Contenu principal

Message d'alerte

Logo du Sondage Taxe FinanciereL'institut de sondage CSA ainsi que les deux organisations de lutte contre le sida AIDES et Coalition PLUS publient aujourd'hui un sondage exclusif : « Les Français et la taxe sur les transactions financières ». Un sondage qui revient notamment sur le financement sur une question déjà aborder par les politiques celle d'une taxe financière afin de lutter contre la pauvreté ou les grandes pandémies comme le SIDA.

Ainsi a la question : « Vous savez qu'il existe un projet de taxe européenne sur les transactions financières. Selon vous, les fonds récoltés par cette taxe devraient-ils être consacrés à la lutte contre le sida et les grandes pandémies ? », 59% (soit trois Français sur cinq) des personnes interrogées ont répondu que la TTF représentait une solution de financement de la lutte contre le sida.

Une volonté de solidarité internationale de la part des citoyens français qui semble venir renforcer l'engagement des candidats têtes de listes aux élections européennes qui se sont engagées, à travers leur adhésion au « Pacte pour une TTF ambitieuse et solidaire ».

Un pacté lancé par les associations Oxfam France, AIDES (membre de Coalition Plus), ATTAC, CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Roosevelt et les Amis de la Terre, à allouer une partie des recettes de la TTF à la solidarité internationale et à la lutte contre le changement climatique et le sida.

Les candidats invités a signé ce pacte !

Si de nombreuses listes européennes notamment à gauche ont signé le Pacte, a quelques jours des élections EUROPEENNE les autres candidats peuvent toujours répondre a l'invitation des associations d'apporter leur pierre a l'édifice et à leur tour affirmer leur engagement sur ce sujet en amont des élections.

Des gouvernements européens hésitants ?

Un projet qui semble pourtant loin des objectifs principaux des chefs d'État et de gouvernement puisque François HOLLANDE qui s'était engagé lors du Sommet du Développement durable en juin 2012 au Brésil « Je prends l'engagement que si cette taxe est créée, une partie de ces revenus sera affectée au développement ».

Le Président avait même précisé, lors de la conférence internationale sur le sida en juillet 2012, vouloir « élargir cette taxe à l'échelle de l'Europe et du monde, de façon à ce que nous puissions verser des sommes nouvelles à la lutte contre le sida» afin de« traiter non seulement 7millions de personnes, mais 15 millions de malades.»

Une promesse qui semble oubliée ou plus a l'ordre du jour des priorités, 6 mai 2014, Michel Sapin et 10 autres ministres des Finances de l'Union européenne ont annoncé qu'au plus tard en 2016, la taxe européenne sur le transactions financières (TTF) s'appliquera dans un premier temps au marché des actions et à « certains » produits dérivés.

Non seulement les onze ont repoussé d'une année la mise en œuvre de la TTF européenne et n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur l'intégration des dérivés, mais surtout, l'utilisation de cette taxe est la grande absente de cette déclaration politique une taxe pour qui ? Une taxe pour quoi ?

L'ensemble des têtes de liste d'Europe Ecologie-Les Verts et la grande majorité des candidats-e-s socialistes ont déjà signé le Pacte. A quelques jours des élections européennes, il n'est pas trop tard pour les autres candidats-e-s qui peuvent encore répondre à l'appel des associations et des citoyens français et européens et à leur tour affirmer leur engagement sur ce sujet en amont des élections.

Le gouvernement français doit quant à lui passer des paroles aux actes et concrétiser ses promesses répétées à maintes reprises.

Une stagiaire mal voyanteLe 21 Mai prochain sera présentée officiellement dans les locaux de la Caisse des Dépôts et consignation a Paris, la Fédération des Aveugles et Handicapés Visuels de France (FAF) et le Fonds pour l'Insertion des Personnes handicapées dans la Fonction publique (FIPHFP) les résultats d'une étude menée dans 3 régions de France sur l'employabilité des personnes déficientes visuelles.

