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Jean Christophe COMBE Directeur de la Croix Rouge française depuis octobre 2016Directeur général de la Croix Rouge Française, Jean-Christophe COMBE, occupe ce poste depuis octobre 2016, aujourd’hui ce dernier a accueilli un jeune homme Martin dyslexique, parmi près de 150 Duos réalisés dans le cadre de l’opération DUODAY par l’association. Une opération que la Secrétaire d’État Sophie CLUZEL a souhaité déployer au niveau national. Une rencontre dont Jean-Christophe COMBE diplômée de l’IEP de Paris en 2005 qui aura été avant de rejoindre la Croix rouge en 2011 conseiller technique, au Sénat en 2003, et d’exercer différents postes auprès d’élus, estime que « Certaines rencontres peuvent même changer une vie ». A 37 ans, Jean-Christophe COMBE, dirige la Croix-Rouge française qui compte aujourd’hui près de 600 établissements, 18 000 salariés et 59 000 bénévoles.

FHI --- Ce 26 avril, vous allez participer vous-même a l’un de ces cent duos organisé a l’occasion de cette 3e édition des DuoDay qui devient pour la première fois nationale sous l’impulsion de Sophie CLUZEL en travaillant avec Martin âgé de 30 ans dyslexiques sévères. Pourquoi cette implication personnelle et quel programme pour cette journée de travail ?
Jean-Christophe COMBE --- Je m’implique personnellement dans cette journée parce que je me sens concerné par son ambition : changer le regard que l'on porte sur les personnes en situation de handicap. Je m’implique aussi parce que je crois que ces rencontres sont une chance pour tous. Une rencontre peut être une étape importante dans une vie. Je vais pouvoir faire connaissance avec une personne que je n’aurais pas rencontrée autrement et découvrir ses qualités, ses richesses, ses compétences. Je participe enfin au Duoday parce que j'ai une responsabilité en matière d'exemplarité en tant que Directeur Général de la Croix-Rouge française.

FHI --- Martin sera-t-il le seul, ou d’autres sont-ils prévus ?
Jean-Christophe COMBE --- Non Martin ne sera pas le seul. L’ensemble de la Croix-Rouge française s’est fortement mobilisé pour faire de cette journée une réussite : les établissements et services sanitaires, sociaux et médico-sociaux, les instituts de formations, les directions régionales. 47 duos se retrouvent au siège ce matin et 117 dans l’ensemble des structures de la Croix-Rouge française.

FHI --- Une visite au ministère et Martin semblent prévus dans programmes, vous accompagnera-t-il dans cette expérience ?
Jean-Christophe COMBE --- Oui bien sûr ! Je vais être accompagné de Martin Lochmann dans l’ensemble de mes activités tout au long de la journée

FHI --- Vous avez faire des propositions pour ces Duos, comment avez-vous sollicité les participants en situation de handicap et avez eu des conditions ?
Jean-Christophe COMBE --- Nous avons sollicité en premier lieu le réseau des établissements et services de la Croix-Rouge française de deux façons : nous avons proposé à l’ensemble des personnes en situation de handicap que nous accueillons de postuler aux offres de stages que nous avions recensées parmi nos salariés. 

Nous avons également fait appel à notre réseau de partenaires associatifs, à des ESAT par secteur géographique. Ce fut l’occasion également d’aller à la rencontre d’autres acteurs avec lesquels nous n’avions pas eu encore l’occasion d’échanger.

FHI --- Et pour ce qui concerne la Croix-Rouge, la volonté a tel été identique du côté des accueillants ?
Jean-Christophe COMBE --- Oui, nous avons mobilisé l’ensemble des salariés pour qu’ils proposent leur poste comme une offre de stage, et j’ai été heureux de constater leur enthousiasme. Il y avait même trop postulants. Cet engouement coïncide avec les actions de sensibilisation au niveau national que nous menons depuis plusieurs années pour promouvoir la diversité au sein de nos équipes.

FHI --- 59 000 bénévoles et 18 000 salariés qui donnent de leur temps, apportent leurs compétences et leur expertises tout au long de l’année aujourd’hui la Croix-Rouge respectent telle aujourd'hui le taux de 6% ? 
Jean-Christophe COMBE --- La Croix-Rouge française respecte son obligation au siège (plus de 6%) et s’en approche très fortement sur l’ensemble du territoire où le taux d’emploi est de 5,7%.

FHI --- Certaines personnes voient dans cette journée un aspect réducteur, tant par son aspect unique, que d’un d’échange n’allant qu’a sens unique ?
Jean-Christophe COMBE --- J’ai moi aussi été méfiant sur le concept de cette journée, craignant une approche un peu paternaliste, voire condescendante. Une journée c’est court, mais j’ai été rassuré par la façon dont elle a été pensée et menée. Un tel moment n’est pas commun, parfois unique dans une vie, tant pour nos salariés que pour les personnes qu’ils vont accueillir. Pour nous l’échange ne va absolument pas à sens unique. Nous souhaitons découvrir les personnes que nous allons accueillir, découvrir leurs richesses, leurs capacités, leurs compétences. Cette journée est un moment unique pour valoriser cela et parler du handicap en termes de compétences et non de difficultés.

Par ailleurs, nous avons mis en place un programme de pair-émulation du nom de Handeway, par le biais duquel des salariés en situation de handicap accueillent des collègues valides. Nos équipes sont donc déjà sensibilisées à ces rencontres.

FHI --- Vous dites que « Rencontrer quelqu’un, c’est découvrir un nouveau point de vue sur le monde. Certaines rencontres peuvent même changer une vie ».
Jean-Christophe COMBE --- Oui je crois que ça va être un moment fort pour tout le monde, où des liens vont pouvoir se créer. Cette journée est un moment unique d’interconnaissance, de partage de valeurs et de compétences, de transversalité. Cette expérience va peut-être inspirer de nouveaux projets, et l’envie pour certains de changer de parcours. Je suis très optimiste même si j'ai bien conscience que ce n'est pas en une journée que tout va changer. C’est une pierre de plus dans la construction d’une société pleinement inclusive et je suis certain qu'il y aura de belles histoires à raconter et à accompagner.

Interview réalisé
Par Stéphane LAGOUTIERE

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