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2011.05.12 --- Frédérick, 44 ans et handicapé, raconte ici la démarche et les préparatifs qui lui ont permis de partir en Espagne avec Stéphane, son accompagnateur.

"Je suis Frédérick alias Fred, « tétraplégique incomplet » de niveau fonctionnel C5/C6. Depuis quelques années, un peu assailli par divers problèmes de santé, je suis demeuré sédentaire bien malgré moi.

Petit à petit, voyant l'horizon santé s'éclaircir, je me suis dit qu'il était temps de me projeter un peu pour bouger enfin. Car ce n'est pas au dernier moment qu'il faut s'y prendre. Nous le savons tous bien, nous qui ne sommes plus pleinement autonomes. Et surtout, c'est à nous, « moins valides », qu'il appartient de nous prendre en main, puisque personne ne peut deviner que nous attendons un coup de main pour sortir de notre quotidien. L'autopromotion, c'est notre lot. Je dirais même plus : notre devoir !

C'est pourquoi j'ai commencé à chercher sur le web des idées de bougeotte. C'est de cette façon que j'ai découvert Handi-Voyages. J'ai répondu à une proposition qui figurait sur le site d'un garçon valide se proposant pour prêter main-forte à quiconque en aurait la nécessité. Dominique BARBIER, le président d'Handi-Voyages, m'a contacté par retour. Il m'a expliqué que cette annonce n'était plus d'actualité, mais m'a précisé que des volontaires se proposent régulièrement. Il m'a dit que l’association essaie de connaître au mieux les usagers avant de les mettre en relation avec des handivoyageurs, dont les attentes, habitudes et caractères correspondent le plus.

Dans la réponse que j'avais envoyée par courriel, j'avais ciblé le plus précisément possible mes besoins et attentes. Par ailleurs, Dominique possède lui aussi son vécu de « bonhomme à roulettes » et comme un DRH, il « sent » avec l’habitude facilement les candidats.

La conversation s'est établie « à bâtons rompus » entre nous. Nous présentons le même « tableau neurologique ». Mine de rien, ça rapproche ! Dominique m’a communiqué tout un tas de petits trucs et autres remèdes à nos maux de tous les jours. Par exemple, il m’a recommandé, pour éviter de surcharger mes bagages, de faire appel à la société Isialys - www.isialys.fr - pour me faire livrer tout le matériel médical que j’utilise quotidiennement, ou demander la carte européenne de sécurité sociale.

Pour réduire les frais de voyage et faire de belles rencontres, Dominique a pris contact en 2006 avec les responsables de CouchSurfing et BeWelcome (des sites d’entraide entre voyageurs et d’échange d’hospitalité). Il leur a proposé de permettre aux usagers de mentionner si leur logement est accessible pour un fauteuil roulant : cela facilite la recherche d’hébergement.

Ayant mieux cerné encore mon souhait, Dominique m'a indiqué qu'il pensait à un volontaire qu'il connaît personnellement et qui semblait cadrer avec mes besoins et aspirations. Je suis quand même costaud et à ce titre, j'ai expliqué que j'avais besoin de quelqu'un un brin robuste.

Concrètement, « Stéphane » devait me rappeler rapidement. J'ai discuté au téléphone avec un garçon très humain et particulièrement censé. J'expliquais mon souhait : partir environ une semaine à Madrid, puisque j'avais l'intention de répondre à l'invitation d'une amie madrilène. Je me suis employé à exposer à Stéphane mes attentes.

Je suis un voyageur tranquille, qui souhaite toujours s'entourer d'un minimum de précautions (afin d'éviter les problèmes de peau, notamment). Du coup, il faut toujours que je sache avec une certitude minimale « où je vais atterrir », afin de minimiser les risques. En définitive, les disponibilités de Stéphane étant limitées dans le temps, je me décidais plutôt pour Séville. Avec Stéphane, nous avons convenu, comme le recommande Handi-Voyages, de nous rencontrer avant tout départ, histoire de vérifier dans quelle mesure il parvenait à « manipuler » le bonhomme que je suis.

Nous nous sommes vus pendant 48 heures. Un week-end c’est court, mais suffisant pour que je comprenne que je pouvais investir toute confiance dans mon accompagnateur. Stéphane et moi sommes bien différents. Cependant, l'histoire a prouvé que nous nous sommes parfaitement « trouvés » et put être une équipe tout à fait performante. Pas un mot plus haut que l'autre en une semaine !

