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Message d'alerte

 

2010.04.02 — Ce 2 avril aura lieu une journée de se sensibilisation a l’autisme visant à informer la population française et mondiale sûre que sont ces troubles envahissants du développement (TED) dont fait partie l’autisme. Journée mondiale instituée par les Nations-Unies pour la première fois en 2008. Un handicap qui touche dans le monde plus de 67 millions d’individus, en France il serait environ 480 000 dans cette situation dont…108 000 enfants, avec une progression de 8000 naissances par an soit environ une naissance sur 150

 

Une journée dont le pape Benoit XVI ou le Secrétaire des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, ont demandé une meilleure mobilisation de la part de nos sociétés, une maladie qui exprime des craintes ou des « peurs » de la part de nos concitoyens. Pour les associations françaises qu’il s’agit d’Autisme France, Autiste sans frontière ou encore Léa pour Samy, cette journée doit aussi être l’occasion de rappeler l’importance du diagnostic de la maladie et de son traitement. La prise en charge de l’autisme continue toutefois de faire l’objet d’une vive opposition entre les partisans d’une méthode éducative (comportementaliste) d’une part, et de soins psychiatriques, d’autre part.

 

À noter que deux députés UMP Daniel Fasquelle et Jean-François Chossy ont également déposé le 1er avril une proposition de loi pour faire de l’autisme la grande cause nationale de 2011. « La lutte pour une meilleure identification de l’autisme est une priorité », notent les deux députés, qui regrettent également le peu de structures dédiées à l’accueil d’enfants souffrant d’autisme.Selon le député Daniel Fasquelle, la « Grande Cause » permettrait de balayer toutes les idées reçues qui « freinent le diagnostic précoce de la maladie et l’efficacité de sa prise en charge ». Faire de l’autisme une grande cause nationale permettrait également de « récolter des fonds » pour financer de nombreuses opérations telles que des programmes éducatifs afin que les enfants autistes puissent accéder à un milieu scolaire « ordinaire ».

 

Mieux comprendre l’autisme et la diversité de ses formes !

Sans entrer dans les détails, car plusieurs milliers de pages n’y suffisent toujours pas aujourd’hui, la notion d’autisme tend à être reliée à un « désordre neurologique des premiers stades de développement du cerveau », mais si l’apparition des troubles avant l’âge de trois ans est un critère d’identification del’autisme infantile, ses variantes les moins handicapantes (comme le syndrome d’Asperger ou un trouble envahissant du développement non spécifié par exemple) peuvent n’être détectées que beaucoup plus tard, voire au début de l’âge adulte.

L’autisme étant un trouble envahissant du développement (TED) qui entraîne un détachement pathologique de la réalité accompagné d’un repli sur soi, d’une perte de la socialisation, d’une perturbation dans la communication et des désordres comportementaux. Maladie complexe a une origine multi génétique, aujourd’hui établie.

 

Pour des raisons historiques liées à la progression des connaissances sur ces troubles, le terme d’autisme est souvent employé de manière restrictive pour désigner l’autisme infantile défini par Léo Kanner ou à l’inverse de manière étendue pour parler de l’ensemble des troubles du spectre autistique (classé parmi les troubles envahissants du développement ou TED).

 

Afin de dépasser cette ambiguïté de terminologie, l’autisme et les autres troubles envahissants de développement tendent aujourd’hui à être regroupés sous l’appellation générique de troubles du spectre autistique (abrégé TSA), même s’il reste des distinctions au sein de ce spectre. Selon une publication de juillet 2009 de l’association Autisme-Europe : « Le terme de diagnostic TSA remplace à présent « autisme » ou encore « trouble envahissant du développement » afin de mettre l’accent sur la spécificité des troubles du développement social, la grande variabilité des symptômes individuels. »

 

À noté que la définition d’autisme a été beaucoup corrompue par les médias, n’hésitant pas a ce servir comme celui de handicap, de cette terminologie pour désigner la conduite le manque de compréhension ou encore de communication par exemple des politiques ou des gouvernements.

 

La Haute Autorité de Santé qui vient de valider en janvier 2010(1) un travail qui aura effectué entre en 2000 et 2009 et répond à la mesure 1 du Plan Autisme. L’objectif de cette mesure est d’élaborer un corpus de connaissances commun sur l’autisme. Plus précisément, ce travail a permis d’identifier les messages-clés permettant de diffuser les connaissances relatives sur la : définition de l’autisme et des autres TED, les données épidémiologiques, les spécificités du fonctionnement de la personne ou encore les outils d’évaluation du fonctionnement à disposition des professionnels. L’INSERM vient aussi de réalisé a cette occasion un dossier complet dans lequel vous pourrez bénéficier des explications complémentaires provenant de spécialiste.

 

Un diagnostic essentiel pour un meilleur traitement…en deux temps

Deux éléments ne doivent cependant confondu, celui du dépistage et celui du diagnostic, car si tous deux complémentaire il reste deux phases différentes. Dans un premier temps, il s’agit avant tout d’une détection de signes avant-coureurs, repérables dans le développement et le comportement de l’enfant, caractérisant un « risque » ou une « suspicion » d’autisme. En effet si le diagnostic ne peut être établi avant 3 ans, autour de 18 mois en moyenne, mais parfois avant, certains signes ont une valeur « d’alerte absolue », tant ils sont caractéristiques d’un trouble du développement d’ordre autistique.

Les parents sont souvent les premiers à percevoir que ces comportements sont inhabituels. L’inquiétude parentale est presque toujours fortement corrélée à une anomalie effective du développement. Mais elle est souvent minimisée ou ignorée, à tort. Les médecins et les différents spécialistes devraient être en mesure d’entendre les parents, d’explorer les signes d’alerte dès leurs premières manifestations et de les évaluer grâce à des bilans spécifiques.

Une vigilance ou plus elle interviendra tôt meilleure seront les moyens pour les parents, le personnel de santé et le corps médical, d’agir au mieux pour l’enfant malade. Évitant des symptômes secondaires comme les comportements autodestructeurs. C’est l’objectif que veulent réaliser à travers cette campagne nationale lancée, « Autisme France » et « Autistes Sans Frontières » souhaitent inciter les personnes à la vigilance et permettre au plus tôt la reconnaissance des quelques signes annonciateurs de la maladie.

Dans second temps un diagnostic fiable pourra être établit à partir de 3 ans. Trois éléments d’alerte sont alors a prendre en compte, l’observation du comportement bien que très vaste, trois caractéristiques doivent attirer l’attention, celle d’une perturbation des interactions sociales (indifférence aux personnes, refus de l’étreinte…), des troubles de la communication et des comportements répétitifs (balancements, actes routiniers…). À ces 3 caractéristiques, d’autres signes symptomatiques peuvent s’ajouter comme les troubles psychomoteurs, les troubles sensoriels, les troubles du sommeil, les troubles de l’alimentation.

