Contenu principal

Message d'alerte

Frédéric BIZARD

  • Frederic BIZARD President de lInstitut SantePas un jour ne passe sans que le déclin de notre système de santé ne se fasse ressentir avec plus d’acuité : plus de 6 millions de nos concitoyens vivent dans un désert médical, l’hôpital public connaît la crise financière et sociale la plus profonde de son histoire, les EHPAD sont en surchauffe, l’accès pour tous aux innovations technologiques et bio-thérapeutiques est menacé…C’est bien tout notre système de santé solidaire qui se désagrège. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard mais celui de plus de vingt ans de politique de santé marqués par une absence de vision globale et d’avenir, par une approche purement gestionnaire et par un renforcement du poids de l’administration sur le système.

  • Frederic BIZARD Président de lInstitut SanteSi ce plan ne contient aucun des éléments clés de transformation, d’adaptation de notre système de santé au nouvel environnement démographique, épidémiologique et technologique, c’est un formidable exemple d’autisme étatique et d’incapacité à tirer les leçons des échecs des dernières lois de santé.

  • Couverture du Livre Politique de sante Reussir le changementMalgré des moyens financiers alloués toujours plus importants, malgré tous les progrès médicaux, malgré des lois s'enchaînant au rythme de ministres qui défilent, notre système de santé semble condamné à ne plus être aussi performant qu'au XXe siècle. L'auteur expert reconnu des systèmes de santé en France et à l'international propose une réflexion sur les solutions. Face à l'évolution radicale de notre monde, conséquence d'une triple transition (démographique, épidémiologique et technologique), notre système de santé ne s'est pas structurellement adapté, d'où son déclin. À l'issue d'un long travail de recherche et de réflexion.

  • Assurance maladie siege de la sécurite sociale a toulouseLe PLFSS 2019 sera peut-être historique non pas du fait du retour à l’équilibre financier, mais par la fin assumée des missions sociales et politiques de la sécurité sociale. En évoluant vers un modèle anglo-saxon qui limite la protection sociale publique à un filet de sécurité pour les plus démunis, le Gouvernement enterre la sécurité sociale de 1945 sans proposer d’alternative pour solidariser l’ensemble de la société. Le moment est historique : après 18 ans dans le rouge, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2019 prévoit un retour à l'équilibre des comptes. Sur le plan économique, la sécurité sociale serait donc sortie de sa longue convalescence. Il n'en demeure pas moins que ce rétablissement est fragile, et les fonctions sociales et politiques originelles de la sécurité sociale sont considérablement affaiblies.

  • Couverture du livre Protection sociale Pour un nouveau modele Protegeons les personnes et non plus les statuts de Frederic BIZARD au Edition DUNODDans une France qui doit faire face à un Nouveau Monde qui l’oblige à repenser ses institutions, dont son modèle social. Le défi est aussi colossal qu’en 1945 : imaginer les nouvelles fondations économiques et sociales pour les prochaines décennies. Un ouvrage Frédéric BIZARD, établit cinq principaux socles pour reconstruire un nouveau modèle social qui conduise à une France plus forte et plus juste. Une conception dont l’auteur propose un modèle universel de protection sociale qui protège les personnes et non plus les statuts professionnels. Un sujet essentiel dont les Français n’entendent peu parler malheureusement dans cette campagne présidentielle et qui pourtant le cœur même du fonctionnement de société...

  • Un médecin avec sa tablette en consultation 29ca1L’acte médical n’est pas une marchandise échangée contre une contrepartie financière, mais un service. Ce qui marche dans le commerce, la prime au vendeur ne fonctionne pas en santé. "On ne sait pas ce qu’on paye [...] l’ensemble du système se moque complètement de la qualité", vient de déclarer un haut fonctionnaire de la task force Financement du ministère de la Santé. Cela résume bien la doxa ambiante pour justifier la mise en place du paiement à la performance d’ici à 2022 pour les professionnels et les établissements de santé. Ainsi, après une médecine qui ne se serait souciée que de la quantité d’actes jusqu’à maintenant, on passerait à une médecine tournée vers la qualité. Malgré ce bel emballage, la rémunération à la performance en santé reste une illusion, qui a des effets nuisibles connus et qui passe à côté de la vraie réforme nécessaire des modes de paiement et du financement.

  • frédéric bizard cad64L’évolution stratégique indispensable de notre système du soin vers la santé, du curatif vers la santé globale, est le vrai changement de paradigme que l’État devrait entreprendre pour reconstruire un système de santé efficient et équitable en France insiste Frédéric BIZARD. "Depuis des années, les implants médicaux, c’est l’angoisse des ministres de la Santé". Quand la ministre Agnès BUZYN s’exprime sur l’enquête des "implant files" le 26 novembre dernier, elle résume l’état de la santé publique en France, mais aussi l’étonnant sentiment de résignation des dirigeants politiques français dans ce secteur.

  • Assurance maladie siège de la sécurité sociale a509cLes mesures prises pour éteindre le mouvement des « gilets jaunes » ont précipité la Sécurité sociale dans le déficit, regrette l'économiste Frédéric BIZARD. C'est une lourde responsabilité pour l'État, qui déprécie de fait la qualité de la protection sociale des classes moyennes, comme c'est le cas pour les pensions, la santé et la politique familiale. Faire parler un budget est une mission périlleuse. En 2016 et en 2018, deux gouvernements différents annonçaient prématurément un moment historique pour l'année suivante avec une Sécu à l'équilibre. Cette communication politique d'affichage cache pourtant l'essentiel : l'évolution du modèle social et la pertinence des choix budgétaires sur la qualité de vie des citoyens.

  • Des services d'urgence en grève ici le chu de Toulouse purpan 0ab48La crise des urgences est le miroir de l’effondrement de notre système de santé : en ville, à l’hôpital et dans le médico-social. Les pouvoirs publics préfèrent la fuite en avant à l’analyse lucide des causes véritables du problème. Pas étonnant, ce sont les lois de santé depuis les ordonnances Juppé de 1996 qui ont conduit à un affaiblissement sans précédent des institutions qui gouvernent notre système de santé. Telle l’analyse en pleine crise des urgences médicale que dresse dans cette tribune l’économiste Frédéric BIZARD, alors que le collectif inter-ugence maintien son mouvement de grève concerne plus de 133 service d'urgence en France.