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2011.06.20 --- Une affaire qui date du 12 janvier, ainsi que les 9 et 19 novembre 2009, lorsque trois passagers s'étaient vus refuser l'accès à l'appareil par le personnel de la compagnie low-cost au motif qu’ils n’étaient pas accompagnés. Un comportement qui avait obligé à l’époque le ministre des Transports à réunir les compagnies. Un dossier qui selon EasyJet et ses avocats met en avant aussi la législation européenne et ses déclinaisons nationales posent problème. Victime et accusée devront eux se retrouvé devant le tribunal le 9 décembre prochain.

 

Concernant ces refus d’embarquement, la compagnie de droit britannique affirme qu’elle s’est conformée aux réglementations européenne et britannique et évoque des raisons de sécurité. « Une réglementation européenne autorise les compagnies à refuser qu’une personne handicapée embarque si elle n’est pas accompagnée, s’il y a un risque pour la sécurité», a dit l’avocat d’easyJet, Me Philippe Van der Meulen. « Contrairement à la France, l’Angleterre a adapté sa réglementation», a-t-il ajouté. « Chaque année, easyJet embarque environ 350’000 personnes à mobilité réduite, qui sont accompagnées ou qui sont suffisamment autonomes pour embarquer seules et évacuer l’appareil rapidement en cas de problème», a assuré Me Van der Meulen.

À noter que la compagnie devrait aussi comparaitre également être jugée à Paris en mars 2012 dans une procédure similaire, a-t-on appris de source judiciaire.

La Rédaction

Lauréats du prix France Transplant 2011Le Professeur Jean-Louis Touraine entouré des membres du jury et de son partenaire le Laboratoire Astellas ont remis aux deux lauréats à la Maison des Polytechniciens à Paris leurs prix respectifs. Il s’agit du Docteur Dany ANGLICHEAU de l’hôpital Necker à Paris et Docteur Olivier THAUNAT. Un prix attribué d’un montant de 6000 €. Une cérémonie au cours duquel les représentent du Laboratoire Astellas, Jean-Denis DE SAULES, directeur des ventes (France) et Marie-Christine COMPTOUR, directeur de zone Astellas ont vivement félicité les deux lauréats et la qualité de leurs recherches dans le domaine de la transplantation.

Solidarite handicap france maroc en 2007 fournissant ici des fauteuilPublié hier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale, ce rapport va utilement contribuer, par une dimension praticienne, à la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Sa publication est l'occasion pour Handicap international de souligner la particulière vulnérabilité des personnes handicapées dans les pays en développement. (v.article). Une situation de pauvreté confirmé par l'un des responsables de l'OMS pour lequel «Nous devons aider les personnes handicapées à avoir accès de façon équitable (...) Elles ont en effet beaucoup à offrir si on le leur permet.»

Condamnation pour les médicaments distilbène2011.06.10 --- Après avoir condamné UCB Pharma en première instance, le 9 juin 2011, la justice a confirmé sa décision ; 1,7 M de dommages et intérêts seront versés à la famille de Louis. Hélène est née en 1958. Sa mère s'est vu prescrire du Distilbène®* pendant sa grossesse, faisant d'elle une des 80 000 « filles Distilbène » françaises.

2011.05.17.Un Voyageur handicapé tombe dun trainLe Voyageur handicapé tombé du train sur la quai de la gare situé entre Paris et OrléansLa mère d'un voyageur handicapé tombé sur la voie depuis un train grand ligne entre Paris et Orléans a porté plainte contre la SNCF « pour mise en danger d'autrui », a-t-elle annoncé aujourd’hui. Louis, un jeune homme de 22 ans, handicapé moteur à 80% et se déplaçant avec des béquilles, est tombé par une porte lors d'un arrêt en pleine voie peu avant la gare d'Artenay (Loiret), vendredi soir, selon cette source. Le train était reparti sans lui et le jeune homme, qui par chance ne souffrait que de contusions légères, avait regagné la gare à pied.

Louis avait été contraint de s'installer sur une plate-forme de voiture, près de la porte d'accès au train, « car aucun voyageur n'avait jugé utile de lui laisser une place » dans le train bondé, a indiqué Ghislaine Vallé, sa mère. « J'ai été obligé de me mettre sur la porte qui donne sur la voie. En m'appuyant sur la poignée, quand le train a freiné, la porte s'est dépressurisée et je suis tombé sur la voie », a témoigné le jeune homme, soulignant avoir eu « beaucoup de chance qu'il n'y ait pas eu de train à ce moment-là ».