Un diagnostic qui devra être posé en fonction des résultats d’évaluations pluridisciplinaires très minutieuses et très précises et délivré par un médecin ou une équipe pluridisciplinaire. Différents types d’examens devront compléter les examens physiques : observations cliniques, examens psychologiques, ceux ciblant le langage, d’autres le développement psychomoteur et sensorimoteur. Un diagnostic juste constitue le point de départ d’une intervention efficace, individualisée et adaptée selon les points forts et les points faibles de l’enfant selon Autisme France.

Une situation où le corps médical doit aussi investir. Aujourd’hui face à un manque de formation des médecins ces derniers connaissent souvent mal les signes cliniques de l’autisme et ont du mal à le dépister, provoquant un retard de prise en charge très dommageable pour l’avenir des enfants souffrant de cette pathologie. Des médecins généralistes et des pédiatres qui lors de leur formation à ce type de pathologie ne sont que de 2 h dans leur cursus. D’où la difficulté à repérer les signes. Une situation que reconnaissent les associations.

Une situation confirmée par sondage réalisé par les deux associations

Selon un sondage Opinionway réalisé auprès de 1036 personnes (les 3 et 4 mars) et de 200 médecins généralistes et pédiatres (du 4 au 8 mars), seulement 6 % des médecins (8 % du grand public) savent qu’un enfant sur 150 est touché par un trouble de la famille de l’autisme. Un sondage qui démontre l’ignorance encore importante du corps médical au diagnostic, mais aussi du grand public face a cette maladie.

Près de 30 % des médecins pensent que les autistes sont des malades mentaux, psychotiques ou schizophrènes. Seulement, 30 % savent qu’il s’agit d’un trouble neurologique. D’où souvent un dépistage trop tardif, alors qu’on peut établir un diagnostic à partir de 2 ans. « Ne vous inquiétez pas, elle va parler », dit le pédiatre à un père qui constate que sa fille ne dit rien. Certains parents, note Vincent Gerhards, président d’Autistes sans frontières, sont « dans le déni ».

Selon elle, « 73 % des enfants pris en charge assez tôt parviennent à un langage fonctionnel à l’âge de 5 ans ». À l’inverse, faute de prise en charge, la situation se dégrade. Dans le cadre de cette campagne, les associations vont distribuer une brochure à 7000 pédiatres. Un spot mettant en scène deux petites filles - »une des deux est autiste »- est diffusé depuis jeudi par plusieurs télévisions. Un site a été ouvert, depistageautisme, et un numéro d’appel -04 92 99 28 07- est à la disposition de tous. Ainsi qu’une brochure a votre disposition.

 

Une campagne auquel la secrétaire d’État à la Famille Nadine Morano a refusé de soutenir cette campagne, jugée trop « anxiogène » selon les associations. Pour la secrétaire d’État si elle reconnait son utilité elle estime cependant que l’État n’a pas vocation à soutenir financièrement une campagne liée au domaine médical, intervenant surtout dans le domaine de la prise en charge du handicap. Une contradiction difficile à comprendre surtout que le plan autisme comprend justement cet aspect de sensibilisation.

La création d’une banque génétique française

Pour accélérer la recherche et localiser les différents gènes impliqués, la Fondation « Autisme, Agir et vaincre » lance la première banque génétique française. Elle se fixe pour but de recueillir des échantillons génétiques et des données cliniques collectées auprès de familles ayant un enfant diagnostiqué avec un autisme, un trouble envahissant du développement, ou un syndrome d’Asperger. Ces échantillons seront ensuite mis à disposition des équipes de recherche sans aucune contrepartie. La Fondation Autisme, Agir et vaincre compte sur la participation volontaire des familles. À cette occasion, la FEDEA annonce un programme de bourses s’adressant à de jeunes enfants autistes. Toutes les informations sont disponibles sur leur site internet fedea

 

Plusieurs Manifestations organisées

De son côté, l’association Léa pour Samy lance, dès le 2 au 7 avril, la campagne « Vaincre l’Autisme », afin de sensibiliser le grand public au dépistage précoce et récolter des dons. À cette occasion, de nombreuses animations (concerts, flash mob, rencontres…) sont organisées pour soutenir les petits malades et leurs proches. Pour son Président Hammed Sajidi « Après avoir traversé bien des clichés et des pistes erronées, l’autisme reste une énigme dans le monde entier », précise-t-il dans un communiqué. « En France, cette affection est encore et toujours considérée comme une maladie psychiatrique, classification qui va à l’encontre des recommandations internationales en la matière. Et les personnes atteintes se retrouvent souvent internées. La psychiatrie parle de « soins » là où les familles et associations demandent l’éducation et évoquent le handicap. On passe d’un extrême à l’autre, on s’empresse de coller une étiquette alors que l’autisme est complexe, hétérogène et multifactoriel ».

 

Un village de l’Autisme a été inauguré sur la place du Trocadéro à l’occasion de cette Journée mondiale. Des magiciens, des jongleurs et des conteurs seront mobilisés pour divertir le grand public et les enfants autistes au cœur de nombreuses tentes blanches aménagées pour l’occasion. Des animations musicales seront également organisées jusqu’au 4 avril prochain.

La sensibilisation du grand public à l’autisme passera aussi par une « Marche de l’Espérance » qui se déroulera le 3 avril à 14 h de la Place de la Concorde au Trocadéro. Cette marche « pacifique, revendicative, festive et culturelle » est destinée à informer les particuliers sur l’importance du dépistage précoce de la maladie.

Les parents d’enfants souffrant d’autisme pourront participer aux « Rencontres de l’Espoir » jusqu’au 7 avril pour échanger leur expérience et donner des conseils pratiques pour gérer l’autisme au quotidien, notamment pour les problèmes de sommeil, l’alimentation, la propreté ou encore les troubles du comportement.

Stéphane Lagoutière

(1)État des connaissances — Résumé – État des connaissances – Synthèse — État des connaissances – Argumentaire — État des connaissances – Diaporama

Entre 15 000 et 60 000 personnes, en France, sont séropositives au VIH et l’ignorent… Par ailleurs, pratiquement le tiers des nouveaux diagnostics sont effectués tardivement, longtemps après la contamination. Certains malades, même, sont pris en charge au stade de SIDA clinique, mariés, à 55 ans comme le déplorait le Pr François RAFFI (Nantes) lors du 5e congrès de l’IAS au Cap (Afrique du Sud), en juillet dernier. Comment expliquer cette ignorance ? Faut-il parler de déni ? Et surtout, comment y remédier ? Peut-être en associant différentes techniques de dépistage. Avec 79 tests de dépistage menés chaque année pour 1 000 habitants, la France figure au second rang des pays d’Europe de l’Ouest. Ce « bon résultat » pourtant, est insuffisant. En octobre 2009, la Haute Autorité de Santé proposait ainsi plusieurs pistes pour intensifier le dépistage de l’infection. Car un diagnostic précoce permet de traiter plus tôt, et aussi de limiter la contamination.


2009.10.27 — Première cause du handicap chez l’adulte en France l’accident vasculaire cérébrale (AVC) plus de 130 000 personnes chaque année dont un quart chez les moins de 65 ans gardent pour 75 % d’entre eux des séquelles a vie. Dans le monde 15 millions en sont victime chaque année selon l’OMS en sont victime, dont 25 % à 35 % suivant les pays en décèdent. Roselyne BACHELOT annoncera le 29 octobre quatre axes de stratégies suite a la remise d’un rapport pour lutter contre son évolution et d’une meilleure connaissance de risque pour le grand public. Le thème de cette sixième édition sera « AVC, que puis-je faire ? ».

 

Cette question concerne tout le monde, car nous pouvons tous faire quelque chose concernant l’attaque cérébrale. Nous pouvons tous découvrir notre risque d’AVC, faire quelque chose pour diminuer ce risque, apprendre les signes de l’attaque cérébrale, savoir comment réagir aux signes de l’AVC.

 

En France, entre 120 000 et 130 000 personne sont chaque année victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Un quart des personnes atteintes décèdent dans un délai relativement court, la moitié survit, mais doit faire face à des handicaps plus ou moins importants représentant 300 000 personnes environs, un quart enfin en réchappe sans séquelles. Les AVC représentant dans l’aspect économique une charge financière pour les pays, en France à ou au Royaume-Uni a 5 % du budget annuel de la santé. Nos sociétés étant en partie responsable de cette situation par des facteurs de risque parmi lesquels l’hypertension artérielle, l’alcoolisme, le tabagisme, le diabète, une surcharge pondérale ou une trop grande sédentarité. Des facteurs si ils évités pourrait réduire le nombre de personnes chaque année.

 

Nous avons demandé au Dr France Woimant Neurologue, Unité neurovasculaire, Hôpital Lariboisière, Paris et vice-présidente de France AVC de répondre a quelques questions essentielles vous pourrez trouvez la totalité des questions dans la rubrique interview.

 

F.H.I — Accident vasculaire cérébral c’est quoi exactement ? Dr. France Woimant — Le plus fréquent est l’infarctus cérébral (80 % des AVC) dû à l’occlusion d’une artère par un caillot; une partie du cerveau n’est alors plus vascularisée. L’hémorragie cérébrale (20 % des AVC) est provoquée par la rupture d’une artère du cerveau. Un diagnostic doit être posé très rapidement au moyen de l’imagerie (scanner ou IRM), afin de prescrire un traitement adapté. L’âge moyen des personnes qui font un AVC est de 73 ans ; mais un quart des patients a moins de 65 ans et pratique encore une activité professionnelle.

 

Des Politiques peu engagées !

A l’occasion de la journée mondiale de prévention de l’accident vasculaire cérébral, la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot présentera le 28 octobre en Conseil des ministres, trois mesures relatives à l’amélioration de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux. La première consistante a une prise en charge précoce par la prévention et l’amélioration de la rapidité des prises en charge, pour réduire le taux d’invalidité et de décès. La création d’une filière de soins « dans laquelle les différentes phases de prise en charge seront organisées, depuis l’urgence, jusqu’à la réadaptation, en s’appuyant sur la télé-médecine pour confirmer le diagnostic à distance et rapprocher l’expertise de la population ». Enfin, l’instauration d’un suivi et d’une évaluation de ce dispositif dès 2009 en utilisant des indicateurs de performance des filières d’urgence.

 

Trois semaines auparavant devant le congrès de l’association France AVC, Roselyne Bachelot, avait notamment présenté la synthèse du rapport remis par le Dr. Élisabeth Fery-Lemonnier, en juin 2009, félicitant celui-ci pour son excellent travail. Rappelant quel lui avait fait «Part à fin novembre 2008 de ma volonté ferme d’agir sur cette question de santé publique, majeure, mais méconnue, qu’est l’accident vasculaire cérébral (AVC), et je vous annonçais la création du comité de pilotage sur la prévention et la prise en charge des AVC auquel nombre d’entre vous à travers ce rapport, mesdames et messieurs, avez activement participé ». Rappelons aussi a madame la ministre le rapport janvier 2009 rendu par INVS qui demandé notamment environ trois millions et demi de personnes sont en situation de handicap en France. La HAS considère que « l’accès aux soins courants constitue l’un des enjeux majeurs de l’égalité des chances ».

 

A ce titre l’association SOS Attaque cérébrale vous propose un teste calculer votre risque d’accident vasculaire cérébrale, en huit questions, aucunement médicales, mais simplement informatives, mais très intéressant tout de même ! La Haute Autorité de Santé a rédigé, a aussi émis des recommandations de bonne pratique sur la prise en charge initiale de l’AVC dans un document envoyé au Ministère de la Santé.

 

Même si un peu long le rapport parlementaire remis a l’Assemblée nationale le 27 septembre 2007 intitulé : la prise en charge précoce des accidents vasculaires cérébraux, et réalisés par le Député Jean Bardet permet aussi une évolution plus approfondie auquel s’ajoutent certaines données européennes.

Stéphane Lagoutière

 


2009.10.18 — Le 17 octobre 2009, l’association Handi’Chiens à fêté ses 20 ans d’existence, à cette occasion celle-ci à remis à Ylan handicapé moteur en fauteuil, le 1000e chien d’assistance en présence de la Présidente Brigitte Lamorte. La veille à la Gare Montparnasse celle-ci avait donné rendez-vous au public pour une journée d’information et de démonstration et nous accordera prochainement pour cet évènement une interview.

 

Une première journée qui aura donc permis à l’association de se faire connaitre auprès du grand public son parcours et son travail et le coût d’une telle formation par chien. Un coût aujourd’hui estimé par handi’Chien a environ 13 000 € par chien. Mais aussi une demande de soutien auprès des français, l’association n’ayant que comme principal revenu le soutien du grand public et d’organisations privées. Les principales recettes de l’association étant composé à 39 % d’association comme l’AFM, de Clubs Services, d’Entreprises, de Fondations pour 14 % des collectivités territoriales comme la Mairie de Paris qui parraine Handi’Chien ou le don des particuliers et des legs 29 %.

