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Logo Observatoire QualiTHravailFace à des scandales qui ne cessent de répéter et des salariés en situation de danger pour leurs santés physiques et psychologiques, des initiatives voient le jour, mais pour quel résultat ? Ariane Conseil, cabinet spécialisé dans les questions de politique du handicap et de la santé et qualité de vie au travail (SQVT), a annoncé le lancement de 13 octobre prochain la première grande étude nationale au travers de l’Observatoire QualiTHravail.

Dans l’univers du travailleur handicapé

L’Observatoire QualiTHravail, est parti d’une idée selon les dirigeants, d'Ariane Conseil, celui d’ interroger les personnes en situation de handicap, qu’elles en aient le statut ou non, pour mesurer leur Santé et Qualité de Vie au Travail. L’objectif est de dresser un état des lieux dix ans après la loi du 11 février 20051 et de trouver de nouvelles pistes d’actions. Les résultats permettront de croiser des données individuelles (santé physique, mentale, sociale) et environnementales (facteurs de SQVT).

Une étude conçue sur la base d’études et d’échelles de mesure scientifiquement validées, L’Observatoire QualiTHravail® devrait être reconduit tous les deux ans à partir de cette année afin de constater son évolution.

Première édition de l'Observatoire QualiTHravail

QualiTHravail, s’adresse à toute personne en emploi dans le secteur privé ou public, profession libérale ou travailleur indépendant, invité à répondre à questionnaire disponible du 13 octobre au 31 décembre 2014 d’une vingtaine de minutes en moyenne. Sécurisé, confidentiel et accessible en ligne sur le site mis en place pour l’occasion, Il peut être rempli à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone et satisfait aux conditions d’accessibilité numérique. 

Les données seront traitées par des experts en statistiques. Les résultats de cette étude sont attendus au premier trimestre 2015 sur le site internet d’Ariane Conseil et seront accessibles à tous les participants.

Parole aux principaux intéressés !

Un projet innovant, car il reflète la possibilité pour les salariés quel qu’ils soient, d’exprimer pour la première fois globalement sur leur santé et de leur qualité de vie au travail au travers d’un questionnaire accessible, simple et anonyme.

Ou comme le confirme le Cabinet Ariane, « Parce qu’elles sont les premières concernées et donc les mieux placées pour exprimer leurs besoins concrets en termes de conditions de travail, elles pourront, en participant, contribuer de manière efficace aux réflexions nationales sur la prise en compte du handicap dans l’emploi ».

Un espace de contribution qui au-delà des questions liées au SQVT, pourront répondre à des questions ouvertes, bénéficiant ainsi d’un moyen d’expression libre et privilégié.

Des résultats aux bénéfices des employeurs

Le projet, qui a également pour objectif pour le cabinet de conseil Ariane, d’apporter aux employeurs du secteur public, privé ou associatif sont invités à rejoindre le projet des bénéfices quand a la gestion du personnel en situation de handicap. En s’appuyant sur un kit de communication qui leur sera offert, ils pourront ainsi relayer l’information à leurs collaborateurs et les inviter à prendre part au questionnaire.

Les employeurs participants bénéficieront directement d’éléments pour construire, alimenter, animer ou encore dynamiser leurs Politiques Handicap, Santé et Qualité de Vie au Travail. Ceux qui le souhaitent pourront obtenir des résultats spécifiques et affiner les constats via des ateliers de travail.

Stéphane LAGOUTIÉRE

1 Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes

Conseil-GeneralDepuis 1984, date du transfert de compétence en matière d’aide sociale, leur cout n’a eu de cesse de progresser, représentant en 2008, 27.3 Mds en dépenses net, elle atteint en 2012, plus de 32,8 Mds €. Des sommes pour lequel la prise en charge des personnes en situation de handicap, enfant et adulte représentent la quatrième source des dépenses.

Ainsi selon l’enquête réalisée par le DREES, auprès des départements en France métropolitaine et sur les départements d’outre-mer au 31 décembre 2012. Des dépenses, dont 28 Mds€ soit 91 % sont repartie sur quatre catégories. 8,0 Mds€ nets pour les dépenses liées au RSA « socle » et « socle majoré », au RMI, aux contrats uniques d’insertion ainsi qu’aux CI-RMA et aux contrats d’avenir, incluant 7,1 Mds€ d’allocation.

