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Ines GEIPEL, ex-sprinteuse est-allemandeIls seraient ainsi quelque 10 000 sportifs à s’être dopés en République démocratique allemande, pendant les années 1970 à 1980, avec comme seul objectif celui d’un maximum de victoire. Une situation que l’Allemagne et que ces sportifs payés très cher aujourd’hui avec des corps totalement détruit selon, Ines GEIPEL, ex-sprinteuse est-allemande et présidente d'une association de victimes du dopage.

Un scandale connu depuis plusieurs années et pour lequel les langues commencent à délier comme a l’occasion de la difusion cette semaine du documentaire "Jamais vaincu !" sur la chaîne Histoire ainsi que les commémorations de la chute du mur de Berlin font réapparaître les blessures mal cicatrisées du dopage version République démocratique d'Allemagne.

Des corps, dont la « prise de stéroïdes, d’hormone masculine, les organes, le cœur, les reins, le foie sont a jamais empoisonnés et détruits » décrivant cette situation comme une « catastrophe »,25 ans après la chute du Mur que la chancelière à fêter en grande pompe le 9 novembre dernier. Ines GEIPEL âgé de 54 ans, a commencé ce combat en 2005, demandant depuis que tous les records officiels nationaux sont supprimés et faire reconnaitre le statut de victimes aux athlètes de l'Allemagne de l'Est.

L’Allemagne au cœur d’un scandale…

La RDA avait terminé deuxième du classement des nations aux jeux Olympiques de Montréal en 1976, derrière le grand frère soviétique. Une place conservée à Moscou en 1980, lors des Jeux boycottés par les États-Unis, et à Séoul en 1988. Natation et et l'athlétisme étaient les sports rois battant des records, tel celui de Marita Koch sur le tour de piste qui tiennent toujours. Mais le prix à payer fut celui du dopage organisé.

Un prix a payer dont le fruit de centaines de lettres reçu régulièrement par la cellule mise en place par l’association créée par Ines GEIPEL, suivant à ce jour plus de 700 dossiers, et qui donne l’exemple de cri d’espoir lancé par ses sportifs d’hier et que l’Allemagne souhaite oublié. « J’étais gymnaste, je ne peux absolument plus bouger, pouvez-vous installer chez moi un ascenseur ? »... raconte à l'AFP sa présidente.

Et dont les conséquences sont plus que dramatiques pour ces hommes et femmes âgés de 40 et 50 ans aujourd’hui. Parmi celles-ci des dégâts physiques, mais aussi psychologiques avec des dépressions et suicides...qui sont « énormes », explique-t-elle. Des femmes dont le tableau est particulièrement sombrent comme des « insuffisances ovariennes, enfants handicapés », et « les dégâts touchent la seconde génération, pieds bots, hydrocéphalies ».

Le 20 octobre, l'ancien colosse de RDA, Gerd Bonk, double médaillé olympique et ancien recordman du monde d'haltérophilie dans la catégorie super-lourds, est décédé à l'âge de 63 ans. Souffrant de sérieuses lésions, il était tombé dans le coma fin septembre. « Sa mort a une portée symbolique », souligne Mme Geipel. Bonk a écrit un jour qu'il avait été « grillé par la RDA (et) oubliée par l'Allemagne réunifiée ».

Des Politiques qui veulent oublier…

Une situation qui confirme cette volonté d’oublier du passé, celui des politiques peu enclins a son appel refusant contrairement a ce qu’affirme la chancelière à regarder le passer. Écrivant pour cela au président allemand Joachim GAUCK, l’invitant que 25Udo Beyerchampionnats dEurope 1986 ans après la chute du Mur, ce serait un beau geste d'inviter 10 à 20 victimes dans sa résidence officielle au château Bellevue Impossible « affirme Mme Geipel. Une réponse tout aussi négative de Angela Merkel, qui a grandi comme Gauck de l'autre côté du Mur.

Pour preuve celle de la mobilisation de l’association fin octobre, contre Rolf Beilschmidt, le responsable régional des sports en Thüringe qui poursuive leurs carrières malgré un passé trouble. Un homme qui avait occupé un poste de cadre du parti communiste est-allemand SED et un informateur de la police politique, la Stasi, lorsqu'il officiait au sein du club SC Motor Iena, justement celui de Mme Geipel.

« C'est tellement incroyable, les responsables peuvent faire une belle carrière alors que l'on n'accorde pas un regard aux victimes. J'en reste sans voix » précise Ines GEIPEL

Appel a la générosité…et à l’indemnisation

Invoquant un dopage d'État, elle se bat pour une « pension d'indemnisation » en faveur de ses victimes : les sportifs. Elle souhaite la mise en place d'un « fonds d'urgence » pour les cas les plus graves et la création de deux cliniques spécialisées.

Mais pour l'ancienne championne, il faudra d'abord un « changement de mentalité" car en Allemagne, selon elle, « il y a encore cette guerre froide entre Est et Ouest ». Ainsi, « à l'Ouest, on n'admet pas qu'un dopage systématique ait pu exister aussi » en RFA.

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