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Message d'alerte

 

2011.05.26 --- Une campagne de communication, « Gagner en autonomie avec le chien-guide d'aveugle », parrainée par le spécialiste du gotha Stéphane Bern, a été lancée mardi à Paris pour encourager les aveugles et les malvoyants à adopter un chien.

« Connaître le chien guide, pour gagner en confort, sécurité et plaisir » : cette nouvelle campagne met en valeur l'intérêt d'utiliser un chien guide pour la personne déficiente visuelle et son entourage. « À travers cette campagne, nous voulons atteindre des personnes qui n'ont pas encore de chiens et surtout leur rappeler que les chiens sont gratuits », a indiqué lors d'une conférence de presse Paul Charles, le président de la Fédération Française des associations de chiens guides d'aveugles (FFAC). « Aujourd'hui 1.500 équipages sont en activité en France. L'an dernier, les écoles membres de la fédération ont remis 180 chiens », a-t-il ajouté. Il espère satisfaire 200 malvoyants en 2011.

Sur l'affiche, Stéphane Bern marche dans la rue à côté d'une aveugle guidée par son chien. « Le chien est un être formidable et apporte énormément à l'être humain, écrit-il sur l'affiche. Il faut que les gens comprennent le handicap que vivent les personnes déficientes visuelles et qu'ils les respectent ».

Vanessa Levy, venue avec sa chienne, un golden retriever de 6 ans, affirme que « grâce à Venise, elle se sent en sécurité partout ». La retraitée aveugle a toutefois déploré « l'hostilité des taxis et de certains commerçants à l'égard de son chien ».

Pour Sophie Mordelet, de la FFAC, « le chien-guide d'aveugle doit être accepté dans tous les lieux publics ».

« Les chiens-guides ont accès libre, sans muselière ni facturation supplémentaire, aux transports, lieux publics (...), pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », indique la loi n°2005-102 du 11 février 2005. Le livret d'information, répertoriant tous les avantages du chien guide, les conditions et démarches pour l'obtenir sera disponibles, du 6 au 12 juin, dans les cabinets médicaux et pharmacies. Ses informations seront aussi consultables sur le site www.gagnezenautonomie.fr.

La Rédaction

2011.05.26 --- Après plusieurs mois de discussions et de polémique les députés ont adopté la loi après un débat animé, à 303 voix contre 196 permettant la mise en place du dépistage précoce des troubles de l’audition, et ce dans le cadre de l'examen de la proposition de loi Fourcade portant réforme de l’hôpital (HPST). Ce dernier devrait donc être généralisé à l’ensemble du territoire français. Une satisfaction pour l’auteur de la proposition le député UMP Jean-Pierre et Ewige Antier député UMP de Paris. Un vote encore contesté par l’opposition socialiste et par les associations qui dénonce que ce texte n’ai pas fait l’objet d’une étude au Sénat.

Dans un communiqué de presse, tous deux ont affirmé que ce votre permettrait « Alors que chaque année, un enfant sur mille naît en France avec une déficience auditive, le diagnostic n’est aujourd’hui porté, en moyenne, qu’entre seize et dix-huit mois », explique Jean-Pierre Dupont. « Or plus le constat est tardif, plus les conséquences sont importantes sur toutes les acquisitions, la scolarisation et la socialisation de l’enfant ». Avant de préciser que ce « dépistage précoce permettra de repérer, d’orienter et d’accompagner plutôt les 800 enfants qui naissent chaque année avec des troubles de l’audition. « Il donnera ainsi à ces jeunes enfants et à leurs familles, la possibilité d’être pris en charge dès les premiers mois de la vie ». À l'heure actuelle, les nourrissons sont généralement dépistés vers 16 à 18 mois, quand on attend les premiers mots... qui ne viennent pas. Le projet de loi suggère un repérage de la surdité à la maternité, proposé de façon systématique aux parents (mais non obligatoire), et d’une durée de 4 à cinq minutes.

Malgré le soutien de spécialiste scientifique comme les professeurs Françoise Denoyelle, chirurgien ORL pédiatrique et coordinatrice de l'expérimentation du dépistage des troubles de l'audition à la Cnamts, Bernard Fraysse, chef du service ORL, hôpital Purpan, Toulouse, membre de la HAS, et Thierry Van Den Abbeele, président de l'Association française d'ORL pédiatrique. Celui-ci semble faire polémique.