La deuxième catégorie étant liée aux dépenses pour l’aide sociale à l’enfance pour un cout de 7 Mds €, arrive l’aide aux personnes âgées dont le cout ne cesse de progresser chaque et atteint la somme de 6,9 Mds € net pour l’aide sociale aux personnes âgées avec notamment les frais liée a l’APA. Enfin les personnes en situation de handicap pour un montant de 6,1 Mds€ nets.

Les départements d’outre-mer ont quant à eux consacré 1.89 Mds€ pour les dépenses nettes liées au RSA, au RMI, CI-RMA et aux contrats d’avenir, dont 1.8 Mds€ d’allocation 280 M
Evolution des depenses nettes d aide sociale€ pour l’aide sociale aux personnes âgées. L’aide aux personnes en situation ne représentant que 126 M€ et 219 M€ pour l’aide sociale à l’enfance.

Les dépenses d’aide sociale aux personnes handicapées

Représentant 0 Mds€, en 0000, elles ont atteint en 2012 un montant net de dépense, 6.1 Mds € soit une progression l’enquête par la DREES, de 2.5 % et concernent 362 500 personnes en moyenne annuelle, dont plus de la moitié (56 %) ont bénéficié d’une aide à domicile via l’ACTP, la PCH ou les aides ménagères, et 44 % d’un accueil familial ou en établissement. Néanmoins, les montants d’aide moyens étant bien inférieurs à domicile, les dépenses au titre de l’aide à l’accueil sont largement prépondérantes (76 % des dépenses). Ces dernières s’élèvent à 5,0 Mds €, en 2012, soit une augmentation de 2,8 % entre 2011 et 2012.

Les dépenses brutes en faveur des personnes handicapées vivant à domicile ont connu une croissance forte ces dernières années, de l’ordre de 43 % depuis 2008 ; soit une progression moins importante que celle du nombre de bénéficiaires des allocations correspondantes. Ces dépenses atteignent 1,5 Mds €, en 2012 ; elles sont constituées à 96 % de la PCH et de l’ACTP.

Les dépenses à domicile hors ACTP et PCH, restent marginales soit 54 M€ en 2012, représentent 4 % des dépenses d’aide à domicile aux personnes handicapées, soit moins de 1 % de l’ensemble des dépenses d’aide sociale.

La substitution entre ACTP et PCH se poursuit

Entre 2011 et 2012, les dépenses afférentes à la PCH et l’ACTP pour les personnes de moins de 60 ans ont augmenté de 4 %. La baisse des dépenses d’ACTP pour les personnes de moins de 60 ans soit 359 M€ en 2012, soit -8 % est en effet plus que compensé par la hausse de celles relatives à la PCH avant 60 ans qui représente 1.1 Mds€ en 2012, soit +8 % en un an. Toutefois, cette hausse est plus modérée que celle enregistrée l’année 2011 (+12 %).

Evolution des depenses par categorie d aide socialeL’action sociale facultative des communes et des intercommunalités

A noter également la parution d’une enquête le même jour sur l’action sociale des communes et des intercommunalités aujourd’hui qualifiée de facultative, au sens où elle dépasse le contour des aides sociales obligatoires. De ce fait, ses objectifs, son périmètre d’intervention ou encore ses modalités d’organisation varient fortement selon l’histoire des communes ou intercommunalités, les caractéristiques de leur territoire et de leurs approches de l’action sociale. Ces approches peuvent relever de l’assistance individuelle, de l’action à destination d’une population ciblée, ou d’une politique territoriale plus globale.

L’enquête qualitative réalisée auprès d’élus, de directions en charge de l’action sociale et de directeurs de centres communaux ou intercommunaux de l’action sociale dans un échantillon de collectivités locales (communes, intercommunalités, départements) met également en évidence les nombreux et complexes partenariats qui sous-tendent l’action sociale des communes : avec l’intercommunalité, le département, l’État, la CAF, le tissu associatif…

Dans ce contexte, les outils de pilotage et d’évaluation de l’action sociale locale, comme les analyses de besoins sociaux (ABS) que sont tenus de réaliser les CCAS, semblent essentiels, mais sont à développer pour mieux répondre encore à la demande sociale.

