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Futur chef d'entreprise d'une épicerie qui va ouvrir dans quelques jours, âgés de 30 ans, Grégory CUILLERON est devenu depuis quelques jours le nouveau chef de file de la campagne 2011 lancée par l'AGEFIPH. Remplaçant l'humoriste Jamel Debbouze, ce jeune homme se veut être aussi l'esprit de la réussite qui peut être personnelle pour des travailleurs handicapés dont le taux de chômage situé a 19,4 % avec une progression de 2% en 2010 pour atteindre 257 121 au 31 décembre selon Pôle emploi, mais largement en dessous de la réalité, beaucoup d'entre eux ayant abandonné la recherche d'emploi. Grégory CUILLERON qui souhaite avant tout par son expérience personnelle comme sa victoire au « Un dîner presque parfait en 2009, sur M6 qui souhaite affirmer qu'il entend avant tout « Croire et faire croire en leurs capacités. Mais surtout ne pas s'arroger de passe-droits au motif d'un quelconque handicap ».

2011.03.10.Gregory Cuilleron AgefiphFier et indépendant bientôt a la tête d'une épicerie fine a Lyon, l'AGEFIPH change de look pour sa nouvelle campagne de promotion



F.H.I — Après plusieurs années de soutien à l'AGEFIPH vous remplacez l'humoriste Jamel Debbouze quelles sont les raisons de vous ont conduit a cet engagement ?

Grégory CUILLERON — Je ne me suis jamais senti handicapé, mais l'injustice, quelle qu'elle soit, m'a toujours horrifié. Par ailleurs, je me suis rendu compte, de par les témoignages que j'ai reçus lors de mes différents passages télévisés, que je pouvais avoir valeur d'exemple auprès des personnes handicapées et de leurs familles.

F.H.I — Candidat à « Top Chef » en 2010 et à « Un dîner presque parfait » en 2009 que vous avez remporté, avez-vous eu le sentiment d'avoir subi une discrimination et comment avez-vous vécu cette expérience ?

Grégory CUILLERON — Je n'ai jamais eu de traitement particulier dans un sens comme dans l'autre. On m'a toujours traité «normalement», et j'en suis ravi. C'est justement ce traitement qui m'a le plus satisfait. Ainsi je peux dire que j'ai gagné le titre toutes catégories, et non le titre handisport. Il n'y a donc pas de clivage, et j'en suis ravi !

 

F.H.I — L'engagement de l'État français tant au niveau des travailleurs handicapés vous parait-il suffisant alors que le nombre de ces derniers au chômage a progressé de +2 % en 2010 ?

Grégory CUILLERON — S'il est vrai que le chômage des personnes handicapées a progressé en 2010, celles-ci avaient aussi moins souffert du chômage et des effets de la crise en 2009. Il y a encore beaucoup à faire c'est un fait, mais l'Agefiph s'y emploie. En 2010, elle a engagé 15% d'interventions de plus en direction des personnes handicapées et 19% en direction des entreprises.

F.H.I — La cuisine n'est pas un métier qui s'apprend, surtout par l'apprentissage croyez, que celle-ci soit suffisamment accessible aux personnes handicapées ?

Grégory CUILLERON — En effet, c'est en cuisinant que l'on devient cuisinier. Il est vrai que le métier de cuisinier, comme de nombreux métiers manuels, n'est pas le plus évident lorsque l'on est handicapé... J'imagine que c'est pour cela que l'on y retrouve peu de personnes handicapées...

F.H.I — A quand l'ouverture de votre épicerie fine à Lyon, quel serait « les conseils » s'il y a que vous souhaiteriez donner aux travailleurs handicapés pour réussir leurs insertions professionnelles ?

Grégory CUILLERON — L'épicerie va ouvrir à la fin de ce mois... Le conseil que je pourrais donner aux personnes désireuses d'entreprendre, c'est de faire preuve de ténacité, j'entends par là croire et faire croire en leurs capacités. Mais surtout ne pas s'arroger de passe-droits au motif d'un quelconque handicap.

Interview  réalisé à Lyon le 15 Mars 2011
Par Stéphane Lagoutiére







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