 

Le 17 octobre aura un moment remplit d’émotion pour sa Présidente Brigitte Lamorte en compagnie de l’adjointe au maire Véronique Dubarry a remis le 1000e chien handi-guide à Ylan 5 ans, paraplégique dans les Salon de l’Hôtel de Ville. « Je veux un chien, c’est tout ! » et il a bien fallu se rendre à l’évidence. YLAN allait tout faire pour réussir les tests, apprendre les ordres, les enchaînements… un véritable défi ! C’est à l’issue d’un stage de 15 jours destiné à évaluer la capacité des personnes handicapées à gérer leur chien, à lui donner les ordres qui en feront ce compagnon indispensable au quotidien, à lui prodiguer soins et caresses qu’YLAN et CACHOU se sont mutuellement choisis. Un moment magique où la complicité s’installe et le choix s’impose comme une évidence : ce sera CACHOU !

 

Pour les parents Ylan, Vanessa et Romain, la complicité qui s’est installée si naturellement entre l’enfant et le chien est un sujet d’émerveillement et de bonheur au quotidien. « YLAN a toujours été un petit garçon très joyeux, très sociable. Cachou, qui lui ressemble, lui a beaucoup apporté au niveau de sa construction. Pour nous, c’est devenu « un grand petit garçon ». Il a gagné en maturité. Il a franchi un palier… Il a appris la responsabilité ». La présidente a elle confié sa joie et félicité tout les membres, les familles d’accueil et les éducateurs des centres de formation pour lequel le travail accompli ce jour n’aurait pu être réalisé. Véronique Dubarry a elle au nom du Maire de Paris confirmé le soutient de la ville a l’association, et facilité sa présidente pour sa gestion et l’excellente qualité du travail accomplit en 20 ans.

 

20 ans d’existence au service de la relation homme chien

Chaque année l’association handi’Chien depuis sa création en 1989 offre une centaine de chiens, chien qui sera au final capable de répondre à plus de 50 ordres tels que ramasser et rapporter un objet, ouvrir une porte, aider son maître à effectuer une transaction dans les magasins, aboyer sur commande. Chiens d’assistance, chiens d’éveil et chiens d’accompagnement social, car au-delà des aides quotidiennes qu’ils apportent, leurs présences comportent un soutien moral et affectif favorisant l’autonomie et l’insertion sociale des personnes handicapées en fauteuil.

 

Histoire d’un parcours qui a commencé en 1986 Marie-Claude LEBRET, Responsable du Centre d’Éducation d’Alençon, et fondatrice de l’ANECAH qui deviendra plus tard Handi’Chien. Pour cette dernière c’est à la suite d’un reportage à la télévision montrant l’histoire émouvante d’un chien d’assistance aux États-Unis avec sa maîtresse handicapée en fauteuil roulant. Elle décide alors de créer l’Association Française d’Information et de Recherche sur l’Animal de Compagnie (ANECAH) et introduit le concept en France dans le cadre d’un PAE (Projet Action éducative) avec les élèves du Lycée agricole d’Alençon. Depuis Mme LEBRET affirme que c’est grâce à des témoignages comme celui de Muriel « Benco est d’une attention, d’une affection indescriptible. Ce sont 30 kgs de bonne humeur qui m’accompagnent au travail, chez des amis, au cinéma, lors de toutes mes sorties. Il renvoie de moi une image sportive, dynamique, autonome bref une image positive. » Quelle puise depuis 20 ans l’énergie de faire plus, chaque jour, pour qu’Handi’Chien et sa Présidente Brigitte Lamorte entourée des bénévoles poursuivent leurs missions !

 

Association qui compte aujourd’hui plus de 300 bénévoles, dont 15 Administrateurs, 250 Familles d’Accueil et 35 Délégués régionaux aux Familles d’Accueil ont fait le choix de mobiliser leur énergie au service d’Handi’Chien et de tous ceux pour qui la présence d’un chien d’assistance constitue une aide et un réconfort au quotidien, une ouverture vers plus d’indépendance ou d’autonomie.

 

Un parcours en quatre étapes


Sélection : Essentiellement des Labradors et Golden Retrievers qui après une sélection à l’âge de 7 semaine chez des éleveurs. Des tests de comportement permettront d’écarter, au sein d’une même portée, les chiots trop craintifs, trop indépendants ou qui d’évidence n’accepteront pas facilement de se soumettre aux ordres de leur maître.

 

Hébergement : Il sera alors hébergé dans une des 250 familles d’accueil de l’association pendant 16 mois. Elles ont pour mission de transformer le chiot en un chien équilibré, parfaitement intégré à la société en le familiarisant avec la plus grande diversité possible de situations. Ainsi le chien, dans sa vie future ne se laissera pas surprendre ! Il connaîtra aussi les commandes de base « assis, couché, pas bouger, viens…» et répondra à 30 ordres.

 

Éducation : De 18 à 24 mois, les chiens vont apprendre en s’amusant. Périodes d’entrainement, de jeux, de promenades et de repos alterneront pour que soit respecté le rythme biologique de nos chiens et leurs besoins physiologiques. Ils apprendront alors 50 ordres auxquels ils devront savoir répondre. Les exercices pratiques se feront à l’intérieur du Centre, dans une salle qui reproduit le contexte familial. Chats, lapins, oiseaux font partie de cet environnement et pas question de se laisser dominer par un instinct de chasse. À l’extérieur, nos chiens seront confrontés au plus grand nombre de situations possibles : ils accompagneront leurs éducateurs au marché, dans les magasins, participeront à des démonstrations et des réunions publiques. Ils apprendront à se déplacer à côté d’un fauteuil roulant sans gêner sa progression, à marcher à reculons devant le fauteuil pour franchir un passage étroit et à garder, aussi longtemps que nécessaire, la position que leur ordonneront leurs maîtres au restaurant, à l’école ou au bureau.

 

Attribution : Enfin un stage d’adaptation durant deux semaines et c’est là que tout se joue. La personne handicapée et le chien se choisissent. Rien n’est imposé, ils sont faits l’un pour l’autre. Chaque participant teste 8 chiens pendant 3 jours, avant d’en sélectionner 3. C’est en général le 4ème jour que l’équipe d’éducateurs fait le choix final, compte tenu des observations faites pendant ces 3 jours, du profil, des besoins et des conditions de vie de la personne handicapée. Tous ceux qui ont eu le privilège d’assister à ces premières journées et surtout d’être là lorsque le choix se fait témoigneront de la magie de cet instant. À l’issue de ces 2 semaines, la personne handicapée sera soumise à une dernière épreuve, un examen de validation de ses acquis. Une manière de confirmer qu’elle a bien fait la preuve de sa capacité à faire travailler son chien et de le maîtriser en toutes circonstances, pour sa sécurité comme pour celle de l’animal.


