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Message d'alerte

2012.02.06.affiche-compose-campagne-handivalide-2012L'association Starting-Block donnera à partir du 9 février et jusqu'au 24 mai le coup d'envoi de cette 10e campagne des journées Handivalides sur le campus de Jussieu, là même où ont eu lieu les premières Journées en 2002. Dix ans après sa création, ce rendez-vous et non seulement un lieu d'échanges et de rencontre autour de cette thématique, mais c'est aussi un lieu de revendication dans un thème essentiel et facteur important d'intégration. En 2011 lors de la rentrée, il était environ 10 000 étudiants en situation de handicap, preuve que le chemin de l'intégration est encore long.

Cette année encore, pas moins de 40 journées de sensibilisation auront lieu dans toute la France (Paris, Strasbourg, Marseille, Grenoble, Toulouse, Nantes, Nice, Lille, Bordeaux, Lyon, Montpellier, Rennes...). Dans les universités et les grandes écoles seront organisées, en partenariat avec une quarantaine d'associations étudiantes et L'UPMC apporter son soutien à cette manifestation.

Mises en situation pour aborder la connaissance du handicap (se rendre en fauteuil roulant dans les salles de cours, ou encore s'initier à la langue des signes ou au braille) ; des forums avec des témoignages d'étudiants handicapés ; des temps de réflexion réunissant les différentes parties prenantes : chargés de mission handicap dans l'enseignement supérieur, entreprises locales, associations et institutions spécialisées...

Des étudiants au cœur de l'action

Tel sera l'esprit de cette année 2012, convaincue qu'un réel ancrage d'une culture handicap dans l'enseignement ne pourra être effective sans le concours des étudiants, l'association StartingHBlock soutient cette année deux projets visant à favoriser leur implication. Le premier intitulé, Cap sur la vie étudiante relative à une Charte Handicap proposée par les étudiants de Sciences Po,. Le second concerne une opération discrimination : je suis sourd, comment je suis le cours ?

C'est à la suite à de l'organisation de la campagne précédente de 2011 que les étudiants de Sciences Po dans le cadre d'un projet collectif ont décidé de sensibiliser leurs pairs de manière pérenne pour une meilleure accessibilité de l'établissement, de là est né ce projet. Des étudiants qui ont ainsi pour projet de rédiger une charte handicap signée par les associations étudiantes afin qu'elles veillent à l'accessibilité des événements qu'elles proposent. L'association Starting-Block, a décidé de soutenir ce projet en mobilisant pour cela la plate-forme étudiante Handivalides*. Une façon de permettre aux 45 établissements qui vont accueillir les journées en 2012 de réfléchir à cette question

Opération discrimination : je suis sourd, comment je suis le cours ?

2012.02.06.étude-superieur-handicap-moteur-visuel-auditifDeuxième projet de cette campagne, Starting-Block prépare le lancement d'une « opération discrimination » sur les campus où elle interviendra. « L'opération discrimination », de manière volontairement décalée, a pour but de permettre aux étudiants de sensibiliser leurs pairs, en montrant toutes les situations dans lesquelles un étudiant handicapé peut être en situation de discrimination, à cause du manque d'accessibilité du cadre bâti et des supports pédagogiques, de la méconnaissance du handicap par la communauté universitaire et étudiante, etc.

Cette opération aura pour objectif de mettre en exergue les situations, parfois absurdes, qui gênent les étudiants handicapés dans leur quotidien et peuvent nuire à leur réussite. Plus que tout cela, il s'agira de susciter une réelle prise de conscience étudiante sur cette thématique et de faire entrer celle-ci par la grande porte des campus. Un seul message citoyen porté par les étudiants : le handicap, c'est l'affaire de tous !

10 ans après le message porte-t-il ses fruits ?

Une campagne qui manifestement commence à porter ses fruits, car selon Émilie OUCHET, responsable de la communication de Handivalides, « Aujourd'hui, ce sont eux qui nous sollicitent, et non plus l'inverse. Nous connaissons l'ensemble des acteurs de la filière et sommes à même de créer des synergies qui facilitent l'intégration d'étudiants handicapés. Un résultat qui mérite d'être souligné, car la thématique du handicap reste toute récente dans le monde de l'enseignement supérieur ».

