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Christian Favier, President du Conseil general du Val de MarneDix ans après le constant est sans appel. Concernant l’accessibilité, la France est encore en retard. Malgré la loi du 11 février 2005 qui va fête ses dix ans, les collectivités n’ont pas réussi à être présentes à temps pour 2015. Mais dans le Val-de-Marne, les élus municipaux ont essayé de mettre tout en œuvre pour que le plus grand nombre de lieux accueillant du public handicapé soient aux normes. Les nouveaux le sont bien évidemment. Pour le président du Conseil général du Val-de-Marne, Christian FAVIER (PCF), il était important de faire le maximum le chantier étant loin d'être finit.

Tant en terme d’accessibilité pour les personnes handicapées que  pour l’emploi que pour les bâtiments administratifs ou bien d'autre domains. Mais reste aussi à l’État de prendre au sérieux le handicap et d’accompagner les collectivités pour qu’elles puissent répondre aux problématiques liées au handicap sur leur territoire.

F.H.I --- À moins de deux semaines de la date anniversaire de la loi du 11 février 2005, qui est un échec national concernant l’accessibilité, comment le percevez-vous ?

Christian FAVIER : C’était une loi qui était positive dans ses intentions et sa volonté de rendre accessible aux personnes handicapées les équipements publics mais aujourd’hui cette loi est faiblement appliquée. Il y a eu quelques avancées notables. De nombreux élus voulaient mettre en place cette politique du handicap mais ils ont buté en raison d’un manque de moyens financiers au sein de leur collectivité

F.H.I --- Est-ce la faute des collectivités ?

Christian FAVIER : Le handicap est une question portée par les élus de notre département. Cela l’est aussi en réunion publique car on est interpellés par nos citoyens. Sur cette question. Dans toutes les équipes municipales, on a un élu dédié au handicap. On se heurte à une vraie difficulté de moyens dans les collectivités car les équipements pour les personnes handicapées sont lourds financièrement. C’est un peu la limite de cette loi.

F.H.I --- Concrètement qu’est-ce qui est mis en place dans votre département ?

Christian FAVIER : Pour les nouveaux bâtiments construits, on est en conformité avec la loi. Pour les 104 collèges, on savait qu’on ne serait pas prêt pour 2015, on a alors essayé qu’au moins un établissement dans un rayon de deux kilomètres soit accessible pour éviter à une personne handicapée de faire de longs déplacements. Après on veut densifier le nombre d’établissements scolaires adaptés pour tous. Après, il y a l’accès à nos propres équipements. Par exemple, on est en train de rénover une crèche à Champigny et on a installé des ascenseurs pour les personnes handicapées car avant cela n’existait pas avant.

F.H.I --- Qu’en est-il pour l’accès à l’emploi ?

Christian FAVIER : On a tout mis en œuvre pour que l’accueil des personnes handicapées dans leur poste se fasse de la meilleure des manières. On est un peu au-dessus du quota imposé par l’État. Je suis satisfait de notre travail car on a réussi à s’adapter à tous les types de handicap. On démontre qu’employer des personnes handicapées, c’est possible.

F.H.I --- À quelques semaines des élections départementaleset cantonales, le handicap peut-il être un élément de campagne ?

Christian FAVIER : Cela n’en prend pas le chemin. Il faudrait que les personnes qui souffrent d’une déficience visuelle puissent avoir accès aux documents afin de pouvoir s’intéresser à la vie politique de leur département. Il faut trouver une solution car sinon on exlura toujours une partie de la population.

F.H.I --- Cela veut-il dire que l’État s’intéresse aux questions sur le handicap ?

Christian FAVIER : Il ne faudrait pas que cette question soit renvoyée aux collectivités. Sinon, il y aura une grande inégalité car d’une commune à l’autre, les ressources snt différentes. Pour certaines, s’il n’y a pas d’accompagnement de l’État, les collectivités ne pourront pas mettre en œuvre cette politique du handicap. Il faut que les pouvoirs publics prennent au sérieux ces questions sur le handicap.

Propos recueillis par
Romain BEAUVAIS

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