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Oscar Pistorius_lors_du_verdict_de_premiere_instance_en_septembre_2014L'athlète paralympique sud-africain Oscar PISTORIUS, condamné le 21 octobre 2014 à cinq ans de détention pour avoir tué sa petite amie en 2013, sortira de prison le 21 août, après dix mois de prison. Une possibilité que le procureur eût pourtant refusé, le 18 mai dernier 2015, et dont la mère de la victime, June STEENKAMP avait jugé que dix mois de prison « ne soient pas assez » (v.article). Un homme dont l'avenir n'est pour autant pas assuré puisque le procès en appel sera examiné en novembre prochain, avec le risque d'un verdict plus lourd.

Une libération conditionnelle justifiée

« La commission des libérations anticipées sous contrôle judiciaire (CSPB) a siégé le 5 juin et approuvé le placement d'Oscar Pistorius en liberté surveillée le 21 août », a indiqué l'administration pénitentiaire sud-africaine, provoquant la colère de la famille de la victime. Une commission pour lequel la famille, de la victime a « été invitée à participer aux délibérations de la commission », a telle précisé

Une administration pénitentiaire, dont le chef Zach MODISE à préciser a l'AFP, que Oscar PISTORIUS sera confiné à domicile avec une heure seulement de liberté par jour. Si tout se passe bien, le temps quotidien de liberté augmentera progressivement. Justifiant cette décision de libération aussi rapide par « les textes qui encadre sa condamnation prévoit qu'il doive purger obligatoirement au moins un sixième de sa peine derrière les barreaux ». Il resterait ensuite jusqu'à la fin des cinq ans sous le régime de la liberté surveillée.

Une famille qui avait refusé cette libération

Dans un communiqué June STEENKAMP, la mère du jeune mannequin tué par PISTORIUS, a une nouvelle fois publiquement déploré cette libération anticipée. « Dix mois de détention pour avoir tué quelqu'un, ce n'est tout simplement pas assez », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Une décision pour lequel la famille précise, craindre « que cela n'envoie pas le bon message et que ce ne soit pas aussi dissuasif que cela devrait l'être », a-t-elle ajouté, tout en répétant qu'elle avait pardonné au meurtrier de sa fille. La peine pourrait cependant être modifiée, l'accusation ayant fait appel.

Une interprétation de la loi remise en cause

La Cour suprême a précisé qu'« Aucune date précise n'a été fixée pour l'instant, mais nous pouvons confirmer que l'appel aura lieu en novembre cette année ». Un procès qui n'aura pour objectif de revisé le ce dernier sur la base du droit et non sur le fond. La procédure sud-africaine s'apparente à la procédure de cassation du droit français.

Pour rappel la jeune mannequin, Reeva STEENKAMP avait 29 ans quand Oscar PISTORIUS l'a abattue, dans la nuit du 13 au 14 février 2013 en tirant quatre balles de gros calibre sur la porte de sa salle de bains où elle se trouvait. L'athlète paralympique qui n'a eu de cesse de clamer son innocence, estimant qu'il s'agissait d'un accident. Des preuves qui selon le droit sud africain n'avaient pas été suffisantes, pour rejeter cette version, le condamnant pour « homicide involontaire ».

Une thèse qu'a toujours refusée le parquet, qui estime que la loi a été mal interprétée et que Oscar PISTORIUS aurait dû être condamné pour « meurtre », passible d'une peine bien plus lourde, dès lors qu'il a lui-même reconnu qu'il pensait qu'un être humain se dissimulait derrière la porte des toilettes qu'il a criblée de balles.

La question et de savoir si le sextuple médaillé d'or, avait conscience qu'il pouvait tuer quelqu'un, et aurait dû dès lors être condamné pour meurtre. Ou si, au contraire, la juge a eu raison en septembre 2014 de décider qu'il avait seulement fait preuve de « négligence », un argument que la famille et l'entourage ont toujours refusé.

La Rédaction avec l'AFP

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