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A droite les premiers coureurs a l'arrivée au Arcs et à gauche un coureur toujours sur la route avant son arrivéeDu 28 mars au 1er avril dernier, la France a couru à l’occasion de la 32e édition de la course du cœur. Une course solidaire en relais de 4 jours et 4 nuits. Organisée par Trans-Forme, association de patients transplantés, cette course rassemblera 300 coureurs de grandes entreprises, d’associations, d’hôpitaux aux côtés de 15 coureurs greffés pour un parcours de 750 km entre Paris et Bourg Saint Maurice Les Arcs en passant par Toulouse. Une course en hommage au Pr Christian Cabrol, pionnier de la transplantation d’organes, et auteur de la première greffent du cœur en Europe le 27 avril 1968. Une qui partira avec un seul message…Le don d’organes, je dis OUI !

Un capitaine d’équipe CHU au féminin ! Pour la seconde fois, la Société francophone de transplantation (SFT) s’est associé à l’association TransForme en charge de cette aventure depuis 1998 et à réuni une équipe de soignants en transplantation d’organes de différents établissements de santé. Le Docteur Laure Esposito, néphrologue à l’Unité de transplantation d’organes à l’hôpital Rangueil à porter haut les couleurs de l’équipe de la Société francophone de transplantation et du Centre hospitalier universitaire de Toulouse (CHU) en étant capitaine de l’équipe.

Le don d’organes, je dis OUI !...
Avec l’objectif d’information juste pour une décision éclairée Courir, c’est donner un peu de son temps et de son énergie pour témoigner, sensibiliser le public en courant avec des patients greffés. C’est l’occasion de délivrer des messages forts au public, le principal étant de faire connaître votre position sur le don d’organes à vos proches. En parler à sa famille est primordial, car la principale cause de refus est l’ignorance des familles quant au choix du défunt au moment où elles éprouvent un grand chagrin. Cette grande manifestation sportive est aussi un message d’espoir, de vie à tous ceux qui attendent une greffe d’organe. « Donner ses organes, c’est donner la vie », aime à répéter le Professeur Christian Cabrol. En cas de choix, c’est à la vie que doit aller la préférence, car la beauté du don de soi est l’une des plus remarquables manifestations de civisme et de solidarité sociale, un acte gratuit où s’exprime en profondeur la liberté de chacun.

Une course qui avait aussi pour objectif de témoigner de la joie des patients transplantés de retrouver une qualité de vie normale et rendre hommage à tous ces donneurs anonymes, à leur famille, à leur proche et aux donneurs vivants. Une marraine de cœur engagée Kalidiatou Niakate, arrière gauche de l’équipe de France féminine d’handball, championne du monde 2017, est la marraine de cœur de la course. Sportive de haut niveau, « Kali » a un projet professionnel d’infirmière de bloc opératoire et soutient tout naturellement la course pour la vie !

La greffe, une nécessité
La greffe, ou transplantation d’organes remplace un organe indispensable à la vie qui est en défaillance. Si cette greffe n’a pas lieu, la formidable machine qu’est le corps humain s’essouffle et le malade Un participant sur la route de la 32e édition de la Course du coeur le 30 mars 2018meurt ; si cette greffe a lieu, la vie est pleinement rendue. Une alternative pour une seule solution : le don d’organes.

La France, pays pionnier, mais en manque
La 1re greffe de cœur en France a été réalisée, par le Professeur Christian CABROL, en 1969. Plus de 45 ans plus tard, le nombre des personnes en attente de don croît, et le nombre de greffes réalisées en France croît également même si la progression est significativement moins importante que la progression des besoins. Plus de 22 000 personnes se trouvent aujourd’hui sur liste d’attente de greffe, et parmi elles de nombreux enfants. Quelque 500 malades décèdent encore chaque année faute de greffe d’organes. Pourtant, le nombre de donneurs potentiels est largement suffisant, mais l’opposition des familles reste l’obstacle principal au prélèvement.

« Je suis greffé du coeur depuis 19 ans et je revis »
Stéphane est greffé du rein, Alain de moelle osseuse. Chargés de sensibilisation, ces derniers sont allés à la rencontre des habitants et des enfants à Bourron Marlotte, ils auront ainsi témoigné de leur histoire de greffés devant 120 élèves. Chloé, greffer de la cornée et Michel greffés du cœur les accompagne. Vendredi, 10h30 à Esnoms au Val, c’est Claude qui prend la parole face aux 92 enfants de l’école maternelle et élémentaire. Il raconte sa transplantation de rein et répond aux questions : « est-ce que ça fait mal ? » ou encore « quand on meurt on va au ciel. Si on n’a plus d’organe, comment on fait ? ». Maya ajoute « on t’enlève un cœur donc tu meurs et quand on t’en remet un tu revis » Léo, élève de CM1, témoigne de la greffe de cœur de sa sœur Anaïs il y a 3 ans : « elle va bien ». Pour conclure cet élan de solidarité, les enfants distribuent les cœurs qu’ils ont décorés pour l’opération « 10 000 cœurs pour l’hôpital ». Déjà 30 280 collectés.

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : 

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