J'ai trouvé une promo dans un grand hôtel très confortable. On peut désormais prendre les billets d'avion facilement sur le web. L'essentiel : toujours signaler les besoins particuliers liés au fauteuil roulant. J'ai pris contact avec une équipe d'« hospitalisation à domicile » sur Séville. Il s'agit de Atención Social Alándalus. Même si Stéphane « assurait grave » pour la toilette du matin, c'était quand même plus léger de cette façon. Par ailleurs, en présentant la facture auprès de la caisse primaire d'assurance-maladie, on peut escompter une participation financière en matière de « soins prodigués à l'étranger ».

Également, pour une plus grande autonomie au sein de l'hôtel, par rapport à nos sorties, j'ai contacté une boîte de matériel médical, afin d'opter pour la location d'un lève personne. J'ai présenté la facture à la CPAM, une fois rentré. En France, la sécurité sociale, prend en charge mon équipe d'HAD et la location du matériel médical à 100 %.

Le matin intervenait « Jorge » un aide-soignant. On a formé une très bonne équipe, à trois. Ce qui était très clair, c'était le credo de Stéphane : « Je suis là pour t'aider et t'accompagner de tes mouvements, mais ce sont TES vacances ! ». Je concevais davantage un partage qu'un rapport accompagnant accompagné, où n'aurait peut-être pas eu sa place le libre arbitre de Stéphane. Je ne concevais pas qu'il ne prenne pas suffisamment de temps pour lui. OK, je prenais des vacances, mais il y a toujours moyen de composer et de ne pas vivre que pour soi ! C'est ce que nous avons donc mis en place, je crois.

J'ai rencontré quelques soucis de santé : une blessure que j'avais au pied s'est réveillée et il ne fallait pas la négliger. J'avais pris soin de demander ma carte européenne de santé. Alors, j'ai consulté un pédicure et me suis ensuite rendu dans un hôpital de la sécurité sociale, pour une consultation plus approfondie avec un médecin.

En résumé : cette semaine, remplie de facéties, est passée à toute allure. Ce sont maintenant plein de bons souvenirs. Je n'ai qu'une hâte : pouvoir recommencer ! C'est vraiment très sympa de pouvoir bouger un peu. Encore plus lorsque l'on peut compter sur quelqu'un de vraiment fiable, avec qui tout un tas de choses auxquelles on ne pensait pas forcément se révèle soudainement possible !

Je ne saurais trop conseiller à chacun de ne pas hésiter à contacter l'association Handi-Voyages sur son site ou sur Facebook, où vous trouverez, entre autres, les images de notre voyage. On peut compter sur Dominique pour « orienter » toute demande en fonction de ses désirs, besoins et nécessités. Il faut simplement se faire fort de les exprimer clairement. C'est la meilleure façon de ne pas être déçu, je crois."

2011.05.10 --- OPCALIA Martinique et l’association OETH (Obligation d’Emplois des Travailleurs Handicapés), ont signé ce mardi 10 mai un accord de partenariat désignant l’Opcalia Martinique comme son représentant sur place. Outre les représentants de ces deux structures, étaient présents les représentants du Conseil Général en la personne de son Vice-Président M. David Zobda, le Conseil Régional représenté par M. Camille Chauvet, les responsables d’associations et de certains établissements de santé.

Opcalia Martinique assurera donc à partir de ce mois, la collecte des contributions financières des établissements en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés. Dans les établissements contribuant à l’OETH, nous retrouvons beaucoup de maisons de retraite, d’établissements spécialisés, de crèches.

L’OETH, représentée donc par Opcalia Martinique sur notre département, est une association à but non lucratif, qui a pour mission d’informer et de conseiller les établissements dans leurs actions en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés, et de proposer des mesures pour sécuriser leurs parcours professionnels à chaque étape.

En effet, l’OETH engage ses actions sur quatre grands champs

L’insertion. Il s’agit notamment de bilan ergonomique dans le cadre de l’insertion en amont de la prise de poste. La prise en charge porte sur les frais réels plafonnés à 3000 € et concerne la prestation de bilan. Il peut également s’agir de l’accompagnement d’un travailleur handicapé, de l’accueil d’un stagiaire, de l’embauche de CDD, de contrat aidé, de CDI. Dans ce cadre, nous retrouverons des aides comme des primes forfaitaires.

