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Message d'alerte

Deux mere desperees pour leurs en enfant en situation de handicap laisse sans solutionArrivé vers 4 h du matin, deux femmes sont restées plus de 15 heures à plusieurs dizaines de mètres de hauteur en haut d'une grue située dans le centre-ville du Mans. Une opération avec pour objectif de sensibiliser l’opinion mais aussi le président de la République et son gouvernement sur la situation que vivent des milliers d’enfants en situation de handicaps et leurs parents. Une opération qui n’est pas une première, et qui rappelle celle de Jérôme Claro en juillet 2015 et celle de juin 2017, à Strasbourg avec pour slogan "En marche pour l'école". Deux mères aujourd’hui qui souhaitent rappeler les promesses du candidat MACRON sur les questions du handicap.

Plus de quinze heures…

Elles seront montées à 45 mètres de hauteur sur grue située en plein centre-ville du Mans, place de la République pour exprimer leur colère sur l’absence de scolarisation de leurs enfants en situation de handicap, déployant deux banderoles sur lesquelles on pouvait lire, « Monsieur Macron, il faut agir vite. Pas de structures adaptées et 11 000 enfants sans AVS » et transmettre leur message. Deux femmes, deux mères, Sylvie SOUCHART, maman de Maxime, 22 ans, porteur d'une maladie rare, et Keltoum GARREAU, maman d'un garçon autiste de 12 ans, et qui auront réussi à repousser l’intervention des pompiers et des forces de l’ordre pour rester sur la grue. Il aura fallu attendre 19 h 30 pour que les deux femmes épuisées acceptent de descendre.

Scolarité et Handicap : Des promesses mi-figue mi-raisin…

Si leur action visait à alerter les autorités sur la situation des enfants handicapés qui ne peuvent pas suivre leur scolarité aura été que très partiellement en partie entendues. La réponse et les engagements des autorités sont loin de correspondre à leur attente pour ces deux mamans. Deux femmes qui font partie du groupe de 12 parents qui étaient montées sur une grue à Paris, le 18 novembre 2017, pour rappeler à Emmanuel Macron ses promesses électorales en faveur du handicap.

Pour Keltoum GARREAU, « Franchement, je trouve que c'est vague. Ce n'est pas marqué qu'il y aura un orthophoniste ou un psychologue comportementaliste. Il faut voir par la suite s'ils respectent leur engagement, parce que je referais une action ». Témoignant sur sa page Facebook quelque heures auparavant elle avait exprimé les raisons de son action, « Depuis 2013, mon fils est inscrit sur une liste d’attente. En attendant la libération d’une place, il est dans un IME non adapté. Nous sommes abandonnés par les pouvoirs publics, tout le monde se renvoie la balle ».

Pour Sylvie SOUCHART cette réponse ne répond en rien a sa demande et ne comprend pas celle-ci « après avoir passé des heures aux téléphone » Jugeant ce courrier du préfet « comme blague ». Cette mère dont son fils atteint d’une maladie rares avait elle décidé de participer pour soutenir son ami et pour son fils sur la question de l’emploi. Et demande notamment à être enfin entendue sur son projet "100 solutions", un projet pour l'inclusion et la création d'emplois, qui a déjà fait ses preuves auprès de son fils.

Des parents qui n’acceptent plus…

Une opération qui ne risque pas d’être la dernière non plus puisque le Collectif Citoyen Handicap, appelle le 19 septembre a trois opérations supplémentaires de ce type en France. Des actions prévues notamment à Toulouse avec le Collectif Handi-Social et Odile MAURIN ou a Bordeaux, Lille et Strasbourg. Une mobilisation qui entend dénoncer le désespoir de ses parents face a des promesses qui ne sont jamais tenues.

Un collectif qui annonce avoir résultat l’appel de plusieurs centaines de parents depuis la rentrée et pour lequel 750 enfants handicapés n’auraient pas pu être scolarisés faute d’auxiliaire de vie scolaire pour les accompagner. L’association qui n’avait alors reçu pour seule réponse de la part de la Secrétaire d’État Sophie CLUZEL au micro de RTL, que « à côté des 750 élèves handicapés sans AVS, il y a 340 000 élèves handicapés qui ont fait leur rentrée dans de bonnes conditions et que l'école inclusive était déjà une réalité ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

 

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