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Bernard JOMIER Adjoint au maire de Paris en charge du handicapDepuis le 14 mai dernier et le lancement du Mois extraordinaire qui se terminerale 13 juin avec la nuit de l'accessibilité, l’adjoint à la maire de Paris en charge du handicap, Bernard JOMIER, a accepté de balayer avec nous les différents points de crispations autour de la politique du handicap. Pour lui, la loi de 2005 n’est pas suffisamment appliquée mais « la force de la loi ne peut pas à elle-seule, résumer une problématique ». On a besoin de la loi mais on a surtout besoin de changer les mentalités et c’est là que le combat commence...

Mais ce dernier rappelle qu’il y a des obstacles mais qu’en discutant avec les commerçcants, les artisans et ses collègues médecins, on peut troouver une solution pour rendre accessible son cabinet médical ou encore son commerce. Et dans la capitale, il met tout en œuvre pour que sa ville soit accesible pour tous.

Concernant l’éducation et l’emploi, il voit « tout le chemin qu’il reste encore à parcourir ». Mais remarque quelques avancées qui lentement mais surement font bouger les choses. Peut-être que l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, où Paris à déposé un dossier de candidature, pourrait accélrer les choses en matière d’accessibilité. On est encore loin d’une société inclusive mais à Paris, les élus essayent tant bien que mal de mettre en place une vraie politique du handicap afin qur les Parisiens et les Parisiennes comprennent les difficultés que peuvent rencontrer une personne handicapée. Pour l’instant, le verre est à moitié vide mais il se remplit petit à petit…

F.H.I --- Le 14 mai dernier, vous avre lancé le Mis extraordinaire à Paris, que cela représente-t-il pour vous ?

Bernard JOMIER : C’est un moment d’échanges et de rencontres. À travers plus de 200 manifestations dans les vingt arrondissements de Paris, on montre que les personnes en situation de handicap doivent avoir les mêmes droits que les personnes valides et pouvoir ainsi accéder aux mêmes activités. Ce Mois extraordinaire est utile pour montrer qu’à Paris, les personnes handicapées ont toute leur place dans l’ensemble de toutes les fonctions de la ville, ce qui nous ramène à la question de l’accessibilité tant débattue à l’heure actuelle.

F.H.I --- Qu’en attendez-vous concrètement ?

Bernard JOMIER : Ce n’est pas la première édition du Mois extraordinaire et ce ne sera pas sans doute la dernière. Cet événement prend progressivement de l’ampleur. J’espère que toutes les questions liées à l’accès des personnes en situation de handicap y soient portées et soient partagées par l’ensemble des Parisiennes et des Parisiennes. De plus j’ai avancé sa date afin qu’il soit plus présent dans l’espace publique. Grâce au partage et aux échanges, on pourra faire avancer les questions qui tournent autour du handicap dans notre société au sens large du terme.

F.H.I --- Avec cette opération, les Parisiens vont-ils avoir une prise de conscience concernant le handicap ?

Bernard JOMIER : Il faut multiplier les événements et les initiatives qui mêlent les personnes handicapées à l’ensemble des habitants de nos villes. J’espère ainsi qu’on va diffuser une vraie politique du handicap. On peut voir le verre à moitié vide mais les choses avancent. Bien évidemment, on pourrait parler pendant longtemps de ce qui ne fonctionne pas et n’est pas aplliquée par rapport à la loi de 2005. Mais les questions liées au handicap progressent dans notre société. Ce mois extraordinaire permet aux Parisiens et aux Parisiennes de comprendre les difficultés que peuvent rencontrer une personne en situation de handicap.

« il est inacceptable que l’architecte le de la Philarmonique de Paris, Jean NOUVEL, n’est pas jugé utile que le toit soit accessible aux personnes handicapées »

F.H.I --- Cela fait un peu plus d’un an que votre équipe est à la tête de la mairie de Paris, l’heure est-il déjà au bila ?

Bernard JOMIER : Si on parle très trivialement, on a multiplié les investissements par trois. Est-ce que ce sera assez suffisant pour une accessibilité optimale ? En tout cas, Paris appliquera les dispositions de la loi de 2995 et celle de 2014 en matière de mise en accessibilité pour recevoir du public handicapé. Au-delà de cela, on met en place des choses très concrètes comme la traduction en partie en Langue des signes du Conseil de Paris.