Manipulations politiques et manque de concertation…

Réclamée de longue date par certains médecins, l’instauration de ce dépistage est un véritable serpent de mer. Dans un premier temps, le texte a été adopté à l’Assemblée nationale le 30 novembre 2010. Puis il a été déposé au Sénat en décembre 2010. En raison de l’encombrement de l’agenda législatif. Edwige Antier, député UMP de Paris et co-auteur de la proposition de loi, a souhaité accélérer la procédure. Elle a déposé un amendement visant à voter le texte dans le cadre d’une proposition de loi modificative portant sur différentes dispositions de la loi HPST. Laquelle rappelons-le, a déjà été adoptée par le Sénat.

Cette procédure, acceptée par la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, attise les critiques de l’opposition et celle de l’Union Nationale des Parents d’Enfants Déficients Auditifs. Ces dernières reprochent aux députés d’avoir «circuité la Chambre haute », et de ne pas avoir mené de concertation avec les associations représentant les personnes sourdes et malentendantes.

« Le sujet du dépistage précoce a fait l’objet depuis février 2010 de longues heures de débats. Notre proposition sur le dépistage précoce de la surdité s’appuie sur des données scientifiques. Nous ne comprenons pas le volet politique de cette affaire, c’est lamentable » réponds le député Jean-Pierre Dupont contre ces accusations. « Des expérimentations ont été faites dans notre pays. Elles ont démontré l’efficacité du dépistage précoce de la surdité. ».

L’affaire ne semble peut-être pas totalement pas terminée puisque l’opposition estime que la saisie du Conseil constitutionnel peut être envisagée.

La Rédaction

2011.05.25 --- La Présidente MAUDY PIOT, Psychanalyste et présidente de "Femmes pour le dire, femmes pour agir" réagit ici à plusieurs articles parus sur la sexualité et le handicap. Ainsi récemment Libération a publié plusieurs textes ayant trait à la prostitution. L’un était signé de Philippe Huneman, philosophe, « Payer pour jouir, est-ce mal ? » ; dans ce même numéro une déclaration de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale ; enfin une réponse à Roselyne Bachelot signée d’Alexis Girszonas, étudiant et conseiller municipal, membre du PS, sous le titre : « Sexe et handicap : ma réponse à Roselyne Bachelot ».

Plusieurs thèmes se télescopent. Dans le premier cas, il s’agit de promouvoir une politique « abolitionniste tempérée » en incriminant les « clients ». Dans le second cas, tout au contraire, il s’agit d’aménager la législation sur le proxénétisme en autorisant les services d’aidants sexuels pour les personnes handicapées. Mais dans les deux cas, on parle bien de prostitution. Quel que soit l’habillage sémantique, les aidants sexuels (femmes ou hommes) représenteraient une forme de prostitution professionnalisée.

Le but de notre association « Femmes pour le dire, femmes pour agir » est de militer pour la citoyenneté des personnes handicapées, considérant que le handicap n’est pas notre identité, qu’il est dû à un hasard de la naissance ou de la vie. Nous luttons contre toutes discriminations, en particulier celle qui concerne le fait d’être femmes et handicapées, et refusons toute ghettoïsation.

Le projet des aidants sexuels nous pose problème à un double titre. D’une part en ce qu’il s’inscrit dans une forme de prostitution (je note que la demande émane à plus de 80 % d’hommes handicapés et que la réponse… est majoritairement assumée par des femmes). D’autre part, ce projet va à contre-courant - ou à contresens - d’un mouvement que nous voulons privilégier dans notre action. Nous voulons que les personnes handicapées puissent sortir de chez elles, de leurs institutions, pour aller vers des lieux rendus accessibles, accessibles notamment aux rencontres, y compris aux rencontres amoureuses (restaurants, cinémas, boîtes de nuit, voyages, etc.). Faire venir à domicile ou en institution des « aidants » à heure fixe et rémunérée est la négation de ce mouvement qui veut aller vers l’extérieur.

Certes, la société préférera se déculpabiliser en nous enfermant dans notre rôle social de « pauvres handicapés ». La compassion tenant lieu de réflexion éthique.

En aucun cas, je le répète, la prostitution, quel que soit son habillage, ne peut constituer une réponse. La réponse n’est pas plus dans l’enfermement des personnes handicapées dans l’attente d’une « prestation » supplémentaire, mais dans l’ouverture de l’environnement en termes de réelle accessibilité, pour permettre la multiplication des opportunités de rencontres.

Maudy PIOT

www.femmespourledire.asso.fr

2011.05.25 --- Alors que gouvernement poursuit actuellement le pour projet de revoir les modalités d'attribution de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH) pour lequel association et syndicat ont fortement critiqué l’objectif. Le Sénateur socialiste, Marcel Rainaud, a confié dans un communiqué son inquiétude et notamment « le rejet de cette énième maîtrise comptable des aides sociales et de la politique menée en (dé)faveur des personnes en difficulté ». Informant ainsi sa décision de saisir le Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale par voie de question écrite, exigeant des précisions sur les intentions ministérielles des politiques sociales et le renoncement à ce projet de décret.

Le Sénateur, qui déclare être « inquiet sur l'enchaînement des mesures sévères d'économies budgétaires envers les personnes handicapées. En effet, elles ont déjà été soumises à des restrictions, notamment dans l'accès à la santé et aux soins, avec les franchises médicales, les déremboursements de médicaments, ou la hausse du forfait journalier hospitalier ».

Rappelons que l'AAH est obtenue par les personnes handicapées dont le taux d'incapacité est inférieur à 80 %, mais supérieur à 50 % dès lors que la Maison Départementale des Personnes Handicapées reconnaissait une « restriction durable et substantielle dans l'accès à l'emploi ». L'AAH si insuffisante soit- elle est bien souvent le seul et l’unique source de revenus.

Ce projet de décret a pour volonté de trier les personnes bénéficiaires de l'AAH et celles qui n'auront plus que le RSA. S'il y avait une augmentation de l'AAH, elle se ferait sur les économies réalisées par le volume des bénéficiaires renvoyé vers le RSA sans jamais répondre au chômage très élevé chez les travailleurs handicapés et la difficulté de leur accès aux formations. Force est de constater que c'est une nouvelle fois « déshabiller Jacques pour habiller Paul ».

« À cela vient s'ajouter la fin de l'exonération des cotisations patronales pour l'aide à domicile au bénéfice des particuliers, quid alors des parents d'enfants handicapés qui salarient une aide, quid alors des personnes handicapées ou âgées dépendantes qui emploient une aide ménagère ? Sur la forme, et je m'adresse là tout particulièrement à la MDPH, l'attribution de l'AAH ne se fera plus de manière collégiale comme c'était le cas depuis la loi de 2005 (décision prise entre les autorités de l'État, et les associations), la décision de l'octroi de l'A.A.H sera faite sans l'avis des représentants des personnes handicapées ».

Pour toutes ces raisons, j'ai demandé par voie de question écrite, des précisions sur les intentions ministérielles des politiques sociales et le renoncement à ce projet de décret.

Stéphane Lagoutière

2011.05.23 --- La Cour d'appel de Versailles a finalement donné raison le 19 mai dernier à la veuve du salarié de l'entreprise Renaud, lequel d'Antonio de B., s'était suicidé en octobre 2006. Condamnant l’entreprise pour avoir "commis une faute inexcusable. Un arrêt pour lequel l’avocat de la partie civile estime comme une reconnaissance de la politique de l’entreprise et sa responsabilité vis-à-vis des conséquences. Renaud se voit condamner pour la deuxième fois après un arrêt de la Cour de cassation en 2007. Un arrêt que la FNATH juge comme une avance majeure notamment pour des dossiers en traitement ou futur. Mais pour lequel certains professionnels du droit sceptique.

Le suicide représente et continu a représenté un drame au sein des familles, des amis et collègues, souvent incompréhensibles. Il le devient d’autant plus quand celui-ci a pour origine le métier ou l’employeur. La France est un des pays les plus touchés en Europe, avec près de 10 000 décès chaque année selon une étude d’Infosuicide. Une cause de mortalité deux fois plus élevée que celle de la route. Une situation que la loi de 2004, relative à la politique de santé publique, avait pourtant fixée comme un objectif prioritaire et qui sera restée « lettre morte… ».

Ce jugement fera date. Alors que des cas de suicide au travail ont dramatiquement défrayé la chronique ces dernières années, chez Renault, mais aussi dans d'autres entreprises comme France Télécom, il tire la sonnette d'alarme. Il souligne la responsabilité des employeurs dans l'évaluation et la prévention des risques psychosociaux. L'accord national interprofessionnel sur le stress au travail, en date du 2 juillet 2008, signé par le patronat et les syndicats, pointait déjà clairement cette responsabilité."Le stress lié au travail peut être provoqué, est-il souligné, par différents facteurs tels que le contenu et l'organisation du travail." La responsabilité de "déterminer les mesures appropriées" pour prévenir, éliminer ou, à défaut, réduire ce stress"incombe à l'employeur". Il est temps de repenser l'organisation du travail là où le culte de la performance conduit à piétiner les hommes.

Suicide : accident du travail ou maladie professionnelle ?

Si l’arrêt de la cour d’appel de Versailles ne répond pas totalement à la question, l’approche des juges face à cette question reste intéressante et pourrait faire jurisprudence si elle était confirmée par la suite. Professionnels et avocats spécialisés dans le droit du travail continuent à penser du manque de pertinence de classer le suicide non plus seulement comme un accident du travail, mais comme une maladie professionnelle. Une telle situation devrait en effet aboutir à la création d'un nouveau tableau et par là même la détermination du lésionnel. L'élaboration d'un tableau pourrait rapidement difficile, voire impossible, notamment par sa complexité.

Qu’en serait-il d’ailleurs si non seulement le suicide, mais également les dépressions étaient prises en charge comme des maladies professionnelles ? La législation actuelle permet déjà une telle prise en charge, après que des experts médecins se sont prononcés, réunis en comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Selon une étude de l’INPES réalisée en 2005, 8 % des Français de 15 à 75 ans (soit près de 3 millions de personnes) avaient vécu une dépression au cours des douze mois précédant l’enquête. On peut craindre que l’employeur ne devienne désormais l’unique responsable, même lorsque le travail n’en est que de façon très lointaine la cause. La complexité de cette matière impose certainement de maintenir le dispositif. Elle impose aussi de regarder autrement la situation de certains employeurs de bonne foi qui se voient accusés et condamnés par le biais de mécanismes juridiques beaucoup trop imprécis pour offrir des solutions équitables.

Une décision comme une avance majeure… Pour la FNATH

Dans un communiqué la Fédération nationale accidenté et travailleur handicapé, estime que la décision de la Cour d'appel ne fait que répondre aux arguments à l'enquête de la CPAM et pénale. Cela malgré les arguments développés par les avocats de Renault pour exonérer l’entreprise de sa responsabilité. En outre, la cour d'appel a constaté que le défunt présentait tous les symptômes du stress, sans que l'employeur n'en prenne conscience, imputant précisément ce manque de conscience à une volonté claire de l'employeur de ne mettre en application aucun système d'évaluation des risques psychosociaux, et ce, en totale contradiction avec la législation applicable.

La FNATH qui souhaite après que cet arrêt s’il est confirmé par la Cour de cassation, mettre en avant deux points prépondérants dans le cadre d'actions en faute inexcusable de l'employeur s'agissant de suicides ou de tentatives de suicide ayant été prises en charge au titre de la législation professionnelle. D’une part, l'importance capitale de l'évaluation des risques par l'employeur et notamment de l'évaluation des risques psychosociaux.

D’autre part, la possibilité d'apporter la preuve, en dépit du caractère souvent multifactoriel d'un suicide, de son origine essentiellement professionnelle dès lors que le mal-être ayant conduit à cet acte désespéré avait eu un retentissement notable ne serait-ce que sur l'aspect physique de la victime. Un aspect visuel qui selon l’association permet de démontrer obligatoirement la conscience du danger par l'employeur et, par corollaire, l'absence de mesures prises. Dès lors que l’employeur constate un mal-être sur le lieu de travail, il lui incombe de vérifier auprès de son salarié son origine et d'apporter toutes les mesures correctives nécessaires si cette origine s'avère totalement ou pour partie professionnelle.

