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Ghyslaine WANWANSCAPPEL directrice generale de la fondation des Amis de l AtelierAprès avoir exercé les fonctions de Secrétaire général du SAMU SOCIAL de Paris, Ghyslaine WANWANSCAPPEL assure à compter du 1er octobre 2013 la direction générale de la fondation des Amis de l’Atelier. Cette fondation, reconnue d’utilité publique dont le siège est à Chatenay Malabry accompagne plus de 2000 adultes et enfants en situation de handicap. Elle gère plus de 60 établissements dont l’action comprend à la fois le travail (ESAT), l’hébergement mais aussi l’accompagnement éducatif, la prise en charge médicosociale à domicile ou en institution. Elle répond ici a trois questions a l'occasion de la journée mondiale de la trismonie et de la semaine mentale.

FHI --- Quel regard portez-vous sur l’évolution des handicaps mental et psychique ?
Il faut faire prioritairement la distinction entre handicap mental et handicap psychique dit « handicap invisible ». Si le handicap mental semble reconnu par notre société, le handicap psychique reste bien souvent encore tabou car tout un chacun peut être concerné. Depuis quelques années, de nombreuses mesures ont été prises pour permettre aux personnes en situation de handicap mental ou psychique d’accéder, par exemple, à l’emploi. La notion de handicap en entreprise fait aujourd’hui partie pleinement de la législation mais l’acceptation et l’intégration restent un réel besoin pour que l’on puisse parler de société inclusive.

FHI --- Quels sont pour vous les leviers à activer pour que l’on puisse parler d’une société française inclusive ?
Malheureusement, on constate que la société n’est pas plus inclusive qu’auparavant. Un exemple très simple : nous ne sommes toujours pas en règle avec l’accessibilité des bâtiments pour les personnes en situation de handicap. On rencontre notamment des freins financiers et une complexité dans la mise en œuvre de la législation dans la sphère professionnelle.

Il faut aussi reconnaître que mettre en avant l’emploi des personnes en situation de handicap est complexe dans une conjoncture où un taux de chô- mage élevé persiste. Pour être dans l’inclusion, il faudrait recruter une personne pour ses compétences et non par discrimination positive. L’information et la formation à ces types de handicap pourraient s’avérer des solutions concrètes pour que l’insertion se transforme en inclusion (aller dans les écoles, les entreprises ...)

FHI --- En une phrase, pourquoi militez-vous ?
Le respect de l’autodétermination des personnes handicapées. L’autodétermination passe par la responsabilisation : ne plus décider à la place des personnes en situation de handicap. Cela s’appuie sur le principe de l’épanouissement personnel : écouter les envies de ces personnes ; tirer un maximum de leurs possibilités. Je voudrais demander aux politiques d’avoir une solution ajustée à chaque problématique rencontrée par les personnes en situation de handicap ; avoir la reconnaissance de projets de vie, de parcours positifs.

Il faut être dans une société qui ne cache pas, qui communique, qui crée également des places. Le qualitatif et le quantitatif se rejoignent ici. L’accessibilité est enfin nécessaire et passe par des choses simples comme avoir un logement, travailler, pouvoir aller au musée, faire du sport, utiliser les transports et un tas d’autres choses que nous faisons sans même nous poser la question. Nos résidences accueil en sont un exemple parfait. C’est à la société de compenser le handicap et non au handicap de s’adapter !

La Rédaction

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