercheurs du Caltech et d'autres personnels médicaux pour contrôler le curseur d'un ordinateur et le bras télémanipulateur avec sa pensée.

Il est parvenu à produire des mouvements intuitifs de la prothèse, exactement ce qu'espéraient les chercheurs.

« J'ai été surpris par la facilité avec laquelle je pouvais contrôler le bras », a dit Érick SORTO. « Je me souviens d'avoir eu comme une sensation de sortir de mon corps et je voulais serrer la main de tout le monde », a-t-il ajouté.

La Rédaction/avec l'AFP

MICI mal_au_ventre_douleur_abdominale_les_symptomes_son_nombreux

Une étude publiée a l'occasion de la journée mondiale des Maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) qui a lieu ce 19 mai 2015 et réalisée par l'Association François-Aupetit (Afa) et le CHU de Nancy, sur le sujet de la qualité de vie de ceux qui souffrent de maladie de Crohn ou de recto-colite hémorragique (RCH). Une étude qui tend notamment a démontré les qualités de vie très détériorée en raison des fatigues, handicaps et anxiétés qui accompagnent ces pathologies. Une de ces nombreuses maladies qui fait partie de ces handicaps invisible mais pourtant bien présent.

Maladie de Crohn ou de recto-colite hémorragique (RCH), tous deux regroupées sous le terme Mici, et touchant près de 200 000 personnes en France, pour lequel 6000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

Une vie quotidienne fortement dégradée, pour un tiers d'entre eux

L'étude qui vient d'être publiée a été réalisée notamment par le Pr Laurent PEYRIN-BIROULET, gastro-entérologue au CHU de Nancy pour « évaluer l'impact sur leur maladie sur la qualité de vie », auprès de 1.211 patients. D'après ce travail, 53,1 % des malades rapportent une faible qualité de vie, 46,8 % déclarent souffrir de « fatigue sévère » et 48,9 % de syndromes dépressifs.

Des affections se caractérisent par des inflammations de la paroi d'une partie du tube digestif, généralement l'intestin, le côlon ou le rectum, se traduisent par des douleurs abdominales, diarrhées, fatigues voire pertes d'appétit et amaigrissements.

Des malades qui doivent souvent faire face lors d'une poussée inflammatoire qui peuvent parfois associées à des diarrhées profuses pouvant parfois dépasser 30 selles sanglantes par jour. Les traitements ne permettent pas toujours de moduler ces poussées. Difficile d'avoir, dans ces conditions, une vie de couple ou une activité professionnelle.Affiche campagne association AFA

Environ un tiers des malades interrogés déclarent souffrir d'anxiété et « près d'un tiers se disent handicapés par leur Mici dans leurs activités quotidiennes », selon le Professeur, « Certains patients modifient leur parcours professionnel à cause de leur maladie, et doivent aménager leurs horaires dans l'objectif de pouvoir travailler le plus normalement possible » souligne l'Association François Aupetit (Afa).

Une prévention impossible...

Si l'association de délivre de nombreux message à destination du grand public à travers des campagnes, il n'en reste pas moins difficile. En effet ces deux maladies qui peuvent toucher l'ensemble de la population et souvent d'origine multifactorielle (génétique, environnementale), Il n'existe aucun moyen de prévenir l'apparition de la maladie. Celle-ci condamnant le malade à de lourds traitements à long terme, subissent parfois des chirurgies importantes allant jusqu'à l'ablation complète du système digestif.

« Ils méritent d'être au premier plan ! »

À l'occasion de la Journée mondiale des MICI, ce 19 mai, l'Afa lance une campagne de communication de soutien aux malades à travers une série de trois affiches, ainsi que des et spots à la radio, pour mettre en lumière les difficultés quotidiennes endurées par les personnes souffrant de ces maladies chroniques souvent méconnues. Une campagne intitulée « Ils méritent d'être au premier plan ! » qui mettra en scène des témoignages aussi réels qu'exemplaires de patient disponible sur le site de l'association.

Des témoignages comme celui d'Alexandre, qui a réussi à terminer la course du tournoi des « Secondes » avec ses copains du lycée en dépit de ses crampes intestinales ? Pas de première place sur le podium c'est vrai, mais une médaille d'or toute personnelle partagée avec ses parents et ses proches.

« Ma maladie m'empêche souvent de sortir avec mes potes le week-end. Parfois je ne peux pas partir en vacances chez mon père parce qu'il y trop de trajet en avion et que je ne suis pas rassuré. Je n'en parle pas vraiment, parce que ce n'est pas top glamour et que les gens ne connaissent pas de toute façon, mais à chaque fois que j'arrive à faire un truc que je ne suis pas censé réussir à cause de ma maladie, j'ai vraiment l'impression de prendre le dessus, de ne pas la laisser me pourrir la vie » précise, Alexandre.

Une application smartphone...

Afin d'être au plus proches des malades et de leurs familles, l'association a créé une application smartphone pour repérer les toilettes les proches par un système de géolocalisation. Une carte "Urgences Toilettes" est téléchargeable gratuitement sur le site de l'association et qui permet aux personnes atteintes de MICI de disposer prioritairement des toilettes dans les lieux publics en cas de besoin pressant. Une situation qui pourrait faire sourire, mais qui reflète aussi les importantes souffrances de ces personnes dans leur vie quotidienne !

Stéphane LAGOUTIÉRE

Sources : AFP / Communiqué