Une enquête qui prouve ainsi que si la vie des personnes déficientes visuelles s'est durablement améliorée au cours de l'Histoire grâce à une plus grande prise d'autonomie à travers notamment la création de l'écriture Braille, le chemin reste encore long.

Parmi ces secteurs celui de l'intégration professionnelle demeure un enjeu de taille puisqu'elles sont près de 50% au chômage alors même qu'elles sont une grande majorité à exprimer leur envie de travailler.

Une journée placée sous le parrainage du Ministère du Travail, de l'Emploi et du dialogue social, qui aura été aussi l'occasion à plusieurs personnalités du monde associatif et politique d'intervenir a l'occasion de quatre tables rondes sous différent thème comme celui de l'intégration professionnelle, le développement de l'alternance et ses difficultés, l'orientation ou encore l'accompagnement du projet professionnel et les limites de sa mise en œuvre.

Le saviez-vous ?

Selon différentes études de l'OMS, la déficience visuelle sera, avec la maladie d'Alzheimer, le fléau de demain. Les déficients visuels qui représente dans le monde plus 000 millions de personnes.

Une difficulté d'inclusion qui reste souvent inabordable a l'heure de l'informatique ainsi pour le simple achat d'un ordinateur ordinaire dont le cout représente environ 1000 € celui d'un ordinateur adapté coûte environ 15 000 €.

Un accès a la culture ou l'éducation qui reste difficile quand seulement 3 % des livres édités chaque année en France le sont en format adapté (braille, sonore, gros caractères). Tout comme pour les enfants aveugles qui reçoivent leurs manuels scolaires souvent 6 mois après les autres enfants. Quelques une des injustices que nos sociétés poursuivent !!!

La FAF aujourd'hui :

Partenaire de premier plan des pouvoirs publics et des élus locaux, la FAF oeuvre depuis près de 100 ans, pour l'amélioration des conditions de vie des personnes handicapées visuelles. Présente dans de nombreuses régions de France, elle compte 44 associations membres et sympathisantes au service de plus de 10 000 adhérents et usagers.

Une association composée de 20 salariés au service de son réseau et de ses usagers, auquel s'ajoute en matière d'emploi un Centre de centre de formation, FAF ACCESS FORMATION, ouvert en 2009, dispensant des formations qualifiantes dans les métiers de la locomotion, de la rééducation et de l'informatique adaptée. Ainsi qu'un Service Emploi qui accompagne les personnes déficientes visuelles dans leur parcours d'insertion professionnelle, et les entreprises dans leur démarche de recrutement ou de maintien en poste des personnes déficientes visuelles.

La Rédaction

Affiche du 2e baromètre Humanis / Ifop « Osez l’ESAT-EA ! »Face a un chômage galopant chez les travailleurs handicapés et une crise économique toujours aussi présente, Le Groupe Humanis s'interroge a travers cette 2e édition avec pour argument celui de l'importance que peut avoir l'Esat ou l'Entreprise adapté mais aussi le manque d'information des entreprises sur ce quelle peuvent apporter pour celle-ci !

En 2005 la loi a renforcé l'obligation d'emploi des personnes handicapées pour les entreprises privées d'au moins vingt salariés et l'a imposé au secteur public, une obligation qui peut prendre différentes formes (emploi direct, sous-traitance ou mise à disposition de personnels via les acteurs du milieu protégé ou adapté, signature d'un accord collectif avec les syndicats de salariés ou encore versement d'une contribution Agefiph, ou FIPHFP).

Dans le cadre de la deuxième édition du baromètre « Osez l'ESAT-EA ! », Humanis en partenariat avec l'Ifop s'arrête sur cette question de l'insertion et de l'emploi des personnes en situation de handicap et propose dans cette étude un état des lieux détaillé des pratiques et des jugements en la matière en croisant les points de vue des différents acteurs en présence.

