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Message d'alerte

2010.09.30 --- Un collectif de près de 200 associations de parents d’autistes, regroupées en cinq fédérations, demande au Premier ministreque le label « grande cause nationale 2011 » soit attribué à l’autisme, une maladie qui avec les troubles apparentés, concerne un enfant sur 150 soit quelque 400 000 personnes en France. Une proposition qu’avait présentée en avril par deux députés UMP et cosignée par 83 députés, selon les associations. Une pétition présente sur le site Autisme Sans Frontière aurait à ce jour reçu plus de 10 000 signatures.

Pour les deux députés, Daniel Fasquelle député du Pas-de-Calais et Jean-François Chossy, député de la Loire, auteur de la loi sur le handicap du 11 février 2005. « L'intérêt est de donner un coup de projecteur extraordinaire sur l'autisme, et ce, pendant toute une année (…) Notre objectif est de pouvoir développer les méthodes d'accompagnement des autistes ». La question est maintenant entre les mains du Premier ministre François Fillion. Des français, qui dans un sondage réalisé en ligne en juin 2010 par l’Institut Médiaprism auprès de 2.256 personnes, avait fait apparaître que 84 % des personnes interrogées (1) étaient favorables.

La France continue et reste un mauvais élève

Au regard des pays du Nord ou d’Amérique latine, la France continue et fait encore figure de mauvais élève dans le monde, avec une prise en charge de l'autisme qui « n'a pas évolué depuis quarante ans » regrette Gloria Laxer, maître de conférence à l'université Lyon-II. Le conseil d’éthique souligne dans un avis rendu en 2007 que « la situation dramatique dans laquelle des familles se trouvent malgré les nombreux rapports, recommandations, circulaires et lois apparus depuis dix ans. Les querelles d'écoles font encore rage et ralentissent la mise en application de ces textes ». À partir de 1970 de nombreuses études ont démontré l'intérêt d'une approche éducative et comportementale à tous les âges. C’est à partir des années 1980 que les syndromes autistiques sont classifiés comme des troubles envahissants du développement, ce qui élimine définitivement la notion de psychose autistique. Mais en France, la théorie psychanalytique est encore largement défendue et la prise en charge repose souvent sur un traitement purement psychiatrique.

La France, toujours en retard concernant le diagnostic, alors qu’ils sont pratiqués dans les pays anglo-saxons et scandinaves très en avance : le diagnostic est envisagé dès 18 mois. En France, le consensus s'établit aujourd'hui à 3 ans, mais les diagnostics erronés sont encore fréquents. . «Outre les psychiatres qui posent encore des diagnostics de schizophrénie ou de psychose, il arrive souvent qu'une autre affection, comme la trisomie ou la surdité, masque l'autisme. Les enfants peuvent alors s'enfoncer dans leur autisme ou subir les effets secondaires des traitements médicamenteux», souligne Mireille Lemahieu, présidente de l'association Autisme France. Une situation qui,confirmée dans un sondage réalisé par OpinionWay qui avait révélé que le corps médical pense qu'il y en aurait seulement un cas sur 15 000. Commandée par Autisme France et Autistes Sans Frontières, l'étude avait été fondée sur un panel de 100 pédiatres et 100 médecins généralistes.

Un texte qui demande, outre le label, également de reconnaître et de généraliser les thérapies éducatives et comportementales qui optimisent le développement des capacités cognitives et sociales. Enfin, elles veulent développer des programmes d'accompagnement adaptés permettant l'intégration sociale, scolaire et professionnelle. Des familles qui, pour l’instant, sont souvent obligées de s’exiler en Belgique ou en Europe du Nord si elles veulent bénéficier d’un traitement efficace ou de la possibilité d’hébergement.

Stéphane Lagoutière

(1) 24% très favorables, 60% plutôt favorables, 13% plutôt pas favorables, 3% pas du tout favorab

Travailleur Handicapés dans un bureauLe groupe créé en 1968 et l'un des principaux acteurs de la prise en charge de la dépendance notamment dans le secteur "EHPAD" en France et en Italie a annoncé la signature par l'ensemble des partenaires sociaux d'un nouvel accord d'entreprise sur le thème de l'emploi des travailleurs handicapés. Une entreprise qui compte aujourd'hui en France près de 7 900 salariés et emploie à ce jour près 3,9 %. Un premier bilan que l'entreprise juge comme « positif » suite à l'accord précédent signé, en 2008, et qui a permis l'embauche de 230 salariés. Le résultat selon son président, à cinq grands domaines d'action : le recrutement, l'intégration, la formation, la sensibilisation des équipes et le maintien dans l'emploi.

 

2011.06.20 --- Une affaire qui date du 12 janvier, ainsi que les 9 et 19 novembre 2009, lorsque trois passagers s'étaient vus refuser l'accès à l'appareil par le personnel de la compagnie low-cost au motif qu’ils n’étaient pas accompagnés. Un comportement qui avait obligé à l’époque le ministre des Transports à réunir les compagnies. Un dossier qui selon EasyJet et ses avocats met en avant aussi la législation européenne et ses déclinaisons nationales posent problème. Victime et accusée devront eux se retrouvé devant le tribunal le 9 décembre prochain.