F.H.I --- Justement, c’était l’une de vos volontés que le Conseil de Paris soit accessible à tous ?

Bernard JOMIER : Bien évidemment, il faut que les personnes handicapées puissent accéder aux débats car toutes les décisions de la politique de la ville de Paris sont prises lors du Conseil de Paris. Auparavant, les sourds et les malentendants ne pouvaient pas y avoir accès, désormais, c’est chose faite. Je suis attaché à avancer très vite sur tous les fronts de l’accessibilité.  

F.H.I --- Selon un rapport de l’Observatoire national de de l’accessibilité des d’établissements d’enseignement, 25% des nouveaux bâtiments ne sont pas accessibles. Comment l’expliquez-vous ?

Bernard JOMIER : C’est inadmissible. Comme il est inacceptable que l’architecte le de la Philarmonique de Paris, Jean NOUVEL, n’est pas jugé utile que le toit soit accessible aux personnes handicapées. C’est en train d’être réctifié. Je trouve très symbolique qu’un architecte comme lui ne prenne pas en compte la question du handicap dans la construction de son projet mais je vous rassure les autres salles sont accessibles. Cela démontre que chaucn dans son métier, dans sa fonction, dans sa vie personnelle, n’aura pas pris conscience que les personnes handicapées sont avec nous dans la société. La loi est vitale dans une démocratie mais elle ne peut pas à elle-seule résumer cette problématique.

F.H.I --- Selon les chiffres, 20 000 enfants handicapées ne sont pas scolarisés en France, que peut-on faire pour les aider ?

Bernard JOMIER : Je ne sais pas comment ce chiffre a été établi mais je vois beaucoup de progrès à Paris. À chaque fois qu’une famille déclare une difficulté dans la capitale, on intervient immédiatement. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problèmes mais on a beaucoup progressé sur cette problématique. Rappelons également que face à des handicaps lourds, l’école ne peut pas les prendre en charge. Il manque alors des structures d’accueil pour certains enfants. Je pense bien évidemment à l’autisme où 200 parisiens sont obligés d’aller loin pour mettre leurs enfants à l’école. On travaille actuellement pour ouvrir des structures en dehors de Paris, et notamment en Seine-Saint-Denis. Il faut avoir une approche individuelle afin de donner la réponse adéquate et la Maison départementale des personnes handicapées de Paris s’investit beaucoup pour y répondre au cas par cas.

« Maintenant, concernant l’accessibilité, il n’y a plus de raisons de reculer »

F.H.I --- Concernant la question de l’emploi des personnes handicapées, que reste-t-il encore à faire pour améliorer cette situation?

Bernard JOMIER : Le chômage représente plus de deux fois la moyenne nationale. Cela montre encore Ie chemin qu’il reste à parcourir. Cela passe d’abod par un respect des obligations légales concernant Bernard JOMIER Adjoint au maire de Paris a l aveugle avec ces colleguesl’embauche des personnes handicapées. Ce n’est pas parce qu’une personne en situation de handicap a un travail que pour autant tout est réglé. C’est important de mettre en avant l’évolution de carrière des handicapées. À l’heure actuelle, la loi est insuffisamment appliquée. Il faut qu’elle soit appliquée plus nettement.  

F.H.I --- Avec la candidature de Paris pour les Jeux Paralympiques de 2024 pourrait-il apparaître comme un accélérateur en matière d’accessibilité des équipements sportifs ?

Bernard JOMIER : Les Jeux Paralympiques de Londres en 2012 ont eu un effet bénéfique sur l’aménagement urbain et de la prise en compte des personnes handicapées. Si on décroche cette candidature pour 2024, je suis certain que cela aura un bénéfice énorme pour les personnes handicapées. Je serai engagé pour que Paris accuille les Jeux Paralympiques. Bien évidemment, il faut accueillir les sportifs handisports dans les meilleures conditions. Cela nourrira ainsi une nouvelle dynamique pour la réalisation de parcours urbains.

F.H.I --- Demain, aura-t-on une société accessible à tous ?

Bernard JOMIER : Je pense que la prise en compte dans notre société des personnes en situation de handicap doit progresser. Lorsqu’on construit une rampe, elle sert pour tout le monde. Notre ville doit comprendre que le handicap reste une question d’intérêt général. Maintenant, concernant l’accessibilité, il n’y a plus de raisons de reculer.


Propos recueillis par
Romais BEAUVAIS

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