Parmi les grands enseignements de cette deuxième édition du baromètre, on notera que près d'une Enterprise sur deux fait actuellement appel aux Etablissements et services d'aide par le travail (Esat) ou aux entreprises adaptées (EA), soit pour de la sous-traitance de prestations, soit pour de la mise à disposition de personnels.

Si d'importants progrès ont été réalisés avec une moyenne de 4,5 % de travailleurs handicapés dans les entreprises soumis a l'obligation(1), plus de 75 % de ce chiffre concerne des entreprises de a partir de 500 salariés. Un constat reconnu depuis fort longtemps mais pour lequel les politiques comme celle de la formation n'ont jamais été prit en compte. Ce mode économique est-il la solution qui permettra d'atteindre les 6 % fixé par la loi ? Politique et économiste ont un avis varié sur cette question.

Des résultats du baromètre "Osez l'ESAT" que Jean-Pierre MENANTEAU, Directeur général Humanis juge comme spectaculaires. "Alors que 26% des entreprises déclarent ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA, 98% des entreprises qui y ont recours sont satisfaites". Et de conclure que le groupe, "premier intervenant de l'Action sociale AGIRC ARRCO et expert de l'ingénierie sociale, entend bien continuer à promouvoir activement les ESAT et les EA".

Un baromètre pour une meilleure information

Reste que ce système économique reste néanmoins mal connu par les entreprises françaises, l'objectif de cette deuxième édition et de contribuer à une meilleure connaissance des EA et des Esat et de leurs modes de collaboration avec l'entreprise.

L'originalité de ce baromètre, effectué avec la participation de HandiExperh et l'Observatoire des achats responsables, est de croiser les regards des entreprises privées et publiques avec celui des Esat et EA(2), des réponses riches d'enseignements et qui vont à l'encontre de certaines idées reçues dont vous pouvez consulter ici l'intégralité.

Pour preuve 95% des ESAT et des EA estiment que les entreprises n'ont pas recours au secteur protégé car elles ne le connaissent pas Les entreprises sont 26% à déclarer ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA mais 58% à estimer que leurs coûts et délais ne répondent pas aux besoins

95% des ESAT et des EA estiment que les entreprises n'ont pas recours au secteur protégé car elles ne le connaissent pas ou les tâches qui peuvent leur être confiées, ou les avantages qui y sont liés. Les entreprises sont eux 26% à déclarer ne pas connaître les offres de biens et services des Esat et EA mais 58% à estimer que leurs coûts et délais ne répondent pas aux besoins.

Une enquête qui révèle notamment pour 57% des entreprises, les nouvelles obligations légales sur l'emploi des personnes handicapées n'ont rien changé à leurs pratiques malgré l'augmentation des pénalités financières en cas de non respect des obligations d'emploi. Les entreprises estiment que la loi de 2005 n'a globalement rien changé (57%) à leurs pratiques. La crise n'a pas non plus affecté le montant annuel dédié aux Esat et EA qui reste globalement stable pour 62% des entreprises interrogées.

Les différences de perception entre entreprises d'un côté, Esat et EA de l'autre, restent cependant importantes : 72% des Esat et EA estiment que les entreprises voient l'insertion professionnelle des personnes handicapées d'abord comme une obligation légale, alors que seulement 48% des entreprises sont de cet avis. Ces dernières considèrent à 88% qu'elles connaissent bien leurs obligations en la matière, alors que 53% des Esat et des EA estiment que les entreprises connaissent assez mal, voire très mal, leurs obligations.

Les exigences de rentabilité de plus en plus présente

Même si la première motivation avancée par les entreprises qui font travailler le secteur protégé et adapté reste de faire une action citoyenne (64%), les raisons économiques et financière sont davantage citées en 2013 qu'en 2011. Les entreprisesDétaille des Questions Humanis/Ifop privées affichent leur volonté de réduire la contribution financière aux fonds d'insertion professionnelle pour les personnes handicapées, de trouver de bonnes alternatives à l'embauche directe de personnes handicapées, et d'accéder à des produits et services à prix compétitifs.

