Accéder au contenu principal

Éducation inclusive l’APAJH dénonce l’obligation d’un combat permanent plus dix ans après la loi 2005

Logo Non a la discrimination

Si le droit a parlé comme s’en félicité l’APAJH dans un communiqué, le cas et l’exclusion de la jeune Amélie et qui a pu réintégrer ses cours en classe préparatoire littéraires dans au lycée Molière a Paris (v.article). La possibilité d’une telle situation et l’acharnement de la direction a envoyé cette élève dans un autre lycée, reste une preuve véritable que l’inclusion des enfants en situation de handicap reste et demeure un combat. Un combat comme le rappelle l’APAJH « que la vigilance et un regard citoyen éclairé doivent rester de mise pour que la pleine citoyenneté des personnes en situation de handicap soit respectée. Halte et honte aux démarches d’exclusion ! ».

Un droit totalement bafoué pour des milliers d’enfants...
L’école pour tous reste donc force de constaté une utopie, alors même que celle est pourtant inscrite dans les obligations de la République. Une situation que l’association juge « inacceptable, en 2016, d’avoir à se battre pour permettre à une étudiante d’accéder à son établissement au motif que ce dernier n’accueillerait pas d’élèves en situation de handicap ». Tout en saluant la mobilisation citoyenne des lycéens.

Pour le président de la Fédération des Associations pour Adultes et Jeunes Handicapés, Jean-Louis GARCIA, celui-ci souligne son agacement en tant qu’instituteur retraité, citoyen engagé et bénévole qu’« Au-delà de l’histoire d’Amélie, c’est le parcours de chaque élève en situation de handicap qu’il faut soutenir. L’APAJH soutient l’accès à l’école pour tous, avec tous, pour que la différence ne soit pas un frein, mais une richesse véritable. Des stigmatisations, des exclusions de cette nature sont indignes de notre République ».

« Une grève qui était notre seul ressort et nous nous y sommes engagés à l’unanimité», avait quelque jours plus tôt Maximilien HERVEAU, camarade de classe de la jeune fille. «Amélie a le droit de suivre sa scolarité parmi nous. »Justice pour une Amelie accroche sur le pull d un eleve du lycee moliere Lundi après-midi, lors du premier jour de grève, les quarante-cinq élèves de la classe avait occupé la cour de l’établissement, vite rejoints par ceux d’hypokhâgne (première année de classe préparatoire) mais aussi des lycéens et des collégiens.

Mais un droit pourtant opposable à tous les établissements scolaires...
L’APAJH et son président qui rappel dans leurs communiqués, les lois de Jules Ferry (1882) qui créée une obligation a l’instruction scolaire, tous comme celle prévue dans la loi de refondation de l’école de 2013 qui avait pour objectif de réduire les inégalités et permettre une école plus inclusive. Une école inclusive qu’il convient manifestement de rappeler en permanence et loin d’être un acquis dans la société française d’aujourd’hui. Car si le cas d’Amélie a trouvé une réponse favorable, faut-il rappeler que plus de 20000 se trouvent toujours sans solutions !!! 

Une affaire qui met aussi en lumière les difficultés de l’accessibilité qui comme le prévoyait la loi de 2005 qui précise notamment que « Les établissements d’enseignement supérieur inscrivent les étudiants handicapés (...) et assurent leur formation en mettant en œuvre les aménagements nécessaires à leur situation dans l’organisation. ». Comment un lycée du XVIe arrondissement de Paris, peut-il se retrouver plus dix ans après le vote toujours sans ascenseur ?

L’APAJH qui rappelle dans son communiqué les valeurs inscrites dans sa charte de Paris pour l’accessibilité universelle qui précise que « Nous [la société] ne pouvons plus accepter que la formation universitaire des étudiants en situation de handicap soit réduite trop fréquemment à une seule formation à distance. ». A quelques mois des élections présidentielles et législatives de 2017, L’APAJH sera particulièrement vigilante sur le thème de l’accès à l’établissement d’enseignement de proximité pour tous, creuset du vivre ensemble, au sein des programmes des candidats républicains.

