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Francis CHAISEC’est le mal du siècle. Alors que la lèpre fait de nombreuses victimes, la 62e journée mondiale de lutte contre la Lèpre, qui se tiendra les 24 et 25 janvier prochains, espère faire reculer cette maladie. À cette occasion, l’Ordre de Malte espère récolter 1,5 million d’euros pour cette cause afin de continuer à financer les programmes de lutte contre la lèpre. Pour le directeur des programme lèpre Asie du Sud-Est à Ordre de Malte France. Pour, Francis CHAISE, les gens qui détectent ce bacille sont de mieux en mieux formés. Maintenant reste au patient de s’auto-examiner afin de le guérir au plus vite grâce à la polychimiothérapie.

Mais le docteur CHAISE n’est pas dupe car il sait très bien qu’on n’arrivera pas à terrasser ce fléau et qu'il faudra donc poursuivre le combat...

F.H.I --- Qu’attendez-vous de cette 62e journée mondiale de lutte contre la Lèpre ?

Francis CHAISE : L’Ordre de Malte en a déjà fait beaucoup mais il faut continuer à en faire davantage pour détecter la lèpre dans le présent et les années à venir. C’est un mal qui s’inscrit dans le temps puisque les mutilations ne pourront jamais être guéries par des médicaments ou des opérations chirurgicales sophistiquées. À partir du moment où un patient victime de la lèpre est porteur d’handicap (infirmité, paralysie, mutilation), il devra être pris en charge tout au long de sa vie dans des strucutres médicales pour lui prodiguer ses soins.

F.H.I --- Comment détecte-t-on cette maladie ?

Francis CHAISE : On recherche quelque part sur le corps humain d’une tâche cutanée. La caractéristique première, c’est qu’elle est insensible. Lorsqu’on la pique, le patient ne sent strictement rien. Après le traitement dure un ou deux ans et il faut amener les médicaments aux patients. Dans certains pays, c’est compliqué.

F.H.I --- Grâce à cette journée, aura-t-on une meilleure détection ?

Francis CHAISE : On a déjà récolté de l’argent pour cette cause et on espère que cela continuera. La étection dans les pays où ll’on est s’améliore davantage. Les détecteurs ont été bien formés ) –évaluer et identifier ces lésions. Une maladie entre l’infesttion et les signes cutanées peut prendre vingt ans pour apparaître. Si vous passez à ‘année 11 et le patient n’est pas malade mais entre-temps il peut la développer et si vous ne repasser qu’à l’année 15, c’est déjà trop tard car la maladie aura fait son euvre. Il faut donc passer, repasser et revérifier tout le temps. Après il faut que les malades s’auto-surveillent grâce à un miroir pour trouver leurs lésions cutanées et le faire pour leur entourage. C’est comme cela que l’on pourra traiter le plus tôt possible cette maladie.

F.H.I --- Y-a-t-il toujours les préjugés autour de la Lèpre ?

Francis CHAISE : Albert EINSTEIN a dit qu’il était plus simple de désagréger un atome qu’un préjugé. Lorsque les gens auront compris dans leurs têtes qu’ils ne sont plus contagieux, ils les réintégreront dans la société. C’est comme si un démineur se faisait exploser les deux mains au Liban et quand il rentre au pays, on le rejette. Les personnes souffrant de la lèpre ont attrapé cette maladie et payent éjà un loutrd tribut. Pourquoi lui en faire payer davantage. Il faut au contraire les aider plus que les autres.

F.H.I --- Les personnes handicapées à cause de cette maladie retrouvent-ils une certaine autonomie ?

Francis CHAISE : En Mauritanie, il y avait beaucoup de mendiants mutilés à cause de cette maladie. On s’est appuyé sur une organisation locale pour trouver des solutions. Comment faire pour le retrouver du travail dans un pays où il n’y a pas beaucoup d’emploi. Avec l’accord de la mairie de Nouakchott nous a attribué des terrains pour faire des parkings. Après on a payé un poste d’électricité et un poste d’eau pour laver les voitures ainsi qu’une petite cabane pour dormir. Après il a fallu trouver des volontaires. J’ai alors opéré à tour de bras des lépreux pour qu’il puisse attraper les choses avec la pince afin qu’ils puissent tenir un bâton pour se défendre. Cela s’est intitulé « l’Opération Bâton ». Après ils étaient autonomes et certains qui avaient le plus de capacité pouvaient laver les voitures. Maintenant Ils sont parfaitement réinsérés d’un point de vue économique et social.

F.H.I --- Quels sont vos espoirs pour l’avenir ?

Francis CHAISE : C’est d’avoir des détecteurs de plus en plus bien formés et d’avoir une plus grande volonté de la part des politiques locales de tous les pays où l’on exerce afin de dépister le plus rapidement possible cette maladie grâce à la polychimiothérapie. On connaît ce bacille depuis 2000 ou 3000 ans, je sais très bien qu’on ne pourra pas terrasser la lèpre.

F.H.I --- Demain, pourra-t-on éradiquer ce mal ?

Francis CHAISE : On n’a pas le droit de dire qu’on a trouvé un vaccin car ce n’est pas le cas. La recherche fondamentale n’a pas la baguette magique pour éradiquer ce mal. Aujourd’hui avec la mondialisation, les gens bougent et emmènent leurs germes avec eux donc il y aura toujours un coin sur la planète où le bacille existera.

Propos recueillis par
Romain BEAUVAIS

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