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Une chambre d’hôpital au CHU de Purpan à Toulouse (Illustration) En 2016, plus de 3 000 établissements de santé assurent le diagnostic, la surveillance et le traitement des malades. Dans un contexte marqué par le vieillissement de la population et l’augmentation des pathologies chroniques, les structures hospitalières s’adaptent et modifient en profondeur leurs modes d’intervention et leur organisation. Plusieurs indicateurs économiques de l’année 2016 montrent une amélioration de la situation pour toutes les catégories d’établissements de santé.

Pour autant, les fédérations hospitalières (FEHAP, FHF, FHP et Unicancer) rappellent l’importance de prendre en compte l’ensemble du paysage économique hospitalier et d’accorder une attention particulière aux indicateurs relatifs à l’activité récurrente des établissements. Une nouvelle édition qui s’enrichit d’une présentation synthétique des indicateurs permettant d’apprécier la qualité des soins et la sécurité des patients des établissements de santé. Ces indicateurs sont mis à disposition par la Haute Autorité de santé (HAS).

Une légère embellie…
L’étude de la DREES relève une réduction du déficit pour les hôpitaux publics et privés non lucratifs et une hausse du résultat net pour les hôpitaux et cliniques privés. Cette embellie s’inscrit pourtant dans un contexte marqué par la succession des baisses tarifaires et témoigne des efforts déployés par les établissements de santé pour redresser la barre. Plusieurs indicateurs relatifs au fonctionnement récurrent des établissements de santé sont préoccupants et traduisent une fragilité économique en résonance avec les difficultés dénoncées sur le terrain par les professionnels de santé. D’une part, l’effort d’investissement des établissements de santé stagne à un niveau insuffisant depuis de trop nombreuses années. D’autre part, le nombre d’établissements de santé publics ou privés déficitaires perdure voire augmente en ce qui concerne les hôpitaux et cliniques privés.

Les établissements de santé proposent les chiffres clés de ce secteur, qui doit répondre simultanément à des besoins très différents. L’édition 2018 de cet ouvrage détaille, pour l’année 2016, les capacités et l’activité des hôpitaux et cliniques, ainsi que leurs disciplines spécifiques, et décrit leur personnel, médical et non médical. Des éléments de cadrage économique, financier et juridique complètent le panorama relatif à la France métropolitaine et aux départements et régions d’outre-mer (Martinique, Guadeloupe1, Guyane, La Réunion et Mayotte).

Un ouvrage détaillé sur les chiffres clés…
Cet ouvrage fournit les chiffres clés sur l’activité et les capacités des structures hospitalières, ainsi que sur les personnels et leur rémunération. Il offre une analyse plus détaillée d’activités spécifiques comme la médecine, la chirurgie et l’obstétrique, la psychiatrie, l’hospitalisation à domicile, les soins de suite et de réadaptation ou encore la médecine d’urgence. Il présente également des indicateurs de qualité et de sécurité des soins, ainsi que des éléments de cadrage économique et financier. Ces informations sont présentées de manière pédagogique à travers 35 fiches thématiques et synthétiques, accompagnées de tableaux, de cartes, de graphiques et d’annexes. Les principales définitions nécessaires à la compréhension du texte et les références bibliographiques les plus pertinentes sont intégrées dans chacune des fiches.

Diverses sources de référence ont été mobilisées pour rédiger cet ouvrage, parmi lesquelles la statistique annuelle des établissements de santé (SAE) et les programmes de médicalisation des systèmes d’information pour la médecine, la chirurgie, l’obstétrique et l’odontologie (PMSI-MCO), les soins de suite et de réadaptation (PMSI-SSR), la psychiatrie (RIM-P) et l’hospitalisation à domicile (PMSIHAD), mis en place par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). Les données comptables des hôpitaux publics et des cliniques privées, les déclarations annuelles de données sociales (DADS) et les indicateurs de la Haute Autorité de santé (HAS) viennent compléter l’ensemble de ces sources.

La fin d’un clivage entre public/privé ?...
Un document qui semble aussi confirmé, la fin du traditionnel clivage public/privé. De plus en plus, les établissements sont amenés à travailler ensemble, à mutualiser des équipements lourds – pour lesquels l’Agence Régionale de Santé (ARS) n’attribue ses autorisations qu’au compte-gouttes, en fonction des besoins estimés d’un territoire – voire à partager du personnel, y compris médical. Les coopérations entre établissements publics et privés existent bel et bien ; de nouvelles initiatives sont d’ailleurs régulièrement annoncées. Leurs effets positifs de ces rapprochements sur l’innovation sont globalement reconnus. Ils pointent encore davantage l’intérêt de raisonner à l’échelle d’un territoire.

Un rapport attendu dans quelque jours…
Enfin, d’ici quelques jours ou semaines, seront dévoilées les modalités de la « stratégie de transformation du système de santé » (STSS), dont la concertation a été lancée en février 2018 autour de cinq grands chantiers : la qualité des soins, le système de rémunération et de financement, l’e-santé, la formation et enfin l’organisation territoriale des soins. Tous les indicateurs semblent donc au vert, et on pourrait s’interroger sur le sens de la STSS de vouloir améliorer (encore) dans l’organisation territoriale des soins.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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