Première manifestation le 9 février à partir de 9 heures à l'Université Pierre et Marie Curie – Campus de Jussieu avec un colloque exceptionnel pour l'ouverture de la Campagne : « 10 ans de Journées Handivalides pour l'accès aux études supérieures des jeunes en situation de handicap – Défis à relever pour favoriser les parcours de formation et d'accès à l'emploi ». Une manifestation qui pendant les cinq mois de sa durée, nous ne manquerons pas de revenir régulièrement. Pour rappel Starting-­‐Block est une association de jeunes adultes engagés, tête de réseau d'associations étudiantes implantées partout en France. Pour construire un monde plus juste et solidaire, l'association met en place des actions d'éducation à la citoyenneté et la solidarité, par les jeunes vers les jeunes.

La Rédaction

Renseignement utile : Programme campagne handivalide 2012
* réseau d'associations étudiantes qui portera les Journées Handivalides en 2012

2012.01.25.eleve-handicapes-fauteil-cours-d-ecole-a-parisEn présence de prés quarantaine associations, six mois après la deuxième conférence nationale du handicap, confirmant en partie l'échec de la politique gouvernementale dans ce domaine, celles-ci vont rédiger des propositions pouvant être appliquées d'ici fin 2013 et qui seront transmises au président Nicolas SARKOZY. Au cœur de ses revendications, deux ressorte la reconnaissance de la profession du métier accompagnant de vie scolaire (AVS), mais aussi la formation professionnelle qui reste au cœur des préoccupations.

Réuni à l'université Paris-Dauphine, à l'initiative de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (FNASEPH), les associations souhaitant pouvoir sortir de ce qu'elle appelle « l'anonymat interministériel ». Une situation ou selon sa présidente, Sophie CLUZEL, « depuis trois ans, pour rendre plus visibles les solutions qui existent et les bonnes pratiques ». Car si dernière reconnaît la progression du nombre d'élèves handicapés « les conditions de scolarisation restent difficiles ».

Accompagnement adapté et formation professionnelle au cœur des préoccupations

Selon un sondage que la fédération a commandé à l'IFOP, 84 % des personnes interrogées considèrent que la place des jeunes handicapés est à l'école avec les autres enfants et non dans un centre spécialisé. 95 % d'entre eux estiment qu'ils ont également droit à un « accompagnement adapté » pour ce parcours. 95 et 98 % des sondés admettent que la formation des enseignants est indispensable, ainsi que la création d'un véritable métier pour ce qui concerne l'AVS. Un point qui selon Sophie CLUZEL reste positif. Une réalité très différente comme beaucoup de parents le reconnaisse sur le terrain.

La difficulté, comme le chacun le sait, vient par la suite, il ne suffit pas de faire aller un enfant à l'école faut-il lui offrir une possibilité d'avenir. Souvent mise en avant dans les statistiques du chômage affirmant que celui-ci serait dû au manque de formation professionnelle. Une vérité, mais pour lequel aucune solution n'a jamais mis en avant par les gouvernements successifs. Concernant l'insertion professionnelle, seuls 27 % des sondés, penchent pour un alourdissement des réglementations pour faire progresser la place des jeunes en entreprise et 51 % croient surtout à une amélioration de la formation.

Sophie CLUZEL présidente de la Fnaseph et de l'association Grandir EnsembleSophie CLUZEL présidente de la Fnaseph et de l'association Grandir Ensemble65 % des sondés affirment que les élèves handicapés n'ont pas les mêmes possibilités que les valides d'accéder aux formations qui leur plaisent et 73 % qu'ils n'ont pas les mêmes chances de prendre une place dans le monde du travail. « Il faut améliorer la formation professionnelle en amont du marché du travail pour permettre leur accès à l'emploi », affirme la présidente de la fédération. Pour elle, cette avancée n'est possible que par « des actions qui permettront un meilleur maillage des dispositifs de formation professionnelle ».

Enfin, près de la moitié des sondés jugent que les entreprises devraient aussi être mieux sensibilisées. « Si nous nous battons pour que nos jeunes puissent grandir à l'école, il faut qu'ils puissent grandir en société et donc avoir un travail », conclut Sophie Cluzel. Un sondage réalisé du 17 au 19 janvier, par questionnaire autoadministré en ligne, auprès d'un échantillon de 1.002 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

« Halte a l'hémorragie des compétences »

Au cours du « Grenelle » de la formation et de l'accès à la vie sociale du jeune handicapé » organisé par la FNASEPH, Joël DERRIEN, Président de la fédération générale des PEP, a présenté l'implication particulière de sa Fédération pour l'accompagnement de la formation des jeunes en situation de handicap. Accompagnant près de 90 000 jeunes handicapés par conventionnement avec le Ministère de l'éducation nationale, au moyen de ses 600 établissements et services médico-sociaux et de sa gestion directe d'AVS, la FGPEP est particulièrement impliquée dans l'accompagnement collectif ou individuel en milieu scolaire ordinaire. Joël Derrien qui a déploré « les tergiversations des pouvoirs publics sur la situation des AVS et a, à nouveau demandé une vraie formation et un vrai métier d'accompagnant à la vie scolaire, sociale et à l'insertion professionnelle ». Il a rappelé la proposition de son organisation de services départementaux ou académiques d'AVS impliquant les associations en complémentarité avec le Ministère de l'Éducation nationale et a demandé que l'on mette fin au rejet annuel de centaines de compétences professionnelles des AVS.

Scolarisation des élèves handicapés : une réalité pour tous

2012.01.25.Alice-eleves-handicape-sainte-colombe-haute-seineAlice âgée de 11 ans élèves trisomiques à Sainte-Colombe en Haute Seine pour lequel l’insertion a été un parcours du combattant pour ses parents, contraint a de nombreuse réflexion y compris de la part des professeurs. Tel était hier le message du ministre de l'Éducation nationale, Luc CHATEL ce dernier rappelant selon lui 212 640 enfants handicapés sont scolarisés en milieu ordinaire dont 90% à temps plein.Cela représente 13 200 enfants de plus que l'année dernière et une augmentation de 60 % depuis 2005. Des chiffres fortement contestés par certaines associations de parents d'élèves. Un ministre, il vrai qui se garde bien de fournir le nombre d'élèves non accueillit au sein des écoles, rapportant le plus souvent la faute sur les collectivités locales. Un nombre qui serait environ entre 15 et 20 000.

Luc CHATEL qui a rappelé les moyens financiers consacrés à la scolarisation des enfants handicapés sera passé de 754 millions d'euros en 2007 à 1,3 milliard d'euros en 2012, soit une hausse de 73 %. Pour les crédits consacrés à l'accompagnement des enfants, la hausse est même de 136 %, passant de 195 millions d'euros à 455 millions d'euros. Enfin concernant la scolarisation adaptée, le Président de la République a lancé, en 2008 un plan pluriannuel de création de près de 13 000 places en structures adaptées pour répondre aux besoins des 13 000 enfants en attente d'une solution. À mi-parcours du plan, plus de 50% des places étaient déjà ouvertes. Toujours selon le ministre qui soulignait la mise en place d'un module de formation des enseignants pour la rentrée 2012. Rappelons tout de même que le ministère de l'Éducation, reste parmi les derniers ministères à promouvoir l'insertion des travailleurs handicapés au sein du personnel de la source même du FIFHPH

La Réadaction

Au cours du « Grenelle » de la formation et de l'accès à la vie sociale du jeune handicapé » organisé par la FNASEPH, Joël Derrien, Président de la Fédération générale des PEP, a présenté l'implication particulière de sa Fédération pour l'accompagnement de la formation des jeunes en situation de handicap. Accompagnant près de 90 000 Une auxiliaire de vie scolaire dans la cour d'une école avec un jeune garçon en fauteuil dans les alpes maritimes en septembre 2011Une auxiliaire de vie scolaire dans la cour d'une école avec un jeune garçon en fauteuil dans les alpes maritimes en septembre 2011jeunes handicapés par conventionnement avec le Ministère de l'Éducation nationale, au moyen de ses 600 établissements et services médico-sociaux et de sa gestion directe d'AVS, la FGPEP est particulièrement impliquée dans l'accompagnement collectif ou individuel en milieu scolaire ordinaire.

