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Marie Chantal Nicolas responsable d un dispositif passerelle d insertion des travailleurs handicapesCe 6 décembre, Pierre DENIZIOT, conseiller régional délégué spécial au handicap auprès de Valérie PECRESSE, participe à plusieurs tables rondes organisées par l’association Vivre. L’occasion d’aborder, notamment, la « co-construction de l’inclusion avec les entreprises ». En Ile-de-France, comme Siemens. L'occasion pour Marie-Chantal NICOLAS, responsable d'un dispositif passerelle d'insertion des travailleurs handicapés qui permet de préparer leur insertion professionnelle dans le milieu dit « ordinaire » de répondre a trois questions.

Le conseiller régional qui avait tenu à l’ occasion de la Semaine européenne pour l’emploi des travailleurs handicapés en novembre dernier, déclaré grande cause en 2016 au sein de la région Île-de-France. Reconnaissant la progression « comme malheureusement partout sur le territoire national ». Une progression du chômage des demandeurs d’emploi handicapés supérieure à celle des demandeurs d’emploi franciliens dans leur ensemble. En 2016, on compte près de 58.000 demandeurs d'emploi reconnus handicapés (DEBOE) inscrits en Île de France, un chiffre en augmentation de 9,8 % sur une année

interrogé sur le fait que Valérie PECRESSE avait promis une Région exemplaire en matière d’emploi des personnes porteuses de handicaps. Comment cet engagement se décline-t-il en interne ? Pierre DENIZIOT avait tenu à Pierre Deniziot conseiller regional delegue special au handicap le 28 novembre avec Adlani Faridarappeler. « Qu’effectivement, charité bien ordonnée commence par soi-même ! Comme les entreprises privées, nous sommes soumis à l’obligation d’emploi de 6 % de collaborateurs handicapés. Force est de constater que la Région ne répond pas actuellement à cette obligation, ce qui est un comble. Ainsi, Béatrice de Lavalette, déléguée au dialogue social, a engagé un travail de fond sur la question afin de remédier à cette situation. D’ores et déjà, son action remarquable a pu aboutir à un protocole d’accord signé avec les syndicats sur ce sujet. Elle est particulièrement mobilisée pour que nous puissions atteindre les objectifs fixés par la présidente ».

Avant de conclure « que le déménagement du siège de la Région à Saint-Ouen (93), prévu en 2018, est également une bonne nouvelle sur le front de l’emploi de collaborateurs en situation de handicap. L’ancienneté des locaux actuels, leur éparpillement sur plusieurs lieux ne facilitait pas les choses »

Trois Questions Avec...Marie-Chantal NICOLAS, responsable d'un dispositif passerelle

FHI --- Quelle est la particularité du centre Être et Handicap ?
Marie-Chantal Nicolas --- Ce dispositif passerelle est né il y a huit ans, de l’initiative de deux cadres de Siemens qui souhaitaient pouvoir intégrer des personnes avec un handicap psychique. L’idée est de favoriser le retour de travailleurs handicapés qui sont en Esat (établissement spécialisé d’aide par le travail) vers le milieu dit « ordinaire ». Nous leur proposons une expérience professionnalisante et valorisable sur le marché de l’emploi. Cette action s’intègre dans la « politique handicap » de Siemens. Notre objectif est de leur permettre d’acquérir ou de retrouver des savoir-faire et des savoir-être en entreprise. Cette passerelle entre dans le cadre de leurs projets professionnels individuels, discutés avec leurs référents au sein des Esat. À ce jour, plus de 200 personnes ont pu bénéficier de ce dispositif.

Centre et Handicap chez sismensFHI --- Quels types de missions sont assurés par les personnes en situation de handicap ?
Marie-Chantal Nicolas --- Nous assurons le standard du siège de Siemens France, des prises de message, le contrôle de notes de frais, de la gestion de commande, de la facturation, de la mise sous pli... Les personnes se forment à des logiciels utilisés dans beaucoup d’entreprises. C’est, surtout, l’occasion d’apprendre ou de retrouver des réflexes indispensables à la vie en entreprise : ponctualité, tenue vestimentaire... Les travailleurs en situation de handicap y gagnent, mais l’entreprise aussi, car cela répond à des demandes de prestations en interne.

FHI --- Travailler en milieu « ordinaire », cela joue-t-il aussi sur l’estime de soi ?
Marie-Chantal Nicolas --- Oui, on constate une véritable reprise de confiance chez les personnes qui y participent. Cela s’entend à leur façon de parler, par exemple. On sent qu’à mesure la voix se pose, qu’un discours professionnel adapté se met en place. Nous avons des nouvelles d’anciens, qui ont travaillé au centre, certains ont trouvé un emploi en milieu ordinaire. Ils rendent visite à leurs anciens collègues et apportent leur témoignage sur l’intégration dans une entreprise, donnent des conseils...

FHI --- La présence de collaborateurs en situation de handicap est-il un atout ou une difficulté pour l’entreprise ?
Marie-Chantal Nicolas --- Le centre Être et Handicap est situé au cœur de l’entreprise, au siège de Siemens France. Notre présence au sein des équipes permet de sensibiliser les autres collaborateurs à la question du handicap. Les premiers temps, on a observé un effet de surprise chez les collaborateurs. Certains nous le disent maintenant, et ajoutent que côtoyer des collègues en situation de handicap nourrit leur réflexion, puis que cela est devenu naturel. Ce sont des collaborateurs comme les autres. C’est vraiment quand le handicap sera devenu un détail qu’on aura remporté notre défi.

La Rédaction

Source : Ile de France/Simens

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