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Un homme en situation de handicap ayant relation sexuelle avec une femme Kitty au Pays-Bas en 2001 en tant que accompagnante sexuelleAlors que la France vient d'inauguré le 9 février à Lyon les nouveaux locaux du Centre Ressources Handicap et Sexualité, voilà que les Tchèques nous prouve que la question de la sexualité pour les personnes handicapée reste tout de même encore un tabou et loin d’être évidente. Car Tomas PIK qui affirme n'a rien avoir perdu de son désir de vivre pleinement sa vie malgré une maladie génétique qui le confine depuis cinq ans dans un fauteuil.

Mais pendu à la sonnette des prostituées, ce tchèque de 26 ans a subi plusieurs fois une déception amère. Certaines belles-de-nuit lui ont refusé leur corps en apprenant qu'il souffrait d'un problème génétique, l'ataxie de Friedreich, qui se traduit par une dégénérescence progressive des nerfs dans ses bras et jambes. « Être handicapé ne renforce nullement la confiance en soi. Et quand une prostituée vous tourne le dos, c'est un coup trop dur », confie Tomas.

Depuis peu, le jeune homme peut finalement s'offrir les plaisirs charnels sans risque d'être déçu, grâce à l'assistance sexuelle payante pour handicapés. La République tchèque est le premier pays ex-communiste à voir apparaître ce secteur professionnel et rejoint ainsi des pays tels que les Pays-Bas, l'un des pionniers en la matière, le Danemark, la France, l'Allemagne ou la Suisse.

Employé d'une boutique d'articles usagés et administrateur d'une page Facebook spécialisée, Tomas fait tout pour promouvoir l'assistance sexuelle. En sirotant un café dans une tasse qu'il a du mal à tenir, il explique que l'objectif des assistantes spécialement formées n'est pas de fidéliser les clients, mais de les encourager à trouver eux-mêmes une petite amie.

La sexualité « un grand tabou »

« Leur tâche est d'apprendre aux handicapés à vivre leur propre sexualité, à utiliser les jouets sexuels et à se masturber correctement. Personne d'autre ne leur parle de ce genre de choses », dit-il.  La sexualité des handicapées qui est « un grand tabou ici », ajoute Tomas, qui a déjà savouré le bonheur d'un massage tantrique effectué par une assistante. Un tabou que rencontre bon nombre de pays en Europe comme la plusieurs fois mise en avant X, lors de conférence sur la sexualité.

Mais qui peut-être commence à changer, puisqu’à Lyon à été inauguré les nouveau locaux du centre ressources handicaps et sexualités. Une évolution ? On peut l’espérer !

Étreintes, baisers, nudité…des désirs parfois inconnus

Tandis que la gamme des services proposés est variée. Les assistantes peuvent aller très loin, mais certaines d'entre elles tracent une ligne stricte à ne pas franchir, se limitant aux massages et à la formation. Une vision comme l’énumère Iva, une assistante sexuelle qui vit dans une ville au nord-est de Prague qui se qualifie elle-même d'enseignante sexuelle, « Je ne permets ni la pénétration, ni le sexe oral. Je propose aux clients les attouchements sexuels, les massages tantriques, les étreintes, les baisers et la nudité ». Affirmant que pour certains de clients « Certains handicapés mentaux ou en situation de handicap complexe ne savent même pas dire ce qu'ils désirent. Pour le savoir, j'utilise des images », explique-t-elle.

Avec une facture pour une séance qui se chiffre à l'équivalent de 45 €, Iva est l'une des cinq assistantes sexuelles travaillant pour une ONG qui se propose en premier lieu de venir en aide aux femmes dans l'industrie du sexe, "Rozkos-bez-rizika" (Plaisir sans risque), à l'origine de ce projet en République tchèque. Une sexualité âgée en moyenne de 35 ans dont « Beaucoup de handicapés n'ont pas de partenaire », cette pratique précise Iva, « leur ouvre ainsi la porte de la sexualité ».

Elle rencontre ses clients seulement à quelques reprises, afin d'empêcher la création de liens sentimentaux trop forts. « Les handicapés cachent au fond d'eux plein d'énergie refoulée », explique-t-elle.

« Une fois cette puissante énergie libérée, leur humeur s'améliore sensiblement et ils sont plus faciles à aborder », constate la jeune femme.

Entre prostitution ou proxénétisme ?

En France certaine comme Marcel NUSS, qui a créée le 2 septembre 2013, l'association pour la promotion de l'accompagnant sexuel (v.article), qui milite pour le droit aux assistantes sexuelles, refuse lui catégoriquement cette vision. D’autres associations plus Handicap et sexualite le centre de ressources handicaps et sexualite qui se trouve a Lyon estime qu'il est desormais temps parlerconservatrices voire aux visions fondamentalistes catholiques notamment refuse ces pratiques n’hésitant pas à parler de prostitution ou proxénétisme. « Ce projet qui aura nécessité deux ans de travail », raconte la présidente de "Rozkos-bez-rizika", Lucie SIDOVA, reste toujours pour l’association aujourd’hui sur le plan légal, obligé de marcher sur la corde raide, entre la prostitution qui n'est pas interdite en République tchèque et le proxénétisme qui est un délit, explique Mme SIDOVA.

Selon elle, l'assistance sexuelle s'apparente à de la prostitution. « Un oui clair et net de la part de l'État nous aiderait beaucoup », souligne-t-elle, dans son bureau aux sièges en cuir et muni d'une salle d'examen gynécologique.

Le projet se trouve toujours dans sa phase initiale. Iva n'a eu que deux clients en janvier, mais Mme SIDOVA qui espère que le nombre d'assistantes va augmenter et que des hommes viendront compléter l'équipe. Son organisation a déjà reçu une lettre de remerciements d'un client: « Après avoir longtemps cherché en vain une partenaire, il nous a écrit qu'il ne viendrait plus nous voir, car il a maintenant une petite amie ».

Une preuve comme le milite Marcel NUSS, que cette pratique devrait être regarder ni comme de la prostitution ou du proxénétisme, mais comme la possibilité de laissé une porte ouverte vers un droit auquel chaque être humain a le droit de disposé !

La Rédaction/avec Jean FLEMR de l’AFP

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