Stéphane LAGOUTIERE

Source : APAJH

Catégorie : DISCRIMINATION & DÉFENSEUR DES DROITS
Publication : 13/10/2016

Articles en relation

Le défenseur des droits appels a plus grandes vigilances contre les violences faite aux enfants dans les institutions

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre, et dans le cadre de sa mission de défense et de promotion des droits de l’enfant, le Défenseur des droits, Jacques TOUBON, et la Défenseure des enfants, Geneviève AVENARD, son adjointe ont rendu leur rapport annuel intitulé « Enfance et violence : la part des institutions publiques ». Des violences auxquelles les enfants en situation de handicap n’échappent pas représentant 18 % des cas. Des violences subies par les enfants au sein des institutions publiques, qu’elles soient verbales, physiques ou psychologiques, directes ou indirectes, commises entre enfants ou par des adultes.

Le CNFPT, lance MOOC pour comprendre, prévenir et lutter contre les discriminations avec le défenseur des droits

Le CNFPT, en collaboration avec le Défenseur des droits et la Fondation du Camp des Milles a conçu un MOOC pour comprendre, prévenir et lutter contre les discriminations. Gratuit et ouvert à toutes et tous, ce cours en ligne permettra aux participants de mieux appréhender et comprendre les mécanismes et origines, et de connaître les obligations et l’action des collectivités territoriales et de leurs agents pour les prévenir. Des inscriptions ouvertes avec des cours qui débuterons le 18 novembre prochains.

Tordons le cou à ces clichés sur le handicap visuel : « Les stéréotypes, un frein à l’insertion »

Des lunettes noires sur des yeux aveugles, une canne blanche ou un brave chien guide mené par un harnais, un homme ou une femme lisant le braille grâce à une sensibilité tactile accrue, voici comment un individu Lambda qui ne côtoie pas de personne handicapée visuelle, peut se la représenter : une sorte de « cliché »de la cécité. Non pas que les caractéristiques de cette représentation sont fausses, mais elles sont en réalité celle d’un petit pourcentage de personnes sur l’ensemble de la population ciblée.

Affaire Vincent LAMBERT : Le Défenseur des droits refuse de trancher et rejette la demande des parents

Après l’annonce la semaine dernière du Dr Vincent SANCHEZ du CHU de REIMS d’annoncer sa décision de mettre fin l’arrêt « des traitements et la sédation profonde et continue » dans la semaine du 20 Mai. Vivianne et Pierre LAMBERT la mère et ses avocats avaient annoncées avoir saisi le défenseur des droits et le Comité de l’ONU compétent pour les droits des personnes handicapées. Le défenseur des droits Jacques TOUBON a annoncé qu’il « ne lui appartenait pas de trancher » rappelant que sa décision ne pouvait avoir « d’effet suspensif » et que « plusieurs juridictions avaient rendues des décisions ». Les parents qui ont lancé un appel a manifesté ce dimanche devant le CHU de Reims afin d'empêcher ce qu’il considère « comme un crime » c’est-à-dire l'arrêt programmé des traitements.

L’athlète handisport Jean-Baptiste ALAIZE ne peut porter plainte après ce qu’il considère comme une humiliation

Lors d’un passage a l’aéroport de Nice, le 5 février dernier, le sportif handisport et porteur de deux était contraint à "baisser son pantalon" lors d’un contrôle à l’aéroport de Nice. Une expérience qu’il a jugée humiliante, d’autant plus que celui-ci c’est vu refuser quelques jours plus tard, le droit de déposer plainte. Avec pour toute réponse de l’agent de la force publique « ne vous fatiguez pas avec tout ça, car votre affaire n’est pas grave. Le procureur va rire et il ne traitera pas votre dossier ». Fait diverse me direz-vous dans une société qui parfois renie les valeurs et les principes de la république…Mais ou allons-nous ?

Dématérialisation des services publics le tout numérique pourraient être pour beaucoup "par un véritable recul" aux droits.

Jacques TOUBON a présenté le 17 janvier dernier, son rapport intitulé « dématérialisation et inégalités d’accès aux services publics », un rapport dans lequel il expose notamment ces craintes pour des milliers de français qui n’ont pas accès à internet comme dans les zones blanches, près 541 communes, ou qui n’ont pas d’ordinateur. Le défenseurs des droits. Une situation auquel il convient de remédier alors a contrario une majorité de Français s’accorde a reconnaitre le bienfondé de cette nouvelle offre qui permet notamment une plus grande réactivité…