La Rédaction

Handicap auditif (archives illustration 2012)En 2008, 10 millions de personnes ont des problèmes d’audition. La moitié ont des difficultés dites « moyennes à totales » qui limitent leur capacité à suivre une conversation.

Une partie d’entre elles cumulent ces problèmes d’auditions à d’autres limitations (motrices, intellectuelles, psychiques, cognitives ou visuelles). La Drees* vient de rendre publics les résultats détaillés sur la participation au sein de la société des personnes ayant des problèmes auditifs.

Une étude réalisée par Laurence Haeusler, Thibaud de Laval et Charlotte Millot, qui fait l’analyse de ses difficultés au sein de la vie familiale, de la vie professionnelle, des loisirs…, leurs difficultés dans la vie quotidienne et les aides dont ils bénéficient comme notamment les aides humaines, techniques et financières.

En 2008, 10 millions de personnes rencontraient des problèmes d’audition, rapporte cette étude. La moitié avaient des difficultés d’écoute qualifiées de « moyennes à totales », limitant leur capacité à suivre une conversation. Une partie d’entre elles cumulaient de surcroît ces problèmes d’audition à d’autres limitations (motrices, intellectuelles, psychiques, cognitives ou visuelles).

L’audition en mal d’équipement…?

Les auteurs qui se sont intéressés également dans ce document entre autres aux taux d’équipement des malentendants. Ceux-ci révèlent qu’en 2008, « 20 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives moyennes à totales seraient équipées d’un appareil, soient entre 1 et 1,2 millions de personnes, toujours en 2008.

Le fait que les personnes n’ayant qu‘une limitation fonctionnelle auditive légère (LFA) ne soient jamais équipées est une conséquence du mode de construction de l’échelle de gravité, dans laquelle le fait de porter un appareil auditif entraînait presque toujours un niveau de LFA moyen au minimum.

Si l’on prenait en considération les personnes ayant des LFA légères, le taux d’équipement serait de 10,7 %. Par ailleurs, 2 030 000 personnes ne portent pas d’appareil, mais en auraient besoin, soit 37 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives moyennes à totales. »

Cette étude nous renseigne également sur le fait que « 90 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives moyennes à totales déclarent au moins une déficience autre qu’auditive (contre 63 % dans l’ensemble de la population). Une partie de ces déficiences est liée à l’âge de cette population. Si l’on standardise le taux global de déficiences associées par âge et sexe, il se rapproche sensiblement de la moyenne, passant de 90 % à 77 %. 

(...) Les déficiences motrices concernent la moitié des personnes souffrant de LFA sur une moyenne totale. Ces déficiences sont principalement constituées par deux problèmes courants, dont la gravité peut être très variable, les gênes articulaires et la limitation de force musculaire. »

Les auteurs précisent que « Si l’on exclut les déficiences visuelles de type « difficulté pour voir de près ou de loin, mais ni aveugle ni malvoyant », qui concernent plus d’une personne sur deux, 68 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives sur moyennes totales déclarent une déficience non auditive, soit deux fois plus que l’ensemble de la population (37 %).

Les personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives ont aussi plus souvent des déficiences psychiques, intellectuelles ou cognitives. Les moins de 20 ans sont plus particulièrement concernés par ce type de déficiences.

Les déficiences psychiques les plus fréquentes sont les troubles anxieux, deux fois plus fréquents que dans l’ensemble de la population, même après standardisation par l’âge, ainsi que les troubles de l’humeur. Les forts taux de troubles anxieux chez les déficients auditifs sont présentés par de nombreuses autres études, dont les travaux de l’IRDES. 

Environ 330 000 personnes ont à la fois des troubles de langage et des problèmes auditifs, soit 6 % des personnes ayant des LFA moyennes à totales. Parmi elles, 20 000 sont totalement muettes. La déficience de parole est très spécifique aux personnes ayant des limitations auditives très graves à totales : 20 % d’entre elles ont des troubles de la parole.

