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couverture de lenquête réalisé par diffuz.com pour le compte de la macif intitule bénévolat gérer une ressource plurielle cf355L’information est passée quasi inaperçue dans les médias, occupés à couvrir le mouvement des Gilets Jaunes. Le 5 décembre dernier on célébrait, comme tous les ans depuis 1985, la journée mondiale du bénévolat. A cette occasion, la Fonda a rendu publique une étude approfondie sur le bénévolat en France, menée par le centre de recherche sur les associations et le CSA en 2017 et publié en ocotbre 2018. Une étude qui venait completer celle publier en Avril 2018 par l'association France Bénévole Jusqu’alors, la référence en la matière était celle conduite par la DREES en 2002.

Des bénévoles encore présent ? 

Et la bonne nouvelle, c’est que 22 millions de nos concitoyens consacrent un peu, beaucoup (une centaine d’heures en moyenne par an) de leur temps à des projets collectifs. Un chiffre qui a bondi de plus de 83% au cours des quinze dernières années. L’enquête confirme aussi la très grande diversité de ces bénévoles (les femmes sont toujours minoritaires, les séniors plus présents dans les instances de gouvernance), de la façon dont ils pratiquent ce bénévolat (même si 90 % le font au sein d’associations, ils sont deux fois plus de non adhérents qu’en 2002) et des domaines dans lesquels ils l’exercent. Certes, les champs du sport, de la culture et des loisirs restent en tête en totalisant 46% de la participation bénévole, mais c’est le bénévolat d’action sociale et caritative qui enregistre la plus belle progression depuis 2002.

De quoi bousculer l’image d’un bénévolat aujourd’hui plus urbain que rural, avec une participation régulière en hausse, et 45% des bénévoles qui s’investissent depuis plus de cinq ans. De quoi aussi, en ces temps de doutes et d’interrogations sur notre avenir collectif, ne pas désespérer totalement d’une citoyenneté au quotidien, faite d’engagement et de solidarité.

Ce sont ces valeurs qu’Apriles a choisi de mettre encore en avant en ce mois de décembre: autour de la solidarité intergénérationnelle (Perche digital), de la solidarité environnementale et du développement durable (légumerie du bénévole en langue des signes b3ca6Grand Cahors), de la coopération entre acteurs et du décloisonnement des pratiques (centre parental de Migennes). Nous y ajoutons la fidélité, envers nos porteurs de projet, à l’exemple de l’association Espoir 54 qui vient de fêter ses 30 ans. Pour l’aider à souffler ses bougies, nous rééditons la fiche, actualisée, consacrée à une de ses initiatives: la bibliothèque des livres vivants. Enfin, parce qu’il toujours bon de prendre du recul, nous vous proposons de redécouvrir le portrait d’acteur consacré à Michel Vielle, militant de la première heure du développement social local (DSL) et dont les propos trouvent un écho particulier dans la période actuelle.

Un engagement bénévole occasionnel en plein essor..

Selon une enquête de Diffuz rendue publique le 5 décembre 2018 initiée par le réseau associatif d'experts Recherches et Solidarités, et réalisée en partenariat avec le soutien de la Macif, les bénévoles réguliers, qui interviennent jusqu'à plus de 10 heures par semaine, représentent 45 % des bénévoles en France, contre 55 % de bénévoles occasionnels. Le site spécialisé Carenews, qui relaie cette enquête, précise que l'essor de cet engagement occasionnel (coup de main ponctuel ou plus ou moins récurrent) "donne naissance à une nouvelle typologie de bénévoles qui amène les structures à affiner leur stratégie".

Quid de cette typologie ? D'après cette nouvelle enquête, les bénévoles occasionnels français sont des femmes à 51 %, ont plus de 35 ans à 68 %, et sont présents dans plusieurs associations à hauteur de 52 %. Près de deux-tiers des associations disposeraient par ailleurs de missions définies pour des bénévoles occasionnels. L'enquête note également une coopération entre bénévoles réguliers et occasionnels véritablement efficace dans 44 % des associations, et difficile dans seulement 11 % d'entre elles. L'une de ses préconisations : une meilleure attention portée au "ressenti" de ces bénévoles occasionnels ainsi qu'à leurs difficultés, "afin de mieux les intégrer."

L'association Recherches et Solidarités, qui précise que "les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir agir pour les autres et à se rendre utiles", rappelle d'ailleurs à ce sujet qu'il faut "bien savoir qu’un bénévole régulier est un bénévole occasionnel que l’on a su fidéliser". La question de l’accompagnement des bénévoles fait d’ailleurs l’objet d’une seconde étude menée avec l’Institut Européen de Développement Humain (IEDH) et publiée également ce 5 décembre. Elle consacre un point au mécénat de compétences, peu sollicité par les associations (5 %) sur le volet du bénévolat alors qu’il est en tête des acteurs les plus attendus (35 %) en matière d’accompagnement.

Vous êtes porteur d'initiative ? Vous pouvez la faire connaitre sur le site Faites-nous connaître votre action !

La Rédaction

Sources : April / Macif

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