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Deza NguembockOn est tous différents. Malgré son handicap, on est des citoyens comme tous les autres. C'est pour cette raison qu'à travers les témoignages de Nicolas Bissardon, Blandine Bricka, Marie Decker, Deza Nguembock, Lalie Segond et Benoît Walther, ces derniers ont ainsi voulu dire avec des mots comment is vivaient leur handicap. Ce livre est donc un exutoire pour eux. Pour sa part, Deza Nguembock, directrice de l'agence ESHLab, cet ouvrage aura surtout permis de répondre aux problématiques des personnes qu'elles soient ou non en situation de handicap.

Maintenant, il ne reste plus qu'à régler la question de l'accessibilité et lorsque ce sera fait, on aura fait un grand pas vers une société accessible à tous.

F.H.I --- Qu’est ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?

Deza Nguembock : Cela fait partie du travail que j’ai initié sur les perceptions liées au handicap. Grâce à ce livre, on veut accompagner de la meilleure des manières l’intégration des personnes handicapées dans la société.

F.H.I --- Ces témoignages auront-ils réussi à donner un autre regard sur le handicap ?

Deza Nguembock : Je le pense. Ce sont des parcours de vie réussis car on voit une personne handicapée, on a plutôt un réflexe d’empathie ou de pitié. En lisant ce livre, on va prouver qu’les personnes handicapées arrive à trouver un certain équilibre dans leur vie malgré leur handicap.    

F.H.I --- Avec ce livre, pensez que le regard sur le handicap va évoluer ?

Deza Nguembock : En écrivant cet ouvrage, on avait juste envie de livrer une partie de nous-mêmes. « L’art d’être différent » donne les clés de compréhension sur certains sujets qui sont abordés dans ce livre. C’est un double regard entre notre perception du handicap et la manière dont on se projette en tant que parents. Il répond ainsi à des problématiques qui sont importantes tant pour les personnes handicapées que pour les valides.

« Les personnes handicapées ne se permettent pas de vivre leurs rêves.»

F.H.I --- Comment l’enfant perçoit-il son handicap ?

Deza Nguembock : Lorsqu’un enfant handicapé arrive, l’entourage est souvent dans la panique. Ce livre prouve qu’on peut réussir. L’enfant en situation de handicap pourra se dire qu’il peut lui aussi y arriver comme tous les autres. Parfois les personnes handicapées ne se permettent pas de vivre leurs rêves.

F.H.I --- Selon vous, l’Éducation nationale joue-t-elle pleinement son rôle ?

Deza Nguembock : Je ne peux pas vous répondre cette question car je ne connais pas très bien l’éducation nationale françaiseCe qui va dans le sens de la loi de 2005, c’est une meilleure intégration des personnes en situation de handicap. L’État souhaiteDeza Nguembock lors de la confence mettre en place les moyens pour que l’intégration soit réussie. Est-ce facile, est-ce possible sur le terrain ? C’est une toute autre question.

F.H.I --- On dit souvent que les personnes handicapées sont mal formées, comment peut-on faire pour changer ce préjugé ?

Deza Nguembock : Pour ma part, c’était compliqué d’un point de vue de l’accessibilité car lors de mon inscription par téléphone, je n’avais précisé que j’étais en fauteuil roulant. Je n’ai pas pu aller à la faculté car il n’y avait aucun ascenseur. On a trouvé une solution alternative. J’ai alors intégré une université plus accessible à mo handicap. Lorsqu’on aura réglé la question de l’accessibilité, les personnes en situation de handicap pourront aller à l’école. Si on améliore la formation des handicapées, on aura fait un grand pas. Après certains sont bien formés mais on les oublie car c’est plus facile de dire qu’on n’a pas les candidats dont on a besoin

F.H.I --- Avec un taux de plus de chômage de 23% pour les personnes en situation de handicap, comment incite-t-on les entreprises à les embaucher ?

Deza Nguembock : Il faut continuer de sensibiliser les entreprises à ces questions sur le handicap. Lorsque j’arrive dans une entreprise et que mon handicap est compensé, je ne suis plus un poids mais une force pour cette société. Je suis donc productive comme toutes mes autres collaborateurs. Si on porte ce message auprès des entreprises, ce sera un plus mais c’est aussi aux personnes handicapées de prendre leur place au sein de la société. Parfois des choses sont mises en place pour les personnes handicapées mais elle n’arrivent pas à taper du poing sur la table pour dire qu’elles ne veulent pas cela. Il faut donc qu’elles arrivent à faire bousculer les mentalités.

F.H.I --- Demain, aura-t-on une société accessible à tous ?

Deza Nguembock : On attendait avec impatience que tout soit accessible puissent comme tous les autres citoyens se mouvoir dans la société et faire tout ce qu’elles ont envie de faire. J’espère que ce sera le cas dans les prochaines années.

 Propos recueillis par Romain BEAUVAIS

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