Sur les 5 millions de personnes ayant des LFA moyennes à totales, 6 000 sont totalement aveugles et 110 000 sont malvoyants. Cette deuxième perte sensorielle limite leur utilisation de certaines aides techniques, comme les sonnettes lumineuses. »

Une étude répartie en sept chapitres

  • La première partie de ce rapport présente la mesure des limitations fonctionnelles auditives à travers l’enquête Handicap-Santé. Nous présentons le mode de repérage de la limitation fonctionnelle auditive et de son niveau de gravité.
  • L’échelle de gravité sera comparée aux résultats obtenus dix ans plus tôt lors de l’enquête Handicaps-Incapacités-Dépendance (HID). Les taux de prévalence selon la gravité du problème auditif sont également comparés à ceux observés dansCouverture enquete quantitative drees sur l-audition différentes études publiées sur ce thème sur des données françaises et étrangères.
  • La deuxième partie est consacrée à l’étude des autres déficiences et limitations fonctionnelles associées aux limitations fonctionnelles auditives, et au dénombrement des populations selon, à la fois, le niveau de limitations de l’audition, une fois tenue compte des corrections apportées éventuellement par l’appareillage, et le niveau des autres limitations fonctionnelles.
  • La troisième partie est consacrée à l’impact des déficiences auditives sur la vie quotidienne. L’approche retenue consiste à essayer d’évaluer les conséquences des limitations fonctionnelles auditives « à niveau constant d’autres limitations fonctionnelles » sur les capacités à réaliser les activités courantes.
  • La quatrième partie présente le taux de recours à l’appareillage auditif et aux implants, ainsi que les autres aides techniques spécifiques aux personnes sourdes ou malentendantes. 
  • La cinquième partie s’intéresse aux aides humaines des personnes vivant à domicile.
  • La sixième partie étudie la participation sociale en cas de problèmes auditifs, à travers l’étude du niveau de diplôme le taux d’emploi, la vie affective et la fréquence des relations sociales. Une partie est d’ailleurs spécifiquement consacrée aux loisirs et aux activités associatives.
  • Enfin, la dernière partie propose une étude de la reconnaissance administrative du handicap lié aux limitations fonctionnelles auditives.

La Rédaction

Idées suicidaires (Illustration)En 2010, 5 % des personnes âgées de 40 à 59 ans déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières semaines précédant l'enquête Santé et itinéraire professionnel (SIP).

Leurs indicateurs de santé sont plus dégradés au moment de l'enquête que les autres personnes du même âge et elles sont plus isolées sur le plan social ou relationnel.

Elles sont trois fois plus nombreuses à déclarer une santé altérée et plus de la moitié n'ont pas eu une activité sociale régulière.

Les personnes déclarant des idées suicidaires sont également deux fois plus nombreuses à fumer quotidiennement ou à avoir une consommation d'alcool à risque chronique.

En outre, elles occupent moins souvent des emplois et lorsqu'elles travaillent, elles sont davantage exposées aux risques psychosociaux.

Ce mal-être actuel s'inscrit dans des carrières spécifiques. En effet, les personnes déclarant des idées suicidaires passent plus de temps hors de l'emploi. Elles sont aussi moins satisfaites de leur parcours professionnel et ont des sentiments exacerbés sur la place du travail dans leur vie.

Les écarts de santé, d'emploi et de conditions de travail entre les personnes déclarant les idées suicidaires et les autres sont généralement plus importants que ceux observés entre hommes et femmes.

Un véritable problème de santé publique

Au-delà de ses hommes et femmes confrontés a ce type de réaction et des familles subissant cette situation, les conséquences sont elles parfois dramatiques notamment aux niveaux physiques ou certaines tentatives peuvent déboucher sur des conséquences irrémédiables provoquant des situations de handicap. Des populations restent plus fragiles comme le démontre l'enquête, parmi lesquels, celle en sous-poids ou en situation d'obésité, l'isolement relationnel et social plus marqué dont les personnes handicapées font la encore partie. Autre élément qui a souvent la une de l'actualité celle d'une plus forte exposition aux risques psychosociaux au travail.

Des éléments qui doivent inciter le gouvernement a pris de consciences ainsi qu'à une véritable politique d'aide pour les personnes en situation de suicide.

La Rédaction

(1) Référence : Nicolas de Riccardis, avec les conseils de Muriel Moisy et Marie-Claude Mouquet, 2014, « Profils et trajectoires des personnes ayant des idées suicidaires », Études et Résultats, n°886, Drees, Juillet.