Selon Mme Vallé, le système de verrouillage de la porte ne fonctionnait pas et « une autre personne aurait pu tomber de la même manière ».La SNCF a évoqué « un fait exceptionnel extrêmement regrettable qui ne doit pas se reproduire ». « Nous voulons savoir ce qui s'est passé: des investigations ont été diligentées et une enquête de gendarmerie est en cours », a indiqué une porte-parole régionale.

L'Association des paralysés des France (APF) a estimé dans un communiqué que cet « accident (qui) aurait pu être dramatique pose une nouvelle fois les questions de l'accueil des personnes en situation de handicap dans les gares et les trains de la SNCF et de l'attitude des passagers » « Comment se fait-il que la porte du train ait pu s'ouvrir à cet endroit ? Comment le train a-t-il pu repartir dans l'indifférence générale ? », S'interroge l'APF. Mme VALLE s'est en outre indignée que la SNCF n'ait prévenu « ni les pompiers, ni la gendarmerie », quand le jeune homme s'est présenté en gare après sa chute.

La Rédaction

2010.10.21.Logo-Semaine-Pour- Emploi-2010De la lutte pour la reconnaissance à l'égalité des chances, tel sera le slogan le 8 juin 1929, quand une vingtaine de personnes handicapées se réunissaient à Paris autour de Suzanne Fouché pour créer L'ADAPT avec Robert BURON à ses côtés et que le handicap n'empêcha nullement d'être le ministre plénipotentiaire des accords d'Évian quelques décennies plus tard. Une femme qui savait ce que le mot handicap avait comme conséquence frappée par la maladie dans sa jeunesse ! Le but déclaré de cette nouvelle association : de faire retrouver à la personne handicapée sa dignité par une réinsertion dans la société active et professionnelle.

Appelé par le passé apoplexie et parfois nommé aujourd'hui accident vasculaire cérébral (AVC) celle-ci désigne l'obstruction ou la rupture d'un vaisseau transportant le Affiche de la journée mondiale des AVC en France Affiche de la journée mondiale des AVC en France sang dans le cerveau, le privant d'oxygène. Une situation qui touche année 130 000 nouveaux patients en France, dont 32 000 environ en meurent. Des chiffres qui en Europe visent 1,4 million soit 12 millions dans le monde. Avec un coût économique en France estimé à 750 M€ selon le Pr Gérard de POUVOURVILLE, le dossier reste parmi les priorités de santé publique. Une journée organisée en France et dans le monde sous le thème de prévention a pour objectif de mettre en garde les Français et leurs expliqué, comment la détecter...

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui avait annoncé le 21 avril dernier la mise en place d'un plan 2010-2014 contre les AVC. Près de 134 M€ entre 2010 et 2014 seront consacrés à ce plan qui prévoit notamment de développer les unités neurovasculaires et d'inciter la population à prévenir, dépister et traiter les facteurs à risque qui favorisent l'AVC. Aujourd'hui, moins de 20% des patients arrivent à temps aux urgences pour bénéficier du meilleur traitement.

Selon un rapport du ministère de la Santé, l'AVC appartenant aux maladies cérébrovasculaires, serait la troisième cause de mortalité en France, dont le risque de récidive étant estimé entre 30 et 43 %. Un touchant davantage les femmes que l'homme, après 65 ans, le nombre de décès par AVC chez la femme est égal à celui par infarctus du myocarde chez l'homme. A noter que l'AVC serait dans la deuxième cause de mortalité dans le monde, tant dans les pays à revenus élevés que dans les pays en développement. En termes de handicap, plus de 225 000 personnes sont classées de façon permanente en affection de longue durée « accident vasculaire cérébral invalidant » par le régime général de l'assurance-maladie.

Les différents types d'AVC

Des accidents vasculaires cérébraux qui se distinguent trois formes principales. Les accidents ischémiques ou infarctus cérébraux viennent du blocage de l'artère cérébrale avec des causes différentes et provoquent deux types d'AVC. Celle qui est sous forme de thrombose cérébrale (40 à 50% des cas), ou bien d'une embolie cérébrale (30% des cas) provoquée par un caillot de sang.

Schéma de construction d'un Accident Vasculaire Cérébral ©AFPSchéma de construction d'un Accident Vasculaire Cérébral ©AFPLe troisième type d'AVC est l'hémorragie cérébrale (20 % des cas) ; c'est la plus dangereuse en termes de mortalité et de séquelles. Le plus souvent, elle provient d'un anévrisme (section dilatée d'une artère) qui prive le cerveau d'oxygène et provoque une compression sur les tissus environnants. Les tumeurs, les crises d'hypertension et divers troubles de la coagulation, peuvent eux aussi entraîner des hémorragies cérébrales.

Des alertes qui ne trompent pas

Car chaque minute compte, les traitements les plus efficaces pour en limiter les conséquences ne pouvant être administrés que dans les premières heures suivant l'AVC. Comment identifier l'accident vasculaire ? Parmi eux, étourdissements, vertiges et pertes d'équilibre, engourdissement ou paralysie d'un membre, du visage, d'une partie entière du corps, difficulté à parler et à comprendre ce que l'on entend. Ou encore celle de la difficulté à parler et à comprendre ce que l'on entend, auquel peuvent s'ajouter de violents maux de tête, nausée, vomissement, accompagner dans le pire des cas d'une perte de conscience. Dans de telles situations, la seule solution est de faire appel au 15, plus rapide sera le traitement, plus les risques de séquelles seront alors réduits.

Dépister les facteurs à risque

Les facteurs de risque lèsent progressivement les artères. L'hypertension artérielle est un facteur de risque majeur des accidents vasculaires cérébraux. Le tabac, le diabète et le cholestérol, sont également des facteurs de risque. Si l'on traite son hypertension artérielle et que l'on arrête de fumer, le risque d'accident vasculaire cérébral diminue de manière importante. Parallèlement à cela, il existe des facteurs protecteurs, comme la pratique quotidienne d'exercice physique. Le rôle de l'alcool est plus ambigu : boire en moyenne un verre par jour pour les femmes et deux verres par jour pour les hommes protège de l'accident vasculaire cérébral. Par contre, une consommation plus importante augmente le risque. Le fait d'avoir une alimentation équilibrée, sans trop de sel ni de graisses, protège également de l'accident vasculaire cérébral.

Pour éviter cet accident, il faut respecter ces règles d'hygiène de vie, mais également faire dépister une éventuelle hypertension artérielle. En France, une personne sur deux ne sait pas qu'elle est hypertendue. Parmi les personnes hypertendues, une sur deux ne se traite pas, et parmi celles qui sont traitées, une sur deux et mal traitées. L'hypertension multiplie par dix le risque de faire un accident vasculaire cérébral : ceci démontre l'importance de se faire prendre sa tension artérielle, de se faire dépister et de se faire traiter.

AVC : des coûts humains et économiques considérables

Accident Vasculaire Cérébrale les trois première heures seront primordiale pour l'avenir de la victime©FHIAccident Vasculaire Cérébrale les trois première heures seront primordiale pour l'avenir de la victime©FHILes coûts économiques de l'AVC, eux aussi, doivent être considérés sur le long terme tant au niveau des collectivités que des familles. Pour le Pr Gérard de POUVOURVILLE, directeur de l'Institut de la santé est titulaire de la chaire ESSEC Santé, a quantifié les coûts directs liés à ces accidents. « L'hospitalisation initiale dure en moyenne 9,8 jours, et revient à près de 5 000 euros par patient... soit 750 millions d'euros sur une année », calcule-t-il. « La prise en charge se répartit ensuite, de la manière suivante : les soins de suite dans l'année suivant la sortie de l'hôpital coûteront 1,9 milliard d'euros par an ; les soins ambulatoires, nécessaires sur le très long terme pour prévenir le risque de récidive (prévention secondaire) et prendre en charge les séquelles représentant une charge de 1,5 Mds€; enfin les soins de longue durée pour les malades dépendants qui ne peuvent rester à domicile, se montent à 337 M€ chaque année. Soit un coût total pour l'assurance-maladie, de 4,5 milliards d'euros par an ! » poursuit-il... Les familles elles non plus ne sont pas épargnées dans ces dépenses, « Et cela, sans compter les coûts dits indirects : perte de revenus pour les patients actifs, le temps consacré par les aidants familiaux... l'hébergement des personnes dépendantes Une journée en unités de soins longue durée revenant à 80 euros, près de 30 000 euros sont à la charge de chaque patient et de sa famille, chaque année... » Conclut le professeur !

Vous souhaitez tester vos connaissances sur l'AVC ? Répondez à ce quiz en 10 questions. Du site de l'association de France AVC, Attention aux idées préconçues sur les accidents vasculaires cérébraux. Une fois le quiz terminé vérifiez vos réponses avec la correction fournie. N'hésitez pas à consulter toute la documentation à votre disposition sur le site avant de répondre.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Pour aller plus loin :

Les actions et leur niveau de pilotage du « plan d'action national AVC 2010-2014 »
La stratégie « AVC 2010-2014 »
Pourquoi un « plan d'action national AVC 2010-2014 » ?