De leur côté, les Esat et EA doivent encore faire progresser leur stratégie de développement : seulement 29% répondent aux appels d'offres, 7% pratiquent la Co-traitance qui permettrait pourtant d'élargir leur champ d'action et 70% travaillent surtout en réponse à des sollicitations. Et s'ils se perçoivent eux mêmes (à 51%) comme plus attractifs économiquement qu'un fournisseur traditionnel, en revanche, les entreprises publiques et privées sont 53% à estimer que les Esat et Ea sont moins attractifs.

Des qualités et professionnalisme reconnu

Le niveau de satisfaction globale apparaît néanmoins comme très élevé de part et d'autre : 98% des entreprises publiques et privées se déclarent satisfaites (dont 32% de très satisfaits), et 97% des Esat et EA se disent satisfaits (dont 32% très satisfaits). La qualité des prestations, le professionnalisme, la réactivité et la relation commerciale obtiennent des scores élevés de satisfaction des deux cotés ; les tarifs proposés et l'adaptation de l'offre à la demande un peu moins.

Des difficultés sont soulignées par les entreprises, à commencer par l'insuffisance de flexibilité et d'adaptation au besoin. Pour leur part, 51% des Esat et EA déclarent rencontrer le plus souvent des difficultés liées aux contraintes de temps demandées par les entreprises et 43% des difficultés liées aux tarifs demandés. « Nous sommes de plus en plus positionnés à égalité avec le milieu ordinaire», regrette Norbert un directeur d'EA et Esat interrogé dans le baromètre.

Ces difficultés peuvent expliquer que les Esat et EA ne soient que 65% à penser que les entreprises ont une bonne image des structures du secteur protégé et adapté alors que les entreprises déclarent à 90% en avoir une bonne image.

La Redaction

Au centre le Président de l'association ADMD, Jean-Luc ROMERO et conseiller régional île de France le 25 mars 2012 a Paris lors d'une manifestationPlus que jamais, l'ADMD présidé par le conseiller régional, Jean-Luc ROMERO, exige le vote prochain d'une loi à ce qu'il appelle « l'ultime liberté permettra aux Français de mieux mourir ». À cette occasion plus d'une centaine de manifestations organisées dans toute la France.

Une question à laquelle la pression et la présence très fortes des professions médicales au sein du parlement n'a jamais jusqu'à maintenant réussie a trouver un consensus malgrés les avancés de loi Léonnetti.

Une journée pour lequel l'association pour le droit de mourir dans la dignité a fait réalisé un sondage par l'IFOP du 29 au 31 ocotobre 2013 dans lequel sans grand suprises d'ailleurs les Français viennent confirmer une tendance favorable a une tel pratique.

Il sont ainsi 92 % a se declarerent favorables à une loi de légalisation de l'euthanasie, ainsi que s'y est engagé le président de la République dans sa proposition de campagne n°21. Ce chiffre est constant depuis plus de 20 ans. Un chiffre qui même franchit largement ce seuil lors des affaires judicaires impliquant des méres, medecin ayant pratiqué de Graphisme sur la législation de l’euthanasie en Europetel actes.

Cette approbation se fait de manière quasi unanime, alors même que les Français déclarent majoritairement avoir entendu parler de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti. Rappelons que Jean Leonetti a toujours dit que sa loi était inconnue des Français.

Selon Jean-Luc Romero –auteur d'une lettre ouverte au président de la République intitulée Monsieur le Président, laissez-nous mourir dans la dignité (Éditions Gawsewitch) si on meurt si mal en France, si les Français jugent que la fin de vie est si mal gérée dans notre pays, ce n'est donc pas parce que la loi Leonetti dont son auteur nous dit qu'elle serait la meilleure du monde est inconnue. C'est tout simplement parce qu'elle est inadaptée aux conditions réelles de la fin de vie, car elle ne place pas la volonté des citoyens au centre des décisions qui les concernent.