Visuel enquête DataSanteA l'heure où les grosses données ou données massives dans le domaine de la santé ne cessent de faire leurs apparitions avec les objets connectés et les applications mobiles de santé font régulièrement la Une. Situation pour lequel la CNIL s'est interrogée récemment sur l'usage des données de santé comme le fait aujourd'hui sur le bien-être, l'enquête "Parler de santé sur web, quelle(s) conséquence(s) ?"(1).

Une enquête qui met en lumière l'opinion et les perceptions des principaux intéressés tels les malades chroniques postant, échangeant, stockant des données de santé sur les blogs, forums, réseaux sociaux et autres applications mobiles de santé. Le constat est contrasté : 8 % d'entre eux se déclarent "très inquiets" et 23 % "plutôt inquiets" alors que 43 % affirment être "plutôt" ou "très confiants" (22 % n'y ayant jamais songé et 4 % ne sachant pas).

Une inquiétude liée à l'utilisateur potentiel des données de santé

Ainsi l'étude démontre que lorsque l'on interroge plus précisément les malades communiquant des données de santé sur le web sur la provenance de leur inquiétude, ils sont 39 % à déclarer craindre que ces données puissent être utilisées à leur encontre par un assureur, 36 % par leur employeur et 27 % par l'Assurance maladie.

Pour près de 1 sur 2, le web crawling, le data mining et le text mining en santé sont aujourd'hui une réalité. De fait, 43 % des malades communiquant des données de santé sur le web pensent que ces données de santé sont analysées en permanence par des logiciels. Mais ils sont encore plus nombreux à penser que cela est réalisé par des personnes chargées de lire les forums, blogs et autres réseaux sociaux. A l'opposé, ils sont 34 % à penser que la récupération de données de santé informelles sur le web et dans les applications mobiles de santé (mApps) est interdite par la loi.

Stockage des données : la prime au médecin...

En termes de stockage de leurs données de santé qu'ils publieraient sur un site, un forum ou une mApp, 59 % des répondants accordent leur confiance à leur médecin traitant, 31 % à l'Assurance maladie, 11 % à un laboratoire pharmaceutique (16 % des utilisateurs de mApps), mais seulement 2 % à un éditeur de logiciel ou de service Internet grand public (Google, Microsoft...) et 0 % à un opérateur de télécom ou à un FAI. Près de 2 sur 10 ne font confiance qu'à eux-mêmes en ce domaine et préfèrent stocker ces données sur leur smartphone ou leur ordinateur.

Au-delà de l'inquiétude, un vif intérêt lié au potentiel de leurs données... mais quelques incohérences dans la réalisation de ce potentiel

L'inquiétude exprimée par les répondants est de fait toute relative. Lorsqu'on les interroge précisément sur les analyses qui pourraient être faites de leurs données de santé informelles, celles qu'ils produisent sur le web et dans les mApps, ils sont 64 % à être d'accord pour un usage réalisé par des organismes publics dans une mission d'intérêt public, mais seulement 6 % à ce que cela soit fait par une entreprise privée.

Pourtant, ils sont 40 % à être d'accord sur le fait que ces données peuvent servir à améliorer la qualité du site web, du réseau social ou de la mApp donc de services d'entreprises privées, 76 % pour qu'elles soient destinées à la recherche médicale et là aussi une large part de celle-ci est réalisée par des entreprises de santé, laboratoires pharmaceutiques ou sociétés de technologies médicales, et 78 % sont d'accord avec leur usage pour améliorer la tolérance des médicaments... un rôle où les acteurs privés sont essentiels.

Les conditions du traitement des données...

70 % des malades communiquant des données de santé sur le web, les forums, les blogs, les applications mobiles de santé... souhaitent que leurs données soient totalement anonymisées et que leur accord leur soit demandé lors de l'inscription ou du téléchargement de la mApp.

Conscient du potentiel de l'exploitation des données de santé, 70 % des répondants sont favorables avant tout à la mise en place d'une charte de bonne conduite impliquant la transparence d'information pour la collecte, le traitement et l'utilisation des données collectées par les entreprises réalisant l'exploitation. Plaçant ce critère devant une régulation par un texte de loi spécifique ou un contrôle par une autorité indépendante.

