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Interview Stephane_BRIDELMême si le chômage des personnes en situation de handicap atteint les 23%, le secrétaire Générale du Fond handicap et société, Stéphane Bridel, met en lumière quelques retards par rapport à la loi du 11 février 2005. Même si elle aapporté des choses bénéfique, il faut lui redonner un second souffle. Pour lui, il faut simplifier le système pour n’avoir qu’un seul interlocuteur et lui donner plus de moyens pour faciliter l’embauche des travailleurs handicapés au sein des entreprises.

F.H.I --- Que peut-on faire contre un tel taux de chômage des personnes en situation de handicap soit aussi élevé ?

Stéphane BRIDEL : Comme le chômage global a augmenté, c’est normal que le taux de chômage des personnes handicapées, qui atteint les 23%, soit aussi élevé. Les personnes les plus touchées sont les personnes fragiles. Pourtant, certaines entreprises seraient prêtes à embaucher des travailleurs handicapées mais le système est trop compliqué que ce soit au niveau des acteurs ou des aides. Il faut mettre l’accent sur la formation afin que la demande puisse répondre à l’offre.

F.H.I --- Comment peut-on simplifier le système ?

Stéphane BRIDEL : Il faut un interlocuteur unique pour les entreprises afin de faciliter l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Néanmoins depuis la loi du 11 février 2005, de nombreuses dispositifs et mesures ont été mis en place pour embaucher des travailleurs handicapés. Malheureusement, les entreprises qui veulent jouer le jeu rencontrent des difficultés car elles ne savent pas à quelle porte frapper.

F.H.I --- L’Agefiph doit-il être plus pour l’insertion des travailleurs handicapés ?

Stéphane Bridel : L’Agefiph doit davantage communiquer et simplifier les aides financières. Il faut une aide pour l’aménagement du poste ainsi qu’une période d’essai un peu plus longue afin de rassurer l’employeur. Mais il faut également mettre beaucoup de moyens dans la politique d’accessibilité qui serait un gage d’une intégration réussie dans la société pour le personnel handicapé.

F.H.I --- Qu’en est-il des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ?

Stéphane BRIDEL : La question du handicap a été abordé lors de la loi du 11 février 2005. Mais depuis le soufflet est retombé. Il faut donner un second souffle à cette loi. Et donner plus de moyens aux Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sur l’ensemble des territoires car aujourd’hui, elles ne peuvent pas remplir leurs missions à fond. La crise économique n’a pas été la cause principale. Il faut justement aider les plus frafiles. C’est en les aidant qu’on répondra à la loi de 2005.

F.H.I --- Concernant l’accessibilité des lieux, que pensez-vous des agendas d’accessibilité programmés ?

Stéphane BRIDEL : L’erreur première de ces age,das d’accessibilité programmés, c’est qu’iln’y a pas d’échéanciers, de dates butoirs pour se mettre aux normes. D »ici à 2024, je l’espère vraiment. Si la France obtient les Jeux Paralympiques, cela pourrait être un accélérateur pour notre société.

F.H.I --- Justement, y-a-t-il une politique claire sur le handicap ?

Stéphane BRIDEL : J’attends qu’on franchisse un cap concernant la politique du handicap. Aujourd’hui, c’est encore un peu flou sur les questions d’accessibilité et des MDPH. Il faut définir un cap clair afin d’obtenir une société inclusive pour tous.

Propos receuilli par
Romain BEAUVAIS 

  

 

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