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Message d'alerte

2011.05.12 --- Le CISS, la Fnath et un patient en ALD directement touché ont saisi le Conseil d’État d’un recours en annulation du décret du 10 mars 2011 modifiant les conditions de prise en charge des frais de transport des personnes reconnues atteintes d’une affection de longue durée.

Au-delà des irrégularités de procédure ou de compétence relevées contre ce décret, nous soulevons qu’il constitue un obstacle supplémentaire à la garantie constitutionnelle d’accès aux soins, car il exclut du remboursement des frais de transport ceux qui se déplacent avec leurs propres véhicules ou par les transports en commun. Or, dans un contexte d’augmentation des restes à charge et de difficultés d’accès à une complémentaire santé, le Conseil d’État accepte de contrôler le respect des exigences de solidarité nationale figurant dans la Constitution, notamment à l’égard des personnes les plus vulnérables et les plus défavorisées.

Le Collectif et la Fédération nationale soutiennent également que ce texte crée par ailleurs de nombreuses situations de rupture d’égalité de traitement entre les malades en ALD selon leur lieu de résidence et les contraintes médicales de leur prise en charge pour une même pathologie, spécialement en ce qui concerne l’insuffisance rénale.

Enfin, celle-ci estime que l’utilisation d’un outil de liquidation médico-économique, tel qu’il est modifié par le décret, ne peut permettre la prise en compte égalitaire de ces situations faute de référentiel adapté émis par la Haute autorité de santé dont c’est la mission. Un décret n'aurait pas dû l’être, sans que parallèlement le référentiel de la Haute autorité de santé ait été rendu public.

Au final, le régime des affections de longue durée, dispositif historique construit après la Seconde Guerre mondiale pour réduire le reste à charge des malades exposés à des traitements particulièrement couteux, mérite mieux que des réformettes successives dont les conséquences sanitaires, économiques et sociales n’ont pas été étudiées.

C’est bien au sein de la société civile que doit d’abord s’engager un vaste débat citoyen sur une question dont les enjeux sont aussi importants que ceux de la dépendance et c’est, ensuite, au Parlement qu’une réforme moderne et courageuse doit se concrétiser.

Ce n’est pas une politique sérieuse et démocratique de réformer « à la découpe » au moyen de décrets successifs un régime qui concerne plus de 10 millions de personnes représentant près de 16 % des assurés.

La Rédaction

2011.05.16 --- A l’heure où le débat national sur le 5e risque est lancé, considéré comme un enjeu majeur et une priorité pour le gouvernement, la sixième édition du Baromètre TNS Sofres sur « les Français et le grand âge », réalisée à l’initiative de la Fédération hospitalière de France (FHF) en partenariat avec le mensuel des maisons de retraite, laisse apparaître clairement l’incapacité des Français à faire face à la dépendance liée au grand âge. Seule regret que la question concernant le vieillissement des personnes handicapées ne soit pas lui aussi traité, alors que l’aspect de cette question ne sera pas abordé au grand regret des associations dans cette reforme.

En effet, alors que les projections de l’INSEE font apparaître que la France comptera environ 1,4 million de personnes âgées en perte d’autonomie en 2040, 55 % des Français déclarent aujourd’hui qu’ils ne se sentiraient pas capables de prendre en charge une personne âgée dépendante de leur entourage, en perte d’autonomie physique ou psychique. Plus d’un sur quatre (28 %) se disent même totalement démuni. Un sentiment d’impuissance personnelle aggravé par l’incapacité déclarée de 42 % des répondants à pouvoir faire face au coût moyen mensuel que représenterait un hébergement en maison de retraite.

 

Ces résultats rendent encore plus criants la nécessité urgente d’une mise en place de moyens adaptés et d’actions concrètes, afin par exemple de régler la question du reste à charge trop élevée pour les résidents en maisons de retraite et leur famille, mais aussi de proposer des solutions en établissements et à domicile pour mieux couvrir les besoins des personnes âgées en perte d’autonomie.

L’image des maisons de retraite

Autre question abordée par le baromètre, les maisons de retraite : si une mauvaise image persiste (pour 52 % des Français, contre 39 % de bonne opinion), les raisons en sont diverses. Ainsi pour 97 % des personnes interrogées, le coût constitue une charge importante ; pour 84 % c’est le manque de places qui pose problème ; enfin 83 % des Français estiment ainsi que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite, et 77 % qu’on y met ses parents à contrecœur, par un choix contraint. Des résultats que l’on retrouve en écho dans les fortes attentes des Français, notamment vis-à-vis des engagements pris par l’État dans le cadre du Plan solidarité grand âge.

