Contenu principal

Message d'alerte

Une 15 de personnes la plupart en fauteuil roulant occupant les voies ferrees retardant notamment le TGV a destination de ParisPourtant rénovait partiellement, la gare Toulouse-Matabiau ne semble pas convenir à tout le monde. C’est le sentiment qu’ont les représentants du collectif inter associatif Handicap 31 et de l’association Handi Social, que préside Odile MAURIN, bien connu dans la ville rose pour ces « coups de gueule ». Quelques personnes venues, il est vrai tout simplement demandé un droit, celui de pouvoir circuler librement. Avec un message simple « Nous paralyserons le trafic SNCF comme vous nous paralysez ! Tant que les travaux d'accessibilité demandés ne seront pas réalisés ! » Un message adressé directement au président de la SNCF Guillaume PEPY.

Des opérations régulières…

Avec la volonté de faire comprendre aux responsables de ces établissements recevant du public, leurs obligations dont beaucoup tentent d’oublier ou de retarder une nouvelle fois au maximum. Telle était l’objectif encore aujourd’hui avec cette nouvelle opération coup de poing qui rappelle celle réalisée en novembre 2008, et le peu d’évolution depuis de la gare de la 4e ville de France ! Des opérations coup de poing que le collectif n’a de cesse de renouveler en permanence, après celle, réalisaient ces dernières semaines aux péages toulousains, le blocage d’un convoi d’air bus ou encore plus récemment celle de la cimenterie Lafarge en septembre dernière pour protester contre l’article 18 de la loi Élan votait définitivement le 16 octobre dernier. Une loi qui fait désormais l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel.

Ils sont donc allés expliquer après avoir été expulsés des voies et bloqué le départ d’un TGV a destination de Paris, leurs colères aux usagers au travers de tracts distibuée a la gare 

Une circulation impossible…

Une situation incompréhensible et qui n’est plus acceptable, expliquent-ils dans un communiqué, « nous contraignant pour rejoindre le métro depuis la gare à cause d'un élévateur quasiment toujours en panne à sortir de la gare et à Lelevateur installe en 2015 par la SNCF a la Toulouse Matabiau juge totalement inadapte par les associationsfaire un gros détour par l’extérieur pour aller prendre le métro à Marengo ». Une situation qui trouve son explication dans du matériel inadapté, car quand il fonctionne « il faut maintenir la pression sur le bouton d’appel de la cabine, ce qui est inadapté à nombre de personnes en fauteuil roulant manquant de forces dans les membres supérieurs, et impossible de se faire aider d’un tiers dans la cabine sous peine de dépasser le poids maximal », souligne les manifestants. Un choix de matériel, sans consultation que les associations déclarent avoir depuis 2010 dénonçait « le choix de ce type de matériel alors que la SNCF devait consulter nos associations pour trouver de meilleures solutions pour l’avenir » précise-t-il.

Pire selon eux depuis les travaux et l’installation de nouveaux quais pour les TER équipés, certes d’ascenseurs et de trains disposant d’un accès de plain-pied, mais reste « le problème du contournement de six marches entre 2 souterrains où, là aussi, nous sommes bloqués par un élévateur très souvent en panne et trop petit pour nombre de nos fauteuils. Seule solution alternative, pour ces passagers à mobilité réduite devoir « réserver un accompagnement au moins 48 heures auparavant et d'arriver 1/2h à l’avance minimum, pour circuler accompagnés dans des souterrains interdits au public ».

Des dépenses inutiles…

Le collectif associatif dénonce faute de concertations « sachant que la SNCF s'était alors engagée à tout rendre accessible pour 2015 » elle décide, le remplacement, en 2015, des deux élévateurs existants par le même type de matériel, malgré les demandes d'arrêt des travaux, cela n’aura pas suffi. Contrairement à l’accès au métro ou après deux ans de négociations et d’études ces derniers ont obtenu la mise en œuvre des travaux d’ici, à l’été 2019 et qui vont doubler l’élévateur d’un plan incliné en plus des marches. Mais pour l’accès aux nouveaux quais, une solution technique a été trouvée nécessitant l’installation d’un ascenseur allant du hall dans le souterrain, mais la SNCF refuse de faire les travaux dans des délais raisonnables pour des questions budgétaires !

Un choix confirmé par la direction régionale de la SNCF qui précise. « La gare de Toulouse-Matabiau étant prioritaire, d'autres travaux, de grande ampleur et nécessitant notamment l'interruption de la circulation des trains, seront réalisés pour mise en service, en 2024 ».

Un choix que n’accepte pas le collectif pour qui la SNCF, qui sait pourtant trouver de l’argent « quand il s’agit de faire bâtir une gare fantôme comme celle de Sud de France à côté de Montpellier, se révèle incapable de budgéter et de réaliser les travaux rapidement pour permettre aux personnes en situation de handicap, notamment moteur, de circuler dans la gare de manière plus autonome ».

Des problèmes se multiplient…

Une situation qui est loin de concerner uniquement Toulouse puisque a ce moins de 48 % des gares d’importance, c'est-à-dire des villes de plus 50 000 habitants, son a ce jour accessible ou a commencé les travaux depuis la mise en place des Ad’ap. Paris et la région Île-de-France sont, eux aussi loin d’être un exemple. Qu’il s’agisse du métro ou moins d’une dizaine de stations est totalement accessible. Concernant les gares par exemple les 209 gares d’Île-de-France seule, malgré l’annonce d’un investissement 1.4Mds€ entre 2011 et 2018 environ la moitié le sont réellement. Mais la situation est la même dans les gares de Marseille, Brest, Nantes, Nice, Toulon, a contrario de Bordeaux ou Strasbourg.

Le collectif qui termine son message envoyé sur les réseaux sociaux au PDG de la SNCF #Pepy, par ces quelques mots « Il n’y a aucune raison objective qui justifie que cette gare soit accessible à tous sauf aux personnes en situation de handicap. C’est pourquoi nous nous permettons aujourd’hui de retarder votre train TGV, (…) afin de vous permettre de mesurer très brièvement ce que nous vivons au quotidien depuis des années, pour comprendre notre colère légitime et faire preuve de solidarité ».

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : Handi-Social

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir