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2011.11.03.Mondial assitanceLancé en septembre 2010 « Mondial Assistance Solidaire », est un programme pluriannuel d'engagement solidaire sous la forme de mécénats de compétences. Ce plan regroupe les quatre sociétés du groupe Mondial Assistance présentes en France*. Dans le cadre de ce plan, plusieurs associations ont été choisies pour leurs champs d'action et leurs besoins en compétences. Les collaborateurs de mondial assistance volontaire peuvent répondre à ces besoins en offrant bénévolement leur temps et leur savoir-faire pour aider ces associations à mener à bien leurs actions.

« Nos collaborateurs sont des spécialistes du service dont la mission quotidienne consiste à aider partout et à tout moment. Il est donc naturel pour mondial assistance d'organiser une forme de bénévolat pour que nos collaborateurs puissent offrir leurs compétences à des associations qui en ont besoin dans un cadre organisé. La mission du programme est de venir en aide aux exclus qui ne bénéficient pas habituellement de nos services, » commentent Daniel ARNOUX, PDG de SEPSAD et responsable du programme

Trois champs d'intervention

Pour remplir sa mission, le programme « Mondial Assistance Solidaire » a identifié trois groupes d'associations et trois modes d'intervention.

Les collaborateurs de Mondial Assistance sont des volontaires donnant une partie de leur temps et apportant leurs compétences à des associations comme Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), l'ADAPT (Association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées) ou ATD Quart Monde. Ces interventions prennent différentes formes : accompagnement de personnes en recherche d'emploi, aide spécifique à la réinsertion professionnelle pour des handicapés, encadrement d'activités, événements et sorties sportives ou culturelles.

D'autres actions d'un deuxième type sont menées avec des associations comme Force Femmes (aide au retour à l'emploi de femmes de plus 45 ans et plus) ou l'ADIE (Association française pour le droit à l'initiative économique). Mondial Assistance offre bénévolement ses services à ces associations. Ainsi, l'équipe Mondial Assistance spécialisée dans l'orientation professionnelle s'est engagée à traiter bénévolement 40 dossiers par an pour Force Femmes. De même, une équipe d'experts de Mondial assistance France a aidé l'ADIE à créer, organiser et exploiter un service de hotline téléphonique pour répondre à toutes les questions des personnes qu'elle accompagne dans leur projet professionnel.

Enfin, le programme prend aussi en compte la dimension internationale de l'activité de l'entreprise en accompagnant l'association Planète Urgence dont l'objectif est de renforcer l'autonomie et le développement des populations du sud. Dans ce cadre, les collaborateurs Mondial Assistance volontaires peuvent consacrer des congés solidaires pour des missions de deux ou trois semaines pour transmettre leurs compétences et savoirs dans différents pays.

Organiser le bénévolat pour encourager la participation

Le programme « Mondial Assistance Solidaire » est un véritable engagement pour les quatre sociétés présentes en France. Un engagement moral auprès des associations, un engagement financier concrétisé par le don de services et un engagement des collaborateurs qui décident de donner de leur temps libre. Ce programme est lui gérer par un comité de mécénat et un conseil et régi par un règlement. « Notre objectif est de proposer à tous les collaborateurs de Mondial Assistance de s'ouvrir vers l'extérieur de l'entreprise pour découvrir d'autres dimensions du service, pour d'autres publics que ceux que nous avons l'habitude d'aider. Le bénévolat de compétences est, un formidable moyen d'élargir sa vision et ses références en utilisant son savoir-faire au service de causes humaines, » a conclu Daniel ARNOUX.

La Rédaction

* Mondial Assistance, GTS (Téléassistance), SEPSAD (Télésurveillance) et le siège international du groupe Allianz Global Assistance basé à Paris.

À quelques jours du lancement de la 15e édition de la semaine pour l'emploi organisé par l'ADAPT, Humanis présentait aujourd'hui en partenariat avec le cabinet Louis BISSON Directeur de Action sociale de Vauban HumanisLouis BISSON Directeur de Action sociale de Vauban HumanisHandiexperh, les résultats du 1er baromètre sur les entreprises et la sous-traitance avec le secteur protégé et adapté. Un secteur qui connaît comme les autres la crise et dont les nombres de contrats auraient tendance à diminuer. Une présentation à laquelle a assisté à Colombes (92) Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale alors même que l'État a lancé un plan de modernisation.

Conformément à la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, la 2e Conférence nationale du handicap, en juin dernier, a dressé le bilan de l'action des pouvoirs publics depuis 2008. Si des progrès ont été constatés, il reste néanmoins des efforts très importants à fournir pour atteindre le taux de 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés. Un taux dont le chômage ne cesse de progresser alors qu'il atteint 19,7 % chez les travailleurs handicapés soit deux fois plus que chez les valides.

C'est dans ce contexte et dans le souci de faciliter l'accès à l'emploi des personnes handicapées que le groupe de protection sociale Humanis a choisi de réaliser un baromètre sur les entreprises et la sous-traitance avec le secteur protégé et adapté. En mai et juin dernier, il a interrogé 708 entreprises assujetties à l'obligation d'emploi de travailleurs handicapés pour mesurer, connaître et analyser leurs comportements et leurs attentes en matière de sous-traitance, qu'il s'agisse du secteur protégé ou adapté. Auquel se sont ajouté 25 entretiens téléphoniques auprès de 25 PME clientes d'Entreprise Adaptée ou d'ESAT et de 40 PME non-clientes d'Entreprise Adaptée ou d'ESAT.

L'objectif selon le cabinet Handiexperh, d'aider à objectiver les approches sur l'emploi indirect, mais aussi mesurer le poids des a priori, afin d'éclairer les finances publiques sur les enjeux et difficultés de terrain et aider les acteurs à mieux approcher les actions à engager. À noter enfin que ce document est l'un des premiers à explorer aussi précisément la situation et l'évolution dans ce secteur. Un baromètre qui selon ces concepteurs sera mis à jour tous les deux ou trois ans.

La sous-traitance, un marché porteur, mais une faible marge d'évolution

Si on note une évolution entre 2006 à 2010 entre 26 à 68 %, traduisant un changement de comportement des entreprises vis-à-vis du secteur protégé et adapté. Un changement parfois incité par la progression des amendes. Les entreprises se sentent concernées par l'embauche et le maintien dans l'emploi des personnes reconnues travailleurs handicapés (78,7 %) ainsi que par la diminution de leur contribution Agefiph (77,1 %). Si ses sujets sont rarement prioritaires, ils sont néanmoins considérés comme des enjeux importants. De même, plus de la moitié des établissements interrogés (58,4 %) relève l'importance d'agir pour développer les achats auprès du secteur protégé ou adapté. Force est de constater que près de 40 % des entreprises continues à ne pas embaucher ni directement ni en sous-traitants, la progression du chômage encore cette année est la preuve.

Visite de l'Esat  des_Voies du Bois de Colombes en présence de la Secrétaire Etat aux solidarités en discussion ici avec des salariésVisite de l'Esat des_Voies du Bois de Colombes en présence de la Secrétaire Etat aux solidarités en discussion ici avec des salariésLes entreprises se sentent concernées par le développement des achats avec le secteur protégé, dont une part importante est cliente d'Entreprises Adaptées ou d'Esat (68 %). 18% ont réalisé des achats par le passé qu'elles n'ont cependant pas poursuivi, ou des démarches en direction de ce secteur qui n'ont pas abouti. 14 % d'entre elles n'ont jamais eu de contact avec le milieu protégé ou adapté. Ces résultats conduisent à deux conclusions : le marché de la sous-traitance est un marché potentiellement porteur avec des entreprises nouvellement clientes qu'il convient de fidéliser et, dans le même temps, la marge de manœuvre des Entreprises Adaptées et des Esat reste relativement faible.

Lorsque l'on demande aux entreprises n'ayant jamais eu de contacts avec le secteur protégé ou adapté leurs prévisions à court où moyen terme, sept sur 10 ne pensent pas modifier leurs comportements et continueront à ne pas acheter. Quant aux entreprises déjà clientes, elles maintiendront leurs achats à peu près au même niveau. À ce jour, les prévisionnels d'évolution des montants d'achats seraient de l'ordre de + 0,3 % pour 2012, en tenant compte du fait que les entreprises non-clientes semblent relativement difficiles à convaincre.

« Lorsque l'on réduit l'individu à son handicap, on fait écran à toutes les compétences dont il dispose, déclare Louis Bisson, Directeur de l'Action sociale de Vauban Humanis, groupe Humanis. Le regard porté sur le handicap doit continuer à évoluer afin que les personnes en situation de handicap puissent s'épanouir et réussir leur intégration sociale ».

Un des futurs enjeux semble être de développer une meilleure connaissance de ces offres. La pratique de la mise à disposition de travailleurs handicapés doit également être confortée. En effet, seule une entreprise interrogée sur quatre a eu recours à cette prestation. Les entreprises clientes achètent majoritairement des prestations liées au secteur de la bureautique et de l'informatique à 58,8 %, à l'entretien des locaux à 29,1 %, des espaces verts à 22,1 % ou encore à la logistique et au conditionnement à 12,4 %. Des activités classiques qui arrivent pour certaines à maturité, alors que de nouvelles offres peu connues existent (les cadeaux d'affaires, l'événementiel, l'industrie graphique, les appels téléphoniques...).

Quels leviers demain pour les EA/Esat et pour les entreprises ?

Il ressort de cela que les entreprises ayant recours à la sous-traitance en secteur protégé et adapté restent attachées à l'engagement citoyen et utilisent ce dispositif pour répondre aussi à leur obligation d'emploi. A noté que l'équation entre l'offre des EA :Esat et le besoins des entreprises est liée aux prix pratiqués et qui doivent rester raisonnables. Les efforts se concentreront a priori sur ces entreprises déjà clientes.

Ainsi, parmi les pistes d'actions pour les EA/Esat deux sont essentiellement à prendre en compte. L'adaptation de l'offre aux besoins des entreprises et la pratique de prix attractifs et compétitifs. Le développement des volumes d'achat sûr de nouvelles prestations peu connu à ce jour, mais à forte valeur ajoutée, comme les appels téléphoniques ou encore l'événementiel, permettant d'offrir une palette d'offres de services la plus riche et actuelle possible. À noter enfin que la poursuite de la modernisation des équipements est une meilleure information sur la prise en compte de la diminution de la contribution Agefiph et l'organisation de manifestations types portes ouvertes...

Et du côté des entreprises : le développement de leurs connaissances concrètes du marché et des modes de fonctionnement des EA/Esat ; la mise en place d'un projet interne porté par des référents handicap ou diversité ; la sensibilisation auprès des collaborateurs ; la réorganisation des processus d'achat...

Finalement, les entreprises doivent percevoir le secteur protégé comme une alternative équivalente d'un fournisseur classique, mais plus encore comme un partenaire de référence à vocation sociale. Auront-ils se comportement volontaire ou incité par la progression des contributions en juillet 2011, la réponse du prochain baromètre sera dans ce sens intéressant. La crise économique risque d'être dangereuse et représenté un chemin semé d'embûche dont ses établissements devront impérativement éviter pour permettre à ce levier pour l'emploi de continuer à progresser...

L'État a-t-il pris la mesure de la crise !!!

À l'heure où l'État est désireux de moderniser et développer les ESAT, Humanis souhaite que ce baromètre puisse donner un instrument de mesure à l'ensemble des acteurs concernés. Il faut donc espérer que l'État puisse par ces résultats mesurer le poids de fausses idées et éclairer les finances publiques sur les enjeux et difficultés de terrain et aider les acteurs à mieux approcher des actions à engager. Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'État aux Solidarités et à la Cohésion sociale, commentant les résultats en affirmant notamment.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Procès AZF Mars 2009Quelques semaines après les cérémonies officielles, c'est donc l'heure des comptes comme l'affirment certaines victimes, mais seront-ils entendus cette fois. C'est que va tenter de juger à nouveau ce procès qui débute le 3 novembre pour une durée de quatre mois, deux ans après la relaxe au bénéfice du doute le directeur, Serge BIECHLIN et de l'industriel Grande Paroisse. Des accusées poursuivies pour homicides involontaires...

Le procès se déroulera dans la salle municipale Jean-Mermoz, et les débats seront filmés pour la postérité comme lors des 400 heures d'audience du procès de première instance en 2009. Un procès dont France Handicap Info vous proposera chaque semaine un compte rendu.

Quatre mois de procès ou la cour devraient travailler sur la base d'instruction représentant 7500 cotes sur près de 54.000 pages réparties en 109 tomes. Plus de 1.700 scellés sont joints au dossier. 31 experts judiciaires développeront la thèse de l'accident chimique face à une cinquantaine de "témoins experts" appelés par la défense du groupe Total pour réfuter cette piste. Face à face une soixantaine d'avocats, ainsi que la citation à la barre de 180 témoins est la présence des 2700 parties civiles sur les 3149 représentées au premier procès et qui avait suivi l'appel du parquet après la relaxe en première instance.

La cour d'appel va ainsi réexaminer, la sécurité de l'usine, la piste chimique, mais aussi celle de l'acte volontaire, écartée en première instance. Une thèse soutenue par des ex Salarié proche de la défense est pour lequel l'ancien juge antiterroriste Jean-Louis BRUGUIÈRE sera leur témoin clé !

Une première journée qui portera devant la cour portera sur une citation directe de parties civiles visant à faire aussi juger total et son président de l'époque Thierry Desmarest. Le tribunal l'avait estimée irrecevable, car le juge d'instruction avait refusé leur mise en examen. Mais la décision avait été repoussée en fin de procès, et Total avait dû participer auparavant à tout le procès avec les prévenus.

Salariés et Victimes une réconciliation douloureuse

Si lors du 21 septembre dernier, bon nombre d'associations commencées à entrevoir une certaine entente, nombreuses sont néanmoins encore les voix discordantes dans ce dossier pour ce qui fût la plus grave catastrophe industrielle en France depuis 1945.

Entre les salariés au sein de l'association Mémoire et Solidarité présidées par Jacques MIGNARD ancien délégué CGT, réfutant toujours la thèse de l'accident et déplorant encore « l'incompréhension dont ont été victimes les salariés qui défendaient leur collectivité de travail et voulaient redémarrer l'usine après l'explosion, face à ceux qui exigeaient la fermeture des usines de mort ».

Contre celle Jean-François GRELIER, président des Sinistrés du 21 septembre, qui rétorque que « l'ignorance de l'industriel est déjà une mise en danger de la vie d'autrui ». Il s'appuiera pour cela sur le premier jugement qui relevait « les défaillances organisationnelles de l'exploitant (...) le tribunal a la conviction que les experts judiciaires approchent de la vérité et que l'essentiel des objections de la défense n'a été qu'artifice...

Toulouse aux côtés des victimes...

Le député-maire Pierre Cohen a fait savoir que la ville sera à nouveau partie civile lors de ce nouveau procès en appel. « Nous n'avons pas admis les attendus du jugement du procès en 2009, à savoir que Grande Paroisse était moralement coupable, mais pénalement innocente. C'est pourquoi nous nous devons d'être toujours présents dans ce procès. Nous voulons être aux côtés du ministère public pour participer à la recherche de la vérité sur cette catastrophe qui a meurtri la ville de Toulouse et ses habitants » ont précisé Pierre Cohen.

Stéphane Lagoutiére

Bruno Solo et Guy Alba lors de la dictée éla 2011 de l'école des Cheminets à ParisLors de cette semaine, l’Association européenne contre les Leucodystrophies (ELA), parrainées par Zinédine ZIDANE, accompagné pour 2011 de Bruno SOLO, a mobilisé près de 2 000 établissements scolaires partout en France. Le montant des dons collectés est estimé à plus de 1 250 000 €. Un beau début pour cette nouvelle campagne « Mets tes baskets… » Qui va se poursuivre tout au long de l’année scolaire.

Au cours de cette intense semaine de mobilisation, de très nombreux parrains d’ELA ont répondu présents pour participer à cette campagne qui se décline en 3 temps et qui a débuté par un moment de réflexion et d’échange le lundi 17 octobre avec la dictée d’ELA.

Une dictée qui avait était rédigée spécialement par Jean d’ORMESSON homme de lettres et académicien qui souligné avoir « pensé aux enfants et aux familles qui souffrent et j’ai voulu leur donner un peu de mon temps que je défends avec tant d’égoïsme… Mon conseil ? Soyez généreux, pensez un peu aux autres. Les autres, c’est vous-même ! » Et va se poursuivre tout au long de l’année par des rendez-vous essentiellement sportifs au profit de l’association.

Un succès qui réjouit Guy ALBA, président fondateur d’ELA et initiateur de campagne de solidarité et qui souligne l’importance pour la vie de l’association. « L’idée de réfléchir d’abord à la maladie nous est vite apparue essentielle. La dictée nous a semblé être la meilleure façon de sensibiliser tous les enfants, car les mots ont du sens. Puis suit l’événement sportif, un moment convivial, où tous les enfants courent pour ceux qui n’en ont pas ou plus la chance. ». Une initiative solidaire qui depuis 18 ans reçoit le soutient du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, et aura rassemblé depuis ses début près de 3 millions d’élèves et permis de collecter plus de 17 millions d’euros au profit d’ELA .

Benjamin Jeannot footballeur à l'AS Nancy Lorraine lisant la dictée au collège Jean Lamour de Nancy le 17 octobre dernier2011, qui aura en plus du parrain de l’association Zinédine ZIDANE, la présence de Bruno SOLO, parrain de l’opération cette année et lecteur dans une école parisienne, a lui déclarée au final de cette course l’intérêt de cette opération

« C’est à l’école qu’on éveille les consciences et la sensibilité. C’est le premier chemin vers la curiosité et l’intérêt pour les autres. Quand on a la chance d’être en bonne santé et heureux, on doit pouvoir aider sans être dans la compassion, mais plutôt dans l’attention, la tendresse. » C’est aussi pour soutenir cette démarche forte de sensibilisation que Laurent BLANC, Denis BROGNIART, BAFETIMBI Gomis, GREGOIRE, Michaël GREGORIO, Claire KEIM, Christophe LEMAITRE, Bixente LIZARAZU, Sandrine QUETIER, Sophie THALMANN et plus de 200 personnalités partout en France ont également été les professeurs d’un jour.

Suite à la dictée, nombre d’enfants ont déjà chaussé leurs baskets pour un événement sportif organisé par leur école ; une façon symbolique de prêter leurs jambes à leurs camarades malades qui ne peuvent plus s’en servir.

Les médias ont très largement suivi cette campagne, offrant à ELA une visibilité jamais égalée avec notamment une campagne de spots de promotion sur les antennes de TF1, de France 3 et France 5 et un très beau suivi éditorial. C’est grâce à la mobilisation de tous, médias, parrains, familles, établissements scolaires et élèves que cette campagne 2011-2012 est d’ores et déjà un succès. Mais les inscriptions continuent jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Une campagne qui en 2010/2011 avait attiré 2 121 établissements et rapporté 1 975 000 € à ELA. D’ici la fin de l’année scolaire 2011/2012, ce sont plus de 300 établissements supplémentaires qui participeront à la campagne « mets tes baskets », portant à près de 400 000 le nombre d’élèves sensibilisés sur l’année. Rendez-vous en juin avec la remise du Prix Ambassadeur : une manifestation festive organisée à Paris réunissant les élèves les plus exemplaires dans leur engagement citoyen auprès d’ELA.

La Rédaction

Hicheim Garsallah, a-t-il fait oui ou non courir sciemment un risque en administrant une substance nuisible à sa compagne, lui transmettant le VIH. Telle est la question auquel les jurés de la cour d'assises devront donc répondre, lors d’un procès prévu pour durer quatre jours. Un verdict attendu pour vendredi ou l'accusé risque jusqu'à 15 ans de réclusion.Cour d'Assise de Paris  © REUTERSCour d'Assise de Paris© REUTERS

« Il connaissait les risques, pour moi, c'est un serial contaminateur, je sais qu'il en a eu d'autres avant moi, mais combien ? », A assuré aujourd'hui en marge de l'audience la jeune musulmane voilée préférant conserver l'anonymat. Âgée de 33 ans Caroline*, découvre le 13 juillet 2004 sa séropositivité. En couple depuis neuf mois avec l’accusé, celle-ci découvre alors que son compagnon connaissait sa contamination depuis quatre ans, elle décide alors de mettre fin à cette relation et porte plainte en janvier 2005.

Commence une enquête de plus de trois ans ou la victime affirmera que même lorsqu'elle exigeait de mettre un préservatif cet homme la forçait à avoir des relations non protégées. Pourquoi alors avoir poursuivi la relation que la question que l'on peut véritablement se poser. Malgré tout dans l'ordonnance de mise en accusation on peut notamment lire alors qu’elle lui demande s'il se rendait compte qu'il l'avait contaminée en se sachant déjà atteint par le VIH, il lui avait répondu : « Quoi, et alors ? Moi aussi, on m'a baisé ». Une enquête fait après plusieurs rebondissements et notamment l'arrivée d'un troisième témoignage, provoquera un changement de comportement chez l'accusé. Après avoir nié les faits pendant longtemps, Hicheim Garsallah finira par les reconnaître.

Une attitude jugée immature et irresponsable !

Un accusé actuellement en préventive à Fresnes, qui sera également poursuivi pour un avoir imposé des rapports non protégés à deux autres de ses compagnes, en 2005 puis 2008. La chance aura voulu que celle-ci ne soit pas contaminée. Seule, l'une d'elles s'est constituée partie civile et à témoigné lors de cette première audience en début d'après-midi. La matinée est de cette première audience présidée par Laurence Turbe-Bion, s'est contentée d'interroger l'accusé sur son identité.

Pour Me Pascal Garbarini il espère de son côté que les prochains jours permettront à son client de montrer à quel point il a évolué en prison. « Il a mûri, il est devenu responsable mon client expliquera à son procès qu'il est aujourd'hui pleinement conscient de sa responsabilité morale et pénale ». Selon lui avons indiqué qu'il devrait s'expliquer sur son déni, son refus d'accepter sa maladie et des soins, mais aussi précise Me Pascal Garbarini comment « il se sentait coupable vis-à-vis de lui et vis-à-vis de sa famille, qui n'a appris sa séropositivité que bien plus tard. Désormais il reconnaît qu'il était dans la situation irresponsable ».

Pour Caroline, « il est incapable de ressentir la moindre compassion le moindre regret, je sais qu'il a continué ce comportement irresponsable pendant le temps de l'instruction avant qu'il ne soit mis en préventive ». Une femme qui peine à croire la sincérité du repentir de son ancien compagnon. « À ce moment-là, qu'il avait tout ! Qu'il avoue avoir violé, qu'il nous dise combien de personnes ont été contaminées avant moi ».

De son côté tout en dénonçant « un comportement criminel et dangereux », le conseil des parties civiles, Me Éric Morain, espère que l'accusé prendra effectivement ses responsabilités. Me Éric Morain pour lequel « Elles sont victimes et pourtant elles se sentent profondément coupables d'avoir accordé leur confiance à cet homme. Ces femmes ont toutes été trahies en plus d'être contaminées. Ce procès aux assises représente déjà une victoire pour elles, car les faits sont bel et bien de nature criminelle. Pour se reconstruire, elles attendent de l'accusé qu'il reconnaisse sans équivoque qu'il se savait séropositif et qu'il les a exposées sciemment à des risques très élevés », affirme-t-il.

Une première dans les annales de la justice française ?

Pas exactement, dans le sens ou les tribunaux ont déjà a eu a traité ce genre d'affaires, mais, généralement elles sont jugées en correctionnelle. Ainsi, en janvier 2005, la cour d'appel de Colmar a condamné un homme à six ans de prison ferme pour avoir contaminé deux de ses partenaires par le VIH. En 2007 c’est la Cour d’appel de Fort-de-France qui condamne a 10 de prison ayant contaminé cinq mineures. Puis deux ans plus tard en 2009 la cour d'appel d'Aix-en-Provence, prononce un verdict de à trois ans fermes un homme accusé d'avoir contaminé sa compagne et en 2010, à Rennes, un homme écopait en appel d'une peine de six mois fermes.

Mais ce jugement en cours d’assise et une première ! « Cette qualification criminelle des faits a son importance. Passer par une cour d'assises montre qu'il y a une norme sociale », estime Eric Morain. Avant de conclure, « On sait très bien que, malheureusement, ce genre de faits arrive. C'est un fait de société. Or, un fait de société a besoin d'une véritable audience et une cour d'assises, avec son jury populaire ».

Stéphane Lagoutiére

* Prénom modfié

Au Centre de Rééducation et d'Insertion Professionnelle de Castelnau-le-Lez (34), il existe un IFSI unique en France. Réservé aux personnes reconnues travailleurs handicapés, il prépare, à l’instar de tous les IFSI, au diplôme d’état infirmier. Une formation comme tous les autres qui pourtant suscite encore pourtant suscite encore quelques malentendus… Pour beaucoup, être handicapé et soignant reste incompatible. Et paradoxalement, c’est parmi les professionnels de santé que cette idée est la plus coriace…Centre de Rééducation et  d'Insertion Professionnelles de Castelnau-le-LezCentre de Rééducation et d'Insertion Professionnelles de Castelnau-le-Lez

Un IFSI comme les autres ou presque…

Depuis plus de 35 ans, le Crip-UGECAM Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées forme des étudiants en soins infirmiers reconnus handicapés par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Cette formation rentre dans le dispositif de la réinsertion professionnelle des personnes handicapées (Loi du 11 février 2005).

L’accompagnement pédagogique est conforme au programme national, les élèves font l’objet d’épreuves de sélection, ils effectuent leurs stages et se préparent en 3 ans, comme partout ailleurs. Yannick Ledreux, formateur à l'IFSI, souligne : « Il n'est pas précisé “diplôme d'état d'infirmier handicapé.(…) Il s’agit du même titre et les étudiants doivent répondre aux mêmes éléments de compétence ». Seule différence : à l'IFSI de Castelnau, on ne s’arrête pas à la formation. Dans le dispositif, les étudiants bénéficient également d’un accompagnement médico-psycho-social (médecin, infirmière, psychologue, assistante sociale) et d’un “pôle insertion”. Yannick précise : « Nous nous intéressons aux volets humain, individuel et social et au devenir des élèves après leur diplôme ».Une préparatoire santé ciblée sur le projet professionnel et la sélection est également disponible.

Le handicap  compatible avec le métier d'infirmier

L'IFSI accueille 51 étudiants (17 par promotion) en reconversion professionnelle ou en formation initiale. Ils ont été orientés vers le métier d’infirmier par la CDAPH (Commission Départementale pour l’Autonomie des Personnes Handicapées), instance de la MDPH, à partir de données médicales, psychologiques et du projet de formation. Le type de handicap rencontré à l’IFSI peut être très variable : handicap physique, lombalgies, pathologies chroniques, accidents liés au sport, allergies, maladie invalidante… Patrice Thuaud, Directeur de l’IFSI, explique : « La seule condition est que le handicap soit compatible avec toutes les fonctions du métier d'infirmier ».

Il s’agit souvent d’un handicap qui ne leur permet plus d'exercer leur ancien métier. C'est le cas d'Albert, étudiant en 3e année. Cet ancien chauffeur routier souffre, depuis un accident, de douleurs lombaires qui l'empêchent de travailler en posture assise et de poursuivre son métier. Reconnu travailleur handicapé, il revient alors à un projet de jeunesse : devenir infirmier. Pour lui, « l'accident avait tout arrêté. Cette reconversion est un nouveau départ ».

De son côté, Julie, en 3e année, n'a pu poursuivre ses études de biologie en raison de tremblements à un bras. Elle souffrait du regard des autres et ne trouvait pas de soutien dans son projet de formation. Elle confie : « Quand je suis parti de la fac, je me disais que je ne ferais plus rien. Aujourd’hui, j’ai retrouvé confiance en moi, j'ai une autre vision de la vie, des gens, du handicap ».

Une représentation à faire évoluer...

castelnau centre de formationUne fois le diplôme en poche, ces étudiants vont pouvoir exercer comme tout le monde. Enfin presque… Sur le terrain, tout n’est pas si simple. Pas du côté des patients comme on pourrait s’y attendre, mais plutôt de celui des équipes de soins ! Après un stage de 10 mois dans un CHU, une kinésithérapeute a conseillé à Albert de ne pas faire état de son handicap à l'embauche.

Cela ne surprend pas Patrice Thuaud qui raconte : « Suite à une étude réalisée sur le devenir des diplômés au-delà d'un an, nous nous sommes aperçus que certains ne disent pas à l'embauche qu'ils sont reconnus travailleurs handicapés ». Et Yannick Ledreux confirme : « la représentation du mot handicap dans le secteur de la santé est très négative ».

Il serait la plupart du temps associé à une incompatibilité à exercer la fonction de soignant. D’ailleurs, lorsque Julie s’est présentée au concours d’un IFSI dans une autre ville, la directrice lui a tout simplement expliqué que ce n’était pas la peine qu’elle compte faire ce métier. Difficile pour ces infirmiers de faire comprendre qu’ils sont simplement handicapés pour exercer leur ancien métier alors que c’est le fondement même du dispositif de reconversion professionnelle. Un chantier d’ampleur s’annonce pour faire évoluer les mentalités…

Stéphane Desmichelle

Plan Emploi handicap au CNRSAlain Fuchs, président du CNRS, et les organisations syndicales ont signé un accord le 21 octobre 2011 pour engager un deuxième plan triennal handicap, pour les années 2011 à 2014. Déjà adopté en juin dernier à l'unanimité par le comité technique paritaire, le plan handicap 2011-2014 est le fruit d'une négociation avec tous les partenaires sociaux et d'un travail collaboratif avec les médecins de prévention. Préparé après consultation de tous les agents en 2010.