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athlètes handicapés en fauteuils roulantsSeriez-vous prêt à briser un de vos orteils pour gagner une médaille paralympique ? Vous assoir sur un objet coupant ? Étrangleriez-vous vos testicules ? Des question que se pose des scientifiques et responsables des jeux paralympiques qui devront en plus des médicaments faire face à telles pratiques. Selon la BBC, ils seraient ainsi plus des compétiteurs touchés à la colonne vertébrale s'infligent de telles blessures pour améliorer leurs performances. Une pratique pratiquée interdite depuis 1994 par le CIP, le "boosting, " Un terme qui en Francais peut se traduire par stimulation.

Un choix risqué pour la santé

Il seraient ainsi plus d'un tiers a faire à se l'imposer et de progresser de facon alarmante dans le milieu sportif handisport. Ainsi comme le rappel le Dr Andrei KRASSIOUKOV, spécialiste des blessures de la colonne vertébrale. « Quand un athlète pratique une activité physique intense comme la course ou la natation, sa pression artérielle augmente et son rythme cardiaque s'accélère. Cette réaction n'existe pas chez les athlètes blessés à la colonne vertébrale ». Une pratique utilisée pour deux raisons, la première va augmenter la pression artérielle et la deuxième consiste évidemment à augmenter ses chances de victoire.

Différentes façons existent pour atteindre ce pic de 15 % d'amélioration. Certains athlètes s'empêchent de vider leurs vessies, d'autres se brisent un doigt de pied, ou même se font des séries d'électrochocs dans les jambes – cela fonctionne aussi avec les orteils et les testicules. Un sportif handicapé canadien avoue à la BBC dans un entretien que cette méthode a « augmenté ma pression sanguine et j'ai pu porter plus de poids et faire plus de vélo. » De façon ferme, il ajoute : « Ça marche vraiment ! ». Mais comme toutes les dérives, cela a un prix: "Ce pic de pression sanguine peut aussi facilement faire claquer un vaisseau sanguin derrière vos yeux ou causer un accident vasculaire cérébral dans votre cerveau", raconte le même athlète, conscient des risques.

Des contrôles difficiles à mettre en œuvre...

Des risques importants qu'essaye de contrôler le CIP en plus des mesures antidopage de plus en plus présentes chez les athlètes paralympiques confirmant la pression que connaissent désormais les sportifs notamment par l'investissement financier des sponsors. Ainsi face à de tels comportements seul un drame pourrait réveiller les consciences disent les experts. Le CIP qui affirme qu'en 2008 à Pékin 37 athlètes participant aux événements considérés comme à haut risquent de stimuler a été testé. '' C'est une chose extrême à faire, et nous devons constamment rappeler aux athlètes que c'est très dangereux ", à déclarer Craig Spence, un porte-parole du Comité international paralympique. Aucun n'était positif. Pourtant un rapport de la World Anti-Doping Agency, environ 10 des 60 athlètes interrogés aux Jeux paralympiques de Pékin a admis avoir stimulé lors d'une compétition majeure.

Des sportifs comme les autres ?

Alors que certains affirment qu'il ne faut pas s'attendre à que les athlètes paralympiques se comportent différemment des athlètes dans n'importe quel autre sport d'élite. La conclusion serait peut-être dans l'analyse posée par David Howe, maître de conférences à l'école de sport, l'exercice et science de la santé à la Grande-Bretagne Université de Loughborough. ' « Pour supposer que les gens dans le sport paralympique ne s'engageront pas dans tous les moyens possibles pour obtenir un avantage, c'est de les mettre sur un piédestal' ». Et de conclure « Tout simplement parce que quelqu'un à une déficience ne veut pas dire qu'ils sont une personne vertueuse ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

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