 

 

Quatre centres d’éducation

Situé dans quatre départements l’association dispose de quatre centres de formation dans l’Orne, les Côtes-d’Armor, le Loir-Et-Cher et le Rhône. Autour d’un Responsable de Centre secondé par une Assistante administrative, une équipe d’Éducateurs spécialisés a pour mission de sélectionner les chiots qui seront confiés pendant 16 mois à des Familles d’Accueil puis d’assurer leur formation à leur retour au Centre où ils séjourneront 6 mois. C’est seulement à l’issue de cette période et d’un stage d’adaptation où personnes handicapées et chiens d’assistance se rencontreront que nos chiens pourront être remis gratuitement à leurs nouveaux maîtres.

Association qui par ses engagements, bénéficie du label définie par le décret n° 2005-1776 du 30 décembre 2005 définissant les règles d’attribution allant de l’analyse des besoins de la personne handicapée et de la décision d’attribution, jusqu’au stage d’adaptation et de transmission où se formera le couple maître/chien ainsi que les modalités du suivi. Labellisation qui permet en outre au propriétaire l’octroi d’une allocation de 50 € par mois, montant qui reste très faible au vu du cout mensuel d’un chien.

Stéphane Lagoutiére

Tags: Association, Autonomie, Handi-chien, Paris

Organisée par le 3 octobre par CNPSAA cette journée avait deux objectifs : celui de présenter la cécité aux Français et leur faire comprendre les difficultés d’une intégration et la récolte de fond pour le fonctionnement de l’association. Le 1er octobre Mme Nadine Morano à présenté le bilan du Plan Handicap Visuel 2008-2011 (document du 2 juin 2008) à cette occasion elle a signé la charte élaborée par le CNPSA au coté du Président M. Philippe Chazal Ce sont ainsi plusieurs manifestations qui ont lieu un peu partout en France organisée par des associations nationales ou locales comme à Maubeuge (59) Lugagnan (65) ou Paris. Rassemblement qui a permis de rassembler plusieurs centaines de personnes et parfois quelques élus. Malheureusement peu nombreux sur le terrain semble-t-il . trois semaines après la journée internationale de la rétine organisée le 17 septembre et peu médiatisée, cette approche s’avère nécessaire comme lieu d’échange avec les Français.

 


2009.09.27 — Estimé à 280 millions dans le monde dont près de 80 % vivent dans les pays pauvres et 75 à 80 millions dans les pays riches selon les chiffres de l’OMS. Ils ne représentent en France près de 5,2 millions de personnes, dont 302 900 déficients auditifs et profonds et 1 429 800 déficients auditifs moyens à sévère selon la DRESS en 2008. Population qui représente donc 8,7 % des Français en métropole. Une journée donc nécessaire pour une compréhension d’une langue souvent mal connue des concitoyens et utilisée par environ 120 000 individus et une reconnaissance commencée après 1948.

 

Mais aujourd’hui qu’en est-il à la veille d’un plan auditif qui sera présenté en décembre par Nadine Morano et de l’installation d’une une « plate-forme d’appels d’urgence » pour les malentendants installés qui devrait voir le jour en 2010 ? C’est l’objet de ce reportage que nous vous proposons et non un bilan de la situation politique ou revendicative de la situation des sourds en France. Nous avons interrogé à cette occasion des responsables associatifs et d’entreprises spécialisées (voir rubrique interview).Vous me direz que l’OMS, l’UE ou les pays nous habitué ses dernières années à ces grands rendez-vous sur lequel malheureusement rien de concret n’est réalisé. À l’exception peut-être, de l’échange des citoyens que nous sommes à la rencontre de nos différences qui font la diversité d’une société. Il ne suffit de « criée » en parole ou en geste, faut-il encore vouloir être « entendu ? ». Sentiment que ne donnent pas les associations nationales ou les fédérations françaises de sourd.5 182 000 le nombre de déficients auditifs. (voir rubrique interview)

 

Bilan d’une Journée ou Semaine mondiale des Sourds très mitigés !!!

Commencée depuis le 20 septembre, la semaine des sourds, a prit fin le 26 septembre par la 51e journée mondiale, organisée dans 123 pays, pour lesquels beaucoup regrettent le manque de coordination et les dates différentes, nom et forme utilisés par les différents pays organisateurs et associations nationales et locales. L’absente complète de certaines fédérations vis-à-vis des médias, leurs manques de communication comme la Fédération nationale des Sourds de France (FNSF), peut permettre de se demander si ceux-ci souhaitent au-delà de manifestation être véritablement « entendu ? ». Il n’est pas évidemment question là de parler d’association locale souvent constituée de bénévoles et bénéficiant de peu de moyens comme a Toulouse par exemple ou Marseille.

Malgré toute force et de constaté que l’essentiel du travail d'échange et de rencontre réalisée sur le terrain et ceux par des bénévoles. Pour notre journaliste présent a Paris son constat sur les manifestations et les lieux de rencontre et d’information avec les entendant à rassemblée qu’une faible participation tant des organisateurs que des Parisiens. Paris n’aura était une fois de plus qu’un lieu symbolique qui aura rassemblé le 26 septembre entre 800 à 1200 personnes entre la Place Colette et la place de république. Dans les manifestants la présence des représentants de la Fédération mondiale des sourds (FMS) ou de l’Union européenne des sourds ceux-ci portant tee-shirt blanc avec l’inscription « I love langue sourde ».

 

Quant à la réponse à la question du refus du handicap ou de l’enferment de cette communauté, serait-il dans la réponse fournie à notre journaliste par le président de la FNSF, Philippe Boyer affirmant « qu’être sourd, ce n’est pas un handicap, mais juste un problème de communication (…) Nous sommes fiers de la langue des signes. Or il y a une tendance à l’effacer en se concentrant sur une réparation de l’audition ». Des Manifestants interrogés comme cette institutrice en LSF du sud de la France nous ont affirmé ne pas comprendre « l’absence de la présence de cette langue dans la constitution précisant que si l’enseignement de la langue n’est pas à la hauteur et le recul de son enseignant, les sourds n’iront pas loin dans les études et auront des difficultés d’insertion professionnelle ». À noter que selon le ministère de l’Éducation les effectifs d’élèves sourds scolarisés restent stables et constituent 4,5 % des 162 016 élèves handicapés scolarisés par le ministère et l’existence de 123 classes d’intégration scolaire (sois 3.2 % des 3 858 CLIS) est dédiée aux déficients auditifs et 54 unités pédagogiques d’intégration (sois 4 % des 1 239 U.P.I.).

