Contenu principal

Message d'alerte

Le Centre de reeducation de l ONG Handicap International au Burkina Faso apres sa destructionTrois mois après l’incendie qui avait détruit en juin dernier le centre d’appareillage orthopédique de la localité de Tenkodogo au Burkina Faso. Les services de cet établissement, rattaché à l’hôpital de cette localité du centre du pays, bénéficiaient à près de 200 personnes chaque année. Handicap International poursuit sa mobilisation au lendemain de la 26e édition des pyramides de chaussure, pour assurer autant que possible la continuité des soins.

Il ne reste quasiment plus rien du centre d’appareillage orthopédique de Tenkodogo au Burkina Faso. Les tôles effondrées, les murs noircis et le sol recouvert de cendres témoignent de la violence de l’incendie qui a ravagé ses bâtiments dans la nuit du 6 au 7 juin 2016. Si les circonstances du désastre sont encore inconnues, les conséquences sont bien réelles pour les personnes qui bénéficiaient des services de ce centre, inauguré en 2013.

« Environ 200 personnes fréquentaient le centre de Tenkodogo chaque année », explique Raphaël Guibila, responsable des projets de réadaptation de Handicap International au Burkina Faso.« Notre association a soutenu le centre depuis ses débuts... nous avons contribué à son équipement, à la formation de son personnel. Voir le centre dans cet état, c’est un vrai drame, surtout pour les habitants de la région qui ont besoin de soins de réadaptation, d’orthèses ou de prothèses... »

Une reconstruction estimé a 190 000 €
Parmi ces habitants, Rachidatou, 9 ans, a pu recevoir une prothèse grâce aux services de réadaptation offerts par le centre et au soutien de Handicap International. La petite fille, toujours souriante, ne cesse de jouer avec son père Madi, sous l’arbre de leur maison dans la périphérie de Tenkodogo.

« Rachidatou a eu beaucoup de problèmes de santé après l’accouchement de mon épouse », témoigne Madi. « Elle a dû être amputée du tibia 20 jours après sa naissance pour qu’elle ne souffre pas d’une malformation en grandissant. Quand le centre a ouvert en 2013, Rachidatou a pu être mieux suivie par les médecins. Handicap International nous a offert une prothèse et depuis elle peut aller à l’école en marchant avec ses amis. »

Pour Rachidatou et toutes les personnes ayant besoin des services du centre d’appareillage orthopédique de Tenkodogo, Handicap International cherche à trouver des solutions avec les autorités de santé du pays.
« Nous réfléchissons actuellement à compenser la perte du centre », déclare Raphaël Guibila. « En plus de continuer la formation des orthoprothésistes, nous envisageons de mettre en place des cliniques mobiles pour continuer à assurer le suivi des patients. Certains ont besoin de soins de réadaptation. D’autres attendent que leurs prothèses soient ajustées ou réparées. »

« La reconstruction et l’équipement prendront du temps et le coût est très élevé [ndlr : 190 000 euros] pour un pays pauvre comme le Burkina... mais avec la volonté et le soutien de tout le monde, on devrait arriver à rouvrir le centre d’appareillage orthopédique de Tenkodogo très bientôt », conclut Raphaël, confiant. Une reconstruction sur lequel la aussi la solidarité sera nécessaire et que vous pouvez faire directement sur le site de l’ONG

La Rédaction

Sources : Handicap International

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir