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Le procureur Gerrie NEL lors du premier Oscar PISTORIUSMoins virulent que le 13 octobre dernier lors de l’ouverture des séances. Le parquet reste néanmoins ferment opposé a une réhabilitation rapide que sa famille voudraient faire passer désormais pour une victime. Le procureur Gerrie NEL, qui a requis un minimum de dix ans de prison ferme, coupable de l'homicide involontaire de sa petite amie en février 2013. La juge rendra sa sentence le 21 octobre 2015. Le procureur Gerrie NEL répondant a la plaidoirie de Me Barry ROUX aura lui affirmer que « La punition doit refléter le caractère sacré de la vie humaine », a-t-il argumenté.

Ajoutant, « Reeva a eu une mort horrible, elle était innocente ». Puis il est revenu sur les circonstances de la tragédie, martelant: « Pistorius a tiré en sachant que quelqu'un se trouvait là, derrière la porte des toilettes, alors qu'il n'avait en rien été menacé ».

« La peine minimum qui serait satisfaisante pour la société est de dix ans de prison », a déclaré le procureur, en réponse à la défense, qui a plaidé pour une peine de travaux d'intérêt général sans emprisonnement. Celui-ci refusant le portrait fait par la défense décrivant l’accusé comme un homme assumant ses torts et qui ne pourrait résister à la dureté d'une incarcération et de son environnement. Le procureur s’adressant a la juge « j’aurais pu en réclamer 15 ans, votre honneur, en espérant que la cour en enlève cinq, mais il s’agit ici d’une situation sérieuse, il s’agit d’un homicide volontaire a la limite de l’attention ».

« Si le verdict de cette cour et trop léger et que la société perdra confiance en la justice ». Insinuant la possibilité d’une vengeance et s’adressant à la juge « alors ils vont prendre le verdict entre leurs mains et cela que la cour cherche à empêcher ? » ajoutera le procureur.

Une possibilité d’emprisonnement qui selon le haut responsable de l’administration pénitentiaire sud-africaine avait rassuré l’avocat de Oscar Pistorius le 16 octobre, quant à la sécurité de son client s’il devait aller en prison. « Nous pouvons assurer que ses droits fondamentaux seront respectés, et concernant sa santé, il peut être pris en charge correctement », a-t-il dit.

Transformé en victime par la défense…

Peut avant Me ROUX qui a lui semble-t-il voulu faire passer son client pour la seule victime de ce procès, perte d’argent, professionnel. "La douleur d'Oscar ne s'effacera jamais (...) le traumatisme émotionnel est la pire punition", a-t-il martelé, tout en Accuse Oscar PISTORIUSsoulignant que l'ancien champion avait "tout perdu". Puis l'avocat a rappelé plusieurs cas de la jurisprudence sud-africaine, où un accusé ayant tué une personne de sa famille dans les mêmes circonstances a été soit dispensé de peine soit condamné à une peine non carcérale.

Après presque une heure de demie de plaidoyer, Barry ROUX a conclu en réclamant "une peine utile à la société" notamment dans le cadre de traveau d’intérêt général. Il avait auparavant tenté de démontrer que les remords de l'accusé sont sincères et qu'il ne désire plus qu'une chose : "Faire le bien autant que possible".

"La punition doit refléter le caractère sacré de la vie humaine", a-t-il argumenté, ajoutant: "Reeva a eu une mort horrible, elle était innocente". Puis il est revenu sur les circonstances de la tragédie, martelant: "Pistorius a tiré en sachant que quelqu'un se trouvait là", derrière la porte des toilettes, alors qu'il n'avait en rien été menacé.

Un jugement au cœur de la controverse...

Accusé du meurtre de sa copine, Oscar Pistorius était passible de 25 ans de prison. Il a reconnu avoir tué sa copine, mais il a soutenu qu'il s'agissait d'un accident. Il a prétendu qu'il croyait tirer sur un voleur. La Couronne prétendait, quant à elle, que l'accusé avait tué Mme Steenkamp au terme d'une violente dispute.

Oscar Pistorius, amputé en dessous des genoux à l'enfance, est devenu l'un des plus grands coureurs de l'histoire paralympique sud-africaine. Celui qui était surnommé Bladerunner en raison de ses prothèses a également participé aux Jeux olympiques avec les athlètes valides, à Londres en 2012. Un homme connu dans son entourage pour considérant sa réussite comme un du et non comme un don. Un nom celui de Oscar PISTORIUS désormais associé au jugement très controversé rendu en sa faveur.

Beaucoup, y compris dans le monde judiciaire, ont été surpris qu'il échappe au verdict de meurtre, estimant que le champion savait qu'il risquait de tuer quelqu'un lorsqu'il a tiré quatre fois à balles expansives sur la porte fermée de ses WC où se trouvait, non pas un cambrioleur, mais sa petite amie.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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