 

Un personnel qualifié et renforcé, attente n°1 des Français

Alors que les moyens actuels donnés aux maisons de retraite sont pointés du doigt, car clairement en décalage et insuffisants par rapport aux exigences légitimes formulées par les familles, les Français plébiscitent la réponse humaine. Parmi les moyens qu’ils réclament le plus fréquemment (au total 59 %) figurent en effet : des personnels qualifiés supplémentaires, un encadrement renforcé des personnels, la présence d’un personnel médical permanent ou encore la mise en place de structures d’écoute et d’accompagnement des personnels. Une requête forte des Français, reflétée par ailleurs par la bonne image qu’ils ont des métiers d’aide et de prise en charge des personnes âgées, puisque 64 % d’entre eux conseilleraient à l’un de leurs proches ou à leurs enfants de choisir cette orientation.

En conclusion :

Des solutions concrètes pour pouvoir assumer financièrement la charge d’une personne âgée dépendante, une augmentation des places en maisons de retraite, un accompagnement qualifié et des personnels en nombre suffisant… les attentes des Français sont à la hauteur de leurs inquiétudes et de l’enjeu crucial que représente la prise en charge du grand âge. Des attentes qu’ils espèrent voir se concrétiser rapidement, par le biais notamment de la création d’un 5e risque de la protection sociale, aux côtés de la maladie, de la famille, des retraites et des accidents du travail.

La Rédaction

2010.09.30 --- Un collectif de près de 200 associations de parents d’autistes, regroupées en cinq fédérations, demande au Premier ministreque le label « grande cause nationale 2011 » soit attribué à l’autisme, une maladie qui avec les troubles apparentés, concerne un enfant sur 150 soit quelque 400 000 personnes en France. Une proposition qu’avait présentée en avril par deux députés UMP et cosignée par 83 députés, selon les associations. Une pétition présente sur le site Autisme Sans Frontière aurait à ce jour reçu plus de 10 000 signatures.

Pour les deux députés, Daniel Fasquelle député du Pas-de-Calais et Jean-François Chossy, député de la Loire, auteur de la loi sur le handicap du 11 février 2005. « L'intérêt est de donner un coup de projecteur extraordinaire sur l'autisme, et ce, pendant toute une année (…) Notre objectif est de pouvoir développer les méthodes d'accompagnement des autistes ». La question est maintenant entre les mains du Premier ministre François Fillion. Des français, qui dans un sondage réalisé en ligne en juin 2010 par l’Institut Médiaprism auprès de 2.256 personnes, avait fait apparaître que 84 % des personnes interrogées (1) étaient favorables.

La France continue et reste un mauvais élève

Au regard des pays du Nord ou d’Amérique latine, la France continue et fait encore figure de mauvais élève dans le monde, avec une prise en charge de l'autisme qui « n'a pas évolué depuis quarante ans » regrette Gloria Laxer, maître de conférence à l'université Lyon-II. Le conseil d’éthique souligne dans un avis rendu en 2007 que « la situation dramatique dans laquelle des familles se trouvent malgré les nombreux rapports, recommandations, circulaires et lois apparus depuis dix ans. Les querelles d'écoles font encore rage et ralentissent la mise en application de ces textes ». À partir de 1970 de nombreuses études ont démontré l'intérêt d'une approche éducative et comportementale à tous les âges. C’est à partir des années 1980 que les syndromes autistiques sont classifiés comme des troubles envahissants du développement, ce qui élimine définitivement la notion de psychose autistique. Mais en France, la théorie psychanalytique est encore largement défendue et la prise en charge repose souvent sur un traitement purement psychiatrique.

La France, toujours en retard concernant le diagnostic, alors qu’ils sont pratiqués dans les pays anglo-saxons et scandinaves très en avance : le diagnostic est envisagé dès 18 mois. En France, le consensus s'établit aujourd'hui à 3 ans, mais les diagnostics erronés sont encore fréquents. . «Outre les psychiatres qui posent encore des diagnostics de schizophrénie ou de psychose, il arrive souvent qu'une autre affection, comme la trisomie ou la surdité, masque l'autisme. Les enfants peuvent alors s'enfoncer dans leur autisme ou subir les effets secondaires des traitements médicamenteux», souligne Mireille Lemahieu, présidente de l'association Autisme France. Une situation qui,confirmée dans un sondage réalisé par OpinionWay qui avait révélé que le corps médical pense qu'il y en aurait seulement un cas sur 15 000. Commandée par Autisme France et Autistes Sans Frontières, l'étude avait été fondée sur un panel de 100 pédiatres et 100 médecins généralistes.