Joël Derrien déplore les tergiversations des pouvoirs publics sur la situation des AVS et à nouveau demandé « une vraie formation et un vrai métier d'accompagnant à la vie scolaire, sociale et à l'insertion professionnelle ». Il a rappelé la proposition de son organisation de services départementaux ou académiques d'AVS impliquant les associations en complémentarité avec le Ministère de l'Éducation nationale et a demandé que l'on mette fin au rejet annuel de centaines de compétences professionnelles des AVS.

À l'occasion de se « Grenelle », il a lancé une nouvelle alarme sur la gravité du désengagement actuel de l'Éducation nationale par la suppression de plusieurs dizaines, voire centaines, de postes d'enseignants spécialisés dans les actuelles opérations de carte scolaire, postes affectés dans des établissements et services médico-sociaux.

Cette perte de compétences professionnelles va placer l'Éducation nationale en situation encore plus difficile pour exercer sa pleine responsabilisation de scolarisation de tous les élèves. La Fédération générale des PEP relance un nouvel appel au Président de la République et au ministre pour mettre fin à cette hémorragie des compétences professionnelles acquises autant par les enseignants spécialisés que par les AVS.

La Rédaction

 

Un nouvel enseignement sera proposé aux élèves de terminale de la série littéraire à la rentrée prochaine à annoncer hier le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel. « Education « Droits et grands enjeux du monde contemporain » procréation assistée, euthanasie…pour les élèves de terminale©fhiEducation « Droits et grands enjeux du monde contemporain » procréation assistée, euthanasie…pour les élèves de terminale©fhiDroit et grand enjeu du monde contemporain », cet enseignement, qui s'inscrit dans le cadre de la revalorisation de la filière littéraire, a pour objectif de faire découvrir le droit aux élèves en leur montrant comment le droit aborde les questions contemporaines.

Le programme précis que les thèmes retenus « mettent en scène des situations réelles afin de montrer comment le droit y est présent et avec quels instruments, quels résultats et quelles limites il y répond ».

Ainsi, pour le thème « La vie, le corps, la santé », il est fait référence à des réalités ou des questions qui font débat et le programme précise que « le cours sera l'occasion d'expliciter la portée juridique de quelques grands enjeux actuels » (procréation assistée, euthanasie, dons et ventes d'organes).

Le ministre de l'Éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, a tenu à préciser que la mention de ces questions de société ne signifie aucunement qu'elles aient une reconnaissance et une définition légales. Mentionner ces questions de société permet seulement de montrer aux élèves les réponses apportées par le droit sous toutes ses formes (loi, réglementation, jurisprudence).

Le thème consacré à « L'évolution de la famille » donne ainsi l'occasion de traiter de grands domaines du droit de la famille ainsi que leur évolution, à travers les questions nouvelles qu'ont eu à traiter les juridictions et les pouvoirs publics. La notion d'homoparentalité est, à ce titre, un exemple de sujet parmi d'autres dont le droit est saisie ; elle est aussi traitée en tant que telle dans les facultés de droit.

La Rédaction

Tous les ans, le forum Sciences Po Entreprises est une opportunité pour les étudiants de rencontrer et d'échanger avec les représentants de plus de 70 grandes entreprises. Pour la première fois en 2011, ce forum sera rendu accessible aux élèves en situation de handicap. Mieux vaut tard que jamais, me direz-vous ! Pour une école supposée concevoir les têtes pensantes de la classe dirigeante !!! A cette occasion, Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale s'est rendue sur les lieux pour visiter les différents stands et aborder la question de l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.

