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Centre Patronale SUISSECentre Patronal Suisse

Alors que le département fédéral des affaires étrangères consulte les milieux intéressés sur l'opportunité de ratifier la Convention internationale du 13 décembre 2006 relative aux droits des personnes handicapées.

Le Centre patronal a fait lui savoir sa vive opposition à une telle décision qu'il ne juge pas nécessaire, appelant ouvertement le département à y renoncer !!! Une annonce surprenante et pour lequel d'association voire syndicat serait d'accord avec cet avis.

Pour Alain MAILLART, si le Centre patronal adhère pleinement à la protection des droits des personnes handicapées et à l'intégration optimale de ces dernières dans la société ainsi que dans la vie professionnelle, comme en témoigne notamment son soutien aux mesures de réinsertion proposées dans les dernières révisions de la loi fédérale sur l'assurance invalidité, il ne juge pas souhaitable que la Suisse ratifie cette convention.

Certes il vrai que la législation Suisse concernant la protection de l'intégrité, respect de la vie privée, liberté d'expression, mobilité personnelle, etc., sont déjà garanties. La difficulté vient plutôt à sa réelle application sur le terrain et pour lequel la Suisse comme d'autres pays accumule certains retards. 

Il suffit de se souvenir de la campagne controversée de

 

l'OFAS sur l'intégration des handicapés en novembre 2009, visant à appuyer la transformation de l'AI d'une assurance de rente en une assurance de réinsertion. Ou encore les excuses du gouvernement aux internés administratifs en septembre 2010 passé sous silence pendant 40 ans.

Le centre patronal évoque lui « qu'il y a toutefois de nombreuses obligations importantes de la Convention qui nécessiterait une adaptation de notre législation ». Des règles qui pourtant pourraient apporter des raisons d'espérer à nos amis suisses en situation de handicap ou à leurs familles.

Toujours dans ce sens de refus de la ratification, celui-ci cite par exemple que l'accessibilité totale devant être assurés aux constructions, installations, équipements et services ouverts au public, vont sensiblement plus loin que ce que prévoit la loi fédérale sur l'élimination des inégalités frappant les personnes handicapées. Les responsables affirmant ainsi l'incompatibilité de la notion du « droit du travail » entre la réglementation Suisse et celle-ci prévu dans la convention internationale.

Enfin, l'obligation d'intégrer les enfants handicapés dans l'école régulière met à mal la notion de « pédagogie spécialisée » qui a cours dans notre pays et à laquelle il ne faut pas renoncer.

En conclusion le représentant du centre patronal conclu par ces mots : « la Suisse n'aurait rien à gagner d'une ratification; au contraire, elle serait amenée à revoir un certain nombre de ses dispositions législatives, dans un sens qui n'est pas souhaitable et avec des conséquences financières qui pourraient se révéler importantes ».

Des Suisses qui décidément gardent l'argent en odeur de sainte, bien avant le respect de l'être humain, à ce demandé, comment des organisations comme l'ONU, l'OMS, le CICR et bien d'autre organisation internationale en ont fait leurs sièges en Europe. Preuve enfin s'il le fallait que le handicap n'est pas seulement une question de solidarité, mais aussi de gros sous !!!

Correspondante permanente F.H.I
Mathilde ROUGET

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