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L'hôpital Dar al-Chifa, à Alep, a été bombardé cinq fois. Il était au mois d'Aout 2012 l'un des rares Hopital ou tous les habitants des zones rebelles d'Alep, Après la fermeture des hôpitaux officiels © REUTERSAlors que Handicap international avait déjà invité en janvier dernier, les combattants de tout bord a ne pas utiliser les armes à sous-munitions. Le CICR rappelle l'urgence de la situation face chaque jour à la mort de dizaines de personnes faute de soins de santé adéquats ou du fait de pénuries d'articles médicaux et ceux malgré la présence CICR et du Croissant-Rouge. Situation qui pourrait éviter à de nombreux Syriens de nombreux handicaps, « Si les blessés pouvaient accéder rapidement à des structures de santé convenablement équipées », déclare le Dr Andrea REIS du CICR.

Une situation qui ne cesse de s'aggraver, « des dizaines de structures dans tout le pays, font face à des pénuries d'équipement, de matériel et de personnel. » Des combats qui lors de ses dernières semaines ont endommagé la plupart des infrastructures du pays, notamment les hôpitaux et autres structures médicales. Et le Dr REIS, d'ajouter que « Les établissements hospitaliers qui sont encore debout se démènent pour continuer à fonctionner. On déplore en outre un manque de respect pour les structures médicales et le personnel de santé de la part de ceux qui prennent part aux combats. Ainsi, depuis le début du conflit, un grand nombre d'auxiliaires médicaux, parmi lesquels des volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien ont perdu leur vie en tentant de sauver celle des autres ».

Situation pour lequel le CICR demeure profondément préoccupé par le manque de respect pour les services médicaux en Syrie. En vertu du droit international humanitaire, les parties au conflit sont tenues de respecter et protéger en toutes circonstances le personnel de santé, les véhicules sanitaires tels que les ambulances ainsi que les hôpitaux et autres unités médicales.

Des lieux ou des véhicules qui selon la convention internationale ne doivent pas faire l'objet d'attaques, et leurs activités ne doivent pas être inutilement entravés. Les parties doivent en outre faciliter leur passage en toute sécurité et prendre toutes les mesures pratiquement possibles pour faire en sorte que les blessés et les malades puissent recevoir au plus vite les soins médicaux dont ils ont besoin. Des droits qui aujourd'hui ne sont plus respectés...

Depuis le début de la crise en Syrie, le CICR, avec l'aide du Croissant-Rouge arabe syrien, a distribué du matériel chirurgical et d'autres articles médicaux en quantité suffisante pour soigner des milliers de patients blessés dans tout le pays, y compris dans les régions contrôlées par l'opposition. Récemment, le CICR a en outre fourni des secours médicaux directement à certains hôpitaux et autres structures de santé à Homs, Damas et Damas-Campagne, outre ceux qu'il a remis à diverses occasions au ministère de la Santé. Parmi les articles les plus demandés et fournis figurent les produits anesthésiques, les matériels de pansement et les solutions pour perfusion. « Les besoins restent immenses », relève cependant le Dr REIS.

La Rédaction