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Le militant des droits civiques chinois Chen Guangcheng est arrivé à New York samedi 19 mai 2012. ©AFP/Andy JacobsohnC'est donc à l'aéroport Newark Liberty International, au New Jersey après être parti de Pékin à 17 h 50 sur le vol de compagnie United Airlines. Un homme heureux, qui espère que le reste de sa famille ne subira pas la vengeance du gouvernement chinois. Car si ce dernier arrive comme le précise la porte-parole du Département d'État, Victoria NULAND. « Afin qu'il y suive des études universitaires », il est peut probable que la chine un éventuel billet de retour. CHEN qui en présence de sa femme et de ses deux enfants a remercié lors d'une conférence de presse, le gouvernement américain pour soutien a appelé à « continuer le combat pour le bien dans le monde, et contre l'injustice ».

L'avocat qui devrait ainsi recommencer une nouvelle vie, l'université de New York a annoncé samedi que CHEN Guangcheng serait chercheur au sein de sa faculté de droit. Un couple qui après son arrivée dans la ville a rejoint le sud-ouest de Manhattan pour y être hébergé dans un immeuble résidentiel de l'Université.

Le dissident qui va ainsi retrouver Jérôme Cohen, un professeur de droit qui l'a conseillé alors qu'il se trouvait dans l'ambassade américaine. Les deux se sont rencontrés lorsque Chen s'est rendu aux États-Unis en 2003 dans le cadre d'un programme du département d'État, et M. COHEN lui a fourni des conseils depuis. « Je suis très heureux d'apprendre qu'il est en route et j'ai hâte de l'accueillir avec sa famille samedi soir, et de travailler avec lui sur son parcours scolaire », a déclaré le professeur Cohen.

Peu avant son envol il aurait confié à Bob Fu, président de l'Association chrétienne américaine ChinaAid, être néanmoins inquiet, car si « Des milliers de choses me viennent à l'esprit », a-t-il dit, expliquant ne pas être heureux de partir en pensant notamment aux membres de sa famille encore présents dans la province de Shandong. Avant d'ajouter et que la conversation ne soit coupée « J'espère que le gouvernement respectera les promesses qu'il m'a faites, toutes les promesses », CHEN Guangcheng, faisant allusion à la sécurité de ses proches, dont son neveu CHEN Kegui, et la crainte de représailles.

CHEN, âgé de 40 ans, est emblématique d'une nouvelle lignée de militants que le Parti communiste trouve menaçante. Provenant souvent de familles rurales ou ouvrières, ces « défenseurs des droits », comme ils s'appellent, ne sont pas comme les étudiants et les intellectuels des universités d'élite et des grandes villes qui ont formé les précédents mouvements démocratiques, et pourraient ainsi convaincre les Chinois ordinaires.

Fin d'un casse-tête diplomatique

Chen, un avocat aveugle de 40 ans, avait trouvé refuge à l'ambassade des États-Unis à Pékin après s'être échappé le 22 avril de son domicile de Dongshigu, dans la province de Shandong (est), où il était assigné à résidence depuis septembre 2010. Ce militant des droits de l'homme avait purgé quatre ans de prison pour avoir dénoncé la politique de l'enfant unique en Chine et dénoncé des cas de stérilisation et d'avortement forcés. Après des négociations tendues, Pékin et Washington s'étaient mis d'accord du dissident. Une affaire qui aurait pu tourner à l'incident diplomatique lors du voyage de la secrétaire d'État Hillary CLINTON pour le «dialogue stratégique et économique» annuel entre Pékin et Washington. Les Chinois qui n'avaient pas fortement apprécié dans un premier temps du dissident dans l'ambassade, mais surtout des paroles prononcées par la secrétaire d'État.

La Rédaction

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