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Damien, le skipper, a la barre du bateau, le 15 novembre 2013 lors de la Transat Jacques Vabre  ©JM Liot / DPPI)Parti samedi dernier avec quelques heure de retard sur l'heure prévus, l'équipage Damien et Yoann ont entamé cette première semaine de la Transat Jacques Vabre entourée des 26 autres concurrents pour lequel la météos plus que musclées rencontrées depuis le départ de Roscoff. A ce jour, trois bateaux ont dû jeter l'éponge et l'un des skippers, Bruno JOURDREN, a même été hospitalisé suite à une chute à l'intérieur de son bateau. A bord d'ERDF, Des pieds et Des mains, on souffle et on desserre un peu les mâchoires car depuis quelques heures, les conditions deviennent plus maniables.

« On va enfin faire sécher le bateau » annonce Damien qui renâclait hier soir encore à aller dormir « sur un matelas humide, dans un duvet trempé ».

Les deux hommes en ont en effet bavé ces derniers jours, ne lâchant la barre qu'à de rares occasions afin de faire avancer au mieux leur monture. Le jeu en valait la chandelle puisqu'ils ont réussi à tenir à distance Halvard Mabire et Miranda Merron (Campagne de France), auteurs d'une spectaculaire remontée ces derniers jours. Alors qu'ils sont en approche des Canaries.

L'objectif pour Damien et Yoann étant toujours de réduire l'écart sur les deux leaders de la flotte des class 40. GDF Suez et Mare se sont échappés depuis le passage du Cap Finisterre et disposent, respectivement, de 100 et 70 milles d'avance sur ERDF. Près de 4 000 milles (8 000 km env.) restent encore à parcourir pour les 40 pieds avec encore devant leur étrave, une zone de convergence intertropicale (Pot au Noir) qui peut réserver bien des surprises.

Une course en quelque mot...avec Damien Seguin...

« On a été beaucoup à la barre jusqu'à présent. Aujourd'hui, la mer s'est un peu calmée en deuxième partie de nuit, du coup on a remis le grand spi ce matin. Ce rythme n'est pas reposant. Ca a été une semaine intense, les conditions pour arriver à notre classement ont été difficiles. C'est aujourd'hui le début des meilleures conditions, on va pouvoir enfin faire sécher le bateau, jusque là on a vraiment eu la tête dans le guidon. On va essayer de trouver un meilleur équilibre sur le bateau dans les jours qui viennent ».

Et le skipper de préciser tout va bien, on a eu quelques bricoles matérielles, mais rien de grave... « On a commencé à ranger le bateau. C'est vrai que Campagne de France nous met un peu la pression parce qu'il revient très fort. Je pense que c'est au prix de pas mal d'efforts. Et puis, on a eu des configurations de voiles différentes. Les conditions vont encore changer devant, donc le jeu continue. C'est bien ce match, ça nous maintient dans le rythme ».

Avant de conclure « On se relaie à la barre. On fait des quarts d'une heure et demie à deux heures pendant que l'autre regarde la météo. On arrive à déjeuner ensemble puis on se repose. Stratégiquement, c'est assez simple pour le moment. On va voir comment vont se passer les prochains jours, mais on espère toujours rattraper le peloton de tête. Nous sommes satisfaits de notre place au classement. On ne va rien lâcher. Aujourd'hui, on a un bon angle pour se diriger vers une bonne porte d'entrée du Pot au Noir, après on ne sait jamais... »

La Rédaction

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