La professionnalisation. Différents cas de figure, soit un bilan de l’évaluation professionnel est nécessaire à titre préventif, soit l’OETH accompagne les établissements dans la professionnalisation des personnes handicapées. Il peut s'agir du bilan d'évolution professionnel, il consiste à identifier et à évaluer les acquis de la personne afin d'élaborer un projet professionnel compatible avec les opportunités internes et les restrictions médicales de la personne. La prise en charge porte sur les frais réels. Il peut aussi s’agir d’embaucher en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. Dans ce contexte, l’OETH prend en charge les coûts restant à la charge de l’employeur déduction faite des aides de tiers (État, collectivité, OPCA). Ce sont notamment les salaires, l’hébergement, les repas, les frais pédagogiques exceptionnels (livres, documentations).

Le maintien dans l’emploi. Plusieurs options sont possibles : un bilan maintien dans l’emploi destiné aux salariés en situation d’inaptitude ou présentant un risque d’inaptitude. Il peut permettre de mobiliser des prestations afin de faciliter la recherche et la mise en œuvre de solutions pour préserver l’emploi comme le bilan professionnel, le bilan médical fonctionnel, le bilan ergonomique. Une reconversion professionnelle ; un aménagement de poste de travail, ce sont des financements sur du matériel ou des services (heures d’interprétariat).

Et la prévention du handicap. Dans les établissements contribuant à l’OETH, nous retrouvons beaucoup de maisons de retraites, d’établissements spécialisés, de crèches. L’OETH a élaboré des aides répondant aux problématiques rencontrées par les salariés, notamment les risques TMS ou encore les risques psychosociaux. Dans ce contexte, OETH accompagne en finançant : des études (diagnostic sur la situation de travail sous un angle ergonomique). Une formation d’un salarié qui deviendra animateur prévention TMS qui aura en charge le suivi des actions sur le sujet ; un diagnostic sur les risques psychosociaux et l’accompagnement à la mise en œuvre de plan d’action préventif.

Ces mesures sont financées par la collecte des contributions financières des établissements adhérents ne remplissant pas leur obligation d’emploi des travailleurs handicapés. En proposant ces mesures de financement, l’OETH encourage les entreprises à conduire une politique active en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés. Il est important tout de même de savoir que c’est à l’employeur de solliciter OETH pour obtenir un financement.

Philippe PIED

La FNATH (Association des Accidentés de la vie), en partenariat avec GEMA Prévention, Assureurs Prévention et la DSCR, a créé une bande dessinée pour sensibiliser les jeunes usagers de deux-roues motorisés aux risques de la route, notamment dans le cadre de leur trajet professionnel. Une histoire qui met en avant Alex, qui lors d’une journée comme une autre alors au bureau s’apprête à rentrer chez lui en deux roues. En fait, ce jour n’est pas tout à fait ordinaire, on lui confie une nouvelle campagne de pub et c’est l’anniversaire de Salima, sa compagne…

Accidents de trajet, des chiffres préoccupants

Les accidents de trajet surviennent lors du parcours normal aller-retour entre le lieu de travail et sa résidence principale ou le lieu où l’on prend habituellement ses repas. Un récent rapport a rappelé que ces accidents étaient en augmentation de 6,8 %. Dans le détail, on constate que : 55 % des accidents mortels au travail sont des accidents de trajet. Plus d’un accident mortel sur quatre implique un deux-roues motorisé. Deux tiers de ses accidents routiers de trajet impliqueraient un deux-roues chez les moins de 20 ans.

Contretemps, une BD pour sensibiliser les jeunes aux risques des deux-roues

À travers l'histoire d'Alex qui a un accident de deux-roues en se rendant à son travail, cette bande dessinée a pour objectif de sensibiliser le monde du travail et notamment les jeunes aux risques inhérents aux deux-roues. Cette BD est agrémentée de nombreuses pages d'explication sur les règles à respecter, de conseils pour bien s’équiper et avoir la meilleure protection possible. Elle rappelle également que ces accidents peuvent être liés aux conditions de travail.

Fiche technique : Titre : Contretemps --- Direction éditoriale : Fnath, Assureurs Prévention, GEMA Prévention --- Illustration : Antony Huchette --- Conception Graphique : E. Besson pour MTCultures --- Date de sortie : mai 2011 --- Format : 21 x 21, cartonné rigide --- 30 pages couleurs --- Tirage : 15 000 exemplaires --- Distribution : gratuitement par l’intermédiaire des mutuelles du GEMA, Assureurs Prévention et dans l’une des 1 000 sections locales de la FNATH. Disponible également en e- BD : sur le site de l’un des trois partenaires : la FNATH – GEMA Prévention – Assureurs Prévention

Sur le site d’Assureurs Prévention : www.assureurs-prevention.fr

La Rédaction

2011.05.10 --- Association, médecin, syndicat et l’opposition avec le soutien d’une partie de la majorité font souffler un vent de révolte contre ce projet de loi défendu par le rapporteur Jean-Louis LORRAIN, et actuellement en discussion devant le Sénat. Un texte qui ne cesse de se contredire et remanier par l’adoption de 163 amendements a d'ailleurs été l'objet d'un imbroglio la semaine dernière au Sénat. La présidente centriste de la commission des Affaires sociales du Sénat, Muguette Dini, Co apporteur du texte, a fait voter -- contre l'avis du gouvernement -- la suppression de la possibilité de « soins ambulatoires » psychiatriques sans consentement, mesure phare du projet de loi. S’estimant désavouée, elle a démissionné de son poste de rapporteur.

En France en 2008, 1,3 million de personnes adultes ont ainsi été prises en charge, dont 70 %% exclusivement en ambulatoire. Chaque année s'est quelque 70 000 personnes, sont hospitalisées sous contrainte, soit à la demande d'un tiers (60 000 cas) ou d'office en cas d'atteinte « à la sûreté des personnes » ou « à l'ordre public » (10 000 cas). Un secteur qui souffre aujourd’hui d’un manque certain de personnel, les grèves d’agent du secteur hospitalier, à Toulouse, Rennes, Nantes ou Bordeaux, il y a quelques mois a mis en en avant une situation qui ne cesse de se dégrader. Sur 12 000 psychiatres en France, un tiers, soit environ 4 000, travaille à l'hôpital public où un 25 à 30 % des postes sont vacants ou occupées par des gens en formation, selon le Dr Angelo Poli président du Syndicat des psychiatres d'exercice public (SPEP). La psychiatrie publique, qui annonce pour aujourd’hui un mouvement de grève et une manifestation devant le Sénat, s'insurge contre une loi plus sécuritaire que sanitaire qu'elle juge « inapplicable ».

Le Conseil constitutionnel désavouait le premier projet !

Une loi qui avait qui voté avait été jugé le 26 novembre 2010 inconstitutionnel. Précisant qu’en « prévoyant que l’hospitalisation sans consentement peut être maintenue au-delà de quinze jours sans intervention d’une juridiction de l’ordre judiciaire, les dispositions relatives au maintien en hospitalisation sur demande du tiers méconnaissent les exigences de l’article 66 de la Constitution ». Une décision qui donne jusqu’au 1er août prochain pour corriger la loi actuelle.

Une réforme attendue par les professionnels et les familles !

Lors de son intervention devant le Sénat la Secrétaire d'État a la Santé, Nora BERA, a indiqué son attachement à ce projet de loi, soulignant l'importance d'une législation de 1838 et réformé partiellement en 1990. Précisant que cette dernière avait laissé des questions non résolues, telles que prise en charge, notamment extra-hospitalières ou encore les hospitalisations d'office en l'absence de proche. « L’un des objectifs majeurs de ce texte consiste à remplacer la notion d’hospitalisation par celle de “soins” ». Ainsi poursuit Nora BERA, « il appartiendra au médecin d’adapter précisément ces soins aux besoins du malade, en privilégiant toujours la recherche d’une alliance thérapeutique entre le patient et lui ».

Des syndicats et professionnels rejettent ce texte

En pointe de la contestation, un collectif de 39 psychiatres qui qualifie cette réforme de « déraison d'État ». Son Appel contre La Nuit sécuritaire a été signé par près de 30 000 citoyens, professionnels de la psychiatrie et des personnes du monde de la Culture, dont Stéphane Hessel, auteur d'indignez-vous/engagez-vous.

« Sur le principe, je ne suis pas contre que l'on fasse des expérimentations de soins sous contrainte en dehors de l'hôpital pour voir si c'est faisable », relève pour sa part le Pr Bernard Granger. Mais « les soins sous contrainte sont très réglementés en France et dépendent des équipes du secteur public. Or, cela demande des moyens que ce dernier n'a pas », ajoute celui-ci. Un collectif refuse lui aussi de voir la question des soins réduite à un pur contrôle sanitaire.

« Cette loi facilite les conditions d'entrée et compliquent les sorties, résume le Dr Poli pointant, pointant "une logique de la peur" autour de "trois ou quatre cas extrêmes par an". Il rappelle qu'il y a environ 1 % de schizophrènes dans la population (soit quelque 600 000) et s'il y avait autant d'assassins en puissance, ça se verrait ! En revanche, il cite nombre de situations susceptibles de dérapage (déception amoureuse, jalousie, harcèlement au travail, alcool, etc.) relevant d'une aide psychologique.

Certains craignent aussi qu'avec le jeu des expertises, le préfet n'ait finalement le dernier mot en cas de désaccord avec les soignants, même si le recours au juge reste possible. Bref, pour les syndicats et professionnels, c'est "une loi qui dans la réalité sera inapplicable", d'autant plus que ni les établissements psychiatriques ni la justice n'y sont préparés. De surcroît, elle est destinée à être appliquée dès cet été, en pleine période de congés, pestent les syndicats qui réclament en vain une véritable politique et une loi pour la santé mentale.

Stéphane Lagoutière

2011.05.09 --- Près de quatre mois après la signature de la nouvelle convention AÉRAS, le collectif Inter associatif sur la Santé (CISS) s’interroge vivement sur l’absence de la désignation de la personnalité qui la présidera, la Commission des études et des recherches(CER). Les travaux qui seront menés par cette commission constituent pourtant un des enjeux décisifs de cette nouvelle convention pour l’avenir de l’assurabilité des personnes présentant un risque de santé aggravé selon l’association.

Son travail ayant en effet pour but d’objectiver les données tant sur la mortalité que sur l’invalidité occasionnée par les principales pathologies. Ceci en vue de fournir les éléments statistiques incontestables nécessaires à la tarification du risque. De plus, les pouvoirs publics se sont engagés à allouer de réels moyens financiers à ces travaux : 4 M sur quatre ans.

Pour les portes-paroles du CISS, « Si les Commissions de suivi et de médiation se sont normalement réunies sous les présidences respectives de Jean-Michel BELORGEY et d’Emmanuel CONSTANS, il est inacceptable que celle qui doit produire un travail concret et précis dont on connaît l’importance dans un dossier aussi technique en soit empêchée par un immobilisme inexpliqué ».

Des guides à votre disposition

À noter que la Fédération Bancaire Française (FBF) qui publie régulièrement des guides d’information à destination des particuliers comme des professionnels pour les informer et les conseiller dans le domaine des services et produits bancaires. Cette dernière du fait de la mise en application progressive de la loi Lagarde, la FBF met à jour deux éditions de ses guides. La première sur la convention Aéras, parue au mois de mars 2011. Elle fait le point sur les changements intervenus depuis que toutes les parties prenantes ont signé le 1er février 2011.

Enfin de même la réforme du crédit de la ministre de l’Économie Christine Lagarde a considérablement modifié la donne en matière de surendettement. Les procédures, les délais ont changé, et la FBF en informe les particuliers avec la nouvelle édition de son guide sur le surendettement, téléchargeable sur le site de la FBF, comme tous les autres mini guides. Il expliquera aux particuliers, comment identifier une situation de surendettement, comment réagir et qui contactait si le surendettement est avéré. Le guide aidera les ménages à prendre les bonnes décisions afin de retrouver la maîtrise de leur budget.

La Rédaction

2011.05.12 --- Le CISS, la Fnath et un patient en ALD directement touché ont saisi le Conseil d’État d’un recours en annulation du décret du 10 mars 2011 modifiant les conditions de prise en charge des frais de transport des personnes reconnues atteintes d’une affection de longue durée.

Au-delà des irrégularités de procédure ou de compétence relevées contre ce décret, nous soulevons qu’il constitue un obstacle supplémentaire à la garantie constitutionnelle d’accès aux soins, car il exclut du remboursement des frais de transport ceux qui se déplacent avec leurs propres véhicules ou par les transports en commun. Or, dans un contexte d’augmentation des restes à charge et de difficultés d’accès à une complémentaire santé, le Conseil d’État accepte de contrôler le respect des exigences de solidarité nationale figurant dans la Constitution, notamment à l’égard des personnes les plus vulnérables et les plus défavorisées.

Le Collectif et la Fédération nationale soutiennent également que ce texte crée par ailleurs de nombreuses situations de rupture d’égalité de traitement entre les malades en ALD selon leur lieu de résidence et les contraintes médicales de leur prise en charge pour une même pathologie, spécialement en ce qui concerne l’insuffisance rénale.

Enfin, celle-ci estime que l’utilisation d’un outil de liquidation médico-économique, tel qu’il est modifié par le décret, ne peut permettre la prise en compte égalitaire de ces situations faute de référentiel adapté émis par la Haute autorité de santé dont c’est la mission. Un décret n'aurait pas dû l’être, sans que parallèlement le référentiel de la Haute autorité de santé ait été rendu public.

