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Emile LEFURE Brandissant le drapeau franais apres la courseAvec 13 médailles dont trois titres et une place parmi le top 16 des nations mondiales, l'équipe de France a réussi ses Championnats du monde à Doha (Qatar). Elle sait ce qui lui reste à effectuer pour aborder sereinement les Jeux Paralympiques de Rio en 2016. L'objectif était de repartir du Qatar avec quatre couronnes mondiales. Finalement les Bleus rentrent à la maison avec trois titres seulement. Un l'objectif presque atteint avec une capitaine en or, Marie-Amélie LE FUR, les Français ne peuvent que tutoyer les sommets.

Avec ses performances de haut vol sur la piste de Doha, Marie-Amélie LE FUR montre la voie et inspire désormais les plus jeunes qui souhaiteraient se mettre à l'athlétisme. Avec deux titres et deux médailles en argent, LE FUR était bien la reine de ces Mondiaux d'athlétisme. Mais d'autres Français ont également brillé au Qatar.

Nantenin KEITA redevient championne du monde du 400m

Nantenin KEITA, enfin libérée de ses blessures, a pu pleinement s'exprimer et redevenir championne du monde du 400m (1er titre obtenu en 2006). Elle revient de ces Championnats du monde avec deux médailles, l'or sur 400m et l'argent sur 100m. De son côté, Mandy François-Elie (argent sur 400m) et Timothée Adolphe (bronze sur 400m), sont les autres médaillés du clan français. Même si l'on pouvait espérer de meilleures performances, ils ont été victimes de circonstances extra-sportives, ils seront, à n'en pas douter, revanchards au Brésil.

Côté masculin, Pierre Fairbank fut également un leader charismatique qui a montré le chemin chez les fauteuils. Avec 3 médailles de bronze, deux en individuel et une en relais, à 44 ans le Néo-Calédonien tient certainement la forme de sa vie. Enfin, Louis Radius, pour ses premiers Championnats du Monde, revient de Doha avec l'argent sur 1500m et le bronze sur 800m. Il confirme son ascension et s'impose de plus en plus parmi les outsiders à Rio.

La France termine 16e nation mondiale à Doha

En se classant 16e nation, la France tient bien son rang puisqu'à Lyon en 2013 elle avait fini 21e (14 médailles dont 3 en or) et 15e au Jeux de Londres (13 médailles dont 4 en or). Dans un contexte toujours plus relevé, elle parvient à se maintenir parmi les meilleures. On n'oubliera pas non plus les quotas pour Rio gagnés grâceaux titres et aux deuxièmes places lors de ces championnats. Ce qui est sûr, c'est qu'à ce niveau de compétition il n'y a plus de places pour la demi-performance car chaque médaille ou place en finale se joue sur des détails, à l'arraché, dans un contexte extrêmement relevé.

Doha 2015 a montré les exigences du haut-niveau actuel, Rio 2016 devrait demander un palier supplémentaire à franchir pour des Bleus plutôt brillant aux mondiaux mais qui savent dès aujourd'hui que les compteurs sont remis à zéro et que le Brésil est encore loin.

« L'équipe s'est montrée rassemblée tout au long de cette compétition. Nous avons su faire face à certaines injustices comme celle vécue sur le 400m T11 pour nous souder encore un peu plus. En démontre la présence de tout le clan français, autour de notre capitaine Marie-Amélie, dans les tribunes lors du relais 4x400m fauteuil, dernière épreuve de ces Mondiaux, pour donner de la voix et pousser Julien Casoli dans sa dernière ligne droite. Une médaille de bronze gagnée avec le cœur, et notre équipe de France en a un énorme. Une médaille de bronze gagnée en équipe dans un sport individuel. Un collectif au service l'individu. L'adversité était au rendez-vous, nous avons su répondre présent y compris chez nos jeunes sélectionnés. Ne nous cachons pas, il y a eu aussi des déceptions et nous avons joué parfois de malchance, mais c'est le lot du sport de haut niveau. C'est principalement là-dessus que nous devons encore travailler, faire en sorte que les éléments nous soient favorables. Il y a sûrement des paramètres à revoir, nous allons avec le staff faire un bilan de cette compétition. A n'en pas douter, nous sommes sur la bonne route pour Rio et au retour de ces Mondiaux je ne retiens que du positif, les performances et les émotions transmises par nos athlètes. Ils écrivent l'histoire de l'athlétisme handisport, un sport de plus en plus exposé médiatiquement. De quoi mettre en lumière leur talent et leur personnalité », conclut le directeur sportif de l'athlétisme handicsport, Julien Héricourt,, dans un communiqué.

La Rédaction

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