C'est pour rappeler la nécessité absolue d'obtenir une loi de liberté qui permette à chacun de décider des conditions de sa propre fin de vie que les Français sont appeler à se rassembler ce samedi 2 novembre, 6ème Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité. À Paris, l'ADMD investira la République avec un rassemblement populaire à 18 heures, sur la place de la République.

Stéphane LAGOUTIERE

Affiche baromètre qualité de vie au travail dans l'ESSFace aux évolutions sociales et économiques que connaissent l'économie sociale et solidaire, la question de la qualité de vie au travail constitue un enjeu fort. L'actualité nous prouvant avec les différentes affaires que celle-ci prend une place toujours plus importante auprès des associations comme la FNATH.

C'est pourquoi, CHORUM, la mutuelle de protection sociale complémentaire des acteurs de l'ESS, lance le 1er baromètre national sur la qualité de vie au travail dans l'ESS en partenariat avec le Ministère chargé de l'Économie sociale et solidaire et de la consommation. Il bénéficie également du soutien de l'ANACT, des principales fédérations d'employeurs et organisations de salariés du secteur ainsi que des grands mouvements nationaux et régionaux de l'ESS.

Une enquête réalisée en 15 minutes maximum, ou vous pourrez donner votre avis sur la conciliation vie professionnelle-vie privée, l'environnement du travail, les conditions d'emploi, la participation des salariés etc...

Une enquête sur « Qualité de vie au travail dans l'ESS », pour qui et quoi ?

Le sondage « Qualité de vie au travail dans l'ESS » s'adresse aux employeurs et salariés de l'Economie Sociale et Solidaire (associations, mutuelles, coopératives et fondations).

L'objectif de cette enquêtant étant au final d'offrir une vision croisée (employeurs/salariés) de la perception de la qualité de vie au travail dans les organisations de l'ESS sur les thématiques suivantes : Conciliation vie professionnelle-vie privée, Environnement du travail, Conditions d'emploi, ...

Une enquête sur « Qualité de vie au travail dans l'ESS », pour quels résultats ?

Le diagnostic issu des résultats permettra d'identifier des pistes de réflexions et d'actions adaptées aux réalités des branches professionnelles qui composent l'ESS. Son actualisation tous les trois ans donnera lieu à un suivi de l'évolution de la qualité de vie au travail.

Les résultats de l'enquête seront diffusés en janvier 2014. Si vous souhaitez les recevoir, nous vous invitons à laisser vos coordonnées en fin de questionnaire. Si vous rencontrez une difficulté lors de la connexion, adressez-nous un mail à l'adresse suivante Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en résumant votre problème, nous prendrons contact avec vous le plus rapidement possible.

La Rédaction

Un travailleur handicapé dans une entreprise en région Midi-pyrénnéesAlors que le taux de chômage de travailleur handicapés ne cesse de progresser partout en France, Midi-Pyrénées n'échappe pas à la régle une situation qui n'évolue guére en quatre ans comme le confirme un état des lieux que vient de publier la DARES sur le taux d'emploi dans les entreprises de 20 salariés en 2009.

Un bilan présenté par Catherine d'HERVÉ,Directrice Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (DIRECTE)

Un document qui précise notamment que près de 14 000 travailleurs handicapés travaillent dans les établissements de 20 salariés ou plus en Midi-Pyrénées en 2010. 71 % des 3 884 établissements assujettis à l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés (Oeth) emploie directement des personnes handicapées en 2010 (contre 59 % en 2006).

Ainsi, 12 % ont signé un accord spécifique d'insertion des personnes handicapées et seuls 17 % ne compte aucun travailleur handicapé parmi leurs effectifs (contre un tiers des établissements quatre ans plus tôt). Outre l'emploi direct de travailleurs handicapés, les établissements font également de plus en plus fréquemment appel à la sous-traitance pour remplir leur obligation légale.

Le nombre de travailleurs handicapés augmente en conséquence de 16 % entre 2009 et 2010 (11 % en nombre de bénéficiaires équivalents temps plein). La part des travailleurs handicapés parmi les effectifs salariés (i.e. le taux d'emploi en équivalent temps plein) progresse de 2,6 % à 2,9 % sur la même période, dépassant légèrement en 2010 la moyenne nationale (2,8 %).

Les bénéficiaires de l'obligation d'emploi se distinguent de l'ensemble des salariés : les travailleurs handicapés sont en grande majorité des hommes, ouvriers ou employés, plus âgés que la moyenne. Par ailleurs, 26 % d'entre eux travaillent à temps partiel (contre 13 % de l'ensemble des salariés du privé).

Une présentation des données sur l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés en 2010, qui s'est enrichie d'éléments de repères complémentaires concernant les dispositifs phares d'insertion ou de maintien dans l'emploi des personnes handicapées, l'emploi dans le milieu adapté, protégé et dans la fonction publique, la place des personnes handicapées dans les contrats aidés et sur le marché du travail. Les chiffres donnés à titre d'illustration dans ces notes portent souvent sur une période postérieure à 2010.

Un bilan présenté ici dans lequel précise, Catherine d'HERVÉ, où l'on peut relever que 7 000 travailleurs handicapés en équivalent temps plein étaient employés en 2009, dans près de 3 500 établissements de la région Midi-Pyrénées (hors établissements ayant signé un accord spécifi que).

Si ces chiffres traduisent une progression du nombre des salariés bénéfi ciaires et une baisse significative du nombre d'établissements n'employant aucune personne handicapée, ils correspondent à un taux d'emploi de 2,6 % encore trop éloigné de l'objectif réglementaire de 6 %.

La Rédaction

Affiche du sondage montrant une jeune fille en fauteuil a droite et père avec une poussette a gauche qui ont tous deux des difficultés pour descendre du trottoir ou les marchesAlors que se tient mercredi 25 septembre le premier Comité interministériel du handicap, l'Association des paralysés de France (APF) publie une enquête réalisée par Mediaprism(1) qui montre que 75 % des Français ont déjà rencontré des difficultés d'accessibilité pour eux ou leurs proches.

Une enquête qui prouvent la place de question dans notre société et les collectivités un véritable défi, mais aussi l'aspect encore mal en compte celui de l'universalité de l'accessibilité.

Un défi pour les collectivités territoriales ?

Un défi ? Oui sans nul doute que 97 % des Français estime comme un sujet prioritaire ou important. A la question: « Avez-vous déjà rencontré des difficultés d'accessibilité en ville, que ce soit vous personnellement ou dans votre entourage ? », la moitié des sondés (50 %) a répondu « oui, à plusieurs reprises ».

25 % « oui, une ou deux fois » et 25 % ont dit « non ». Si ce sujet est essentiel pour les Français, il ne semble pas être au cœur des préoccupations des pouvoirs publics et notamment des maires et président d'agglomération ou de communauté urbaine.

Ils sont ainsi plus de 77 % des Français estiment que la France est plutôt en retard par rapport à d'autres pays en ce qui concerne l'accessibilité des lieux publics et des transports, et seuls 44 % des Français considèrent que les pouvoirs publics prennent bien en compte cette problématique.

Les sondés ont dit rencontrer ou avoir déjà rencontré des difficultés pour accéder aux transports en commun (58 %), aux commerces (52 %) et aux lieux publics (50 %).

En outre, une large majorité des Français (95 %) estime « que chacun d'entre nous peut être confronté à des difficultés d'accessibilité ».

Ainsi, 76 % ont répondu « oui, tout à fait », 19 % « oui, plutôt », 4 % « non, plutôt » et 1 % « non, pas du tout ». 92 % des personnes adhèrent à l'idée que « l'accessibilité des villes est une problématique qui concerne tout le monde et pas uniquement les personnes en situation de handicap » (58 % « oui, tout à fait » et 34 % « oui, plutôt »).

