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Un jeune garcon syrien blesse a la jambe en ocotbre 2013La ville du Nord de la Syrie, Kobané, serait en passe de vivre un second cauchemar à cause des armes non explosées, alors quel était celui de la résistance contre les jihadistes du groupe État islamique (EI), menée par les Kurdes vient d'annoncé l'ONG Handicap International. Après quatre mois de combats, Kobané, qui comptait 60.000 habitants avant les affrontements, a été reprise aux jihadistes par les forces kurdes. La ville, qui s'étend sur 7 km2, est détruite à 80 % et 90 % des habitants ont fui vers la Turquie.

« Ce que nous avons vu à Kobané dépasse les pires cauchemars: une grande partie de la ville est détruite et la contamination par les armes non explosées de toutes sortes a atteint une densité et une diversité rarement observées », explique dans un communiqué le responsable du développement des programmes actions mines de l'ONG, Frederic Maio.

Une ville totalement meurtrie, puisqu'en en avril, les experts de l'ONG qui s'était rendue sur place, en mission d'évaluation, ont découvert près de 1.000 cratères de bombes, dont certains de plus de 10 mètres de diamètre.

Des semaines de combats...

Une ville qui a fait l'objet pendant des mois de combats entre les jihadistes et les forces kurdes, appuyées par les raids aériens d'une coalition internationale avec plus de 700 frappes aériennes. À cela il convient d'ajouter une quarantaine voitures piégées qui ont explosé dans le centre-ville, et les nombreux attentats-suicides

Selon l'organisation, le centre-ville affiche une densité moyenne de 10 munitions au mètre carré, et celle-ci de précisée que « nombreux engins non explosés, industriels ou artisanaux, restent présents dans les décombres des bâtiments effondrés ou endommagés ».

À cela s'ajoute le risque d'épidémie en raison de la présence de nombreux de cadavres regorgent encore de pièges, notamment de dispositifs explosifs cachés dans les cadavres et qui fréquemment mise en œuvre par les jihadistes.

Pour Frederic MAIO, « les engins non explosés et les pièges sont une menace quotidienne pour les personnes qui ont fui Kobané et tentent désormais de rentrer chez elles. Cette pollution due aux armes empêchera les gens de reconstruire leur vie, et rend impossible l'accès à plusieurs zones. Elle empêche aussi les organisations humanitaires de travailler et d'apporter l'aide nécessaire à cette population vulnérable ».

Les dispositifs piégés et les mines antipersonnelles artisanales ont coûté la vie à plus de 40 personnes et fait de nombreux blessés dans les villages environnants depuis la libération de la ville..

La Rédaction

Sources AFP