Un texte qui demande, outre le label, également de reconnaître et de généraliser les thérapies éducatives et comportementales qui optimisent le développement des capacités cognitives et sociales. Enfin, elles veulent développer des programmes d'accompagnement adaptés permettant l'intégration sociale, scolaire et professionnelle. Des familles qui, pour l’instant, sont souvent obligées de s’exiler en Belgique ou en Europe du Nord si elles veulent bénéficier d’un traitement efficace ou de la possibilité d’hébergement.

Stéphane Lagoutière

(1) 24% très favorables, 60% plutôt favorables, 13% plutôt pas favorables, 3% pas du tout favorab

Travailleur Handicapés dans un bureauLe groupe créé en 1968 et l'un des principaux acteurs de la prise en charge de la dépendance notamment dans le secteur "EHPAD" en France et en Italie a annoncé la signature par l'ensemble des partenaires sociaux d'un nouvel accord d'entreprise sur le thème de l'emploi des travailleurs handicapés. Une entreprise qui compte aujourd'hui en France près de 7 900 salariés et emploie à ce jour près 3,9 %. Un premier bilan que l'entreprise juge comme « positif » suite à l'accord précédent signé, en 2008, et qui a permis l'embauche de 230 salariés. Le résultat selon son président, à cinq grands domaines d'action : le recrutement, l'intégration, la formation, la sensibilisation des équipes et le maintien dans l'emploi.

 

2011.06.20 --- Une affaire qui date du 12 janvier, ainsi que les 9 et 19 novembre 2009, lorsque trois passagers s'étaient vus refuser l'accès à l'appareil par le personnel de la compagnie low-cost au motif qu’ils n’étaient pas accompagnés. Un comportement qui avait obligé à l’époque le ministre des Transports à réunir les compagnies. Un dossier qui selon EasyJet et ses avocats met en avant aussi la législation européenne et ses déclinaisons nationales posent problème. Victime et accusée devront eux se retrouvé devant le tribunal le 9 décembre prochain.

 

Concernant ces refus d’embarquement, la compagnie de droit britannique affirme qu’elle s’est conformée aux réglementations européenne et britannique et évoque des raisons de sécurité. « Une réglementation européenne autorise les compagnies à refuser qu’une personne handicapée embarque si elle n’est pas accompagnée, s’il y a un risque pour la sécurité», a dit l’avocat d’easyJet, Me Philippe Van der Meulen. « Contrairement à la France, l’Angleterre a adapté sa réglementation», a-t-il ajouté. « Chaque année, easyJet embarque environ 350’000 personnes à mobilité réduite, qui sont accompagnées ou qui sont suffisamment autonomes pour embarquer seules et évacuer l’appareil rapidement en cas de problème», a assuré Me Van der Meulen.

À noter que la compagnie devrait aussi comparaitre également être jugée à Paris en mars 2012 dans une procédure similaire, a-t-on appris de source judiciaire.

La Rédaction

Lauréats du prix France Transplant 2011Le Professeur Jean-Louis Touraine entouré des membres du jury et de son partenaire le Laboratoire Astellas ont remis aux deux lauréats à la Maison des Polytechniciens à Paris leurs prix respectifs. Il s’agit du Docteur Dany ANGLICHEAU de l’hôpital Necker à Paris et Docteur Olivier THAUNAT. Un prix attribué d’un montant de 6000 €. Une cérémonie au cours duquel les représentent du Laboratoire Astellas, Jean-Denis DE SAULES, directeur des ventes (France) et Marie-Christine COMPTOUR, directeur de zone Astellas ont vivement félicité les deux lauréats et la qualité de leurs recherches dans le domaine de la transplantation.

Solidarite handicap france maroc en 2007 fournissant ici des fauteuilPublié hier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale, ce rapport va utilement contribuer, par une dimension praticienne, à la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Sa publication est l'occasion pour Handicap international de souligner la particulière vulnérabilité des personnes handicapées dans les pays en développement. (v.article). Une situation de pauvreté confirmé par l'un des responsables de l'OMS pour lequel «Nous devons aider les personnes handicapées à avoir accès de façon équitable (...) Elles ont en effet beaucoup à offrir si on le leur permet.»