Données de santé sur le web, forums, blogs, et réseaux une nécessité : expliquer et informer

Première enquête à s'interroger sur les confiances des principaux intéressés, les malades postant, stockant, échangeant des données de santé sur les espaces numériques, "Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?" met clairement en avant 4 éléments :

  • Une inquiétude existe chez 31 % des répondants et elle est principalement liée à la qualité des personnes, entreprises, institutions pouvant utiliser ces données de santé.
  • Ils existent un véritable intérêt à utiliser ces données pour la recherche médicale - 76 % d'accord, améliorer la tolérance des médicaments - 78 % d'accord, la qualité des soins - 84 % d'accord, la sécurité sanitaire - 62 % d'accord - ou mieux comprendre les comportements en santé - 79 % d'accord.
  • Les conditions de la réussite s'appellent anonymisation, accord préalable explicite et autorégulation des acteurs.
  • Et surtout, il est plus que nécessaire d'informer et former sur l'usage des données de santé, les conditions de leur utilisation (Quel Français connaît le terme "hébergeur agréé de données de santé" et ce qu'il recouvre ?) et les critères techniques liés à leur sécurité.

La Rédaction

[1] "Parler de santé sur le web, quelle(s) conséquence(s) ?" est une enquête co-initiée par la Chaire Réseaux Sociaux de l'Institut Mines Telecom, Doctissimo, LauMa communication, Patients & Web, Renaloo, Vivre Sans Thyroïde. Avec le soutien et partenariat d'association Française comme Association contre les Spondylarthropathies, Association Française des Polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques , Association Française des Diabétiques de Paris ou Ligue Française contre la Sclérose en Plaques.

Phase terrain auto-administrée sur le web du 17 avril au 6 juin 2014, 2 735 participants dont 848 répondants retenus pour l'analyse (Personnes ayant déjà échangé, partagé, écrit, posté sur son état de santé ou celui d'un membre de son entourage sur le web, un ou des réseaux sociaux, un forum, en utilisant une application mobile de santé...)


Salarie handicapes dessinateur techniqueLa Fédération de la Vente Directe (FVD) a présenté le 13 mai dernier, à l'occasion de son Congrès annuel, un diagnostic approfondi* sur l'emploi des personnes handicapées dans le secteur de la Vente Directe.! La FDV qui selon le secteur pourrait être prise comme pour une réelle opportunité pour ceux aujourd'hui encore a la recherche d'un emploi.

Selon l'étude réalisée, ils seraient, ainsi six handicapés sur dix qui travaillent dans le secteur précisent, que leur situation de handicap a influencé leur orientation vers les métiers de la Vente Directe et ont perçu ce secteur comme adapté à leur quotidien. 83 % des personnes interrogées (niveau animateurs) jugent les métiers de la Vente Directe accessibles à tous, quels que soient l'âge, le diplôme ou l'expérience professionnelle. !

Les métiers de la Vente Directe offrent des conditions favorables aux travailleurs handicapés : une ouverture à l'ensemble des profils et une souplesse dans la gestion du temps. !

Parmi les facteurs clés de réussite des distributeurs dans le secteur de la Vente Directe, on retient les échanges en réunions 75 %, le suivi personnalisé 73 %, les séminaires de motivations 55 % et la mise en situation sur le terrain de 54 %.

Des mesures qui facilitent l'intégration de nouvelles personnes et des facteurs qui correspondent parfaitement aux attentes des travailleurs handicapés.

Nombre de vendeurs en situation de handicap considèrent leur activité dans la Vente Directe comme une réelle opportunité au regard de leur situation. Le mode de recrutement des Travailleurs handicapés est similaire à celui de l'ensemble du réseau de vente, avec une prépondérance du parrainage pour 74 % d'entre eux. 52 % des personnes interrogées (niveau animateurs) constatent une incidence positive du handicap sur l'activité de vente directe.

Parmi ces conséquences positives sur leur activité de VDI (Vendeurs à Domicile indépendant, 71 % des animateurs évoquent la meilleure résistance à l'échec et la ténacité, 53 % des distributeurs concernés par le handicap affirment que celui-ci n'a pas de conséquence sur leur activité, 39 % ont de meilleures relations avec leurs clients. On note enfin que 73 % des personnes handicapées ont des résultats similaires aux autres vendeurs.

