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l acteur Youssef HAJDI« Pourquoi j’ai pas mangé mon père » a ouvert ce mercredi à l’UGC Gobelins à Paris, la sixième édition du Festival Audiovision. Durant deux semaines, les aveugles et amblyopes pourront ainsi regarder les films en audiodescription. Ouverte à tous pour la modique somme de 4€, mais une vraie opportunité pour un public qui a des difficultés à avoir accès à la culture et au cinéma. Une manifestation en présence des acteurs du secteur engagés comme Luc BESSON, parrain de ce Festival, ou Jamel DEBBOUZE, sensible au handicap.

Pour Youssef HAJDI, ce sont des manifestations comme le festival Audiovcision qui permettront de sensibiliser un plus large public afin de leur offrir le choix de regarder un film en audoscription. Après pour que tous les films soient audiodécrits, il faut que les producteurs connaissent l’audiodescription.

Car plus ils le connaîtront, plus ils seront encouragés à l’utiliser car c’est simple techniquement à intégrer dans leurs films. Il faut donc continuer à sensibiliser le monde du cinéma aux questions du handicap afin que demain l’accès à la culture et notamment au cinéma pour les aveugles et les ambluyopes ne soient plus le parcours du combattant.    

F.H.I --- Qu’est-ce que cela représente pour vous de mettre l’audiodescription sur ce film « Pourquoi j’ai pas mangé mon père » ?
Youssef HAJDI : Cela fait de nombreuses années que je travaille avec Patrick SAONITE. Depuis quatre ou cinq ans, on réalise un festival de cinéma où l’on diffuse des films en audiodescription. Après Jamel DEBBOUZE est très sensible au handicap. Cela prenait donc toute sa place sur « Pourquoi j’ai pas mangé mon père ». Après les cinémas Pathé sont sensibles à l’audiodescription depuis 2012 et veulent que tous leurs films le soient.

F.H.I --- Pensez-vous qu’aujourd’hui il y a plus de films en audio description ?
Youssef HAJDI : Complétement. Au début, cela se faisait sur un genre de films plus populaire. Aujourd’hui, n’importe quel film doit être en audiodescription. C’est une évidence !

F.H.I --- Pourtant encore aujourd’hui, la totalité des films ne sont pas en audiodescription. Que faut-il faire pour y parvenir ?
Youssef HAJDI : Il faut laisser le choix aux spectateurs de visualiser un film en audiodescription. Plus il y aura des manifestations comme Audiovision, plus on pourra sensibiliser le grand public à regarder un film en audiodescription. Ce qui au final permettra d’avoir plus de films en audiodescription.

F.H.I --- Qu’est-ce qui empêche les producteurs de l’intégrer dans leurs productions ?
Youssef HAJDI : Je ne pense pas que ce soit un frein. Après il faut que les producteurs connaissent l’audiodescription. Plus ils connaîtront ce procédé, plus ils seront encouragés à l’utiliser car c’est très simple à intégrer dans leurs films.

F.H.I --- Luc BESSON est le parrain du Festival Audiovision, cela donne-t-il plus de relief à l’audiodescription ?
Youssef HAJDI : Lorsqu’on a e pouvoir comme Luc BESSON ou Jamel DEBBOUZE, c’est de sensibiliser le plus large public et notamment ceux qui créent les films. Il faut être sensible à l’audiodescription aujourd’hui.

F.H.I --- Cela veut-il dire qu’on va vers une société accessible à tous. C’est un sentiment que vous partagez ?
Youssef HAJDI : Je pense que les films comme « Intouchables », qui visuellement racontent le handicap, ont sensibilisé beaucoup de personnes dans la culture et le cinéma afin que les aveugles ou amblyopes puissent avoir accès au cinéma. 

Propos reucillis par
Romain Beauvais

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