Pour la FNATH, dans l’extrême majorité des cas suivis, les employeurs utilisent tous les arguments pour faire traîner les procédures : « Il n'est ainsi pas rare que la reconnaissance de l'origine professionnelle d'un suicide et la reconnaissance de la faute inexcusable constituent un véritable combat qui peut durer près d'une dizaine d'années et qui ne permet pas de faire le deuil » à déclarer son Secrétaire général Arnaud de Broca.

Un choix difficile…

En conclusion, la décision de la cour d’appel de Versailles et certes une avance majeure, mais en aucun cas une réponse définitive a tel sujet de société. Si l’employeur ne peut être pris comme le « grand méchant loup » sa responsabilité ne peut être écartée. Mais celle du salarié et de son environnement personnel non plus. Il s’agit donc là d’un environnement global dont le législateur devra un jour se saisir. Dans quelle direction la question reste ouverte ! Une seule certitude, une solution qui n’est pas satisfaisante en équité ne peuvent pas être la solution.

 

Quelques mois après le Baromètre sur l’accessibilité qui nous a démontré l’immensité de la tâche qui reste à accomplir. Celui réalisé sur les salariés face au handicap n’est guère plus réjouissant ! Car si on constate des améliorations les « ont dit » et les idées reçues restent encore tenaces. Cette 2e édition effectuée par l’IFOP et Handi-Partage sur un échantillon de 1017 salariés, représentatif de la population salariée âgée de 18 à 65 ans en mars 2011, d’affirmer la nécessité d’un changement de regard profond de notre société tout entière.

2011.05.20 --- Le 18 mai dernier, à la médiathèque, un documentaire sur le handicap a été projeté par le centre social de Honfleur et Advocacy de Caen. Peu de spectateurs à cette projection, car la folie fait peur. Être handicapé n'est pas une fin en soi soulignaient les acteurs du film c'est une souffrance interne de personnes étiquetées qui n'ont pas le droit à la parole, vie de normalité entremêlée de séjours en hôpital psychiatrique. Certains malades face à la solitude ont des tendances suicidaires, voir sombre dans l'alcool ou deviennent SDF. Certains sont même rejetés par leur famille comme Jocelyne atteinte de la sclérose en plaques.

Droit au respect

« Depuis 1975 les entreprises doivent embaucher 10 % de handicapés, ceci permet aux malades d'avoir une vie comme tout le monde. La folie c'est avoir aussi le droit au respect. C'est combattre, le mot schizophrène qui fait penser à la violence, et effraie l'entourage, c'est aussi fonder une famille et vivre comme tout le monde avec un bon suivi médical. Tout peut se réaliser quand on a la force de surmonter sa maladie », a expliqué Philippe Guérard, président d'Advocacy à Caen, lui-même atteint de paralysie après un AVC à l'âge de 12 ans.

Depuis 2009, un espace convivial a vu le jour à Honfleur grâce à Advocacy et Gharib LAAIFAT, directeur du centre social. « J'accueille en tant qu'animateur tous ceux qui poussent la porte du centre et viennent y passer un bon moment de convivialité. Huit personnes sont inscrites, parfois on se retrouve à deux pour passer l'après-midi. Ces personnes vulnérables ont du mal à sortir de chez eux. On peut essayer de trouver des réponses à certaines questions, partager des petits plaisirs simples, comme la cuisine avec Patrice Comin, mais les sorties sont limitées, car beaucoup ont du mal à se déplacer », a souligné Sophie Quérou.

Philippe Guérard a un rêve : « Ce rêve serait de passer ce documentaire dans les écoles, car les paroles et réactions des enfants sont sincères et le handicap à leurs yeux devient une autre image que celle des adultes. »

Des bénévoles sont les bienvenus lors de sorties pour aider les personnes les plus vulnérables, pousser un fauteuil, accompagner un malade et donner un peu de son temps.

Contact. Centre social JSF : 02 31 89 53 25.

La Rédaction