2011.10.27.Discours Ouverture Marie-Anne Monchamp a Science Po sur le Handicap en 2010
Discours Ouverture Marie-Anne Monchamp a Science Po sur le Handicap en 2010

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme Sciences Po accessible, auquel s’associent plusieurs entreprises désireuses de favoriser la diversité des parcours au sein de l’établissement. Le programme lancé en 2008 développe l’autonomie des étudiants en situation de handicap en leur assurant un accès quotidien à l’ensemble du matériel pédagogique et des infrastructures de Sciences Po ainsi qu’un soutien individualisé : présence de lecteurs/accompagnateurs en bibliothèque et d’assistants de vie universitaire, aide à la prise de notes et aux examens.

Chaque année, Sciences Po accueille un plus grand nombre d’élèves en situation de handicap : ils étaient 20 en 2007, ils sont actuellement 97. Sciences Po a fait appel à l’association Aditus, dont le délégué général Jérémie Boroy est un ancien diplômé et lui-même en situation de handicap. Une mise en place consistant en différents dispositifs permettant aussi l’accueil des étudiants en fauteuil, que les non ou malvoyant ou encore les sourds ou malentendants. Ainsi a ce titre le forum disposera lors des tables rondes d’un sous-titrage sur des écrans et en LSF ou encore la a disposition de boucle magnétique.

Sciences Po compte 10 000 étudiants, dont 40 % sont d’une autre nationalité que la nationalité française et viennent de plus de 130 pays. Après plusieurs années d’enfermement, les grandes écoles ont commencé à ouvrir leurs portes. En effet l’institution consacre 37 % de son budget à la recherche et se caractérise par une internationalisation poussée. Responsabilité sociale et diversité et culturelle une composante structurante de son identité a vu celle-ci évolué. 26 % des étudiants sont boursiers à Sciences Po en 2011, alors qu’ils n’étaient que 6 % en l’an 2000.

Avec 70 entreprises au rendez-vous, l’édition 2011 du Forum Sciences Po -Entreprises a pour vocation de faire découvrir les activités des grands groupes français aux étudiants de Sciences Po, afin qu’ils cernent mieux leurs attentes et appréhendent de manière concrète certaines perspectives de carrière en France et à l’international. Les étudiants peuvent également saisir de nouvelles opportunités de stage ou d’emploi et élargir leur réseau professionnel.

La Rédaction

Bâtiment du campus universitaire de Cachan ici en 2008 en pleine rénovation ou ont été réalisées les chambres permettant d'accueillir les étudiants polyhandicapésAfin de permettre aux étudiants handicapés d’accéder aux logements universitaires de Cachan, Vitalliance, service professionnel d'aide aux personnes dépendantes, s’est associé au Crous de l'académie de Créteil dans la gestion d’une Unité de logement et Services (ULS). Réunissant la présence d’auxiliaires de vie Vitalliance, intervenant auprès des étudiants handicapés et des logements domotisés adaptés au handicap moteur. Une solution qui au final permet à des étudiants en situation de handicap de résider en cité universitaire.

Un lieu de vie totalement adapté au handicap

Si le logement étudiant reste encore difficile, il se transforme en parcours du combattant en ile de France quand celui-ci est en situation de handicap. Malgré toutes les initiatives se multiplient, comme avec la région qui a décidé la construction de logement adapté ou ici avec le CROUS de Créteil qui propose dans cette cité universitaire onze logements adaptés.

Des chambres d’une surface de 30M2 et situées au rez-de-chaussée, destiné à des étudiants handicapés moteurs. Elles disposent d’une salle d’eau adaptée, de volets et de portes domotisés. Ces chambres intégrant l’ULS, sont louées à des étudiants qui ont besoin d’une aide humaine pour les actes de la vie quotidienne et qui ont formulé le souhait de vivre en ULS dans leur projet de vie. Des logements, dont le cout de 376 €. Auquel il faut ajouter en cas où l’auxiliaire doit assurer une présence de nuit 276 € pour un local propre à ce dernier.