Les villes françaises étaient encore cette fois le moteur de ces lieux, malgré le désir de suppression de la manifestation par la FNFS comme a Toulouse. Opération réussie par le nombre visiteurs place du Capitole, le dialogue avec les Toulousains. Présenté la première fois en 2000, son succès fût immédiat, par exemple avec la présence d’un « musée vivant » mettant en scène les difficultés de dialogues que rencontrent dans la vie courante les personnes sourdes ou malentendantes. Journée organisée sous le thème, « Comment communiquer entre sourds et entendant s? » La présence aussi des associations locales et d’entreprises spécialisées. Journée qui a été clôturée par un magnifique concert sur la place du Capitole, animée par le Chanteur… et des musiciens sourds. Associations toulousaines qui viennent après plusieurs années de réflexion et de recherche, pour empêcher la marginalisation de la population sourde défavorisée, a réalisé un projet de sensibilisation sur la surdité par DVD. Projet s’adressant plus spécifiquement aux personnels des services publics; des écoles, collèges, lycées; mais aussi des hôpitaux ; des entreprises ou encore des parents d’enfant sourd et malentendant. Toulouse qui depuis 2002 dispose d’un pôle d’accueil des sourds à l’hôpital Grave, ainsi que l’accessibilité de l’accueil de la CAF, MACIF, Assedic, préfecture, SNCF, bibliothèque, impôts… grâce au système innovant de visioconférence (interprétation à distance) développée par Websourd. Soutenu par l’ancienne municipalité de Jean-Luc Moudenc.

 

Quant aux Français interrogés à Toulouse ou à Paris nous confié qu’ils reconnaissaient le manque de connaissance, dut selon Julien a Toulouse a un manque d’ouverture vers l’extérieur, mais qui nous dira ne pas comprendre « la préférence des sourds a une traduction en LSF sur les télévisions françaises a un système de sous-titrage », encore peu présente selon lui. Actuellement seuls 70 % des chaînes publiques sont équipés en sous-titrage, pis le sous-titrage des films au cinéma reste exceptionnel ! Ou encore Marie-Claude à Paris qui nous affirme admettre la revendication d’une pratique des langues des signes, mais ne pas comprendre le comportement de certain devant un refus catégorique de l’appareillage ou de l’opération quand cela et possible « j’ai l’impression qu’il alors le sentiment de vouloir appartenir à un autre monde ».

 

Il semble exister dans cette communauté une véritable confusion, pour laquelle certains estiment que le droit à l’intégration passerait par l’obligation de la compréhension de la LSF. D’autre refusant parfois les avancés technologiques comme les prothèses oculaires sous prétexte d’une identité de langue. Situation qui s’avère d’autant difficile au vu des degrés de surdité, voire pour certains de l’utilisation du langage orale. La nécessité de l’insertion dans une société qui doit permettre à toutes les différences de s’exprimer ne doit pas cependant être une excuse de refus de communication vers l’autre. La nécessité d’un apprentissage de la LSF y compris au Lycée ou Collèges pour les entendants doivent être offerts pour ceux qui le désir, mais ne peut pas être une obligation ! On ne peut en imposer à une société à une traduction en LSF sur des télévisions sous primauté qu’il a la préférence des intéressés, alors que d’autres moyens technologiques existent comme le sous-titrage. L’accessibilité doit rester un devoir pour chacun d’entre nous et pour les politiques à l’essence de 2015 ceci reste une évidence, mais doit se faire en parfaites harmonies avec le reste de nos concitoyens qui n’ont pas à devoir supporter les conséquences de celle-ci. Lorsque l’on interroge les organisateurs des différentes manifestations, on constate que chaque pays francophone travaille en direction de son territoire, sans se préoccuper de relations internationales, de coordination des actions, et même de lancer des initiatives communes. La JMS semble être, en Europe francophone, une juxtaposition de manifestations d’intérêt local. Au final cette journée ou semaine n’aura était à mon sens qu’une manifestation rassemblant les sourds et pour lequel la connaissance de l’autre reste encore très modeste pour bénéficier d’une véritable prise de conscience de la population française.

 

Surdité, Déficience Auditive… Quelles différences ?

La surdité est un état pathologique caractérisé par une perte partielle ou totale du sens de l’ouïe. Dans sa définition générale, ce terme renvoie le plus souvent à une abolition complète de l’audition. Dans le langage médical, la surdité est synonyme d’hypoacousie. Pour la perte complète de ce sens, on parle d’anacousie ou de cophose. Par surdité, on désigne la perte complète de la capacité auditive d’une ou des deux oreilles.

La surdité de transmission : Elle touche l’oreille externe et moyenne, c’est-à-dire le conduit auditif, le tympan et les osselets. La perte d’audition dans ce cas n’est jamais totale, elle peut-être récupérée (en totalité ou en partie) : grâce à des médicaments dans le cas d’une otite ou avec une opération chirurgicale dans le cas d’une otosclérose et d’une otospongiose. La surdité de transmission est caractérisée par une perte des sons graves. Cette perte ne pose pas trop de problèmes pour la compréhension de la parole, les sons étant perçus moins fort.Elle peut être due soit à des otites, un bouchon de cérumen, l’otosclérose (variété d’otite chronique) ou une otospongiose (calcification qui réduit la mobilité de l’étrier dans la fenêtre ovale)

La surdité de perception est la plus fréquente des surdités : elle touche l’oreille interne, c’est-à-dire au niveau de la cochlée. La surdité de perception ne peut pas être soignée avec des médicaments, mais elle est souvent efficacement corrigée par les appareils auditifs. Des causes diverses (rubéole, méningite, traumatisme) provoquent la destruction des cellules ciliées dans la cochlée. Cette surdité est caractérisée par une perte des sons aigus, ce qui pose un grand problème pour la compréhension de la parole, car ce sont ces sons aigus comme le « f », le « s » et encore le « ch » qui jouent un rôle essentiel. C’est ainsi qu’une personne atteinte de surdité de perception peut confondre le mot « boisson » avec le mot « poisson ». Si la surdité est profonde ou totale, la personne sourde pourra être aidée avec un implant cochléaire.

