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Oscar Pistorius lors du verdict de premiere instance en septembre 2014Après avoir sa liberté sous caution en décembre 2015, le champion paralympique Oscar PISTORIUS, qui a tué sa petite amie par balle en 2013, vient de saisir comme il l'avait annoncé la Cour constitutionnelle. Il entend contester sa condamnation en appel pour meurtre, a indiqué l'un de ces avocats Andrew FAWCETT. La famille de la victime estimant toujours par l'intermédiaire de son avocat Tania KOEN « qu'il s'agit d'une stratégie pour retarder la procédure ».

Une demande de la dernière « chance »

En première instance, PISTORIUS, amputé des deux jambes, a été reconnu coupable d'"homicides involontaire" et condamné à cinq ans de prison en 2014. Mais la Cour d'appel suprême a requalifié le 3 décembre 2015 le crime en "meurtre", passible d'au moins 15 ans de prison. Sa peine n'a pas encore été fixée. Une demande qui selon ces avocats « doit indiquer s'il la conteste et si oui sur quelle base, et ensuite nous attendons de savoir si la Cour constitutionnelle jugera notre appel recevable », a-t-il ajouté.

Le sportif qui avait abattu, chez lui à Pretoria, sa petite amie Reeva STEENKAMP dans la nuit du 13 au 14 février 2013. Ce dernier ayant toujours plaidé la méprise : il dit avoir tiré sur la porte des toilettes fermée à clé, persuadé qu'un cambrioleur s'y était introduit. Une thèse que le procureur lui n'a jamais pris au sérieux.

Dans ses arguments déposés lundi, la défense avance notamment que la Cour suprême d'appel « a outrepassé sa juridiction »: elle a agi « illégalement et de façon anticonstitutionnelle en rejetant les éléments de preuve acceptés » par la Haute Cour en première instance et en « les remplaçant par ses propres éléments de preuve ».

« Si la Cour suprême d'appel s'en était tenue aux éléments de preuve du tribunal de première instance (ce que je soutiens qu'elle aurait dû faire), elle aurait nécessairement conclu (...) qu'aucune condamnation pour meurtre ne pouvait être prononcée », affirme Andrew FAWCETT.

Pour un spécialisé dans les affaires criminelles, Tyron MASEKO l'accusé « perd son temps » en saisissant la Cour constitutionnelle, précisant qu'« Il n'a aucune chance de l'emporter ». Ajoutant que « Si jamais il gagnait, j'en conclurais qu'il n'y a pas de justice dans ce pays ». Un sentiment que ressent à la fois la famille, mais aussi beaucoup de Sud-Africains.

Lors de son verdict en décembre, la Cour suprême d'appel avait dénoncé les erreurs "fondamentales" commises par la juge de première instance. En tirant quatre balles de gros calibre à hauteur d'homme dans la porte d'un étroit cabinet de toilette, Oscar PISTORIUS ne pouvait pas ignorer qu'il risquait de tuer, selon la Cour suprême d'appel.

L'homme aidé par un physique très avantageux devenant une icône du sport mondial à l'occasion des jeux Olympiques de Londres en 2012, où il s'était aligné avec les valides sur 400 mètres. Il avait alors atteint les demi-finales. Un sportif qui avait tendance pour beaucoup y compris dans le monde du sport a ce prendre pour un demi-dieu.

Aujourd'hui âgé de 29 ans, il est actuellement assigné à résidence chez son oncle Arnold PISTORIUS à Pretoria, après avoir purgé derrière les barreaux un cinquième de sa peine de cinq ans de prison. il est soumis à un contrôle électronique et a remis son passeport aux autorités sud-africaines.

La Rédaction / avec l'AFP

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