Un accompagnement personnalisé

Pour chaque logement, si besoin, les auxiliaires de vie Vitalliance interviennent de manière individualisée auprès de l’étudiant afin de lui proposer un « accompagnement personnalisé » qui réponde parfaitement à ses besoins et ses attentes dans le cadre de sa PCH. Selon les cas, « les auxiliaires de vie peuvent être présentes toute la nuit auprès de l’étudiant, ou l’assister seulement dans certains gestes du quotidien ». Elles peuvent également effectuer certains « gestes de soins » tels que les aspirations endotrachéales. Comme l’explique Julien Castel, Directeur général de Vitalliance. « Ce partenariat avec le Crous de Créteil va permettre à des étudiants handicapés de suivre leurs études dans les meilleures conditions. Pour certains d’entre eux, l’accès aux études supérieures serait impossible sans cette ULS. Cette action s’inscrit dans le cadre de notre engagement pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes dépendantes », conclut ce dernier.

À propos de Vitalliance

Créée en 2003 par Julien Castel et Pierre Francis, Vitalliance propose un Service professionnel d’aide à domicile personnalisé pour personnes âgées ou handicapées (1/2 de sa clientèle). Labélisée NF service aux personnes depuis 2007, elle propose des missions « idéales » gérées par près de 3000 intervenants homme ou femmes sur le terrain qui couvrent une grande partie du territoire français, via ses agences implantées dans quinze régions.

La Rédaction

 l'académie de Caen installe une nouvelle comission Handicap à l'écoleMoins d’une semaine après la rencontre de Luc CHATEL le ministre de l’Éducation nationale avec les inspecteurs d’Académie, la Basse-Normandie vient d’annonce la mise en place d’une nouvelle commission régionale afin d’harmoniser l’offre et la demande de scolarisation des enfants handicapés. Une première pour Catherine Sarlandie de la Robertie, rectrice de l’académie de Basse-Normandie.

Une ce omission qui selon le communiqué, réunira l'Éducation nationale, l'Agence régionale de santé, la Maison départementale des personnes handicapées et tous les partenaires médico-sociaux. Catherine Sarlandie de la Robertie, qui tient à rappeler que « le taux de scolarisation est supérieur à la moyenne nationale, les Services d'éducation spéciale et de soins à domicile se réunissaient déjà depuis 2007 pour généraliser les bonnes pratiques mises en oeuvre ici où là dans les trois départements ».

Le rectorat de Caen qui recense à ce jour dans le 3 467 élèves handicapés dans le 1er degré, dont 1 278 en Clis (classe d'intégration scolaire). Dans le secondaire, ils sont 2 119, dont 610 en Ulis (unité localisée d'inclusion scolaire). Une majorité est concernée, à des degrés divers, par un handicap psychique.,

De son côté Pierre-Jean Lancry, directeur de l'ARS et son adjoint Pascal Host présent à cette présentation, précise que les objectifs de cette commission serviront avant tout de « mettre en cohérence des dispositifs de suivi et d'accompagnement des élèves et de leurs parents qui fonctionnent parfois de manières disparates ». Le but étant aussi de favoriser, autant que possible, la scolarisation en milieu ordinaire. Dans cet objectif la mise l’édition d’un guide sera lui édité courant 2012 à destination des familles.

Un recteur qui ne nie pas l’existence des listes d’attente une situation qui selon Pascal Host, est due a vraies fausses idées, celle de croire qu’en «favorisant la scolarité en milieu ordinaire au plus proche du domicile,on en viendrait à fermer des places en établissements spécialisés ». Ce qui comme le reconnait n’est pas le cas, car à la fin de l'adolescence, les jeunes sont aussi tributaires des places qui se libèrent dans les structures pour adultes. Ils restent donc parfois en institut jusqu'à 18 ou 20 ans. Se retrouvant sur la liste d'attente, certaines familles peuvent patienter jusqu'à deux ans.

La Rédaction