Les surdités totales d’origine héréditaire, congénitale ou néonatale surviennent dès la naissance ou les premiers mois de la vie. Elles sont donc beaucoup plus graves, car le jeune enfant, privé d’informations sonores, ne peut développer normalement son univers intellectuel et affectif et surtout son langage. Ces sujets étaient ceux qu’autrefois on appelait sourds-muets. Car, ne pouvant s’entendre, ils ne peuvent apprendre à parler correctement. C’est pourquoi, malgré les efforts des rééducateurs, ils n’émettent bien souvent que des sons difficilement compréhensibles pour les entendants.

 

Tableau de classification audiométrique :

Audition normale ou subnormale : La perte moyenne ne dépasse pas 20 dB. Il s’agit éventuellement d’une atteinte tonale légère sans incidence sociale. Surdité légère : La perte moyenne est comprise entre 21 dB et 40 dB. La parole est perçue à voix normale, elle est difficilement perçue à voix basse ou lointaine. Cependant la plupart des bruits familiaux sont perçus. Surdité moyenne : Premier degré : la perte moyenne est comprise entre 41 et 55 dB. Deuxième degré : la perte moyenne est comprise entre 56 et 70 dB. La parole est perçue si on élève la voix. Le sujet comprend mieux en regardant parler. Quelques bruits familiers sont encore perçus.

Surdité sévère : Premier degré : la perte moyenne est comprise entre 71 et 80 dB. Deuxième degré : la perte moyenne est comprise entre 81 et 90 dB. La parole est perçue à voix forte près de l’oreille. Seuls les bruits forts sont encore perçus. Surdité profonde :Premier degré : la perte moyenne est comprise entre 91 et 100 dB. Deuxième degré : la perte moyenne est comprise entre 101 et 110 dB. Troisième degré : la perte moyenne est comprise entre 111 et 119 dB. La parole n’est plus du tout perçue. Seuls les bruits très puissants sont perçus. Déficience auditive totale : La perte moyenne est de 120 dB. Rien n’est perçu

 

Quelques grandes dates de l’évolution de la surdité en France depuis 1948 ?

1939- 1945, Durant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de sourds sont transférés puis exterminés dans des camps de concentration.1948, Naissance de l’Anpeda (Association nationale des parents d’enfants sourds) et du Bucodes (Association des devenus sourds). 1951, Naissance de la Fédération mondiale des Sourds. 1959, La loi Buron autorise les sourds à passer le permis de conduire. 1970, Première émission religieuse en Langue des signes retransmise à la télévision. 1973,Constitution de l’Unisda (Union nationale pour l’intégration sociale des déficients auditifs). 1975, Premier journal télévisé hebdomadaire sur Antenne 2 interprété en LSF. 1977, Levée de l’interdiction de la LSF dans l’enseignement par le ministère de la Santé. 1979, Naissance de l’Académie de la Langue des signes française (ALSF). 1980, Création de l’association 2LPE (Deux langues pour une éducation) pour la promotion de l’éducation bilingue. 1983, Première apparition du sous-titrage Antiope à la télévision. 1985, Lancement officiel du Minitel Dialogue, surnommé « le téléphone des sourds ». 1986, L’actrice sourde américaine, Marlee Matlin, obtient l’Oscar d’interprétation féminine pour son rôle dans le film Les enfants du silence de Randa Haines. 1988, Mobilisation générale des étudiants sourds de l’université de Gallaudet pour la nomination d’un président sourd. 1989,Bicentenaire de la mort de l’Abbé de l’Epée promoteur de la LSF. 1991, la loi dite Fabius autorise le choix d’un enseignement bilingue (LSF/français) pour les parents d’enfants sourds. 1993, Naissance de l’association Sourds en colère. 1994, Bicentenaire de l’Institut national des jeunes sourds (INJS) de Paris : exposition et festival de cinéma et la Naissance de l’association internationale des pilotes sourds (IDPA). 1995, Représentation au festival d’Avignon de la pièce Antigone, adaptée en LSF par Thierry Roisin et 1er débat politique interprété en LSF entre Jacques Chirac et Lionel Jospin à lors des Présidentielles. 1996, Manifestation nationale des sourds à Paris pour la reconnaissance officielle de la LSF. 1997, Lionel Jospin, Premier ministre, confie à la députée Dominique Gillot l’étude de la situation des sourds en France Ou la création de l’association Les Signes bleus pour les personnes atteintes de la maladie d’Usher (sourds et trouble visuel). 1998, remise par Dominique Gillot du rapport « 115 propositions pour le droit des Sourds ». Les débats de l’Assemblée nationale sont sous- titrés et interprétés en LSF. 1999, marche nationale pour la reconnaissance officielle de la LSF dans 8 villes de France. Création par l’ALSF de la soirée des Mains d’Or, un prix récompensant les personnalités sourdes et entendantes qui ont œuvré en faveur de la communauté sourde ou la mise en place d’une section Sourds de Paris au sein de la Fédération du parti socialiste. 2000,Premier congrès national des retraités sourds. Naissance du service Infofax Sourds. Inauguration de nouveaux services d’accueil en LSF par la S.N.C.F à la gare de l’Est ou par l’AP-HP à l’hôpital Debré. Lancement par Dominique Gillot, secrétaire d’État à la Santé et au Handicap, de plusieurs des mesures prioritaires de son rapport pour le droit des sourds, dont la création d’une dizaine de Centres d’information Surdité (CIS) et d’une dizaine de pôles et réseaux hospitaliers dans dix régions de France. 2001 Mise en en place du label tourisme et handicap fessant conscience du manque d’accueil des sourds dans ce secteur. 2003, Lancement des journées culture handicap de la Marseillaise en LSF. 2005, insertion de la protection et de l’intégration des sourds dans la loi sur l’égalité des chances. Le Comité Consultatif National d’Éthique, conteste la généralisation du dépistage néonatal de la surdité. 2007, Le pape Benoît XVI a s’interroge sur la question de faire entendre les sourds et parler les muets. Le dépistage néonatal de la surdité n’est pas réalisé dans des conditions éthiques permettant de le généraliser. 2008, accordent des distributeurs de téléphonie mobile pour un accès aux sourds. 3es éditions « les sourds dans la ville de Marc Renard. Conférence nationale du Handicap dans lequel un bilan sur la surdité et annoncé. Les sourds sont-ils les bienvenus en entreprise ? Conférence organisée par le INJS. 2009, un médecin du travail interdit à six salariés sourds de conduire à titre professionnel. Présentation du plan auditif en décembre par Nadine Morano et l’installation d’une « plate-forme d’appels d’urgence » pour les malentendants installée pour en 2010.