Les Travailleurs handicapés en France

On estime à 9,7 millions la population en situation de handicap en France (source : Insee). L'étude TH Conseil montre qu'ils ont un niveau de formation initiale moins élevé que la moyenne. La vente représente la 4e cible des demandeurs d'emploi handicapés : 11 % d'entre eux recherchent un emploi dans le commerce, la vente ou la grande distribution. Ils sont également plus sensibles à la conjoncture.

En période de crise économique notamment, ils sont davantage pénalisés que la population active au sens large : le taux de chômage progresse 2 fois plus vite chez les travailleurs handicapés que pour les autres demandeurs d'emploi ; une situation précaire qui peut nécessiter, pour la plupart, une reconversion professionnelle.

7 % des travailleurs handicapés ont une activité en statut d'indépendante et 24 % sont salariés à temps partiel tandis que la moyenne de l'ensemble des salariés ne l'est qu'à hauteur de 13 %. Ils sont donc davantage attirés par le temps partiel ou des activités en complément de revenus.

Logo du Sondage Taxe FinanciereL'institut de sondage CSA ainsi que les deux organisations de lutte contre le sida AIDES et Coalition PLUS publient aujourd'hui un sondage exclusif : « Les Français et la taxe sur les transactions financières ». Un sondage qui revient notamment sur le financement sur une question déjà aborder par les politiques celle d'une taxe financière afin de lutter contre la pauvreté ou les grandes pandémies comme le SIDA.

Ainsi a la question : « Vous savez qu'il existe un projet de taxe européenne sur les transactions financières. Selon vous, les fonds récoltés par cette taxe devraient-ils être consacrés à la lutte contre le sida et les grandes pandémies ? », 59% (soit trois Français sur cinq) des personnes interrogées ont répondu que la TTF représentait une solution de financement de la lutte contre le sida.

Une volonté de solidarité internationale de la part des citoyens français qui semble venir renforcer l'engagement des candidats têtes de listes aux élections européennes qui se sont engagées, à travers leur adhésion au « Pacte pour une TTF ambitieuse et solidaire ».

Un pacté lancé par les associations Oxfam France, AIDES (membre de Coalition Plus), ATTAC, CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Roosevelt et les Amis de la Terre, à allouer une partie des recettes de la TTF à la solidarité internationale et à la lutte contre le changement climatique et le sida.

Les candidats invités a signé ce pacte !

Si de nombreuses listes européennes notamment à gauche ont signé le Pacte, a quelques jours des élections EUROPEENNE les autres candidats peuvent toujours répondre a l'invitation des associations d'apporter leur pierre a l'édifice et à leur tour affirmer leur engagement sur ce sujet en amont des élections.

Des gouvernements européens hésitants ?

Un projet qui semble pourtant loin des objectifs principaux des chefs d'État et de gouvernement puisque François HOLLANDE qui s'était engagé lors du Sommet du Développement durable en juin 2012 au Brésil « Je prends l'engagement que si cette taxe est créée, une partie de ces revenus sera affectée au développement ».

Le Président avait même précisé, lors de la conférence internationale sur le sida en juillet 2012, vouloir « élargir cette taxe à l'échelle de l'Europe et du monde, de façon à ce que nous puissions verser des sommes nouvelles à la lutte contre le sida» afin de« traiter non seulement 7millions de personnes, mais 15 millions de malades.»

Une promesse qui semble oubliée ou plus a l'ordre du jour des priorités, 6 mai 2014, Michel Sapin et 10 autres ministres des Finances de l'Union européenne ont annoncé qu'au plus tard en 2016, la taxe européenne sur le transactions financières (TTF) s'appliquera dans un premier temps au marché des actions et à « certains » produits dérivés.

Non seulement les onze ont repoussé d'une année la mise en œuvre de la TTF européenne et n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur l'intégration des dérivés, mais surtout, l'utilisation de cette taxe est la grande absente de cette déclaration politique une taxe pour qui ? Une taxe pour quoi ?

L'ensemble des têtes de liste d'Europe Ecologie-Les Verts et la grande majorité des candidats-e-s socialistes ont déjà signé le Pacte. A quelques jours des élections européennes, il n'est pas trop tard pour les autres candidats-e-s qui peuvent encore répondre à l'appel des associations et des citoyens français et européens et à leur tour affirmer leur engagement sur ce sujet en amont des élections.

Le gouvernement français doit quant à lui passer des paroles aux actes et concrétiser ses promesses répétées à maintes reprises.