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Le groupe de toutes les Start-up du TremplinCe mercredi à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, Tremplin a dévoilé la première plateforme d’innovation dédiée au sport de la ville de Paris. Les starts-up sélectionnées seront logées dans l’enceinte du Stade Jean Bouin à Paris à partir de mars 2016. En attendant leur installation finale, elles seront hébergéees dans des locaux situés Boulevard Mac Donald dans le 19e arrondissement de Paris. Malheureusement sur les 100 dossiers présentés, aucun ne faisait référence au handisport ou au sport adapté. Les organisateurs ont ainsi dit qu’ils n’avaient pas reçu de projets sur ces questions mais formulant en avant pour les prochaines candidatures !

Mais en attendant les prétendants qui intégreront cet incubateur ont présenté tour à tour leurs sociétés innovantes.

En présence de différents acteurs de l’économie du sport et notamment de l’Adjoint à la maire de Paris en charge des sport et du tourisme, Jean-François MARTINS, Tremplin voulait à tout prix montrer que l’innovation est au cœur de la capitale. Mais Jean-François MARTINS a voulu rappeler son engagement auprès du handicap.

Même si le handicap n’était pas au cœur de toutes les conversations, l’adjoint à la maire de Paris en charge des sports a dressé un premier bilan un an après l’arrivée de la nouvelle équipe à la tête de la mairie de Paris. Même s’il y a encore beaucoup de choses à réaliser, l’équipe parisienne a pointé du doigt ce qui n’allait pas. Pour lui, il faut un travail main dans la main avec les associations sur le terrain afin que la mise en accessibilité soit totale à Paris.

Pour y parvenir, la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques pourrait être un accélérateur pour la capitale française. Si Paris décroche cette candidature, il faudra que les transports, les logements et les hôtels soient accessibles à tous. Outre d’obtenir l’organisation d’un tel événement, les élus parisiens doivent avoir un seul objectif : avoir une conception d’une politique publique inclusive à tous d’ici à l’horizon 2020. Espérons que ce souhait soit réalisé…

Jean Francois MARTINS et Jean-Louis MISSIKAF.H.I --- Depuis votre nomination à la mairie de Paris, quel bilan faîtes-vous sur la question du handicap ?

Jean-François MARTINS : En matière de sport, on va promulguer le plan nager à Pairs lors de notre prochain Conseil. Il va nous permettre d’augmenter de 30% l’accessibilité de nos piscines. D’ici à 2020, on va mettre en place des investissements afin que nos équipements sportifs soient accessibles pour tous les handicaps quels qu’ils soient, moteurs, sensoriels ou mentaux. Après on aide les clubs de rugby-fauteuil ou basket-fauteuil à s’installer durablement dans la capitale. On sait très bien qu’en un an, on n’a pas encore tout réalisé pour le handicap mais on a réussi à identifier les financements pour pouvoir investir dans les équipements sportifs d’ici à la fin de notre mandat.

F.H.I --- Cela veut-il dire que le handicap est l’une des priorités d’Anne HIDALGO ?

Jean-François MARTINS : C’est un sujet à mettre au cœur de chaque élu de Paris. Par exemple, lorsqu’on finance un gymnase, la maire de Paris veut qu’il soit accessible à 100%. C’est la même chose lorsqu’il s’agit d’une rénovation d’un équipement sportif. Le handicap n’est pas une priorité en soi mais un sujet que l’on doit avoir en permanence en tête car les personnes handicapées ne sont plus un public à part. Ils font partie désormais de cette société inclusive. Après avoir mis en accessibilité les équipements, il faut l’aide des associations sur le terrain afin de leur faciliter cet accès.

F.H.I --- Que reste-il encore à faire pour améliorer les choses ?

Jean-François MARTINS : Il faut accentuer l’accompagnement. Par exemple, dans les piscines parisiennes, il n’y a pas d’associations autour pour faciliter l’accueil des personnes en situation de handicap. Parfois des équipements sont accessibles mais ils sont peu utilisés par les personnes en situation de handicap. Il faut donc travailler main dans la main avec les différents acteurs afin que Paris soit accessible à tous.

F.H.I --- Dans l’optique d’une future candidature de Paris aux Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024, pensez-vous que la capitale parisienne sera prête à accueillir le public handicapé pour une tel événement ?

Jean-François MARTINS : Je l’espère. L’intérêt d’une candidature olympique et paralympique, c’est qu’elle nous donne une obligation. Si on organise les Jeux de 2024, il faudra être accessible sur les transports, les logements les hôtels… Une candidature olympique et paralympique est un vrai accélérateur d’investissement sur les sujets comme celui du handicap.

F.H.I --- Demain, aura-t-on une société accessible à tous et pour tous ?

Jean-François MARTINS : C’est le but d’une candidature olympique mais ce n’est pas le seul objectif de notre équipe au sein de la mairie de Paris. Rappelons que la mise en accessiblité concerne tous ceux pour qui la société paraît trop abrupte ou excluante. Il faut que notre conception de politique publique soit inclusive. C’est l’objectif que l’on s’est fixé à l’horizon 2020.

Propos recueillis par
Romain Beauvais

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