 

Historisque d’une Journée Mondial et de la surdité dans le monde

La Fédération Mondiale des Sourds (FMS) (World Federation of the Deaf ) a été la première à lancer la journée mondiale des sourds en 1958 ; la « Journée » a été modifiée plus tard en » Semaine » et officialisée par l’Organisation des Nations Unies (0.N.U.) depuis 1959. Le choix de cette date provenant de l’organisation du FMS 1er congrès qui avait eu lieu en septembre 1951. l’Organisation du FMS présidé par Markku Jokinen et aujourd’hui reconnu comme association internationale non gouvernementale par l’ONU représentative des sourds pour 127 pays. Celle a pour mission de promouvoir les droits humains de la communauté sourde : Droit à la langue des signes, à l’éducation, à l’information, à la santé, ci-joint charte des droits du Sourd. Le siége et lui établis à Rome, l’Italie, depuis 1951.

 

Selon le FMS, le but de la semaine mondiale des sourds est d’attirer l’attention des grands publics sur la reconnaissance officielle de la langue des signes française (L.S.F.) qui est progressivement diffusée dans le public en France et ainsi montrer la dignité de la population malentendante et sourde et des autorités et du public sur les problèmes et les soucis de la communauté sourde. Pendant cette semaine, les associations sourdes du monde entier sont encouragées à diffuser l’information à propos de leur rôle, de leur travail et à répondre aux demandes.Ci-joint la Charte des Droits du Sourd réalisé en 1998. Le prochain congrès de la Fédération Mondiale des Sourds (FMS, ou WFD, World Federation of Deaf) aura lieu du 14 au 24 juillet 2011 à Durban, en Afrique du Sud.

Quelques Associations Nationale ou locale

TOLOSA 31 – 116 bis, rue des Amidonniers 31 000 TOULOUSE Fax 05 62 17 55 92 — APES – 14, chemin du Pouciquot – 31 520 RAMONVILLE — AMDS – B.P. 29 – 31 170 TOURNEFEUILLE — IRIS – 10, avenue Georges Guynemer- 31 770 — Fédération National des Sourd de France FNSF Tél :01 40 30 18 36— Académie de la Langue des Signes Française – 3 rue Léon Giraud – 75019 Paris – Tél :01 40 51 10 80 — Femmes Sourdes Citoyennes et Solidaires 163 rue de Charenton 75012 Paris e.mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. — Cercle des Sourds de Nancy-Lorraine 2, rue Piroux 54140 JARVILLE-LA-MALGRANGE Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. — A.G.S.M.R 45 rue Frédéric Bazille 34000 MONTPELLIER Tél : 04.67.65.62.40 — L’Association des Sourds Juifs de France Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Stéphane Lagoutière
Dr. Christine Harris Expert en Médecine légale

 


 

2009.06.03 - Le 7 juin prochain, 27 pays de l’Union sont appelés à renouvelé deux tiers du parlement européen, mais pour quelle Europe ? Économique, de défense, ou sociale, si la première a montré à la fois son intérêt, mais aussi ces limites en temps de crise, que la seconde commence a prendre forme par des accords de partenariat notamment, celle de l’Europe sociale intéressant directement les 495 millions de citoyens européens semble être encore largement un idéale voire un rêve !

 

Campagne qui non seulement en France, mais dans tous les pays concernés n’aura eu un intérêt relatif tant des partis politiques qui ont lancé cette que 15 jours avant les élections ou des élections même si 69,3 % d’entre eux se disent prêt a allé voté, beaucoup n’affirment toujours pas être certains de la possibilité de leurs députés a faire changé les choses. Manque de considération qui révèle au final l’absence du pouvoir d’un parlement européen ou les décisions continues a ce prendre dans les réunions des conseils des ministres ou des chefs des d’État !

 

S’il n’est pas question de remettre en cause ici l’intérêt d’une telle construction face notamment a la mondialisation et/ou elle reste un argument de point dans le cadre des négociations internationales, il reste que l’aspect démocratique et celle du respect de la voix des citoyens européens et loin d’être entendu. Alors que près de 70 millions de personnes vivent en Europe en situation de handicap, chiffre à triplé si l’on compte les personnes âgées en perte d’autonomie, le nombre de députés concerné directement ou indirectement par cette question et quasi nul au parlement. Pourquoi ? le manque de volonté politique, comme les femmes et qui malgré des textes de loi reste largement minoritaire. Faut-il faire la même chose pour chacune des minorités ? Non ! la solution du citoyen qui doit par sa participation montrée au-delà de ses appartenances politiques qu’il pourrait être prêt a voté pour un candidat parce qu’il représente sa communauté. Comme l’affirmait le Commissaire européen des Droits de l’Homme Thomas HAMMARBERG, dans une interview exclusive « moins de charité et plus d’égalité » Égalité qui se doit d’être aussi présente sur des listes électorales, malgré tout les choses s’améliorent peut-être pas aussi vite que nous le voudrions, mais l’existence de deux candidats en situation de handicap M.Damien Abad dans le Gard prouve que cela et possible !

 

Europe Social cela est-il possible !

L’Union européenne née du charbon et de l’acier, a vu sa transformation avec une Europe économique, celle de la libre circulation des biens et des personnes, celle des prémices d’une défense commune, alors oui l’Europe sociale et possible ! S’il existe aujourd’hui certaines directives en matière d’éducation, de travail ou de seuil de pauvreté, ces textes sont très largement laissés de côté par les gouvernements. Le dernier en est la preuve, alors que les personnes handicapées touchent aujourd’hui 652 € ou que le minimum vieillisse malgré sa dernière augmentation reste à 677,08 € le seuil de pauvreté européen et lui a 890 €. Pourquoi une telle différence ? Alors que plus d’un Européen sur six se trouve dans cette situation en 2007.

 

Aller voté reste un devoir et droit pour chaque citoyen que nous sommes, il convient donc quelques soit le choix que nous ferrons dans l’isoloir de faire en sorte que les droits de la personne en situation de handicap et de leurs familles soient respectés… Petite conclusion pour ceux qui voudrais en savoir plus sur leurs futurs députés et le parlement la parution d’un ouvrage intitulé le parlement européen en 30 questions de Jean-Luc Sauron qui apporte la une compréhension de qui décide quoi et comment, ce que Français et citoyen européen continu a ignoré. A voire dans les l’actualité littéraire. Quant aux résultats ils seront annoncés le 7 juin, à partir de 22 heures, en direct de l’hémicycle du Parlement européen.

La Rédaction

Note : Petit précision nous avions contacté plus de 12 partis politiques, 8 nous ont promis de répondre à nos questions, au final au dernier moment la liste des radicaux de gauche, et le parti écologiste et le modem nous ont fait faux bon a la dernière minute refusant la publication des réponses. Nous vous présentons nos excuses pour ce manque de parité auquel la presse se doit, et notamment pour la présente d’une seule liste à gauche.