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Manifestation Ensemble contre la sous citoyenneté des sourdsC’est dans un cri de révolte et de colère que quelques centaines de sourds et malentendant venu parfois de l’autre bout de la France, ont remonté les pavés parisiens. Des femmes, des hommes venus exprimer leur mécontentement face a une discrimination qu’ils jugent permanente et d’un accès a la citoyenneté bafouée en permanence. Et d’une société qui voudrait par tous les moyens les privés de langue des signes. Une manifestation organisée a l’appel du collectif "Ensemble contre la sous-citoyenneté des sourds" (ECSCS).

Oui, à la nationalité ! Oui, à la citoyenneté…
Une manifestation qui fait suite a celle organisée le 20 avril 2017, par Sourd en colère. Cette fois c’est à coups de klaxons et de tambours et autres instruments de musique, arborant les couleurs de la république que les manifestants partie de la place de la République ce son dirigé vers la Bastille. Une révolution d’individus qui bien que Français estime « que leurs droits ne sont toujours pas respectés » face a des pancartes « sourdes mais pas muettes » ou encore « sourdes mais pas des cobayes ».

Des hommes, des femmes venues exprimé, selon Fernand MACANJO, porte-parole du collectif ECSCS. « une profonde colère face aux nombreuses difficultés, face aussi a population entendante qui globalement ne comprend pas toujours nos problématiques ». Celle d’une difficulté d’accès a l’éducation, pour laquelle « l'école, les instituteurs qui enseignent la LSF ne disposent pas d’un niveau suffisant », a-t-il aussi jugé, critiquant également la « fermeture des classes bilingues » et réclamant « le droit, pour chaque enfant, d'apprendre dans sa langue naturelle ».

Tout comme l’emploi avec taux de chômage de 39 % le deuxième le plus important après les déficients mentaux. Voir des services publics, mais aussi des médias très peu traduits en langue des signes et où les émissions comme « l’œil et la main » sur le service public se réduisent a moins de cinq heures par mois. Des manifestants réclamer une « réelle égalité des droits », mais surtout une « reconnaissance citoyenne »

Des déficients auditifs fiers de leur identité… ?
Fernand MACANJO, que les personnes ont toujours été présente dans l’histoire de l’humanité, et qu’ils ne veulent plus être « considérés comme des handicapés », mais cela est-il véritablement le fond du problème ? Non, car quelles que soient nos différences à quelque niveau que ce soit celle-ci reste avant tout une personne, un citoyen. La difficulté réside elle essentiellement dans l’évolution que notre société a eue à l’égard des sourds, et pour lesquels désormais la médecine tend à vouloir transformer ces individus en cobayes vivants. Une situation parfaitement exprimée lors de cette manifestation où un homme sur un char situé à l’avant du cortège déguisé en chirurgien tenait enchaîné une quinzaine de personnes à ses pieds aux mains entravées, criant « je leur interdis de signer, il faut qu’ils parlent ! ».
Une communauté qui dénonce l’oppression qui fait contre elle accentuer selon son porte-parole encore plus depuis la mise en place de la loi de 2005. Notre vie n'a pas à être dictée par le ministère de la Santé", poursuit-il, dénonçant notamment le dépistage « trop précoce » et « l'implantation cochléaire ».

Le droit a l’information…
L'ECSCS qui annonce avoir écrit au président de la République Emmanuel MACRON, lui exposant les attentes des sourds et que le collectif puisse être dans l'optique d'une nouvelle loi et notamment « pour pouvoir disposer d’une télévision et d’information qui, pourtant l’instant ne répond pas aux attentes de la population sourde alors que ces derniers payent la redevance ». Une dernière affirmation fausse puisque sur ce dernier point toutes les personnes en situation de handicap bénéficiant d’une carte d’invalidé supérieur à 80 % sont dispensées d’un paiement de la redevance audiovisuelle. La solution pour le collectif est la création d’une chaine 100% dédiée, qui met en avant que dans « les situations d’urgence nationale ou terrorisme, mais aussi lors des annonces du président de la République il n’y a jamais d’interprète.

Un combat dont la mobilisation de tous estime son porte-parole Fernand MACANJO, comme pour celui des femmes ou encore pour les droits aux homosexuels de faire changer les comportements. La France qui compte plus de cinq millions de personnes souffre d'un handicap auditif moyen à sévère en France, environ 300 000 ayant des limitations très graves ou totales, selon des estimations du ministère de la Santé.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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