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Damien SEGUIN sur son 2 4 pour trois semaine de naviguationC'est à sept heures ce matin que Damien Seguin a quitté le ponton de l'ENVSN, à Quiberon, en direction d'Hyères, dans le Var, à bord de son 2.4, quillard paralympique de 4,20 mètres de long et 82 cm de large. Le skipper est donc en route pour un convoyage de plus de 1 600 milles à travers le Golfe de Gascogne, le détroit de Gibraltar, puis la Méditerranée. Un tel défi est une première mondiale puisque le 2.4 n'est pas destiné à la navigation de haute mer et encore moins aux navigations de plusieurs jours.

Un projet auquel Damien exprime sa joie pour cette participation de prendre la mer et ce dans l'objectif de Rio 2016, « C'est un projet qui me trottait dans la tête depuis un moment mais je n'avais jamais pu le concrétiser » et d'ajouter que « Mon 40 pieds est aujourd'hui en construction et je n'avais pas envie d'attendre l'automne et la Transat Jacques Vabre pour retrouver le large, c'est aussi pour moi un excellent moyen de préparer la Route du Rhum 2014 en solo » explique-t-il.

Pour ce projet un peu fou, Damien avait choisi la discrétion et c'est donc dans le plus grand secret qu'il a préparé son expédition avec son coach, Thierry POIREY. Le skipper a par ailleurs installé un spi et une jupe, à la manière des kayaks, afin de garder l'intérieur au sec et protéger l'électronique embarquée ainsi que la nourriture. Le parcours a lui aussi été minutieusement préparé. L'hypothèse d'un passage par le Canal du Midi a été étudiée mais Damien a finalement préféré « faire le grand tour ». « Gibraltar est un passage symbolique, je ne pouvais pas faire l'impasse » explique le skipper qui a prévu au moins deux escales en cours de route pour se ravitailler en nourriture et en eau douce.

Pour une huitième victoire...

Damien qui a expliqué que ce parcours été « un projet qui me trottait dans la tête depuis un moment mais je n'avais jamais pu le concrétiser. Avec Thierry, nous travaillons sur ce convoyage depuis plusieurs mois. Bien sûr que ce sera compliqué mais le bateau a été préparé spécialement pour ça. Il est plus rustique que pour la régate entre trois bouées mais il est aussi plus fiable » et de nous affirmer que « La fenêtre météo de ce lundi est idéale car je vais bénéficier d'un vent régulier et d'une belle houle pour dégonfler. Cela dit, les premières nuits sur l'eau vont être fraiches ! (..) Le routage prévoit 20 jours de mer puisqu'on table sur une vitesse moyenne de 3,5 nœuds, ce qui me permettra d'être à Hyères pour le début de la Sailing World Cup. Je n'ai pas envie d'être en retard, j'ai déjà gagné 7 fois cette régate et j'ai bien l'intention de passer à 8 ! »

Thierry POIREY, « Son excellente condition physique et mentale »

Un entraineur Thierry POIREY, tout aussi confiant au moment du départ puisque affirmant être « A terre, je serais en contact permanent avec Damien grâce au téléphone satellite. Je vais le suivre par la route grâce à notre nouveau camion atelier-régie pour le rejoindre à ses escales et assurer la sécurité en cas de besoin. Si ça avait été quelqu'un d'autre, j'aurais pu être inquiet mais Damien à la tête sur les épaules, il sait très bien ce qu'il fait. Son excellente condition physique et mentale devrait lui permettre de résister aux nombreuses péripéties qui ne manqueront pas d'arriver ». Et d'ajouter que « La principale difficulté sera de ne pas embarquer d'eau car le bateau a une ligne de flottaison extrêmement basse, surtout les premiers jours. Nous avons donc mis en place une jupe pour permettre à Damien de rester au sec. En cas de chavirage, il est maintenant en capacité de se remettre à l'endroit grâce à une technique proche de l'esquimautage que nous avons mis en place grâce aux conseils de Philippe COLIN - PANET, entraîneur de l'équipe de France de Kayak. »

La Rédaction

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