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reprise du procés dOscar PistoriusAprès plus de quinze jours de suspension de séance le procès de Oscar PISTORIUS, champion paralympique a reprise ce lundi matin à Pretoria une séance prévus pour durée jusqu'au 16 mai prochain. Une reprise très attendu par l'accusé et ses avocats, et qui devraient voir une douzaine de témoins comme son manager, divers amis ou Johan STANDER, convaincu de son innocence ce que le procureur se refuse toujours à admettre. Un sportif qui doit désormais faire face a des accusations de mise en scène en ayant pris des cours de comédie ce que dernier dément formellement...

« Il criait, il pleurait, »

Un procès qui aura donc commencé par l'audition des témoins de la défense et notamment celle très attendu de Johan STANDER, gérant de la résidence fortifiée de la banlieue de Pretoria où habitait l'athlète. Citer dans la longue liste de témoins de l'accusation, ce dernier n'avait pas été finalement été appelé à la barre.

C'est finalement la défense qui l'a cité lundi. L'homme interrogé par l'avocat Kenny OLDWADGE, a affirmait avoir reçu un appel du sportif à 01H18 GMT le matin du meurtre : « S'il te plaît, s'il te plaît, viens chez moi, j'ai tiré sur Reeva, je croyais que c'était un intrus! » Accouru sur les lieux avec sa fille, il dit être entré chez Oscar PISTORIUS par la porte entrouverte. « Nous avons vu Oscar PISTORIUS descendre les escaliers avec Reeva dans ses bras. (...) Il a eu l'air soulagé quand il nous a vus ».

Un témoin qui ajoutera « Il était en larmes, demandant de l'aide pour emmener sa victime à l'hôpital, et de conclure « Il criait, il pleurait, il priait... » Ou encore « L'expression de son visage, une expression de tristesse, une expression de douleur, il pleure, il prie. (...) C'est comme s'il était déchiré... brisé, désespéré, implorant... (...) Il fallait voir comment il implorait Dieu pour qu'elle reste en vie ! », A ajouté le témoin.

Selon l'autopsie, Reeva STEENKAMP a été tuée sur le coup par l'une des quatre balles tirées par l'athlète à travers la porte des toilettes où elle se trouvait, qui l'a atteinte à la tête.

Un homme de l'ombre ?

L'athlète a montré pendant son procès qu'il était volontiers colérique et querelleur, soucieux à l'excès de sa réputation. Surtout, il a fait preuve d'une étonnante obstination à vouloir ne jamais être coupable. « Je n'ai pas appuyé sur la gâchette », a-t-il notamment répété et répété, à propos d'un incident survenu dans un restaurant bondé de Johannesburg en janvier 2013. Il avait alors déchargé le pistolet d'un ami par terre, ce qui est techniquement impossible sans appuyer. Il a ensuite demandé à son ami d'endosser la responsabilité de l'incident.

De son interminable calvaire face au procureur, on retiendra qu'Oscar PISTORIUS a beaucoup pleuré mais n'a rien lâché, même si Gerrie NEL a mis en lumière certaines contradictions. Il a bien reconnu avoir tiré les coups de feu fatals, mais a refusé d'admettre toute intention de tuer sa petite amie. Il a joué avec les mots, expliquant qu'il avait ouvert le feu sur la porte des toilettes dans un instant de panique, alors qu'il se croyait menacé, suivant son « instinct ». « Je ne voulais tuer personne », a-t-il insisté. « Avez-vous tiré sur ce que vous perceviez comme un attaquant ? », a interrogé M. NEL lundi. « Non, j'ai tiré sur la porte », a répondu l'athlète.

Son équipe qui de son coté a démenti qu'il ait pris des cours de théâtre ou de maîtrise de ses émotions pour préparer son éprouvant procès, au cours duquel il a éclaté en sanglots et a été pris de nausées à plusieurs reprises. Certains observateurs ont pensé qu'il simulait.

25 ans incompressibles...

Le sportif handisport et champion paralympique encoure une peine de prison en Afrique du Sud de 25 ans si l'accusation d'assassinat de Reeva STEENKAMP été prouvé par le procureur. Une jeune femme âgée de 29 ans qu'il connaissait depuis trois mois quand il l'a abattue à 03 H 17 le 14 février 2013, alors qu'elle était aux toilettes.

Le procureur Gerrie NEL pense que le jeune couple, dont la relation était déjà passablement agitée, se disputait encore, qu'elle voulait rentrer chez elle et que PISTORIUS l'a poursuivie. C'est en toute conscience, pense-t-il, que l'athlète a tiré quatre balles d'une très forte intensité sur la porte des toilettes dans lesquelles elle s'était réfugiée pour échapper à sa colère.

Le Tribunal de Pretoria a néanmoins fait savoir que si cela s'avérait nécessaire il ne verrait aucune objectif de prolonger cette longue série d'audience qui tiennent en haleine depuis le 3 mars dernier le pays tout entier mais aussi le monde handisport particulièrement traumatisé par cette affaire.

Le procureur Gerrie NEL et l'avocat Barry ROUX devront ensuite transmettre leurs conclusions écrites à la juge Thokozile MASIPA. Celle-ci pourrait ensuite prendre plusieurs semaines avant de rendre une décision. Un Verdict qui sera lui dans tous les pas connu ni prononcé à la fin du procès.

La Rédaction

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