À la question « parmi les catégories de personnes suivantes, quelles sont celles qui selon vous peuvent rencontrer des difficultés d'accessibilité en ville », les sondés ont principalement répondu : les personnes en situation de handicap (96 %), les personnes âgées (76 %) et les personnes avec jeunes enfants (75 %), les blessés temporaires (60 %).

Des communes peu enclins aux investissements

L'accessibilité prévue dans la loi de 2005, pour les communes de plus de 5000 habitants pouvant et devenir un cout rapidement important se chiffrant parfois en millions d'euros. Des montants que quelques communes ou communautés d'agglomérations ont commencé à investir dès les années 2007.

Des collectivités pour celle-ci qui ont une à mener et d'une hiérarchisation de ces travaux selon des critères de centralité, une méthode qui a permis de faire baisser le montant des travaux sur 10 ans de 15 M€ à 10 M€ et donc de démultiplier les lieux et les services accessibles.

Reste qu'aujourd'hui près 60 % des lieux des moyens de transport et pour ne citer que Paris ou encore à Marseille, comme le prouve la plainte déposée par des usagers. Autre difficulté, celui du logement notamment social dont les communes ont pour priorité de recenser les logements accessibles pour rapprocher l'offre et la demande via des commissions CAPH(3).

Pour preuve là encore le document de la délégation interministérielle à l'accessibilité qui relève cependant une différence d'approche et de temporalité entre les communes : certaines avaient pour objectif de recenser en 2012 les logements accessibles, quand d'autres comptabilisaient les livraisons 2009-2011 de logements adaptés.

Les villes disent se heurter à des difficultés, notamment financières, outre l'aspect financier, perçu comme un des freins, les villes expriment aussi des difficultés techniques. À Amiens, ainsi on estime que respecter les règles techniques, comme la largeur des emplacements réservés, est une difficulté en raison de rues ou de trottoirs souvent étroits.

Des situations et exemple que donne également des villes comme Angoulême, Grenoble, Toulouse..., on précise que la planification vient se heurter à d'autres diagnostics obligatoires, diagnostics énergétiques par exemple, et oblige les services à avoir une vision globale sur un bâtiment pour ne pas faire et défaire.

Des élus qui dans leurs majorités qui souhaitent que soit revu l'objectif du tout accessible pour un consensus local sur les priorités à court et moyen terme. D'une manière générale, les élus regrettent que le législateur fasse peser le poids de cette loi sur les collectivités et qu'il n'ait pas été prévu d'accompagner financièrement celles qui s'engagent sur une programmation.

L'accessibilité inscrite dans une ligne budgétaire

Dans la présentation de cette enquête l'APF a demandé au premier ministre de réunir le CIH au mois deux fois par an, pour pouvoir "mesurer régulièrement les avancés vers une société ouverte à tous". L'association qui demeure une nouvelle fois demande que le respect soit tenu. Vaine demande, alors que tous reconnaissent que cela est désormais plus possible.

Autre demande de l'association des paralysées de France, celle également au gouvernement d'envisager le recours au grand emprunt et l'adoption de mesures budgétaires ou fiscales destinées aux acteurs privés ou publics. "Le chantier de la mise en accessibilité de la France doit également être pris en compte dans le projet de loi de finances à venir.

Stéphane LAGOUTIÉRE

(1) L'enquête a été réalisée sur internet du 2 au 10 septembre auprès de 1.037 personnes représentatives de la population française et âgées de plus de 18 ans.
(2) À la question: "Avez-vous déjà rencontré des difficultés d'accessibilité en ville, que ce soit vous personnellement ou dans votre entourage ?", la moitié des sondés (50%) a répondu "oui, à plusieurs reprises", 25% "oui, une ou deux fois" et 25% ont dit "non".
(3) Commission communale ou intercommunale pour l’accessibilité aux personnes handicapées.