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Carl METZÀ l'heure actuelle, 80% des lycéens ne poursuivent pas leurs études dans le supérieur. Ils sont seulement 2% à le faire. Grâce à cette formation passerelle et ce concours handicap post-bac, Carl METZ a ainsi pu s'ouvrir de nouvelles possibilités. Même s'il avait réussi le concours de la formation initiale, il a préféré s'orienter vers celle de passerelle car il pouvait ainsi faire un cursus en Bachelors International et ensuite intégrer une directement une grande école, sans refaire un concours a nouveau.

Atteint de dyslexie, sa scolarité n'a pas été de tout repos. Depuis le CE1 où il a appris qu'il était dyslexique, cela a été le parcours du combattant pour lui jusqu'à la terminale. Même s'il avait de bonnes capacités et faisait partie d'un bon lycée, il n'y avait pas beaucoup d'adaptation pour répondre à ses besoins. Il a dû prendre des séances d'orthophonies afin de poursuivre son cursus nonrmal. Aujourd'hui, âgé de dix-huit ans, Carl METZ a réussi haut la main le concours Passerelle handicap post-bac et peut donc réaliser son rêve; créer une entreprise d'ici quelques années...

F.H.I --- C'était une craie opportunité pour vous de passer ce concours Passerelle handicap post-bac ?

Carl METZ : Effectivement. En raison de mon handicap, c'était difficile de prétendre à poursuivre mes études en classes préparatoires. Ce concours était donc une belle alternative pour moi car je pouvais ainsi intégrer la section Bachelors international et continuer ensuite en programme grandes écoles à l'IUM de Strasbourg.

F.H.I --- Est-ce une nouvelle opportunité pour les personnes handicapées de pouvoir accéder à l'enseignement supérieur ?

Carl METZ : Grâce à ce concours, c'est une vraie chance qui est donnée aux personnes handicapées pour accéder à l'enseignement supérieur. De manière générale, il y a une discrimination envers ces personnes tout au long de leur scolarité. Et pendant cette période, leur potentiel ne peut pas s'exprimer. Mais grâce à ce concours, cela leur permet enfin de pouvoir accéder à des grandes écoles.

F.H.I – Avez-vous rencontré beaucoup de difficultés au cours de votre scolarité ?

Carl METZ : En CE1, j'ai appris que j'étais dyslexique. À partir de ce moment, cela a été le parcours du combattant jusqu'à la terminale. Au début, les instituteurs ne prenaient pas en compte mon handicap. J'ai rencontré beaucoup de difficultés. Poury remédier, j'ai fait de l'orthophonie durant toute ma scolarité. Mais dans mon malheur, grâce à mes bons résultats, j'ai pu m'en sortir sans problèmes.

« On n'a jamais cru en moi »

F.H.I --- Cela aurait-il été compliqué pour vous de poursuivre vos études en milieu ordinaire ?

Carl METZ : oui et non. Oui, dans le sens où de passer un concours qui m'offre plus de possibilités. D'une autre part, j'ai passé en même temps le concours pour tout le monde et je l'ai réussi.

F.H.I --- Mais alors pourquoi avez-vous choisi d'opter pour la formation Passerelle ?

Carl METZ : Le concours ordinaire me permettait juste de rentrer en Bachelors international. Alors que le concours Passerelle handicap post-bac me permettait de faire cette formation et de poursuivre ensuite en grandes écoles. C'était plus intéressant de faire la formation passerelle pour ces raisons.

F.H.I --- Comment expliquez-vous le fait que peu d'étudiants handicapés ne passentpas le cap du baccalauréat ?

Carl METZ : C'est bien dommage. S'ils ne poursuivent pas leurs études dans le supérieur, c'est sans doute à cause d'un problème d'adaptation. Même si j'étais dans un bon lycée comme je vous le disais auparavant, il y a certains professeurs n'ont pas conscience de ce qu'est la dyslexie. Ils préfèrent ainsi orienter ces personnes vers les filières professionnelles ou techniques. Le corps enseignant ne les intègre pas. C'est pour cette raison que les dyslexiques arrêtent leurs études dans le secondaire.

F.H.I --- Avec ce concours, c'est une nouvelle voie qui s'ouvre pour vous...

Carl MET : On n'a jamais cru en mes capacités. On me disait toujours que j'étais un élève en échec. Grâce à la formation passerelle, je peux montrer à tous que je peux faire de belles choses. Vous savez mon handicap est bien évidemment pénalisant mais il ne me bloque pas pour faire certaines choses dans la vie courante. Aujourd'hui, je vois mon handicap comme une force. C'est vraiment une chance d'avoir accès à cette formation et que les personnes handicapées puissent ainsi s'intégrer au mieux dans notre société.

F.H.I --- Quels sont vos objectifs dans les années à venir ?

Carl METZ : J'aimerais faire de l'entrepreneuriat. J'ai envie de créer des entreprises et les personnes dyslexiques sont vraiment douées pour lancer des projets. 35% des dyslexiques sont des entrepreneurs.

Propos recueillis 
Par Romain BEAUVAIS

 

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