 

Concernant ces refus d’embarquement, la compagnie de droit britannique affirme qu’elle s’est conformée aux réglementations européenne et britannique et évoque des raisons de sécurité. « Une réglementation européenne autorise les compagnies à refuser qu’une personne handicapée embarque si elle n’est pas accompagnée, s’il y a un risque pour la sécurité», a dit l’avocat d’easyJet, Me Philippe Van der Meulen. « Contrairement à la France, l’Angleterre a adapté sa réglementation», a-t-il ajouté. « Chaque année, easyJet embarque environ 350’000 personnes à mobilité réduite, qui sont accompagnées ou qui sont suffisamment autonomes pour embarquer seules et évacuer l’appareil rapidement en cas de problème», a assuré Me Van der Meulen.

À noter que la compagnie devrait aussi comparaitre également être jugée à Paris en mars 2012 dans une procédure similaire, a-t-on appris de source judiciaire.

La Rédaction

Lauréats du prix France Transplant 2011Le Professeur Jean-Louis Touraine entouré des membres du jury et de son partenaire le Laboratoire Astellas ont remis aux deux lauréats à la Maison des Polytechniciens à Paris leurs prix respectifs. Il s’agit du Docteur Dany ANGLICHEAU de l’hôpital Necker à Paris et Docteur Olivier THAUNAT. Un prix attribué d’un montant de 6000 €. Une cérémonie au cours duquel les représentent du Laboratoire Astellas, Jean-Denis DE SAULES, directeur des ventes (France) et Marie-Christine COMPTOUR, directeur de zone Astellas ont vivement félicité les deux lauréats et la qualité de leurs recherches dans le domaine de la transplantation.

Solidarite handicap france maroc en 2007 fournissant ici des fauteuilPublié hier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale, ce rapport va utilement contribuer, par une dimension praticienne, à la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Sa publication est l'occasion pour Handicap international de souligner la particulière vulnérabilité des personnes handicapées dans les pays en développement. (v.article). Une situation de pauvreté confirmé par l'un des responsables de l'OMS pour lequel «Nous devons aider les personnes handicapées à avoir accès de façon équitable (...) Elles ont en effet beaucoup à offrir si on le leur permet.»

Condamnation pour les médicaments distilbène2011.06.10 --- Après avoir condamné UCB Pharma en première instance, le 9 juin 2011, la justice a confirmé sa décision ; 1,7 M de dommages et intérêts seront versés à la famille de Louis. Hélène est née en 1958. Sa mère s'est vu prescrire du Distilbène®* pendant sa grossesse, faisant d'elle une des 80 000 « filles Distilbène » françaises.

2011.05.17.Un Voyageur handicapé tombe dun trainLe Voyageur handicapé tombé du train sur la quai de la gare situé entre Paris et OrléansLa mère d'un voyageur handicapé tombé sur la voie depuis un train grand ligne entre Paris et Orléans a porté plainte contre la SNCF « pour mise en danger d'autrui », a-t-elle annoncé aujourd’hui. Louis, un jeune homme de 22 ans, handicapé moteur à 80% et se déplaçant avec des béquilles, est tombé par une porte lors d'un arrêt en pleine voie peu avant la gare d'Artenay (Loiret), vendredi soir, selon cette source. Le train était reparti sans lui et le jeune homme, qui par chance ne souffrait que de contusions légères, avait regagné la gare à pied.

Louis avait été contraint de s'installer sur une plate-forme de voiture, près de la porte d'accès au train, « car aucun voyageur n'avait jugé utile de lui laisser une place » dans le train bondé, a indiqué Ghislaine Vallé, sa mère. « J'ai été obligé de me mettre sur la porte qui donne sur la voie. En m'appuyant sur la poignée, quand le train a freiné, la porte s'est dépressurisée et je suis tombé sur la voie », a témoigné le jeune homme, soulignant avoir eu « beaucoup de chance qu'il n'y ait pas eu de train à ce moment-là ».

Selon Mme Vallé, le système de verrouillage de la porte ne fonctionnait pas et « une autre personne aurait pu tomber de la même manière ».La SNCF a évoqué « un fait exceptionnel extrêmement regrettable qui ne doit pas se reproduire ». « Nous voulons savoir ce qui s'est passé: des investigations ont été diligentées et une enquête de gendarmerie est en cours », a indiqué une porte-parole régionale.

L'Association des paralysés des France (APF) a estimé dans un communiqué que cet « accident (qui) aurait pu être dramatique pose une nouvelle fois les questions de l'accueil des personnes en situation de handicap dans les gares et les trains de la SNCF et de l'attitude des passagers » « Comment se fait-il que la porte du train ait pu s'ouvrir à cet endroit ? Comment le train a-t-il pu repartir dans l'indifférence générale ? », S'interroge l'APF. Mme VALLE s'est en outre indignée que la SNCF n'ait prévenu « ni les pompiers, ni la gendarmerie », quand le jeune homme s'est présenté en gare après sa chute.

La Rédaction