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Chen Guangcheng a gauche avec sa femme a droite portant sur ses bras leur fille devant leur maison ©China Aid Association Alors Chen GUANGCHENG, avait accepté de sortir de l'ambassade américaine où il s'était réfugié pendant six jours ayant obtenu de la chine des « garanties » sur sa sécurité, celui-ci à déclarer vouloir revenir sur sa décision et vouloir « partir à l'étranger ». Un accord trouvait alors que la secrétaire d'État américaine Hillary CLINTON venait d'arriver à Pékin pour ces discussions dans le cadre d'un « dialogue stratégique et économique ». La Chine qui vient d'annoncer officiellement que le dissident pouvait déposer une demande pour aller étudier à l'étranger, ouvrant apparemment la voie à une résolution de l'imbroglio politico diplomatique.

La secrétaire d'État américaine Hillary CLINTON avait estimé en fin de journée que des « progrès » avaient été accomplis sur la situation de Chen, se disant « encouragés », mais sans fournir de précisions ni fixer de calendrier pour un départ du dissident. Le porte-parole du Département d'État Victoria NULAND a expliqué dans un communiqué que le ministère chinois des Affaires étrangères chinoises avait accepté de donner « au plus vite » à Chen GUANGCHENG des « documents de voyage » et que les États-Unis lui fourniraient ensuite rapidement un visa, ainsi qu'à sa famille.

Un sentiment de danger !

Après avoir passé six jours à l'ambassade américaine et quelques jours dans un hôpital de Pékin, l'avocat aveugle et autodidacte a déclaré hier 3 mai, « Je veux partir à l'étranger. Je veux que les États-Unis nous aident, moi et ma famille. Comme ils m'ont aidé avant ». Il avait auparavant maintenu qu'il désirait demeurer en Chine pour poursuivre son combat moyennant des garanties pour sa sécurité et celle de sa famille. Mais après une rencontre avec sa femme qui lui a narré les sévices qu'on lui aurait infligés à la suite de l'annonce de son évasion. Celle-ci aurait été attachée à une chaise pendant deux jours et menacée d'être battue à mort par la police du Shandong village ou se trouvait la maison du dissident, pourfendeur des abus des campagnes de stérilisations et avortements forcés en Chine comme des expropriations abusives.

Vive tension entre deux géants ! Mais un sentiment de satisfaction

le militant des droits civiques chang guangcheng et le secrétaire américain pour la region Asie et Pacifique Kurt Campbell a Pékin le 2 Mai dernier ©AFPUne situation délicate pour l'administration du président américain et pour la secrétaire d'État Hillary Clinton devait notamment aborder les questions de la Corée du Nord, de l'Iran et de la Syrie, des sujets délicats entre les deux pays. L'affaire Chen GUANGCHENG s'est toutefois invitée dans ces discussions. Elle force les deux pays, dont les relations sont encore fragiles, à aborder la question sensible des droits de la personne. La Chine a déjà exprimé sa colère envers les États-Unis, qui ont décidé d'héberger un de leurs ressortissants. Pékin estime que c'est son droit de restreindre les mouvements d'un citoyen chinois, et le conseiller d'État chinois Dai BINGGUO ayant rétorqué que la question des droits de l'Homme « ne devrait pas être utilisée pour s'ingérer dans les affaires intérieures » d'un pays ni « perturber les relations d'État à État ».

Du côté américain, l'affaire est tout aussi délicate. L'administration du président Barak Obama risque d'être perçue comme étant conciliante sur les droits de la personne au cours d'une année électorale aux États-Unis. D'un autre côté, tenir la ligne dure envers la Chine dans le dossier de l'activiste Chen risquerait de compromettre les pourparlers stratégiques de Mme Clinton. Celle-ci ayant néanmoins souligné à l'issue de la rencontre les droits de l'Homme est « essentielle dans tous les pays. "Nous abordons les cas individuels et les situations spécifiques chaque fois que c'est nécessaire", a ajouté la chef de la diplomatie devant des dirigeants chinois.

Un dialogue économique sauvé !

La chine qui aura sauvé les apparences et préférant éviter tout conflit diplomatique avec les USA aura finalement après un dialogue de deux jours aura permis aux États-Unis de conclure selon un communiqué du secrétaire au Trésor Timothy GEITHNER félicité la Chine pour ses mesures "significatives et prometteuses" sur le taux de change du yuan, dont la marge de fluctuation quotidienne par rapport au dollar a été élargie de 0,5% à 1 % le mois dernier. Il a dit penser que ces mesures allaient "conduire le yuan à s'apprécier davantage", alors que beaucoup d'hommes politiques américains jugent sa faible valeur responsable de l'énorme déficit commercial américain avec la Chine, qui s'est élevé à 295,5 milliards de dollars en 2011.

La Rédaction

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