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Le premier ministre australienDix jours après la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme le 2 avril dernier, le premier ministre australien Tony ABBOTT a prévenu dimanche que les parents qui refuseraient de faire vacciner leurs enfants seraient privés de certaines allocations familiales selon l'AFP. « Pas de piqûre, pas d'argent », a lancé le premier ministre conservateur devant des journalistes. « C'est une importante mesure de santé publique. Il est très important que nos familles et nos enfants soient le plus en sécurité possible » une menace jugée inacceptable par les associations australiennes.

Des associations selon lequel des parents sont hostiles à la vaccination, estimant qu'elle est dangereuse pour leurs enfants. Dans certains pays européens et aux États-unis, des maladies qui avaient disparu comme la rougeole ont fait leur réapparition. Une situation qui reviendrait a supprimé aux parents l'équivalent de 10 800 par an et par enfant soit 15.000 $ australiens.

Des nouvelles mesures soutenues par l'opposition travailliste, devraient entrer en vigueur en 2016 et si elles sont adoptées par le Parlement, privait à la fois les parents d'une clause "d'objection de conscience" et de ces allocations. Toutefois, les parents qui refuseront d'immuniser leurs enfants pour des raisons médicales ou religieuses continueront d'avoir le droit de percevoir certaines allocations même si les conditions d'accès seront restreintes. Reste que cette décision ressemble plus à chantage dont la pression et lobby des laboratoires sont sûrement responsable.

Un chantage au vaccin...danger ?

Selon le gouvernement, le taux de vaccination des enfants âgés de un à cinq ans est de plus de 90% en Australie. Ainsi toujours ces chiffres, plus de 39.000 enfants de moins de sept ans ne sont pas vaccinés, soient une augmentation de 24.000 cas au cours des dix dernières années.

« Ce choix de ne pas immuniser ses enfants n'a aucun fondement médical et ne devrait pas être soutenu par les contribuables », a ajouté M. ABBOTT dans un communiqué conjoint publié avec le ministre des Services sociaux, Scott MORRISON.

Les parents en question craignent que la vaccination ROR (rougeole, oreillons et rubéole) ne provoque l'autisme, ce qui a été démenti par de nombreuses études. La controverse date de 1998, lorsqu'une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet avait semé la panique dans le monde anglo-saxon en faisant un lien entre vaccins ROR et autisme. Cet article avait été retiré par la suite en raison "d'irrégularités" mais les craintes ont persisté.

La Rédaction

Sources : AFP

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