Au final, le régime des affections de longue durée, dispositif historique construit après la Seconde Guerre mondiale pour réduire le reste à charge des malades exposés à des traitements particulièrement couteux, mérite mieux que des réformettes successives dont les conséquences sanitaires, économiques et sociales n’ont pas été étudiées.

C’est bien au sein de la société civile que doit d’abord s’engager un vaste débat citoyen sur une question dont les enjeux sont aussi importants que ceux de la dépendance et c’est, ensuite, au Parlement qu’une réforme moderne et courageuse doit se concrétiser.

Ce n’est pas une politique sérieuse et démocratique de réformer « à la découpe » au moyen de décrets successifs un régime qui concerne plus de 10 millions de personnes représentant près de 16 % des assurés.

La Rédaction

2011.05.16 --- A l’heure où le débat national sur le 5e risque est lancé, considéré comme un enjeu majeur et une priorité pour le gouvernement, la sixième édition du Baromètre TNS Sofres sur « les Français et le grand âge », réalisée à l’initiative de la Fédération hospitalière de France (FHF) en partenariat avec le mensuel des maisons de retraite, laisse apparaître clairement l’incapacité des Français à faire face à la dépendance liée au grand âge. Seule regret que la question concernant le vieillissement des personnes handicapées ne soit pas lui aussi traité, alors que l’aspect de cette question ne sera pas abordé au grand regret des associations dans cette reforme.

En effet, alors que les projections de l’INSEE font apparaître que la France comptera environ 1,4 million de personnes âgées en perte d’autonomie en 2040, 55 % des Français déclarent aujourd’hui qu’ils ne se sentiraient pas capables de prendre en charge une personne âgée dépendante de leur entourage, en perte d’autonomie physique ou psychique. Plus d’un sur quatre (28 %) se disent même totalement démuni. Un sentiment d’impuissance personnelle aggravé par l’incapacité déclarée de 42 % des répondants à pouvoir faire face au coût moyen mensuel que représenterait un hébergement en maison de retraite.

 

Ces résultats rendent encore plus criants la nécessité urgente d’une mise en place de moyens adaptés et d’actions concrètes, afin par exemple de régler la question du reste à charge trop élevée pour les résidents en maisons de retraite et leur famille, mais aussi de proposer des solutions en établissements et à domicile pour mieux couvrir les besoins des personnes âgées en perte d’autonomie.

L’image des maisons de retraite

Autre question abordée par le baromètre, les maisons de retraite : si une mauvaise image persiste (pour 52 % des Français, contre 39 % de bonne opinion), les raisons en sont diverses. Ainsi pour 97 % des personnes interrogées, le coût constitue une charge importante ; pour 84 % c’est le manque de places qui pose problème ; enfin 83 % des Français estiment ainsi que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite, et 77 % qu’on y met ses parents à contrecœur, par un choix contraint. Des résultats que l’on retrouve en écho dans les fortes attentes des Français, notamment vis-à-vis des engagements pris par l’État dans le cadre du Plan solidarité grand âge.

 

Un personnel qualifié et renforcé, attente n°1 des Français

Alors que les moyens actuels donnés aux maisons de retraite sont pointés du doigt, car clairement en décalage et insuffisants par rapport aux exigences légitimes formulées par les familles, les Français plébiscitent la réponse humaine. Parmi les moyens qu’ils réclament le plus fréquemment (au total 59 %) figurent en effet : des personnels qualifiés supplémentaires, un encadrement renforcé des personnels, la présence d’un personnel médical permanent ou encore la mise en place de structures d’écoute et d’accompagnement des personnels. Une requête forte des Français, reflétée par ailleurs par la bonne image qu’ils ont des métiers d’aide et de prise en charge des personnes âgées, puisque 64 % d’entre eux conseilleraient à l’un de leurs proches ou à leurs enfants de choisir cette orientation.

En conclusion :

Des solutions concrètes pour pouvoir assumer financièrement la charge d’une personne âgée dépendante, une augmentation des places en maisons de retraite, un accompagnement qualifié et des personnels en nombre suffisant… les attentes des Français sont à la hauteur de leurs inquiétudes et de l’enjeu crucial que représente la prise en charge du grand âge. Des attentes qu’ils espèrent voir se concrétiser rapidement, par le biais notamment de la création d’un 5e risque de la protection sociale, aux côtés de la maladie, de la famille, des retraites et des accidents du travail.

La Rédaction